Tendances et événements au Proche-Orient

Israël est de nouveau confronté au problème insoluble des roquettes tirées par les mouvements de la Résistance palestinienne en représailles aux assassinats ciblés d’activistes palestiniens. Alors que les colonies de Sderot et du Néguev vivent ce que la presse israélienne appelle désormais le « fléau de la Galilée » (en allusion aux localités du nord sous la portée des roquettes du Hezbollah), une grande confusion est apparue mardi sur la scène politique israélienne partagée entre trois préconisations :
- 1. La menace du Premier ministre, Ehud Olmert, de poursuivre les assassinats des résistants des différents mouvements palestiniens.
- 2. Les déclarations de plusieurs responsables sur la nécessité d’envahir la Bande de Gaza. Une proposition tournée en dérision par les experts militaires qui se souviennent que l’ancien Premier ministre, Ariel Sharon, avait pris la décision « douloureuse » de se retirer de ce territoire après l’échec de toutes les options militaires.
- 3. La propositon de plusieurs responsables de mettre en œuvre un plan visant à affamer Gaza en coupant ravitaillement, eau et électricité.
Le ministre de la Défense, Ehud Barak, s’est abstenu d’intervenir dans ce débat et de commenter les différentes options. Selon des spécialistes, ce silence s’explique par le fait que l’institution militaire israélienne est embarrassée et n’est plus sûre de pouvoir donner à la direction politique un avis pertinent après sa défaite face à la Résistance nationale libanaise lors de l’été 2006. En effet, le ministre de la Défense ne peut pas avancer des « propositions » mais prendre des « décisions » susceptibles d’être mises en œuvre avec succès. De plus, il est pris, ces derniers temps, par un projet qui lui tient à cœur, « le dôme d’acier », censé protéger Israël des tirs de roquettes grâce à un système de missiles anti-missiles. Mais de nombreux experts israéliens estiment que ce projet est une illusion irréalisable.
L’occupant israélien est coincé dans un cercle vicieux. Le plus honteux c’est qu’Israël poursuit ses agressions et ses meurtres contre les résistants palestiniens en s’appuyant sur des positions, voire sur un soutien logistique, fournis par des pays arabes et des milieux palestiniens.

Presse et agences arabes et internationales

ONLINE JOURNAL (SITE WEB ÉTATS-UNIEN)
Paul Craig Roberts, sous-secrétaire au Trésor du temps de l’administration Reagan, met en garde l’opinion publique américaine contre l’exécution par l’actuelle administration d’un nouveau 11-septembre. Selon lui, une telle opération permettrait au président Bush de renouveler et d’étendre les prérogatives spéciales qui lui sont accordées (sous prétexte de la guerre contre le terrorisme, ndlr). Ces compétences accordent au président des pouvoirs dictatoriaux lui permettant de décréter l’état d’urgence et de neutraliser les institutions démocratiques du pays. Si le Congrès ne destitue pas George Bush et son vice-président Dick Cheney, les États-Unis vont se retrouver en guerre contre l’Iran en l’espace d’un an.
Selon Roberts, Bush a pris toutes les dispositions pour édifier un régime dictatorial basé sur les décrets présidentiels qui entrent en vigueur dès la proclamation de l’état d’urgence. Pour être en mesure de poursuivre ses guerres au Moyen-Orient et rester au pouvoir, l’administration doit organiser une opération terroriste qui introduiraient la peur dans le cœur des États-uniens et les pousseraient à accepter l’état d’urgence et la poursuite de la militarisation. Une série d’opérations bien étudiées alimenterait l’islamophobie érigée en doctrine par les néo-conservateurs qui veulent détruire tous les gouvernements du Moyen-Orient qui ne sont pas des marionnettes entre leurs mains. S’ils réussissent, ils contrôleront le pétrole. Mais leur but principal est d’éliminer toute résistance empêchant le Grand Israël d’avaler la Palestine.
Le système judiciaire démocratique états-unien risque d’être renversé par des opérations terroristes organisées par l’actuelle administration.

