Depuis la fin octobre, l’enfer est de nouveau apparu sur terre pour des centaines de milliers de Congolais de l’Est, cette fois dans la région autour de Goma dans le Nord-Kivu où les troupes du chef se désignant lui-même « général des rebelles », Laurent Nkundabatwara (abrégé : Nkunda) ont de grands territoires sous leur contrôle et avancent en direction de Goma, la capitale de la province sur laquelle ils ont ouvert le feu le 28 octobre. Ses troupes terrorisent la population civile, lui dérobent tout, assassinent les enfants et les vieillards, violent les femmes et se donnent, malgré leurs exactions, le nom honorable et fier de « CNDP – Congrès national de la Défense du peuple ». Cela ne rappelle-t-il pas les temps héroïques du combat sud-africain ­contre l’Apartheid ?

En réalité, les mercenaires qui sont en permanence sous l’emprise de la drogue et les enfants-soldats qui sont forcés de servir le général tutsi commettent des actes abominables et indescriptibles contre la population civile sans défense du Nord-Kivu. Ceux qui en sont encore capables, tentent d’échapper à la soldatesque par une fuite en panique. Sous des pluies torrentielles, avec rien d’autre que ce qu’ils ont, que ce qu’ils sont capables de porter, affamés et désespérés, des milliers de réfugiés éperdus et apeurés, errent une nouvelle fois sur des routes détrempées, dans cette région du monde noyée dans le malheur et cherchent refuge dans les villages et les villes ou dans la jungle montagneuse. Jusqu’à ce que les hommes de Nkunda les débusquent dans leurs refuges et les massacrent.

Les mêmes images de la misère qu’il y a douze ans

Les images de ces flots humains en fuite ont une énorme ressemblance avec les images des êtres exténués et misérables qui, il y a 12 ans déjà, traversaient l’Est du Congo, mais à cette époque dans le Sud-Kivu. En ce temps-là, il s’agissait surtout de centaines de milliers de réfugiés hutus rwandais qui tentaient d’échapper à l’invasion et aux bombardements des camps par les troupes du AFDL (Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo) dirigées par Laurent Désiré Kabila, encore peu connu à ce moment là.

Laurent Désiré Kabila, le père de l’actuel président d’État congolais, Joseph Kabila, conquît à la suite d’une guerre éclair en 1997 le pouvoir à Kinshasa et délogea le dictateur de longue date et protégé d’États-Unis, Mobutu. Un des premiers « actes » des troupes du AFDL de Kabila consista à bombarder les immenses camps de réfugiés, qui se trou­vaient autour de Bukavu (Sud-Kivu) et qui étaient « habités » par des centaines de milliers de Hutus qui s’étaient enfuis du Rwanda en 1994. Puis il fit tirer sur ces êtres fuyant en panique pour les laisser mourir dans la jungle. Plusieurs centaines de milliers de réfugiés Hutus rwandais sont morts dans les forêts de l’Est du Congo sans que la communauté internationale ne lève le petit doigt.

Au début de l’été 1994, les exilés rwandais (hutus) en fuite devant les troupes vainqueurs du FPR (Front patriotique rwandais) de Paul Kagamé s’étaient entassés dans ces gigan­tesques camps de réfugiés au Sud-Kivu, et qui furent bombardés avec le soutien du Rwanda par les troupes de Kabila. Paul Kagamé, leader militaire et ensuite politique des Tutsis rwandais militants exilés – qui, au début des années 90, sont intervenus, en venant de l’Ouganda, dans la région nord du Rwanda – et président actuel du Rwanda, avait reconquis en 1994 le pouvoir à Kigali en faveur de la minorité Tutsi et dirige depuis lors le Rwanda avec une main de fer.

