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Source : Département d’Etat US

La société de télécommunications Huawei veut installer ses équipements 5G dans les réseaux du monde entier. Pour atténuer les inquiétudes qu’il suscite, l’équipementier multiplie les informations trompeuses et fausses sur ses capacités techniques, son mode de propriété et ses obligations légales envers la république populaire de Chine (RPC) et le Parti communiste chinois (PCC). On ne peut pas faire confiance à Huawei pour ce qui est de dire la vérité ou de protéger les intérêts des autres, et on ne doit pas lui confier la sécurité vitale des réseaux 5G.

MYTHE 1 : Huawei est le moins cher

RÉALITÉ : Huawei est subventionné par la Chine — et non sans raison — mais d’autres ont des prix concurrentiels.

Des banques publiques soutenues par Beijing accordent à Huawei des financements à hauteur de dizaines de milliards de dollars pour que la Chine puisse avoir accès à des marchés étrangers et exercer une domination stratégique mondiale.
Les efforts déployés par Huawei pour monopoliser le marché de la 5G ont des ramifications inquiétantes du point de vue de l’élimination de la concurrence, du contrôle de la chaine logistique et de la manipulation des prix.
Samsung, Ericsson et Nokia fournissent tous une infrastructure 5G de haute qualité à des prix comparables, sans la menace de dérapages autoritaires.
Les coûts à long terme de la réparation des logiciels et des failles de sécurité de Huawei remettent en cause toute économie initiale.
La Chine n’est pas membre de l’Accord sur les marchés publics de l’OMC et ne respecte pas les principes d’ouverture, de transparence et de non-discrimination de cet accord.
La Chine impose aux entreprises étrangères de sérieux obstacles à l’accès au plus grand marché des télécommunications au monde, à savoir le marché intérieur chinois.
Ericsson et Nokia ont vu leur part de marché en Chine s’effondrer ces dix dernières années.

MYTHE 2 : Huawei est le plus évolué.

RÉALITÉ : Huawei est en retard quant à la pertinence et à la valeur des brevets.

• Huawei a déposé le plus grand nombre de demandes de brevets, mais cette information est trompeuse :

Si on évalue l’essentialité des brevets, c’est-à-dire à quel point la demande de brevet est en fait essentielle à la 5G, Huawei est dépassé par Ericsson, Samsung, Nokia et Qualcomm.
Si on évalue les brevets par juridiction, en comptant ceux qui sont déposés en Europe et aux États-Unis, Huawei est encore plus distancé par d’autres concurrents, comme Sharp, Intel et LG.
Si on évalue le nombre de brevets accordés, Huawei traîne derrière Nokia, Samsung et LG.

• Ericsson, Nokia et Samsung possèdent chacun des capacités semblables de monter des réseaux 5G complets sans utiliser de technologies Huawei.

MYTHE 3 : Huawei partage nos valeurs.

RÉALITÉ : Les pratiques de Huawei sont incompatibles avec les valeurs démocratiques.

Huawei prétend partager nos valeurs en matière de droits de la personne, d’État de droit et de souveraineté.
Mais les pratiques de Huawei suggèrent le contraire. La société soutient activement les régimes autoritaires, le vol de propriété intellectuelle et la surveillance utilisée pour contrôler la population et réprimer les minorités en Chine.
Comme l’a déclaré le patron de Huawei en 2018, « nous avons notre propre système de valeurs ». Il a également admis publiquement que Huawei n’était pas en conformité avec le règlement général sur la protection des données (RGPD) de l’UE et que la société ne le serait pas avant au moins cinq ans.

MYTHE 4 : Huawei protège toujours les intérêts de ses clients et de ses partenaires commerciaux.

RÉALITÉ : Huawei a des antécédents d’espionnage, de vol et de soutien des régimes autoritaires.