• Le Premier ministre britannique Gordon Brown a affirmé que la Grande-Bretagne et les États-Unis étaient « sur la même ligne » en Irak, démentant toute dissension entre les deux alliés, au lendemain du retrait des forces britanniques du centre de Bassorah.
« Nous allons continuer à remplir nos obligations envers le peuple irakien, nous soutenons la démocratie dans ce pays, et nous remplirons nos obligations envers la communauté internationale », a assuré M. Brown lors d’une conférence de presse. _ « Notre politique est exactement la même (que celle des Etats-Unis, ndlr) : faire en sorte que le peuple irakien soit responsable de sa propre sécurité », a insisté M. Brown, expliquant que les forces britanniques et états-uniennes avaient des calendriers différents parce que les situations militaires variaient selon les régions.
Les soldats britanniques se sont retirés lundi de leur dernière base dans Bassorah, la plus grande ville du sud de l’Irak, y remettant le contrôle aux forces irakiennes. Le contingent de 500 soldats s’est replié vers une base aérienne fortifiée, à 25 km de Bassorah, où il a rejoint 5 000 militaires britanniques qui assurent l’entraînement des forces irakiennes.
États-uniens comme Britanniques veulent « que la sécurité des différentes provinces d’Irak soit prise en charge par les Irakiens eux-mêmes », a expliqué M. Brown. « Nous avons toujours reconnu que cela se ferait en différentes étapes, d’abord dans certaines provinces, plus tard dans d’autres, et nous avons toujours reconnu la nature particulière de Bagdad », a-t-il poursuivi.
Interrogé pour savoir si le retrait du centre de Bassorah précédait un départ complet des soldats britanniques en Irak, le chef du gouvernement a assuré qu’aucune décision ne serait prise par Londres sans consultation de ses alliés.
« Nous devrons prendre une nouvelle décision en temps voulu pour savoir si nous passons d’un mode de combat à un mode de supervision pour l’ensemble de Bassorah », a expliqué M. Brown. Cette décision sera prise « à la lumière des avis militaires » et « en concertation avec nos alliés et bien sûr en concertation avec le gouvernement irakien », a-t-il promis.
Gordon Brown a par ailleurs réaffirmé que la Grande-Bretagne était prête à soutenir une nouvelle résolution de l’Onu sanctionnant l’Iran si ce pays poursuivait son programme d’enrichissement d’uranium. Il a estimé que la pression internationale commençait à porter ses fruits, même si le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a affirmé que l’Iran avait atteint un nouveau cap dans son programme nucléaire en faisant tourner plus de 3000 centrifugeuses d’enrichissement d’uranium.
« Je continue de penser que le processus (de pression internationale, ndlr) que nous avons commencé, et qui bien sûr pourrait conduire à une troisième résolution de l’Onu, est le bon », a déclaré le Premier ministre.

YEDIOT AHARONOT (QUOTIDIEN ISRAELIEN)
Le numéro deux du gouvernement, Haïm Ramon, a menacé de couper l’alimentation en électricité, eau et carburant de la bande de Gaza en riposte aux tirs de roquettes contre Israël. « Il est impensable de continuer à fournir à Gaza électricité, eau et carburant alors que les citoyens d’Israël sont les cibles vivantes des roquettes », a-t-il déclaré.
« Il faut fixer (aux Palestiniens) un barème. Nous devons faire savoir que pour tout tir de roquette nous couperons pour deux ou trois heures la fourniture d’eau, d’électricité et de carburant à la bande de Gaza », a ajouté M. Ramon.

• Le ministre a répété mot pour mot ses déclarations dans une interview à la radio militaire.
Le ministre de la Défense, Ehud Barak, a pour sa part donné comme instruction aux responsables de son ministère d’étudier l’impact et la faisabilité de ces sanctions qui vont toucher la population civile, a indiqué un haut responsable de la Défense.
« L’objectif est de réduire le pouvoir du Hamas ».
Le ministre de l’Environnement, Gideon Ezra, ancien numéro deux du Shin Beth, le service de sécurité intérieur d’Israël, s’est également prononcé en faveur de coupures d’électricité dans une déclaration à la radio publique.
Mais, de son côté, le député Yossi Beilin de l’opposition de gauche a qualifié de « pure folie » la riposte proposée par M. Ramon. « La mesure proposée ne peut s’expliquer que par l’impuissance de ce gouvernement face aux tirs de roquettes. Cette proposition est puérile et n’est pas celle d’un ministre responsable » a déclaré M. Beilin à la radio militaire.
Israël pourrait selon lui obtenir l’arrêt des tirs « avec un accord de cessez-le-feu négocié par l’entremise d’une tierce partie » qui mettrait fin à toute activité militaire israélienne dans la bande de Gaza et permettrait le retour du soldat israélien Gilad Shalit, capturé en juin 2006 par des activistes palestiniens.
L’ancien Premier ministre de droite, Benjamin Netanyahu, chef de l’opposition, a appelé de son côté l’armée « à occuper pour le temps qu’il faudra les secteurs de la bande de Gaza d’où sont tirées les roquettes contre Israël ».
Le président Shimon Peres a affirmé pour sa part que le Hamas devait choisir entre « nourrir » les enfants de la bande de Gaza ou « tirer des roquettes » vers le sud d’Israël.
Le ministre de l’Intérieur, Meïr Sheetrit, a de son côté souligné que des coupures d’électricité ou en eau étaient « impraticables en raison des pressions internationales qui ne manqueraient d’être exercées contre Israël, qui serait accusé d’affamer la population civile palestinienne ». Il a rappelé que de telles mesures avaient été appliquées par le passé par Israël, qui avait finalement été contraint d’y renoncer sous la pression internationale.

