• Le photojournaliste Mani rapporte dans Le Monde le témoignage d’un habitant d’Homs. Il déclare avoir compris qu’un massacre était en cours rue Al-Ansar et avoir « décidé de rejoindre la maison visée en perçant des trous dans les murs des maisons contiguës. Il assure avoir pu voir, à travers des ouvertures pratiquées dans les murs, le massacre des enfants. Il déclare que les assaillants étaient sept hommes en uniforme militaire appartenant aux forces loyalistes » (sic).

• La correspondante au Caire du Monde, Claire Talon, présente la capitale égyptienne comme le nouveau sanctuaire des opposants syriens. Elle cite quatre personnalités : Mahmoud Hamad (qui avait déclaré sur Al-Jazeera avoir vu, de ses yeux vu, l’aviation syrienne bombarder Damas), l’actrice Louise Abdelkrim (qui décrit ses nuits sans sommeil à Damas peuplés des hurlements des hauts parleurs scandant le prénom du président), Imad Ghalioun (le cousin du président du CNS), et Helen Al-Dayem (qui évalue à 50 000 le nombre de Syriens récemment tués par le régime).

• Le chroniqueur du Figaro René Girard met en garde contre un renversement de Bachar el-Assad qui provoquerait une situation à l’irakienne. Les Syriens n’ont rien à gagner à un changement de régime, indique t-il, car l’anarchie serait pire que la dictature.

• Gudrun Harrer –qui doit ignorer la situation des droits de l’homme au Qatar– explique dans Der Standard (Autriche) que la Ligue arabe est devenue une organisation progressiste active sous l’influence de l’émir éclairé de Qatar.

• Le patriarche orthodoxe de Syrie, Ignacio IV, explique dans ABC (Espagne) que les chrétiens de Syrie ne soutiennent pas Bachar el-Assad par peur des salafistes, mais de leur projet. Les chrétiens veulent continuer à vivre parmi les musulmans et pensent qu’el-Assad est le meilleur président de la région.

• Ce week-end, l’ex-observateur Anouar Malek s’exprimait dans la presse espagnole, laquelle n’est pas plus curieuse que ses consoeurs occidentales sur son passé et sa personnalité.

• Le reporter du Financial Times Europe, Michael Peel, a constaté qu’il n’y avait que quelques douzaines de manifestants anti-gouvernement à Alep, mais que l’économie était fortement touchée : coupures d’électricité et pénurie d’essence.

• Colum Lynch analyse dans le Washington Post le veto russe comme une « putinisation » de la politique étrangère russe. L’auteur n’examine pas les arguments de Moscou qui ne lui semblent pas dignes d’intérêt, mais s’interroge sur ce qui lui paraît être une stratégie de Poutine pour accroître son influence.

The Daily Star (Liban) note que le nombre de réfugiés syriens enregistrés par les Nations Unies au Liban atteint désormais 6 290. Cependant, le journal ne relève pas que nombre de ces personnes vivaient au Liban depuis longtemps et se sont faits enregistrer comme « réfugiés » pour bénéficier d’une aide matérielle. Dans le même article, le journal rapporte que cheikh Zakaria Masri a organisé une manifestation à Tripoli (nord du Liban) contre la Russie, la Chine et le Hezbollah, au cours de laquelle il a stigmatisé Bachar el-Assad comme croyant à l’athéisme et cherchant à l’imposer.

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