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La secrétaire d’Etat Clinfon fait prêter serment au nouvel administrateur de l’USAID, Raj Shah.

Discours de la secrétaire d’État, Hillary Rodham Clinton, à l’occasion du 15e anniversaire de la Conférence internationale sur la population et le développement

Merci, merci beaucoup. Quelle merveilleuse occasion ! Nous étions plusieurs à être nerveux hier au soir lorsqu’il a commencé à neiger et je suis donc heureuse que le soleil brille sur nous tous ici qui nous sommes rassemblés pour célébrer le 15e anniversaire de la conférence et de l’accord historiques du Caire.

Lorsque j’y pense et lorsque je pense aux milliers de personnes qui y ont participé, qui se sont rassemblées pour déclarer d’une seule voix que les soins de santé génésique sont essentielles à la santé des femmes et que la santé des femmes est essentielle à la prospérité et à l’ouverture des possibilités de progrès pour tous, à la stabilité des familles et des collectivités, et à la viabilité et au développement des nations, cela me donne la nostalgie de conférences qui donnent des résultats (rires), de conférences qui nous donnent un cadre pour aller de l’avant. Je n’ai aucun doute que le travail que nous avons accompli et les engagements que nous avons pris au Caire constituent toujours l’essentiel de nos intentions pour l’avenir et de ce que nous devons faire au nom des femmes et des filles.

La date butoir est 2015. Si nous célébrons cette occasion, ce n’est pas seulement pour regarder en arrière mais pour regarder en avant. Qu’allons nous faire d’ici à 2015 ? Souvenons-nous de ce que l’on attendait de nous. Que tous les gouvernements fassent de l’accès aux soins de santé et aux services de planning familial un droit fondamental. Que nous réduisions considérablement les taux de mortalité infantile, enfantine et maternelle. Que nous ouvrions la porte de l’éducation à tous les citoyens, et surtout aux femmes et aux filles.

Rétrospectivement, il est difficile de croire que la conférence du Caire a été la première au monde à reconnaître les liens entre la santé de la femme, la qualité de sa vie et les progrès de l’humanité. Je suis donc heureuse de partager cet événement historique avec vous mais surtout de vous demander de vous joindre à nous pour nous consacrer une fois de plus à la poursuite des objectifs que nous avons définis il y a 15 ans. Ils sont toujours importants et ils ne sont toujours pas atteints.

J’ai l’honneur et le privilège de connaître beaucoup d’entre vous ici présents, certains depuis longtemps. Et je sais la force de votre engagement passé et présent. Nous avons fait de grands progrès depuis 1994 pour ce qui est de l’amélioration de la santé et de la vie des femmes et des enfants, surtout des filles. Par exemple, l’emploi des contraceptifs modernes est passé de moins de 10 % dans les années 60 à 43 % en 2008. L’accès aux soins néonatals, y compris aux médicaments qui empêchent la transmission du VIH de la mère à l’enfant, s’est considérablement amélioré. Nous avons sensiblement relevé les taux de survie des enfants. Le nombre des filles inscrites à l’école a augmenté partout dans le monde. Et nous sommes plus proches d’un autre objectif moins facilement mesurable mais tout autant important, celui de l’intégration du principe d’égalité des femmes et des hommes dans tout un éventail de programmes, notamment dans nos efforts, par le biais des Nations unies, de mettre un terme aux violences sexuelles dans les zones de conflits.

Il reste cependant d’énormes inégalités. Trop souvent, encore aujourd’hui en 2010, les femmes et les filles sont les premières à subir les conséquences des crises régionales et mondiales, qu’il s’agisse du ralentissement de l’économie, du réchauffement climatique ou de l’instabilité politique. Elles représentent toujours la majorité des personnes pauvres, sous-éduquées, en mauvaise santé et mal nourries. Elles sont rarement la cause des répercussions violentes, des conflits violents mais elles en subissent de plus en plus les conséquences. Nous l’avons vu au Congo, en Bosnie, en Birmanie et ailleurs. Et 15 ans après la conférence du Caire, beaucoup trop de femmes n’ont encore que peu ou pas d’accès à des services de santé génésique, en particulier de planning familial et de santé maternelle.