Aujourd’hui, il est largement connu que les troupes de l’AFDL, dirigées par Laurent Désirée Kabila, furent déjà à cette époque armées par le Rwanda et renforcées par des unités rwandaises, en particulier par des officiers. On sait également que pour le Rwanda, le but stratégique était de noyauter le gouvernement central congolais avec ses propres représentants ou, au cas où cette stratégie d’infiltration ne réussirait pas, de séparer l’Est du Congo, riche en matières premières, de l’immense reste du Congo et de l’annexer au petit État surpeuplé du Rwanda, alors encore pauvre pays produisant presque uniquement du thé et du café.

La richesse soudaine de l’État nain du Rwanda

Aujourd’hui, Kigali, la capitale de l’État nain du Rwanda, situé à la frontière Est du Congo, est devenue le centre commercial d’un minerai sans lequel aucun missile téléguidé ne pourrait s’envoler et aucun téléphone por­table ne pourrait fonctionner : le coltan. On l’exploite à l’Est du Congo tout comme d’autres minerais lucratifs et rares. L’uranium qui a servi à la fabrication des bombes d’Hiroshima et de Nagasaki provenait également du Kivu.

Depuis le grand rapport de l’ONU paru en 2001 au sujet du pillage des matières premières convoitées dans l’Est du Congo et du rôle qu’y jouent les « armées rebelles » (dont celle de Nkunda constitue un reste), il est clair pourquoi, depuis bientôt 15 ans, tout est entrepris pour empêcher l’Est du Congo de recouvrer la paix et pourquoi la population est l’otage dans les mains de bandes qui la terrorisent : Les matières premières qui se trouvent dans la région sont considérées par les profiteurs comme trop précieuses pour être abandonnées au Congo ou achetées à valeur marchande. L’Occident préfère se les procurer à sa manière.

Auparavant, sous la dictature de Mobutu, cela ne posait aucun problème. Aujourd’hui, – alors qu’à la suite de l’effondrement de l’ancienne Union soviétique on est obligé de trouver de nouvelles voies en Afrique aussi – celles qu’on nomme les « armées rebelles » (qu’est-ce donc cette rebellion qui ne fait rien d’autre que de terroriser la population Bantu ?) commettent en tant que mercenaires modernes pour de l’argent, des atrocités inimaginables sous la protection du Rwanda (et celle des grandes puissances occidentales) et remettent les ressources naturelles tant convoitées à leurs mandataires. C’est ainsi que le Rwanda est devenu aujourd’hui l’exportateur principal de coltan, bien qu’il ne dispose sur son propre territoire d’aucun gisement de minerai de cette sorte.

À l’Est du Congo, tout le monde est unanime à penser que Nkunda, un Tutsi comme Paul Kagamé, n’est qu’un pion qui fait la sale besogne au profit du Rwanda et de son homme fort, Paul Kagamé, pour qui les puissances occidentales déploient le tapis rouge (comme autrefois pour le dictateur congolais Mobutu).

Qui sont ces « génocidaires » ?

Aujourd’hui, on sait également que Paul Kagamé est devenu, après la fin de la Guerre froide, l’un des pions principaux des États-Unis dans la Corne de l’Afrique et que depuis plus de dix ans, Kigali n’a plus pris de décision qui ne soit pas consacrée en coulisse par le grand frère états-unien.

Ce qui est moins connu ou que l’on ne chuchote qu’en cachette, c’est que Paul Kagamé ne peut plus mettre les pieds en Europe parce qu’il existe un mandat d’arrêt français contre lui et ses complices pour crime ­contre l’humanité. Actuellement, il existe un grand nombre d’enquêtes sérieuses qui ­prouvent que l’impensable est tout à fait possible : C’est ainsi que Kagamé et ses conseillers politiques auraient eux-mêmes planifié au printemps 1994 l’attentat contre le président du Rwanda, Habyarimana, et l’auraient fait exécuter par des spécialistes des services secrets. Cet attentat a déclenché le « génocide » commis par les Hutus envers les Tutsis du pays.

