Tendances et événements au Proche-Orient

La reprise des incursions israéliennes à Gaza replace l’État hébreu face à la Résistance palestinienne, populaire et militaire, qu’il n’a pas réussi à dompter ces dernières années, ce qui avait poussé un des chefs historiques d’Israël, Ariel Sharon, à se retirer de la Bande. Son souci était d’éviter que ses troupes ne soient victimes d’une guerre d’usure sans fin.
De nombreux analystes et experts israéliens assurent que le pari d’Israël de stopper les tirs de roquettes palestiniennes grâce à une opération militaire est voué à l’échec. La machine de guerre israélienne, dirigée par le ministre de la Défense Ehud Barak, et le chef d’état-major, Gaby Achkenazy, est confrontée à un défi de taille, alors qu’elle n’a pas encore surmonté les conséquences dévastatrices de la défaite de juillet face à la Résistance libanaise, incarnée aujourd’hui par le Hezbollah.
Ces mêmes experts assistent avec appréhension à la poursuite des actes de résistance dans les villes et villages de Cisjordanie, en dépit de l’étroite coopération entre Israël et l’Autorité palestinienne. Mahmoud Abbas a ainsi ordonné à ses services de sécurité de pourchasser les résistants et de les empêcher d’agir dans les régions sous son contrôle.
La grande question qui se pose est celle de savoir quel sort subirait l’avenir politique de Barak s’il essuie un nouveau revers dans sa lutte contre les résistants à Gaza et en Cisjordanie. Qu’adviendrait-il de ses ambitions si Israël se retrouve impuissant face aux mouvements de résistance qui restent actifs malgré les pressions internes et externes et en dépit du mur de séparation raciste construit par les Israéliens.
Les Européens, notamment les Français et les Britanniques, qui ont accumulé une grande expérience dans le dossier palestinien, ont mis en garde Israël contre la poursuite de ses opérations militaires. Les objectifs de l’escalade provoquée sur le terrain par Tel-Aviv sont d’autant plus incompréhensibles que d’un autre côté, l’État hébreu poursuit ses négociations indirectes avec ses ennemis du Hamas pour tenter d’obtenir la libération du soldat Gilad Chalit dans le cadre d’un échange de détenus.

Presse et agences arabes et internationales

• Des bombardiers à long rayon d’action russes font de plus en plus de missions et toujours un peu plus près des côtes états-uniennes, a indiqué le commandant de la défense aérospatiale nord-américaine (Norad) dans un communiqué publié mardi.
« Au cours des derniers mois, l’armée de l’air russe a effectué un peu plus de missions que par le passé et elle est certainement allée un peu plus loin que par le passé », écrit le général Gene Renuart.
Cette déclaration intervient alors qu’à Moscou, l’armée de l’air russe a annoncé que des bombardiers stratégiques russes allaient effectuer jusqu’à samedi des exercices au-dessus de l’océan Atlantique, de l’océan Pacifique et du pôle Nord et tirer des missiles de croisière.
« Le Norad a intercepté des appareils russes au-dessus des eaux internationales, près de l’Alaska », ajoute le général Renuart. « Le Commandement continue de surveiller tous les vols des bombardiers (russes) à long rayon d’action y compris aujourd’hui » mardi, ajoute le responsable militaire US.
Une trentaine d’appareils russes utilisés pour le lancement de missiles nucléaires vont participer aux exercices prévus jusqu’au 18 août. Il s’agit de bombardiers Tu-95 (« Bear », selon la terminologie de l’Otan), des Tu-22 (le bombardier stratégique supersonique le plus utilisé en Russie) et des Il-78 (quadri-réacteurs utilisés pour le ravitaillement en vol).
Selon l’armée de l’air russe, les pilotes russes doivent s’exercer à l’« orientation sous les latitudes polaires, le ravitaillement en vol », mais aussi à des tirs de missiles de croisière.
Selon un responsable de l’armée de l’air russe, les bombardiers russes devraient rencontrer les chasseurs intercepteurs états-uniens ou occidentaux à un moment de leurs exercices. « C’est une pratique traditionnelle des pilotes militaires de voir venir à leur rencontre des pilotes étrangers et de les saluer », a déclaré ce responsable.
La semaine dernière, des bombardiers stratégiques russes sont passés près de la base états-unienne de Guam, dans le Pacifique, renouant avec une tradition abandonnée depuis la fin de la Guerre froide. Des chasseurs US étaient venus à leur approche.

