Les dirigeants iraniens ont multiplié les interventions publiques à l’occasion de la Journée de Jérusalem, qui permet aux musulmans de manifester leur soutien à la cause palestinienne. Cette année les déclarations avaient à l’évidence été coordonnées pour faire passer un message précis et prévenir sa déformation par les médias occidentaux.
Pourtant, force est de constater qu’une fois de plus, un gouffre sépare ces déclarations de leur traitement par les agences de presse occidentales.

Résumons le propos des dirigeants iraniens à l’attention de ceux qui souhaitent s’informer de leur point de vue :
- 1. La République islamique ne reconnaîtra jamais l’État d’Israël en tant qu’État sioniste. Elle ne souhaite aucunement l’expulsion ou la mort des colons juifs, mais préconise un État unique dans lequel tous les Israéliens et Palestiniens choisiront par référendum leur régime politique.
- 2. Téhéran considère que les Européens sont des gens civilisés et qu’ils ne recommenceront jamais à massacrer les juifs comme ils le firent durant la Seconde Guerre mondiale. C’est pourquoi, la République islamique ne comprends pas en quoi il est nécessaire de mettre les juifs européens à l’abri, en Palestine ou ailleurs. Le massacre des juifs d’Europe est instrumenté comme un mythe pour expliquer un état de fait, il n’y a pourtant pas de lien logique entre cet événement historique européen et la situation actuelle en Palestine.
- 3. Suivant l’enseignement de l’imam Khomeiny, Téhéran considère l’usage de la bombe atomique et la prolifération nucléaire comme contraires à l’islam. La République islamique s’interdit ce type d’activité et préconise la dénucléarisation militaire globale.
- 4. En prétendant mensongèrement que l’Iran viole ses principes islamiques et se dote de l’arme nucléaire, les sionistes cherchent à susciter la haine contre l’Iran, non seulement dans le monde, mais à l’intérieur de la communauté musulmane qu’ils rongent comme un cancer.

L’authenticité de ces déclarations peut être vérifiée par tout un chacun en consultant les émissions de radio et de télévision iraniennes en français, anglais et espagnol : Irib, Sahar et Press TV.

Si l’on se place dans une perspective constructive, ce sont ces déclarations —et non les interprétations des agences occidentales— qui doivent être analysées et critiquées.