À la suite de ces évènements, la minorité des Tutsis élitaires qui avaient fourni les rois du Rwanda pendant des siècles et avaient traité la majorité Hutu de « sous-hommes », a repris le pouvoir sous son leader militaire Paul Kagamé. Le prix a été de livrer ses ­frères ethniques, les Tutsis, qui étaient restés au Rwanda, aux Hutus rwandais échauffés jusqu’à ébullition par l’attentat envers le président pour ensuite se présenter après la reconquête du Kigali comme le sauveur qui mit fin au génocide.

Depuis leur nouvelle prise de pouvoir à Kigali, Paul Kagamé et ses fidèles désignent tous ceux qui les critiquent comme « génocidaires ». La théorie qui se cache derrière est tout aussi simple qu’efficace : Puisque, d’après la version tutsi des évènements, c’est justement Kagamé et ses troupes du FPR qui ont mis —grâce à leur entrée victorieuse à Kigali en juin 1994— un terme au génocide contre les Tutsis, toute personne qui tente de les freiner, de les remettre en question ou de les critiquer, est un défenseur des anciens génocidaires, les Hutus. En conséquence, ces personnes sont elles-mêmes des « génocidaires » (contre les Tutsis, cela va de soi). Le fait que le FPR, à peine revenu au pouvoir à Kigali, ait renversé les rôles et ait poursuivi à son tour des milliers de Hutus et contraint 100 000 d’entre eux à fuir, peut ainsi être présenté comme « légitime défense ».

Par la suite, des centaines de milliers de Hutus ont dû quitter le pays et ont cherché refuge dans les territoires frontaliers, en particulier dans les immenses camps du Sud-Kivu aux alentours de Bukavu. Parmi ces réfugiés, il y avait très probablement aussi des Hutus militants ou des membres des milices Interahamwe tristement connues, qui, selon les lectures officielles, sont effectivement coupables d’agressions armées ­contre les Tutsis au Rwanda ou au Congo. Dans les camps de réfugiés étaient entassés aussi bien des Hutus militants, des incorrigibles, mais en grande majorité, des gens simples qui voulaient échapper aux massacres perpétrés au Rwanda. Il y avait en tout environ 650 000 réfugiés. Tous ne pouvaient pas être des « génocidaires » aussi peu que tous les Allemands sous Hitler étaient des nazis. En raison du manque de réaction de la communauté internationale, un grand nombre d’entre eux sont morts d’épuisement ou de faim ou lors des massacres qui ont suivis les bombardements des camps par les troupes de Kabila.

Comme ils se trouvaient du « mauvais » côté et qu’ils appartenaient aux Hutus dont les extrémistes étaient responsables des massacres commis contre les Tutsis, l’histoire les a tous plus ou moins oubliés, contrairement aux victimes Tutsis dont on parle encore dans le monde entier, douze ans plus tard.

De tels évènements doivent-ils se réitérer à l’Est du Congo ?

De vieilles coteries tutsies

Ce qui est aussi moins connu, c’est que déjà à l’époque, le gouvernement tutsi au Rwanda a pris en considération une « solution finale » de la question ethnique (majorité hutu). Les Hutus du pays étaient et sont proscrits au Rwanda comme les « instigateurs des événements de 1994 » et sont traités en conséquence. Et les réfugiés hutus qui ont végété dans les camps de réfugiés aux environs de Bukavu (Sud-Kivu) jusqu’à la campagne de Laurent Désiré Kabila en 1996 ? Depuis l’intérieur des camps, des restes des milices Interahamwe, organisés dorénavant sous le nom de FDLR (Front démocratique pour la libération du Rwanda), ont réellement organisé des attaques contre l’armée rwandaise ou contre des Tutsis exilés à l’Est du Congo. Ils ne laisseraient pas le Rwanda à la minorité tutsie, c’est ce qu’a certainement pensé Kagamé, qui ne pourrait de toute façon jamais organiser d’élections démocratiques, puisque les Hutus représentent environ 80 % de la population rwandaise.

