Les cinq principes généraux pour le règlement de la crise syrienne
- 1. Fin des violences d’où qu’elles proviennent
- 2. Mécanisme d’observation impartial
- 3. Pas d’ingérence
- 4. Accès sans entrave de l’aide humanitaire à tous les Syriens
- 5. Ferme soutien à la mission de Kofi Annan pour lancer le dialogue entre le gouvernement et tous les groupes d’opposition tel que défini par les termes de référence approuvés par le secrétaire général de la Ligue arabe.

The Independent on Sunday publie une déclaration de la rédaction : « Assez, c’est assez ! ». Tout en affirmant son soutien à l’opération en Libye, The Independent observe l’échec coûteux du déploiement de soldats britanniques en Afghanistan et en Irak. Il plaide pour l’arrêt des aventures militaires incertaines et se prononce clairement contre un engagement en Syrie.

• Le Washington Post dresse le bilan des points de vues contradictoires et des options militaires disponibles pour les USA en Syrie. Il conclut que l’effort devrait se limiter à fournir du renseignement et des moyens de télécommunication aux rebelles.

• Tariq Alhomayed, rédacteur en chef de Asharq Al-Awsat glose dans The Arab Times sur la conférence de presse du ministre Qatari des Affaires étrangères au Caire. Sur la base de ces mensonges, il conclut que les Russes sont en train de préparer un départ de Bachar el-Assad sur le modèle yéménite du départ du président Saleh.

• L’analyste égyptien Abdulmonen Mostafa du quotidien Al-Madina commente la position états-unienne dans la Saudi Gazette. Selon lui, depuis le 11-Septembre, la politique de Washington au Proche-Orient est élaborée autour de trois principes : sécurité des approvisionnements en pétrole, sécurité d’Israël, contrôle du leadership de l’Islam politique (il ne s’agissait donc pas de lutter contre al-Qaïda, mais d’en contrôler le leadership). Le renversement du très laïque président el-Assad prend son sens dans la perspective d’un affaiblissement du leadership islamique de l’Iran.

La photo du jour

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© SANA

Omniprésent dans la presse internationale, ce cliché de l’agence SANA montre Bachar el-Assad recevant Kofi Annan. En principe, l’envoyé spécial de l’ONU et de la Ligue arabe est d’abord venu évaluer la position syrienne, mais ici, c’est Annan qui parle, comme pour exposer des propositions. Le président syrien semble attentif, mais sur la réserve. La photographie est utilisée par les atlantistes et les médias du Golfe pour induire que Bachar el-Assad est inflexible.

Les dessins du jour

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© Arab News

Dans Arab News, le président Bachar el-Assad manie un double langage. D’un côté, il feint de vouloir la paix, de l’autre il recourt aux armes.

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© The Saudi Gazette

Dans The Saudi Gazette, le médiateur de l’ONU empire les choses en croyant les améliorer. Le tuyau qu’il a rafistolé goutte des cercueils.

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