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Le 21 mai 2002, l’agent Coleen Rowley a adressé une lettre de 13 pages au directeur du FBI Robert Mueller, déclarant : « C’est un fait que le personnel clé du Quartier Général du FBI dont la tâche est d’assister les agents de terrain et de se coordonner avec eux pour les investigations sur le terrorisme ainsi que d’obtenir et de faire usage des données obtenues au moyen des recherches s’appuyant sur la FISA (Loi sur la Surveillance des services de renseignements étrangers) – lesquels agents clés sont théoriquement dans le secret d’un bien plus grand nombre de sources de renseignement que les agents de terrain de la division – ont continué, de façon presque inexplicable, d’élever des barrages et de saper à la base les efforts devenus dès lors désespérés d’obtenir de la FISA un mandat de perquisition, bien longtemps après que les services de renseignement français aient fourni leurs informations et qu’une cause probable soit devenue évidente. Le personnel du QG soulevait des questions ridicules témoignant de leur effort visible de miner à la base l’idée de cette cause probable…
« Lorsque, dans un effort désespéré de la dernière heure visant à passer outre le barrage élevé par le QG, la division de Minneapolis entreprit de notifier directement le Centre antiterroriste de la CIA (CTC), le personnel du QG du FBI réprimanda sévèrement les agents de Minneapolis pour avoir fait cette notification directe sans leur approbation…
« Je sais qu’il ne convient pas que je fasse montre de légèreté sur ces sujets, mais des plaisanteries avaient réellement cours selon lesquelles les membres clés du personnel au QG du FBI devaient être des espions ou des agents doubles, comme Robert Hansen, qui devait bien être au service d’Oussama ben Laden pour avoir à ce point coupé court aux efforts déployés à Minneapolis » [1]

Dans une interview du 25 septembre 2005, l’agent Coleen Rowley à déclaré, « Ce que j’ai fait, je crois, c’est ouvrir une première brèche dans ce système de défense par couverture qui, depuis 8 mois et demi à 9 mois, soutenait que le 11 Septembre ne pouvait pas être évité. « … Nous concédions tous ce point que ‘le 11 Septembre n’était pas chose que l’on aurait pu prévenir’, qu’il était de ces choses "qui n’apparaissent évidentes qu’après coup". Comme disait Condi Rice : "Bon, personne n’aurait jamais pu imaginer que quelqu’un pourrait prendre la conduite d’un avion, etc", et bien sûr, quand elle dit cela, elle omet de prendre en considération une foule de choses. Et on la laisse s’en tirer comme ça. Elle omet de considérer le fait que 2 ou 3 précédents existaient de gens cherchant à lancer des avions contre des immeubles, de prendre le contrôle de cabines de pilotage... On oublie aussi le fait qu’à Minneapolis [dans les bureaux du FBI] le responsable en fonction avait dit, parlant de Zacarias Moussaoui : "C’est un type qui serait capable de lancer un avion contre le World Trade Center", le 22 août ! » [2].

En dépit des déclarations hautement pertinentes de l’agent Coleen Rowley et de sa connaissance intime des efforts déployés par le QG du FBI pour bloquer les investigations relatives aux activités des terroristes liés à al-Qaïda durant les 4 semaines qui ont précédé le 11 Septembre, la Commission chargée d’enquêter sur les événements ne l’a jamais convoquer pour l’entendre. Le « Compte Rendu complet et exhaustif sur les circonstances ayant entouré les attentats terroristes du 11 Septembre » ne contient aucune mention de ses affirmations que le QG du FBI a continué, de façon quasiment inexplicable, à élever des barrages devant les efforts des agents de terrain du contre-terrorisme et à saper leurs tentatives. Le Rapport de la Commission du 11/9 ne fait qu’une mention indirecte de l’Agent Rowley dans une seule note de bas de page.

Traduction
ReOpen911.info

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[1] Memo de Coleen Rowley au directeur du FBI daté du 21 mai 2002, cité dans l’édition du 3 juin 2002 de Time Magazine.

[2] The Truthtellers, NowPublic, 5 août 2006.