• La presse états-unienne s’est montrée sévère sur l’héritage laissé par Karl Rove, proche collaborateur du président Bush qui a annoncé lundi sa démission, le New York Times appelant le Congrès à poursuivre ses investigations sur l’éminence grise du président.
L’artisan de l’élection et de la réélection du président, Karl Rove est montré, sur une caricature du Washington Post titrée « L’architecte », comme détalant devant les décombres de la Maison-Blanche. « Il semble que cela soit le bon moment pour partir », dit le personnage, dans une allusion aux difficultés et à la dégringolade de la popularité de M. Bush.
« Karl Rove, l’architecte de tant de choses qui ont si mal tourné dans l’administration Bush », raille de son côté le New York Times. « En partant, il espère éviter avoir à passer du temps avec les enquêteurs du Congrès ».
M. Rove est éclaboussé par plusieurs scandales ayant ébranlé le crédit du gouvernement états-unien. Pour ses détracteurs, il est le premier coupable dans l’affaire Wilson-Plame, liée au conflit en Irak, et l’un des instigateurs d’une purge prétendument politique de hauts magistrats.
« Les Américains doivent comprendre pleinement comment cette Maison-Blanche —avec M. Rove tirant les ficelles— a passé les six dernières années et demi à politiser dangereusement et malhonnêtement le gouvernement fédéral », écrit le NYT.
Selon le Times, désormais « de nombreux candidats républicains à la présidentielle (de 2008) courent aussi vite que possible pour s’éloigner de l’héritage de Bush ».
Karl Rove, le « gourou de la Maison-Blanche », sera jugé à l’aune des résultats du parti républicain de George Bush, estime aussi le Washington Post. « Nous pensons que le jugement ultime de l’Histoire ne dépendra pas tant de son rôle dans les scandales du moment que de celui qu’il aura joué » dans la capacité des républicains à constituer une « majorité durable », écrit le quotidien.
USA Today estime aussi que « l’héritage de Rove est beaucoup moins brillant » quand il s’agit des divisions politiques entre les républicains et les démocrates, exacerbées par l’« humiliation » de la défaite électorale de son parti en novembre 2006.

HAARETZ (QUOTIDIEN ISRAELIEN)
Le Premier ministre israélien Ehud Olmert, a déclaré qu’Israël n’était pas intéressé par une guerre avec la Syrie, au cours d’une visite au quartier général du commandement nord de l’armée israélienne.
La visite de M. Olmert s’est déroulée un an jour pour jour après la fin de la guerre contre le Liban, le 14 août 2006, à l’appel de la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l’Onu. Les ratés de la guerre de l’été dernier au Liban font l’objet d’une commission d’enquête gouvernementale qui devrait publier à l’automne ses conclusions définitives.
Pour sa part, le ministre de la Défense, Ehud Barak, a estimé que ni Israël ni la Syrie ne souhaitaient le déclenchement d’une conflagration armée.
« Israël ne veut pas la guerre, et la Syrie, selon nos estimations, ne la souhaite pas non plus, et c’est pourquoi, il n’y a aucune raison pour qu’un conflit armé éclate », a déclaré M. Barak en visite sur le plateau syrien du Golan occupé par Israël en juin 1967 et annexé en 1981.
M. Barak a tenu ces propos alors qu’il assistait à des manœuvres de l’armée israélienne. « Les terrains de manœuvres de nos forces se trouvent dans le Golan et dans le Néguev (désert du sud d’Israël). Ces cinq dernières années, nous ne nous sommes pas suffisamment entraînés, et toutes les unités de l’armée s’entraînent à présent pour pouvoir faire face à toute épreuve », a-t-il ajouté.

• La presse régionale a mis en exergue les propos du vice-président syrien, Farouk Chareh, selon lesquels le rôle de l’Arabie saoudite était paralysé dans la région. « Riyad a un rôle important à jouer, mais pour le moment il est paralysé », a-t-il dit.
Lors d’une conférence de presse à Damas, M. Chareh a par ailleurs assuré que son pays ne voulait pas faire la guerre à Israël mais qu’il demeurait « prêt à parer » à toute agression. « La Syrie ne veut pas la guerre, Israël le sait bien. Mais la Syrie se prépare car Israël cherche n’importe quel prétexte pour lancer une guerre », a-t-il affirmé. « Il faut que nous soyons prêts pour riposter à toute agression israélienne », a insisté M. Chareh qui a fait état de « larges discussions en Israël sur les éventualités de la guerre et de la paix » avec Damas.
M. Chareh a par ailleurs critiqué la proposition du président états-unien George Bush d’une conférence internationale de paix « dont la nature, les objectifs et les participants ne sont pas connus », selon lui. « Ils en ont exclu la Syrie. Nous n’avons pas de regrets. Même si nous y étions invités, nous n’irons pas avant de connaître toutes les données », a indiqué le vice-président syrien.
Selon lui, « le président Bush est dans l’impasse. Il est en train de réviser sa politique étrangère ». « M. Bush évoque une réunion internationale et (une solution) sur le volet palestinien. Comment un État palestinien peut-il être édifié alors qu’un conflit dangereux est intervenu entre le Hamas et le Fatah », s’est demandé M. Chareh.

