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Des groupes terroristes armés, parmi lesquels certains que les États-Unis d’Amérique et leurs alliés se plaisent à qualifier « d’opposition armée modérée », ont perpétré un nouveau crime dans la ville d’Alep à l’aide d’armes chimiques, dont l’utilisation est interdite par le droit international. Ces organisations ont profité de la trêve que respectait la République arabe syrienne depuis près de deux semaines pour recourir une nouvelle fois aux armes chimiques. Le 30 octobre 2016, elles ont commis un acte criminel et terroriste en lançant des projectiles contenant du chlore gazeux sur un secteur comprenant 1 070 logements et sur le quartier résidentiel de Hamdaniyé à Alep, ce qui a entraîné 48 cas de suffocation parmi les civils et les militaires.

La République arabe syrienne s’attache à informer la communauté internationale des crimes que ne cessent de commettre les organisations terroristes, à la faveur du soutien que leur apportent certains États et du silence d’autres États. Elle tient donc à porter cette terrible réalité à la connaissance de la communauté internationale.

Ces trois derniers jours, les organisations terroristes ont tiré plus de 50 roquettes Grad et de 30 bonbonnes de gaz, aussi appelées « canons de l’enfer », depuis la partie est d’Alep et d’autres secteurs en direction de l’ouest de la ville, faisant 84 morts, dont une majorité de femmes et d’enfants, et 280 blessés à des degrés divers, sans parler des dégâts matériels considérables causés aux biens publics et privés. Le Gouvernement syrien a constitué une équipe chargée d’enquêter sur le recours criminel à des gaz toxiques, conformément à la procédure en vigueur, et il communiquera les conclusions des investigations à d’autres organisations internationales.

Depuis que les organisations terroristes ont envenimé la situation à Alep, ces dernières semaines, des centaines de civils innocents ont été tués dans l’ouest d’Alep et des milliers d’autres contraints d’en partir. Parallèlement, les groupes terroristes se livrent à d’innombrables crimes dans la partie est de la ville, qu’ils ont isolée du reste du monde.

Les États occidentaux ont défendu les crimes de Daech et du Front el-Nora ainsi que le recours des organisations terroristes à l’arme chimique. Au lieu d’accuser ces dernières, en particulier le Front el-Nosra et d’autres groupes que ces acteurs et États qualifient « d’opposition armée modérée », ils ont toujours pointé du doigt les parties innocentes et dédouané les organisations terroristes de la responsabilité de ces crimes.

Si la Syrie condamne l’emploi des armes chimiques par quelque partie que ce soit, elle fait également valoir que les États occidentaux qui mènent contre elle une campagne injuste et erronée feraient mieux de s’en prendre aux organisations terroristes et ceux qui, à des fins politiques ignobles, les soutiennent et les aident à se procurer des substances toxiques.

À ce propos, la République arabe syrienne a fourni des renseignements détaillés au sujet des États qui contribuent à faire parvenir des substances toxiques aux organisations terroristes, parmi lesquels figurent notamment l’Arabie saoudite, la Turquie et le Qatar. En outre, certains États occidentaux jouent un rôle latent dans l’approvisionnement de ces organisations en substances toxiques et en armes meurtrières, un fait révélé dans les propos tenus par les responsables de certains États, dont la France, les États-Unis et le Royaume-Uni qui n’hésitent pas à annoncer leur soutien aux organisations terroristes takfiristes et wahhabites qui tuent des Syriens innocents, ni de défendre les terroristes dans les enceintes internationales et dans leurs médias nationaux, qui manquent de crédibilité et font tout pour déformer la réalité.

Pour la République arabe syrienne, les actes criminels perpétrés par les groupes terroristes armés témoignent de leur impuissance et de leur incapacité d’atteindre les objectifs que leur ont fixés ceux qui les manipulent, les parrainent ou les soutiennent.

La République arabe syrienne engage de nouveau la communauté internationale à amener les États qui soutiennent le terrorisme à cesser notamment de fournir des substances toxiques et des armes aux groupes terroristes qui ont pour seul objectif de prolonger la crise syrienne et de détruire le peuple syrien et les équipements du pays.

La Syrie demande également à tous les acteurs internationaux qui mènent des investigations sur l’utilisation de substances chimiques en Syrie de présenter des conclusions et des rapports faisant preuve d’impartialité et de crédibilité. Ils ne doivent pas céder aux pressions d’États bien connus, comme les États-Unis, la France et le Royaume-Uni, qui ont politisé ces enquêtes de façon flagrante et inadmissible au lieu de respecter l’autorité et la crédibilité que confèrent les institutions internationales aux rapports qu’elles publient.

Source : S/2016/921