Les groupes terroristes et le crime organisé travaillent de plus en plus ensemble, renforçant leur capacité de nuisance avec des armes conventionnelles aujourd’hui, peut-être des armes nucléaires ou d’autres armes de destruction massive demain. Longtemps séparés, les réseaux criminels et terroristes sont aujourd’hui liés.
L’argent des rançons des kidnappings commis à Dubaï par Aftab Ansari a aidé à financer le 11 septembre et des parrains comme le criminel indien Dawood Ibrahim ont la double étiquette. Dans certaines régions, il est impossible de détruire une des infrastructures sans s’attaquer aussi à l’autre. En Asie du Sud-Est et au Moyen-Orient, ces liens sont particulièrement inquiétants. Les réseaux criminels ont ainsi été utilisés pour le marché noir nucléaire du Dr. Khan. Sans les réseaux criminels, il n’y aurait pas eu de transferts nucléaires du Pakistan, vers la Corée du Nord, la Libye et l’Iran.
Même si les États s’accordent ensemble dans la non-prolifération, la diffusion nucléaire peut se poursuivre via les réseaux criminels. De leur côté, les groupes criminels bénéficiaient du soutien des terroristes pour exploiter certains territoires ou se former à l’usage des explosifs. En outre, des organisations criminelles peuvent devenir idéologiques tandis que les groupes terroristes peuvent se lancer dans des actions criminelles pour financer leur activité.
Il faut accroître la coopération internationale contre les réseaux terroristes.

Source
International Herald Tribune (France)
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« Terrorists and organized crime join forces », par Rollie Lal, International Herald Tribune, 24 mai 2005.