Des plaintes judiciaires contre Huawei pour vol de propriété intellectuelle ont été déposées par Motorola, Nortel, Cisco et beaucoup d’autres. Huawei a réglé certaines affaires en payant des dédommagements et en admettant sa culpabilité.
Huawei a été reconnu coupable par la justice de vol de secrets commerciaux à T-Mobile en 2017.
Huawei accorderait des bonus aux employés qui volent des secrets commerciaux à ses concurrents.
Huawei aurait vendu du matériel de pointe, en violation des sanctions, aux régimes répressifs de l’Iran, de la Corée du Nord et de la Syrie.
Les techniciens de Huawei auraient aidé certains gouvernements africains à espionner leurs adversaires politiques.

MYTHE 5 : Les réseaux utilisant la 4G de Huawei doivent utiliser sa 5G sous peine de coûts et de retards prohibitifs

RÉALITÉ : Les équipements Huawei peuvent être facilement remplacés au fil du temps.

Huawei a propagé l’idée fausse que ceux qui utilisent son infrastructure 4G doivent acheter son infrastructure 5G, sous peine de dépenses et de retards extraordinaires au vu de la nécessité d’un remplacement intégral chez un autre fournisseur.
La 4G actuelle de Huawei peut être facilement remplacée au fil du temps lors de l’entretien normal sur l’ensemble du cycle de vie.
Le véritable coût de remplacement de l’actuel matériel de transmission Huawei en Europe est estimé à seulement 3,5 milliards de dollars, soit 7 dollars par abonné mobile, et il ne retardera pas sensiblement le déploiement de la 5G ni n’aura d’impact sur le coût des nouveaux déploiements de la 5G.

MYTHE 6 : Huawei est victime de la « guerre commerciale » entre les États-Unis et la Chine

RÉALITÉ : Aucune des options autres que Huawei n’est une entreprise américaine.

Aucune entreprise américaine n’offre actuellement de formules de bout-en-bout de réseaux 5G. Les inquiétudes en matière de sécurité exprimées par les États-Unis ont vraiment pour but de garantir notre sécurité commune.
Les fournisseurs de substitution capables d’installer des réseaux de bout-en-bout ont leur siège dans des démocraties qui garantissent l’État de droit et des protections juridiques afin d’éviter tout abus du gouvernement : Ericsson (Suède), Nokia (Finlande) et Samsung (Corée du Sud).

MYTHE 7 : Le partage du code et les accords mutuels de non-espionnage rendraient Huawei fiable.

RÉALITÉ : Les promesses de Huawei ne sont que des mots.

Même les pays qui travaillent actuellement avec Huawei disent ne pas pouvoir reproduire son code source et ils n’auraient aucun moyen de savoir si Huawei dit la vérité sur ses produits 5G.
Huawei peut changer son code source 5G à tout moment pour ajouter des « backdoors » ou des « kill switches » en déployant des mises à jour trop rapidement pour que des humains ou des machines puissent les surveiller.
Huawei peut promettre ce qu’il veut, mais la loi de la RPC sur le renseignement et celle sur la cybersécurité l’obligent à obtempérer secrètement aux demandes de l’État, y compris à divulguer des données sensibles de ses clients.
De même, comme c’est le cas de toutes les entreprises en Chine, une section du PCC est intégrée dans la structure dirigeante de Huawei.

MYTHE 8 : Huawei est une entreprise indépendante, à l’abri de l’ingérence du gouvernement.

RÉALITÉ : Huawei a des liens étroits avec le parti communiste chinois et l’armée.

Huawei n’autorise pas les audits externes, de sorte qu’il n’est pas possible de vérifier objectivement la santé de l’entreprise — ni ses ventes et ses bénéfices.
La véritable identité de 99 % des propriétaires de Huawei de même que ses procédures d’exploitation sont un secret bien gardé, connu seulement d’un petit nombre de personnes en Chine.
Huawei prétend que l’entreprise appartient à ses employés par l’intermédiaire d’un syndicat, mais tous les syndicats en Chine appartiennent à l’État.
Huawei et ses employés collaborent souvent l’Armée de libération du peuple de la Chine.

MYTHE 9 : Bloquer Huawei nuira à la concurrence et ralentira le déploiement de la 5G.