Lorsque nous envisageons ce déficit de soins de santé pour les femmes, nous pouvons voir ce qu’il représente en perte de productivité, de ressources et de vies. Près de la moitié des femmes des pays en développement accouchent sans l’aide d’une infirmière, d’une sage-femme ou d’un médecin et sans accès à des soins médicaux critiques. Le taux mondial de mortalité maternelle reste périlleusement élevé ; toutes les minutes de tous les jours, une femme meurt pendant sa grossesse ou son accouchement et pour chaque femme qui meurt, on en compte 20 qui souffrent de blessures, d’infections ou de maladies toutes les minutes.

Plus de 215 millions de femmes dans le monde n’ont pas accès aux formes modernes de contraception et cela contribue aux près de 20 millions d’avortements dangereux qui sont pratiqués chaque année. Les maladies sexuellement transmissibles, y compris évidemment mais non exclusivement le VIH et le sida, tuent des millions de femmes chaque année. Les fistules ruinent la vie de millions de femmes et elles sont souvent le résultat de grossesses chez des filles trop jeunes. On estime que quelque 70 millions - 70 millions de femmes et de filles ont subi des ablations génitales féminines, procédure qui n’est pas seulement douloureuse et traumatisante mais qui est aussi source d’infections et augmente les risques de complications durant l’accouchement.

Comme nous qui sommes rassemblés aujourd’hui dans cette salle Ben Franklin au huitième étage du bâtiment du département d’État le savons bien, la question de la santé génésique fait le sujet d’un débat intense. Mais je pense que nous sommes tous d’accord pour dire non seulement que ces chiffres sont désolants, mais que, 15 ans après le Caire, ils sont intolérables. Parce que si nous croyons que les droits fondamentaux sont des droits de la femme et que les droits de la femme sont des droits fondamentaux, nous ne pouvons pas accepter la marginalisation de la moitié de la population du monde. Nous ne pouvons pas l’accepter moralement, politiquement, socialement ou économiquement.

Alors, nous sommes réunis ici aujourd’hui pour mesurer le chemin qu’il nous reste à parcourir avant d’atteindre les objectifs de la conférence internationale sur la population et le développement. C’est un chemin que le gouvernement Obama et l’État fédéral américain vont parcourir avec vous. Mais nous allons devoir faire vite parce qu’il ne nous reste que 5 ans pour atteindre nos objectifs originaux.

Les statistiques de santé que je viens de citer suscitent une question plus vaste. Il y a un lien direct entre la capacité d’une femme de planifier sa famille, d’espacer ses grossesses et d’accoucher sans risque et sa capacité d’acquérir une éducation, de travailler en dehors de la maison, de soutenir sa famille et de participer pleinement à la vie de sa collectivité.

Lorsqu’une fille devient mère avant de savoir lire, lorsqu’une femme accouche seule et souffre d’une incapacité permanente, lorsqu’une mère peine chaque jour pour nourrir sa famille nombreuse mais ne peut convaincre son mari d’utiliser un moyen de contraception, ce sont là des souffrances qu’il est possible d’éviter et que l’on doit éviter. Elles représentent un potentiel non réalisé. Et elles offrent aussi la possibilité d’offrir une aide critique aux femmes partout dans le monde et aux enfants qui dépendent d’elles.

Investir dans la santé des femmes, des adolescentes et des filles n’est pas seulement un impératif moral, c’est aussi la chose intelligente à faire. C’est pourquoi nous intégrons le principe de l’égalité en tant qu’élément clé dans l’ordre du jour de notre politique étrangère et notamment dans notre initiative mondiale pour la santé et notre initiative mondiale pour la sécurité alimentaire. C’est pourquoi nous avons nommé notre première ambassadrice pour les questions mondiales de la femme - et il ne m’a pas fallu longtemps avant de décider qui nommer à ce poste. Et c’est pourquoi nous lançons notre programme de promotion de l’esprit d’entreprise des femmes par le biais de notre Pathway to Prosperity (la Voie à la prospérité) en Amérique latine afin de faire en sorte que la prospérité soit mieux répartie, notamment chez les femmes. Et c’est pourquoi nous travaillons avec les chefs religieux en Afghanistan et au Pakistan pour accroître l’accès aux informations sur le planning familial et les soins de santé préventive.