AL-BAYAN (QUOTIDIEN EMIRATI)
La visite-surprise de George Bush en Irak est très significative et suscite beaucoup d’inquiétude. Par son timing, son symbolisme et les signaux qui y ont été émis, elle laisse croire que la situation en Irak est entrée ou est en passe d’entrer dans une nouvelle phase ouverte sur l’inconnu. À la lumière des complexités et des pièges irakiens, il n’est pas exagéré de qualifier cette phase d’inconnue. Et puisqu’elle est inconnue, elle suscite peur et inquiétudes. Les pronostics laissent croire que le chef des troupes US, le général David Petraeus, ne sera pas en mesure d’exposer au Congrès une image satisfaisante de la situation en Irak, de manière à convaincre le Parlement états-unien de mettre un terme à ses demandes répétées d’un calendrier de retrait des troupes du pays des deux fleuves. Ce dont le président George Bush ne veut pas entendre parler. Et même si Bush peut se prévaloir de quelques progrès dans la province d’al-Anbar, la situation est loin d’être stabilisée, à cause notamment des difficultés rencontrées par l’inévitable processus de réconciliation politique.
Dans un tel contexte, le rapport que va présenter le général Petraeus va fournir aux membres très critiques du Congrès des munitions pour tirer sur la politique irakienne de George Bush.

AL-KHALEEJ (QUOTIDIEN EMIRATI)
Israël a annoncé un plan quinquennal de réarmement de toutes les branches de son armée, aussi bien l’aviation, la marine, les forces terrestres que les unités de missiles. Il souhaite équiper ses troupes d’armes US sophistiquées. Dans ce contexte, Israël cherche-t-il la paix ou la guerre ? Nous savons de l’État hébreu que même lorsqu’il parle de paix, il se prépare à la guerre. Nous savons aussi qu’il ne croit pas dans la paix car il a été édifié par la guerre et survit grâce à la guerre. Depuis sa création, Israël n’a mené que des guerres qui, à peine terminées, laissent la place à d’autres conflits. Malgré les accords de paix conclus avec l’Autorité palestinienne, la Jordanie et l’Égypte, il continue de vouer une animosité à ces trois pays, car pour lui, les Arabes sont un tout indivisible. Ils sont tous des cibles potentielles, rien de moins.

• Le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki a lancé une nouvelle stratégie appelée « L’Irak d’abord » visant à réaliser la réconciliation nationale après avoir reçu le soutien du George Bush. Le président états-unien l’a qualifié de « leader en évolution ». Mais il lui a demandé de promulguer une série de lois favorisant la réconciliation inter-irakienne, que le Parlement a commencé à examiner.
Par ailleurs, le gouvernement irakien a considéré que la visite en Irak du président George Bush démontrait qu’il n’y avait pas d’alternative possible à l’actuel gouvernement de Nouri al-Maliki. « Imaginer une alternative à ce gouvernement est une vue de l’esprit », a déclaré le porte-parole du gouvernement Ali al-Dabbagh, dans le premier commentaire officiel public sur la visite de M. Bush. « Cette visite était une démonstration de soutien au gouvernement, pour ses efforts de stabilisation de l’Irak », a poursuivi M. al-Dabbagh, dans un entretien avec la télévision d’État al-Iraqiya.
« La sécurité s’est améliorée grâce à la coopération du gouvernement avec la Force multinationale et le résultat de cette coopération peut être mesuré dans la province d’al-Anbar », a poursuivi le porte-parole.
Il a ajouté que les résultats dans al-Anbar « pouvaient aider à porter un coup fatal à al-Qaida en Irak ».