WASHINGTON POST (QUOTIDIEN ÉTATS-UNIEN)
Walter Pincus commente les conclusions du chercheur Anthony Cordesman du CSIS, selon lequel un retrait sûr et organisé des troupes US d’Irak nécessiterait une période de deux ans. Le journaliste estime qu’une telle opération doit comprendre la destruction d’équipements et de matériels militaires qui, s’ils tombent aux mains des différentes factions irakiennes, risquent d’exacerber la guerre civile dans le pays. Le départ des troupes états-uniennes pose aussi la question de savoir qu’adviendra-t-il des 20 milliards de dollars d’aides au développement et du coût de construction de l’ambassade US à Bagdad. Cela signifie que ce projet aura été le plus onéreux de l’histoire de la diplomatie états-unienne.
[Pour télécharger le rapport Cordesman, voir à la fin de cet article.]

CHRISTIAN SCIENCE MONITOR (QUOTIDIEN ÉTATS-UNIEN)
Les militants du Hamas font preuve d’un grand optimisme à l’égard des perspectives d’avenir de la Bande de Gaza alors que ceux du Fatah sont pessimistes, écrit Dan Murphy. Le moral très élevé des responsables du Hamas à Gaza est en totale opposition avec la démoralisation des cadres du Fatah de Mahmoud Abbas. Ceux-ci sont déprimés, fatigués et mal organisés, car ils ressentent l’impact de la défaite qu’ils ont essuyé face au Hamas. Ces différences entre les deux mouvements palestiniens posent de nombreuses interrogations sur la pertinence de la stratégie états-unienne. Celle-ci est basée sur la reconnaissance de la légitimité du président Mahmoud Abbas et sur l’amélioration par Israël des conditions de vie des Palestiniens en Cisjordanie. En même temps, les États-Unis prônent l’isolement du Hamas à l’intérieur de la Bande de Gaza où l’économie est sur le point de s’effondrer. Même si beaucoup de personnes reprochent au Hamas d’avoir pris le pouvoir par la force et d’avoir, pour cela, exécuté des militants du Fatah, le mouvement est toujours considéré comme propre. C’est pour cela d’ailleurs qu’une majorité de Palestiniens avaient voté pour lui aux législatives de 2006.

Audiovisuel arabe

AL-ALAM (TELEVISION IRANIENNE ARABOPHONE)
Émission : Entretien spécial
- Invité : Ahmad Youssef, conseiller politique d’Isamël Haniyeh, Premier ministre palestinien limogé
Le gouvernement palestinien (limogé) a appelé et prône toujours le dialogue comme moyen idéal pour régler les différends inter-palestiniens.
Les problèmes doivent être résolus à travers des visions et des mécanismes nationaux et non pas avec des méthodes imposées par l’étranger. Car cela ne servirait pas les intérêts supérieurs des Palestiniens.

Tendances et événements au Liban

Les analystes ont établi un lien direct entre les contacts en cours en France au sujet de l’échéance présidentielle et la subite escalade verbale du chef de l’aile extrémiste du 14-mars, Walid Joumblatt. Le député PSP avait qualifié de « traîtres » ses partenaires du 14-mars qui envisageraient un compromis dans la crise actuelle au Liban.
Parallèlement à cette escalade sans précédent, Walid Joumblatt et les tenants de l’aile dure du 14-mars ont avancé l’idée de l’élection d’un nouveau président de la République quel que soit le nombre de députés présents à la séance parlementaire, c’est-à-dire avec un quorum qui n’atteindrait même pas la majorité absolue. Cette proposition fait suite aux informations rapportées par le quotidien Al-Akhbar (proche de l’opposition) selon lesquelles le président de la Chambre, Nabih Berri, est intransigeant dans l’affaire du quorum constitutionnel qui doit être des deux tiers des députés vivants (86 sur 128). _ Or le 14-mars ne dispose plus, aujourd’hui, que de 64 députés sinon moins, vu que plusieurs parlementaires ne sont disposés en aucun cas à enfreindre cette règle constitutionnelle en vigueur depuis l’indépendance du Liban, en 1943. C’est pour cela que Joumblatt et l’autre faucon du 14-mars, l’ancien chef de guerre chrétien Samir Geagea, avancent maintenant l’idée de l’élection d’un président quel que soit le nombre de députés présents à la séance.
Selon des sources bien informées, M. Berri est déterminé à poursuivre son initiative et ses efforts en dépit des difficultés qui entravent son chemin. Mardi, il a reçu l’appui ferme du chef du Hezbollah. Sayyed Hassan Nasrallah a prôné l’ouverture à l’intérieur, en appelant à l’entente sur les questions litigieuses. Mais il a fait preuve d’une grande fermeté vis-à-vis d’Israël qu’il a menacé d’une « surprise qui changerait la face de la région » s’il projetait d’attaquer une nouvelle fois le Liban.