Nous faisons tout cela parce que nous avons vu que lorsque les femmes et les filles disposent des outils voulus pour rester en bonne santé et de la possibilité de contribuer au bien-être de leur famille, elles prospèrent et tous ceux autour d’elles font de même.

Voyez ce qui s’est passé en Uganda où l’USAID travaille avec la Fédération internationale pour le planning familial et offre des services de santé génésique et un enseignement et une formation aux femmes à faible revenu. Parmi leurs clients se trouvait un groupe d’adolescentes qui se surnommaient « les étoiles du clair de lune ». Leurs parents étaient morts, les laissant seules à s’occuper de leurs frères et sœurs plus jeunes ; faute d’autre option, elles travaillaient comme prostituées. Grâce au programme financé par l’USAID, elles ont eu accès à des préservatifs et à des cours d’éducation sexuelle pour se protéger des maladies et des grossesses. Elles ont aussi commencé à suivre des cours de couture, de tricot et d’autres et à acquérir des compétences qu’elles pouvaient utiliser pour aider à s’occuper de leur fratrie sans mettre en danger leur bien-être physique et psychique. Grâce à cette formation et au soutien qui l’accompagnait, de nombreuses « étoiles du clair de lune » ont abandonné la prostitution et ont saisi de nouvelles occasions pour elles et leurs familles.

Si investir dans les femmes galvanise leur vie, le contraire est également vrai. Dans les sociétés où les droits et les rôles des femmes sont niés, les filles se voient interdire de fréquenter l’école ou elles paient un lourd prix lorsqu’elles essaient de le faire. Rares sont celles qui ont le droit de décider si et quand elles se marieront ou deviendront mères. La pauvreté, l’oppression politique, voire l’extrémisme violent, ne sont jamais loin.

La santé de la mère et de l’enfant est un indicateur particulièrement important des progrès. Depuis ces dernières années, nous en savons plus sur les conditions qui mènent à des troubles. Il s’avère qu’un des indices les plus exacts des troubles politiques est le taux de mortalité infantile. Lorsque la mortalité infantile est élevée, la qualité de vie est mauvaise parce que les investissements dans les soins de santé sont faibles et ces soins sont hors de portée, ce qui cause le genre de frustration, de désespoir et de colère que nous connaissons. Nous savons aussi que la mortalité infantile est étroitement liée à la mortalité maternelle. Lorsque la mère meurt, les enfants courent un plus grand risque de mourir.

Il n’est pas possible de séparer ces problèmes, non plus que leur solution. Dans le gouvernement Obama, nous sommes persuadés de la valeur de l’investissement dans les femmes et les filles et nous savons qu’il existe un lien de causalité directe entre la santé génésique de la femme et sa capacité de mener une vie productive et accomplie. Nous sommes donc persuadés que l’investissement dans le potentiel des femmes et des filles est le meilleur que nous puissions faire. Il est lié à tous les problèmes qui sont dans l’esprit de tous partout dans le monde.

Nous renouvelons donc notre engagement d’améliorer la santé génésique des femmes et des filles. Sous la direction de notre gouvernement, nous nous engageons à atteindre les objectifs de la conférence du Caire. Nous promettons de travailler ensemble avec vous tous. Une des premières décisions du président Obama a été de renverser la politique de Mexico qui limitait considérablement notre capacité de financer des programmes de planning familial.

Nous nous sommes engagés à offrir de nouveaux financements, à lancer de nouveaux programmes et à atteindre l’objectif numéro 5 du Millénaire pour le développement, de réduire (des trois quarts) le taux de mortalité maternelle dans le monde et de donner un accès universel aux soins de santé génésique. Cet objectif est crucial et lié aux autres objectifs du Millénaire mais c’est aussi celui où les progrès ont été les plus lents partout dans le monde.