WASHINGTON POST (QUOTIDIEN ÉTATS-UNIEN)
Selon Eugene Robinson, il est intéressant de noter que le président George Bush a évoqué la guerre du Vietnam lors de ses tentatives visant à empêcher le Congrès d’intervenir dans sa guerre désastreuse et stupide (en Irak). Non pas qu’il veuille tirer les enseignements des conséquences de l’arrogance, mais il a utilisé ce triste épisode de l’histoire états-unienne comme argument pour la poursuite de la guerre d’Irak. Ni Bush, ni Karl Rove (l’ancien conseiller présidentiel), ni le vice-président Dick Cheney, n’ont combattu au Vietnam. Pire, ils se sont mis à l’abri de cette aventure militaire qu’ils qualifient aujourd’hui de noble et d’indispensable. Plus que leurs mensonges, c’est leur tentative de falsifier l’histoire qu’il faut affronter. George Bush veut revenir à une époque dorée ou les États-Unis faisaient ce que bon leur semblent là où ils voulaient et quand ils voulaient. Mais le problème est que cette époque dorée n’a pas d’existence dans la réalité. La force de « l’Amérique » a des limites, et il y a des guerres que l’on ne peut pas gagner.

Audiovisuel arabe

CHAINE SATELLITAIRE SYRIENNE
Couverture spéciale
- Fayçal Mokdad, vice-ministre syrien des Affaires étrangères
Les crimes commis quotidiennement par l’occupation israélienne dans le Golan visent à faire disparaître l’identité arabe et syrienne dans cette région.
L’objectif d’Israël est de faire disparaître tout ce qui peut rappeler l’histoire du Golan pour imposer une langue et une culture nouvelles.

Tendances et événements au Liban

Après l’Arabie saoudite, par la voix de son ambassadeur au Liban Abdel Aziz Khoja, c’était au tour de l’Union européenne de saluer l’initiative lancée par le président de la Chambre Nabih Berri (Opposition) pour régler la crise libanaise. _ Le Coordinateur de la politique extérieure de l ‘Union européenne, Javier Solana, qui a effectué, mardi, une courte visite à Beyrouth, a vu dans la démarche de M. Berri des éléments positifs. Mais quatre jours après le lancement de son initiative —dans laquelle l’opposition abandonne sa principale revendication de formation d’un cabinet d’union nationale en contrepartie d’une entente autour du nom du futur président—, M. Berry attend toujours une réponse officielle et unifiée du 14-mars. Des ténors du 14-mars, notamment l’ancien président Amine Gemayel et les députés Boutros Harb et Robert Ghanem, ont salué l’initiative de M. Berri. De son côté, le chef de l’ancienne milice des Forces libanaises, Samir Geagea, a réclamé son amendement dans un sens supprimant la condition du quorum des deux tiers proposée par M. Berri. Ce qui équivaut à rejeter, d’une façon indirecte, l’initiative qualifiée de la dernière chance. Le député Walid Joumblatt devrait lui emboîter le pas, demain, lors d’une interview télévisée, même si des contacts ont lieu avec le chef druze pour le convaincre d’atténuer ses propos et de ne pas rejeter en bloc le plan Berri. Pour sa part, le chef du Courant du futur, Saad Hariri (14-mars), garde un silence embarrassé.
Une source parlementaire affirme que l’opposition a présenté la concession suprême en abandonnant le cabinet d’union qui constituait ces neuf derniers mois la pierre angulaire de son discours politique, assumant devant ses assises populaires, qu’elle a longuement mobilisé autour de ce thème, la responsabilité de cette prise de position. Le souci premier de l’opposition est de faciliter toute solution à la crise et d’éviter au pays des secousses aux retombées incalculables. Le 14-mars doit faire l’autre moitié du chemin. La coalition pro-américaine ne doit pas manœuvrer pour gagner du temps et imposer le quorum de la majorité absolue à la séance de l’élection présidentielle. Car il s’agit là d’une ligne rouge que l’opposition est déterminée à défendre jusqu’au bout par tous les moyens. Surtout que l’opinion publique sait pertinemment quel est le camp qui est prêt à faire des concessions pour sauver le pays et celui qui reste intransigeant quelles que soient les conséquences.

Articles relatifs au Liban

AS-SAFIR (QUOTIDIEN PROCHE DE L’OPPOSITION)
L’armée a tourné la page de la bataille de Nahr el-Bared et confirme les liens entre Fatah al-Islam et al-Qaida.
L’initiative de Nabih Berri saluée par les Européens. Les États-Unis attendent, et le 14-mars tergiverse.