Résumés d’articles relatifs au Liban

• La presse libanaise a largement commenté le discours du chef du Hezbollah à l’occasion du premier anniversaire de la victoire sur Israël lors de la guerre de juillet-août 2006. Devant une foule de plusieurs dizaines de milliers de personnes, sayyed Hassan Nasrallah, a accusé les États-Unis de s’opposer à une solution à la crise libanaise, dans un discours d’un endroit secret et retransmis sur des écrans géants placés en plein air. « Les États-Unis interviennent jour et nuit pour empêcher une solution et la formation d’un gouvernement d’union nationale », a déclaré Hassan Nasrallah, affirmant que le Hezbollah soutenait toute tentative de règlement de la crise.
« Aujourd’hui, il y a de nouveau des efforts pour aboutir à une solution engagés par le président du Parlement, Nabih Berri. Nous soutenons ces efforts et toutes les initiatives pouvant mener à une solution », a-t-il dit.
« Au Liban il y a deux courants. Un courant qui veut l’entente nationale et un règlement de la crise, un autre qui veut la confrontation et veut éliminer l’autre partie. Ce courant compte sur le soutien états-unien et estime qu’un règlement national est une trahison », a-t-il ajouté.
« S’il y a une partie qui doit obtenir des garanties, c’est le Hezbollah et son peuple car nous sommes des cibles, menacés de mort et d’un changement démographique par l’exode de la population du Liban-sud, a affirmé le chef de la Résistance.
Sayyed Nasrallah a mis en garde Israël contre une nouvelle attaque contre le Liban. « Sionistes, si vous pensez attaquer le Liban, je vous réserve une surprise qui changera le cours de la guerre et le destin de la région », a lancé Hassan Nasrallah devant la foule enthousiasme. « Toute nouvelle guerre contre le Liban vous sera très coûteuse », a-t-il averti. « De la même façon que nous avons gagné en août 2006, je les avertis qu’ici au Liban il y a une Résistance, une armée et une population qui refuse l’humiliation et ne craint que Dieu. Nous ne voulons pas la guerre mais nous devons être prêts. Comme je vous ai toujours promis la victoire, je vous la promets de nouveau », a dit le chef du Hezbollah.
La foule agitant des nuées de drapeaux jaunes du Hezbollah, encadrée par le puissant service d’ordre du parti, s’était rassemblée aux cris de « Allez Nasrallah, on t’attend Nasrallah ». 50 000 chaises toutes occupées, avaient été installées face à l’écran mais la foule s’étendait aussi aux abords du stade al-Raya.
Hassan Nasrallah a affirmé que le Hezbollah avait déboursé 380 millions de dollars en aide d’urgence à la population après le conflit, pour permettre aux sinistrés de se reloger ou de commencer à reconstruire leurs maisons. 28 300 familles ont reçu une assistance, a-t-il ajouté.

• Le ministre israélien des Infrastructures, Binyamin Ben Eliezer, membre du cabinet de sécurité, a affirmé qu’il fallait « prendre au sérieux » le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah qui a adressé une mise en garde à Israël, un an après la fin de la guerre du Liban.
« Il faut prendre au sérieux Nasrallah, il n’a jamais menti, il fait certes preuve d’arrogance, mais il fait ce qu’il dit », a affirmé Binyamin Ben Eliezer un ancien ministre de la Défense à la radio militaire.
« Lorsqu’il dit qu’il dispose de 20 000 roquettes, je le crois, mais je ne connais pas la surprise à laquelle il a fait allusion », a ajouté le ministre.