Ainsi en 1996, il y a probablement eu un accord secret entre Kigali (Rwanda) et Laurent Désiré Kabila (Congo) : Kabila élimine, dans sa campagne à travers la jungle, d’abord les camps de réfugiés hutus, ensuite il continue sa marche vers Kinshasa, soutenu militairement par le Rwanda, l’Ouganda et le Burundi, et place des Tutsis, amis du Rwanda, au points forts du nouveau pouvoir à Kinshasa, comme par exemple le compagnon d’armes depuis les temps de la guerre civile, James Kabarebé (comme Paul Kagamé un Tutsi exilé) que Kabila a nommé chef de l’état-major général de l’armée nationale congolaise. Ainsi, le Rwanda s’assure la « solution finale » de son problème hutu et gagne une influence directe sur les décisions prises à Kinshasa.

La première partie de cet accord, le génocide silencieux envers les réfugiés hutus rwandais en 1996, a été exécutée par le père Kabila, la deuxième ne l’a été que partiellement. C’est ainsi qu’a débuté, en 1998, la guerre de rébellion des généraux renégats tutsis, déçus par Kabila —la véritable guerre de l’Est du Congo de 1998 à 2003—. Comme Kabila a aussi procédé différemment que ce qu’on attendait de lui avec les droits d’extraction des sociétés de minerais occidentales, il a été lâchement assassiné le 16 janvier 2001 et son fils Joseph Kabila a été nommé président du gouvernement de transition.

Il est moins connu que Joseph Kabila, l’actuel président du Congo, a aussi participé activement, en tant qu’officier supérieur, à la campagne de son père et est par conséquent co-responsable du bombardement des camps de réfugiés hutus de 1996 au Sud-Kivu, ce qui a de nouveau amené à la fuite et à la mort des centaines de milliers de réfugiés. De même James Kabarebé, l’actuel commandant en chef de l’armée rwandaise, que Kabila avait auparavant nommé commandant en chef des troupes congolaises.

Un ancien compagnon d’armes fidèle de l’armée d’exil rwandaise (Tutsi) de Kagamé est le nouvel homme fort au Nord-Kivu, le responsable principal des souffrances actuelles des réfugiés dans la région : Laurent Nkunda. Le plus haut responsable pour la sécurité de la population congolaise de cette région, le général Amisi, général de l’armée nationale congolaise est aussi un ancien compagnon d’armes de Kagamé et Kabarebé, tout comme Nkunda. Ainsi le général des « rebelles » et le chef des troupes d’ordre congolaises, qui a le devoir de neutraliser et désarmer Nkunda, appartiennent tous les deux à la même vieille coterie qui a été portée au pouvoir par les atrocités rwandaises de 1994, atrocités qu’ils ont aidés à initier, si ce n’est qu’ils les avaient froidement planifiées. Voilà la véritable toile de fond des atrocités actuelles au Nord-Kivu, une toile de fond qui n’est jamais vraiment mise à jour par les médias uniformes occidentaux, amis des USA et de Kagamé.

Est-ce que l’« argument du génocide » cache un nouveau génocide ?

