La droite, liée aux intérêts étrangers, promotrice d´actes séparatistes et de massacres de civils, et qui a consacré tous ses efforts au sabotage des actions politiques, économiques et sociales de l´administration populaire, n´attire pas les sympathies. Mais, de plus, elle a été incapable de s´unir pour présenter un front unique.

En effet, le gouverneur séparatiste de Santa Cruz, Ruben Costas, bien connu pour ses positions de droite, a admis récemment l´échec des gestions qu´il avait effectuées pour former un front électoral ayant pour mot d´ordre « Tous contre Evo » .

Il a déclaré publiquement qu´il était maintenant impossible de parler d´une coalition de l´opposition car, a-t-il admis avec amertume, « dans les conversations, ce sont les intérêts individuels des différents candidats qui ont pris le dessus ».

En fait, la candidate conservatrice Jimena Costa a renoncé à la candidature présidentielle qu´elle avait lancé quelques semaines auparavant afin d´agglutiner les adversaires d´Evo Morales, et d´éviter leur dispersion.

D´autres opposants, comme l´ex-gouverneur Manfred Reyes, qui avait été révoqué par ses propres électeurs, ou Leopoldo Fernandez, actuellement incarcéré pour génocide et pour d´autres délits de droit commun, ont annoncé la formation d´un binôme aspirant aux postes de président et vice-président de la nation.

Les autres candidats sont Samuel Doria, un magnat du ciment et des fast- food, l´ex-président Jorge Quiroga et German Antelo, un ex-leader des groupes civiques de droite de Santa Cruz.

Les enquêtes les plus conservatrices rendent impossible toute manipulation des chiffres pour créer la confusion ou la préoccupation parmi les électeurs boliviens.

Un sondage de la Gallup, réalisé ce mois-ci, donne 57,7% de préférence à Evo Morales, tandis que son rival le plus proche, Reyes, arrive à peine à 9%. Les autres candidats obtiennent des résultats encore bien plus minimes.

Par conséquent, s´il n´y a pas de changement d´ici décembre, et si la droite n´invente pas de nouveaux coups violents et déstabilisateurs comme ceux qu´elle a fait dans le passé, il semble très difficile qu´Evo Morales n´assume pas, de nouveau, la présidence de la Bolivie. Il aura, en plus, l´avantage d´un triomphe dans les neuf départements nationaux et le contrôle de l´assemblée législative, maintenant appelée Assemblée Plurinationale, qui, pour la première fois dans l´histoire du pays, réunira des députés de tous les segments de la population, y compris les indigènes qui avaient été de véritables parias sur leur propre terre dans les anciens modèles oligarchiques de gouvernement.

Source
Agence Cubaine de Nouvelles
L’Agence Cubaine de Nouvelles (ACN) est une division de l’Agence d’information nationale (AIN) de Cuba fondée le 21 mai 1974.

Cuba News Agency