AL-AKHBAR (QUOTIDIEN PROCHE DE L’OPPOSITION)
Après les propos du ministre de la Défense, qui a mis en garde contre la formation d’un autre gouvernement au Liban lors d’une conférence de presse consacrée en principe à la guerre de Nahr el-Bared, une question s’impose : qui est pressé d’exploiter à des fins politiques la victoire de l’armée ?
Le ministre de la Défense Elias Murr a remercié tous les pays qui ont aidé l’armée, mais a ignoré la Syrie. Pourtant, le chef d’état-major a confirmé que Damas avait apporté un soutien logistique important à la troupe pendant ces trois mois de combats contre Fatah al-Islam.

• Des milliers de personnes se sont rassemblées pour acclamer les forces spéciales libanaises qui ont commencé à quitter Nahr el-Bared, deux jours après la chute du camp palestinien aux mains de l’armée.
Une cinquantaine de véhicules de l’armée ayant participé aux combats acharnés qui ont opposé les militaires au groupuscule islamiste sunnite Fatah al-Islam pendant plus de trois mois ont commencé à quitter les lieux, avec chacun à leur bord une trentaine de militaires.
Sur chaque véhicule du convoi, survolé par des hélicoptères, était collé une photo d’un soldat tué. Les soldats ont tiré en l’air et dansaient sur leurs véhicules en brandissant leur fusil et en faisant le "V" de la victoire.
Sur les routes, des centaines de civils les acclamaient et leur lançaient des poignées de riz.
Des hommes, des femmes et des enfants brandissaient des drapeaux libanais et dansaient la traditionnelle dabké tandis que des dizaines d’habitants de Nahr el-Bared chassés par les combats se sont joints aux célébrations, agitant des drapeaux palestiniens.
Les enfants et les jeunes filles montaient sur les chars pour embrasser les soldats, et les femmes leur distribuaient des friandises, des fleurs et de l’eau.
De Nahr el-Bared à Batroun, sur la côte, à 53 km au nord de Beyrouth, le convoi s’est arrêté près de 15 fois. À Batroun, ils ont mis plus de deux heures pour se frayer un chemin dans la foule.

• Le représentant de l’Union européenne (UE) pour la politique étrangère, Javier Solana, a estimé mardi que la Syrie devait se tenir à l’écart de la prochaine élection présidentielle libanaise et souhaité que ce scrutin se tienne « dans le respect de la Constitution ».
« Je pense que la meilleure manière pour la Syrie d’aider le Liban est de laisser le Liban faire son travail et je pense que les dirigeants syriens doivent le comprendre », a déclaré à Beyrouth M. Solana, interrogé sur l’opportunité d’une visite en Syrie pour convaincre Damas de contribuer à une sortie de la crise politique libanaise.
« Pour l’Union européenne, notre intérêt est que le peuple libanais élise le président qu’il souhaite, mais nous voudrions que cela se fasse dans le respect de la Constitution », a-t-il indiqué.
« La seule chose que nous défendons avec les pays amis, c’est que les décisions politiques doivent se faire dans le cadre institutionnel et le cadre institutionnel fondamental, c’est la Constitution », a-t-il insisté.
M. Solana, qui a rencontré le Premier ministre Fouad Siniora, le président du Parlement Nabih Berri, et le patriarche maronite, le cardinal Nasrallah Sfeir, a affirmé en avoir retiré « une très bonne impression sur l’évolution de la situation au Liban ».

Audiovisuel libanais

LBC (FORCES LIBANAISES, 14-MARS)
Émission : Avec courage
- Samir Geagea, chef des Forces libanaises (14-mars)
Si la majorité au pouvoir avait choisi de respecter les lignes rouges dressées par certains (allusion au chef du Hezbollah, Sayyed Hassan Nasrallah, ndlr), Fatah al-Islam serait devenue, dans un ans, un acteur essentiel au Liban. Il aurait alors été impossible de l’éradiquer.
Le Hezbollah n’est pas comme Fatah al-Islam. La question de l’armement du parti doit être réglée dans le calme.
Le prochain président de la République sera « made in Lebanon » (fabriqué au Liban). L’extérieur ne peut pas nous imposer quoi que ce soit par la force.
Fatah al-Islam n’est pas lié à al-Qaida, mais aux services de renseignements syriens.

Documents joints


« Securing, Stabilizing, and Rebuilding Iraq : Iraqi Government Has Not Met Most Legislative, Security, and Economic Benchmarks », US Governement Accountability Office, 4 septembre 2007


(PDF - 4.1 Mo)

Tendances est un bulletin quotidien de veille politique sur le Proche-Orient, réalisé par l’agence New Orient News à Beyrouth. Retrouvez-le sur Voltairenet.org, en versions arabe, anglaise et française. Consultez également Indicators, le bulletin quotidien de veille économique sur le Proche-Orient, disponible en versions anglaise et arabe.