Cette année, les États-Unis ont renouvelé leur financement au Fonds des Nations unies pour la population pour les soins de santé génésique et des financements supplémentaires vont suivre. Le Congrès a récemment affecté plus de 648 millions de dollars d’aide aux programmes mondiaux de planning familial et de santé génésique. C’est la dotation la plus importante depuis une décennie - j’ajouterais depuis la dernier président démocrate.

En plus de ces nouveaux financements, nous avons lancé un nouveau programme qui sera la pièce maîtresse de notre politique étrangère : l’initiative mondiale pour la santé, qui nous engage à consacrer 63 milliards de dollars au cours des six prochaines années pour améliorer la santé en investissant des millions de dollars pour, entre autres, réduire les taux de mortalité maternelle et infantile, éviter des millions de grossesses non désirées, et prévenir des millions de nouvelles infections par le VIH. Cette initiative utilisera une nouvelle approche pour lutter contre les maladies et promouvoir la santé. Elle s’attaquera de manière groupée aux problèmes sanitaires interconnectés, par exemple en intégrant les services de planning familial et de santé maternelle et le dépistage et le traitement du VIH/sida de sorte qu’une femme recevant des soins de santé génésique pourra aussi recevoir des conseils en matière de VIH et être orientée, le cas échéant, sur une clinique le traitant.

Aujourd’hui, nous sommes témoins de la montée de la plus grande génération de jeunes de l’histoire de l’humanité. Ils doivent et méritent de savoir comment préserver leur santé et, grâce à cette initiative, nous leur donnerons les informations dont ils ont besoin. L’initiative mondiale pour la santé aidera les pays à renforcer leurs propres systèmes de santé. Nous voulons qu’ils établissent des systèmes de santé viables. Elle garantira que tous nos programmes de santé, notamment de nutrition, de lutte contre le paludisme, la tuberculose, le sida, sont conçus pour satisfaire les besoins des femmes et des filles, en prenant en compte les nombreux facteurs sociaux et économiques qui influent sur leur santé, de la coercition sexuelle et de la violence domestique à l’inégalité omniprésente entre les sexes.

Vous savez que le sida se transforme maintenant en une maladie de la femme et que des femmes de plus en plus jeunes dans de plus en plus de pays en sont atteintes. Nous savons que l’accès accru aux moyens de contraception n’est efficace que si les femmes peuvent les utiliser, qu’il est plus difficile pour une femme de se protéger du VIH lorsqu’elle doit rester dans les bonnes grâces d’un homme pour survivre et que tous les soins prénatals au monde ne protègent pas la mère et l’enfant des mauvais traitements au sein du ménage. Promouvoir la santé de la mère et des enfants signifie améliorer la qualité de leur vie à différents niveaux mais cela signifie aussi s’adresser aux hommes et aux garçons pour en faire des alliés et des défenseurs.

Nous avons donc encore beaucoup à faire mais le programme du Caire est une bonne feuille de route et l’objectif numéro 5 du Millénaire pour le développement vaut la peine d’être atteint. Et nous allons avoir besoin de votre aide. Dans tout ce que nous faisons au département d’État et à l’USAID nous prenons en compte les besoins et les rôles des femmes et des filles. Nous nous demandons comment les femmes et les filles peuvent jouer un plus grand rôle dans leurs sociétés, comment elles peuvent être plus impliquées dans les processus de rétablissement et de maintien de la paix, comment elles peuvent contribuer à réduire et prévenir le changement climatique. Partout, nous clamons qu’il faut porter une attention spéciale aux besoins des femmes et des filles. C’est dans l’intérêt de la sécurité nationale des États-Unis.