Ces dernières années au cours desquelles les mercenaires tueurs de Nkunda ont hanté une fois le Sud-Kivu et une autre fois le Nord-Kivu, il appartient à la propagande standard de Nkunda de se présenter comme le protecteur des Tutsis rwandais du Kivu et comme exécuteur de la justice populaire contre les actes de violence de milices hutues (organisées aujourd’hui comme FDLR —Front démocratique pour la Libération de Rwanda—) envers la minorité tutsie vivant dans l’Est du Congo. Malgré le fait que les groupements pour les droits de l’homme actifs dans la région ne cessent de répéter qu’ils doutent que les groupes de Hutus militants dans la succession des fanatiques de l’Interahamwe existent encore. La prétendue menace pour les Tutsis dans l’Est du Kongo par les Hutus rwandais sert au Rwanda depuis 1996 comme prétexte pour occuper la région de l’Est du Congo. Il se pourrait qu’ils se servent d’une tactique souvent utilisée dans le jeu de marelle, garantissant qu’ils dominent dans chaque situation. Si le gouvernement central congolais fait ce qu’il devrait faire d’après le Rwanda, c’est-à-dire fermer les yeux sur ce qui se passe réellement dans l’Est du Congo, alors les expéditions de pillage rwandais sur territoire congolais ne posent aucun problème. Si par contre Kinshasa ou la communauté internationale leur tape sur les doigts, alors ils lâchent les bandes d’assassins de Nkunda qui terrorisent la population jusqu’à ce que Kinshasa —dont le commandement de l’armée est aussi fermement en main des amis rwandais (est-ce la raison pour laquelle l’armée nationale congolaise est si faible et incapable ?)— cède. Ainsi, une population entière est l’otage aux mains d’un système terroriste moderne.

Une fois de plus, c’est la population congolaise elle-même qui est touchée, non pas les réfugiés rwandais, auxquels elle a donné l’hospitalité en 1994 et les années suivantes et dont le destin d’il y a douze ans est devenu le leur. D’après des estimations récentes, les atrocités commises par les sbires de Nkunda au Nord-Kivu, dont la décapitation de jeunes gens avec des machettes, —les viols systématiques des femmes congolaises sont aujourd’hui incontestés— ont déplacé plus d’un demi millions de personnes. Ils manquent de tout et sont livrés sans protection à ces bandes de criminels.

Les États-Unis et l’Europe hypocrites

Les décisions officielles et les appels, notamment des États-Unis, de l’ONU et de l’UE, aux adversaires de renoncer à l’utilisation des armes et de chercher des solutions négociées, ne sont pas honnêtes. Car c’est justement l’Occident qui profite directement de la mafia rwando-congolaise qu’il a créée et qu’il maintient en vie afin d’atteindre ses objectifs économiques et géostratégiques. Sur le dos de centaines de milliers de personnes innocentes qui, une fois de plus, se saignent et meurent.

Des organisations des droits de l’homme congolaises se demandent aujourd’hui sérieusement si les atrocités sans fin auxquelles les populations de l’Est du Congo sont exposées ne sont pas systématiques. Effectivement, ces dernières années, des viols, des humiliations, des actes de torture, des exécutions sommaires et quantité d’autres atrocités inimaginables sont perpétrés envers les populations civiles.

Le résultat de ces atrocités est partout le même : Les gens, paniqués, quittent leur patrie, et cherchent protection. Beaucoup d’entre eux, traumatisés, ne retournent plus jamais sur le lieu de ces atrocités. Qui veut cela ? Qui en profite ? Dans les milieux des Congolais en exil, une toute autre version du terme de génocide circule. Les populations de l’Est du Congo ne se sentent aujourd’hui pas seulement abandonnées par le communauté internationale. Elles se sentent, ces derniers temps, victimes d’une politique d’extermination systématique qui poursuit apparemment le but de dépeupler l’Est du Congo de sa population indigène congolaise. Autrement, la systématique de cette horreur n’est pas explicable. Il n’est pas difficile de s’imaginer qui peuplera par la suite ces régions vidées, si riches en matières premières.

Jusque là, la vie « normale » continue en Europe. Finalement tout cela est tellement lointain et en plus cela se passe en Afrique. Comme si déportations, intimidation de la population, exécutions sommaires, tortures, viols et extermination n’avaient pas déjà été décidés, il n’y a pas si longtemps, dans une prison près de Munich et, quelques années plus tard, au siège du gouvernement et également au Reichstag de Berlin. L’ouvrage dans lequel ces stratégies sont décrites s’appelle Mein Kampf. Face à cette catastrophe à l’Est du Congo, tous les gens de bonne volonté du monde entier sont appelés, à mettre tout en œuvre pour que ces tueries pour les matières premières cessent enfin.