RÉALITÉ : Les pays ne doivent pas courir à l’échec quand il existe maintenant des options autres que Huawei

Huawei propage l’idée fausse selon laquelle son interdiction condamnerait les pays à « prendre du retard ».
D’autres entreprises possèdent actuellement la capacité et l’envergure nécessaires pour répondre à la demande du marché en fournissant des équipements 5G de qualité comparable ou supérieure.
La technologie 5G n’en est qu’à ses balbutiements — le matériel et les logiciels des réseaux évolueront et s’amélioreront rapidement avec le développement d’études de cas (sur les véhicules autonomes et la fabrication intelligente, par exemple).
Il est bien plus néfaste pour l’équité des marchés de laisser Huawei recourir à des pratiques anticoncurrentielles visant à affaiblir la concurrence que d’interdire l’équipementier.

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Une promesse incroyable, un risque de taille

La technologie sans fil de la 5e génération (5G) sera la clé de voûte du développement économique et des services publics de demain. Les toutes dernières applications innovantes se révéleront critiques pour les sociétés nouvellement connectées. Les pays doivent agir maintenant pour protéger les réseaux 5G naissants : les enjeux ne sauraient être plus élevés.

BIEN PLUS QUE DES SMART PHONES PLUS RAPIDES

La 5G transformera tous les aspects de notre existence avec ses nouvelles applications captivantes :

Les voitures, bus et trains autonomes
La téléchirurgie, qui gomme les distances entre chirurgiens et patients
Des infrastructures critiques plus efficaces, tels les réseaux électriques et d’alimentation en eau
Des millions d’appareils connectés, y compris des appareils électroménagers « intelligents »
Des utilisations illimitées qui restent à inventer

LES RÉSEAUX 5G DOIVENT ÊTRE CONSTRUITS AVEC SOIN POUR PROTÉGER LES CITOYENS

Pour tenir la promesse 5G, les pays doivent garantir dès maintenant la sécurité de leurs réseaux 5G :

Les renseignements personnels seront menacés s’ils peuvent être interceptés avec des « backdoors »
La sécurité et la sûreté seront menacées si des attaques de type « kill switch » peuvent perturber ou paralyser les réseaux 5G
Les droits de l’Homme seront menacés si les « villes intelligentes » ont recours à des technologies de surveillance pour limiter la liberté individuelle et cibler les citoyens vulnérables
Les économies seront menacées si la propriété intellectuelle et les secrets commerciaux peuvent être volés
La souveraineté sera menacée si les pays comptent sur des réseaux contrôlés par des gouvernements autoritaires

À QUI SE FIER POUR CONSTRUIRE SON RÉSEAU 5G ?

Les normes nationales pour les réseaux 5G doivent tenir compte du pays et du modèle de gouvernement dans lesquels les sociétés d’équipements et de logiciels 5G ont leur siège social.
La confiance est impossible lorsque les vendeurs sont manipulés secrètement par un gouvernement autoritaire, comme la République populaire de Chine, où l’indépendance de l’appareil judiciaire et l’État de droit n’existent pas, de sorte qu’on ne peut pas empêcher le détournement de données.
Nos experts estiment qu’aucune solution technique ne peut atténuer les risques inhérents à l’utilisation d’équipements de Huawei et de ZTE à tout niveau de l’infrastructure du réseau 5G.
Ericsson (Suède), Nokia (Finlande) et Samsung (Corée du Sud) offrent des équipements excellents à des prix compétitifs et ces sociétés ne sont pas soumises aux caprices d’un régime autoritaire.

LES ÉTATS-UNIS SOUTIENNENT UN AVENIR 5G SÛR POUR TOUS.

Nous nous réjouissons de collaborer avec nos partenaires et alliés pour garantir notre sécurité commune dans un avenir 5G.
Permettre aux équipementiers chinois d’accéder à une partie d’un réseau 5G, quelle qu’elle soit, pose des risques inacceptables à la sécurité nationale, aux infrastructures critiques, à la protection des données personnelles et aux droits de l’Homme.
Nous avons pris des mesures pour admettre seulement des équipements fiables à tous les niveaux de notre réseau 5G.
Les États-Unis réévalueront la façon dont ils s’interconnectent et partagent des informations avec les pays qui compromettent leur sécurité 5G.