Je voudrais terminer en vous racontant l’histoire d’une femme dont la vie a été transformée par le travail que vous qui êtes dans cette salle accomplissez tous les jours. Caroline Ditina est une jeune femme de la République populaire du Congo qui pendant des années a souffert de la honte et de l’ostracisme causés par une fistule obstétrique. Un jour, elle est entrée dans une clinique soutenue par le Fonds des Nations unies pour la population où elle a subi l’opération chirurgicale et reçu le soutien émotionnel dont elle avait besoin pour guérir. Elle a alors commencé à parler de l’expérience de sa lutte contre ce stigmate et à dire aux autres femmes que même dans les endroits les plus isolés, le traitement est possible.

Son message a fait le tour du monde. Il y a deux ans, elle est venue à Washington et encouragé les membres du Congrès à soutenir les programmes de santé maternelle partout dans le monde. Et aujourd’hui, les États-Unis sont fiers de soutenir à nouveau le Programme des Nations unies pour la population. Mais une seule avocate, aussi engagée et aussi passionnée soit elle, ne peut pas tout faire. Toutes les femmes partout dans le monde méritent des soins de qualité, non seulement lorsqu’elles en ont le plus besoin mais à tous les instants de leur vie. C’est là notre but et c’est là notre responsabilité.

C’est aussi une simple question d’égalité et de justice. J’ai eu l’occasion de me rendre dans de nombreux endroits du monde où les riches, les personnes éduquées, les nantis, les branchés, les puissants, les élites avaient accès à toutes les formes possibles de soins de santé. Mais la vaste majorité des femmes de ces mêmes sociétés en étaient privées, privées par la loi, privées par la coutume, privées par les tabous, privées par les règlements, privées par le manque de ressources. C’est inacceptable.

Alors nous ne devons pas seulement fournir ces services à ceux et celles qui en ont besoin, nous devons changer les esprits et les modes de penser des responsables de l’offre de ces services partout dans le monde. Je l’ai dit probablement dans tous les continents du monde à l’exception de l’Antarctique, les droits que les femmes qui ont une position dans la société peuvent obtenir ne doivent pas être refusés aux femmes des quartiers populaires, ou qui s’occupent de leurs enfants ou qui nettoient leur maison ou qui plantent leurs récoltes, et nous devons faire plus pour promouvoir l’égalité au nom des femmes et des filles et notamment au nom du programme d’action du Caire.

Je suis persuadée que nous pourrons faire cela ensemble et je vous suis très reconnaissante de ce que tant d’entre vous font déjà depuis tant d’années. Vous avez connu des hauts et des bas, vous avez travaillé dans des conjonctures politiques favorables et défavorables, vous avez vu la politique de Mexico se mettre en place et disparaître, et vous avez gardé le cap. Vous êtes restés fidèles à vos engagements, à votre passion, à votre croyance que chaque enfant de ce pays, garçon ou fille, doit avoir la possibilité de remplir tout le potentiel qui l’accompagne à sa naissance.

Je vous demande seulement de ne pas vous lasser. Je ne sais ce que vous en pensez mais quelquefois, il est difficile de continuer. Cela semble aller tellement de soi, il est tellement évident pour nous que c’est ce qu’il faut faire, et pourtant nous nous heurtons à toutes sortes d’obstacles. Mais, je vous en prie, ne nous abandonnez pas et essayons de mettre en place des changements institutionnels et structurels qui ne disparaîtront pas lorsque les vents de la politique tourneront. Essayons de créer des marchés pour ces biens et des manières de les financer, et élaborons des programmes d’enseignement et de formation qui donneront aux femmes partout dans le monde la possibilité de prendre en main leur vie et leur avenir.

Maintenant, vous avez déjà fait la connaissance de deux de mes collaborateurs, je voudrais vous en présenter deux autres. Le premier est Raj Shah, le docteur Raj Shah est le nouvel administrateur de l’USAID. Raj, venez, venez ici.

Nous souhaitons que vous fassiez sa connaissance si vous ne le connaissez pas encore. Nous souhaitons que vous l’aidiez à introduire les changements voulus pour que l’USAID revienne au premier rang des organismes du développement dans le monde.

Et j’ai l’honneur de vous présenter notre sous-secrétaire Maria Otero. Maria, peut-être que Raj et vous pourriez dire quelques mots pour clore notre programme.