• Des avocats syriens ont constitué un comité de défense des droits des ouvriers syriens au Liban, dénonçant des « exactions » dont ils sont victimes, a indiqué lundi l’agence officielle Sana. « Ce comité est constitué conformément à la Déclaration des droits de l’Homme et aux règles de l’Organisation internationale du travail (OIT) », ont indiqué les avocats dans un communiqué.
Ils ont dénoncé « les exactions dont les ouvriers syriens au Liban étaient victimes », demandant aux familles de ces ouvriers d’informer le comité des agressions dont ceux-ci « font l’objet afin de prendre leur défense ».
« Cette crise ne fera qu’accroître notre amitié à l’égard des Libanais résidant en Syrie », ont-ils ajouté.

• Le centre anti-mines de l’Onu a dénoncé l’absence de coopération d’Israël, qui refuse de fournir les cartes des lieux visés par les bombes à sous-munitions au Liban sud pendant le conflit de l’an dernier contre le Hezbollah.
« En dépit de demandes d’information répétées, Israël n’a pas fourni les données réclamées, lieu de l’impact, quantité et type de bombes larguées », a affirmé le Centre de coordination anti-mines (Macc) dans un communiqué publié à l’occasion du premier anniversaire de la fin du conflit, le 14 août 2006.
L’absence d’informations détaillées « continuera à ralentir les opérations de nettoyage », ajoute le Macc. Sans ces informations, « l’étendue du problème reste insaisissable et la planification des opérations doit sans cesse être réajustée pour s’adapter à la réalité du terrain », souligne le communiqué.
En un an, 126 000 sous-munitions disséminées à travers le Sud du Liban ont été récupérées par les équipes de déminage, indique le Macc, sur environ un million de projectiles largués par Israël qui n’ont pas explosé au moment de l’impact.
Le dernier bilan de l’ONU chiffre à 28 morts et 177 blessés le nombre de victimes des sous-munitions au Liban sud depuis la fin de la guerre.

AL-AKHBAR (QUOTIDIEN PROCHE DE L’OPPOSITION)
Sur le plan interne, le secrétaire général du Hezbollah a exprimé sa volonté de conclure une entente avec le pouvoir à travers la formation d’un cabinet d’union nationale. En même temps, il a mené une guerre psychologique « sincère » contre Israël, à qui il a promis une surprise qui changera le cours de la guerre et la face de l’histoire dans la région si l’État hébreu lançait une nouvelle agression contre le Liban.

AS-SAFIR (QUOTIDIEN PROCHE DE L’OPPOSITION)
Le discours incendiaire de Walid Joumblatt ces derniers jours a constitué une motivation pour sayyed Hassan Nasrallah qui lui a répondu sur un ton ferme mais prônant le dialogue. Le chef du Hezbollah a affirmé qu’au Liban, certains ne possèdent pas de projet politique et pallient cette faiblesse en cultivant un discours basé sur la peur des autres communautés.

AN-NAHAR (QUOTIDIEN PROCHE DU 14-MARS)
Hassan Nasrallah promet à Israël une grande surprise et le gouvernement (libanais) se demande si le chef du Hezbollah prendra d’abord le feu vert de la légalité avant d’entreprendre une quelconque action.

Audiovisuel libanais

LBC (FORCES LIBANAISES, 14-MARS)
Émission : Avec courage
- Invité : Marwan Hamadé, ministre des Télécommunications (14-Mars)
Il est impossible de former un cabinet d’union nationale avant l’élection présidentielle.
Les différentes composantes du 14-mars vont s’entendre sur un seul candidat pour la présidentielle.
Le nouveau président devra être un homme de compromis et de consensus, sinon le Liban risque de courir à sa perte.
- Invité : Rajeh Khoury, journaliste (proche du 14-Mars)
Le Hezbollah n’avait pas les moyens de refuser la résolution 1701 qui a mis fin aux hostilités avec Israël le 14 août 2006. Mais aujourd’hui, il y a une tentative de revirement.
La 1701 est une sorte de trêve en attendant la conclusion de la paix entre les Arabes et Israël.

Documents joints


The Tenuous Case for Strategic Patience in Iraq, rapport d’Anthony Cordesman, août 2007 (en anglais)


(PDF - 569.4 ko)

Tendances est un bulletin quotidien de veille politique sur le Proche-Orient, réalisé par l’agence New Orient News à Beyrouth. Retrouvez-le sur Voltairenet.org, en versions arabe, anglaise et française. Consultez également Indicators, le bulletin quotidien de veille économique sur le Proche-Orient, disponible en versions anglaise et arabe.