Vendredi 11 juin 1999

- Le général Viktor Zavarzine, à la tête d’une colonne de blindés d’environ 500 hommes entre au Kosovo. Son initiative, soutenue par l’état-major russe, aurait été prise sans l’autorisation du ministre des Affaires étrangères, Igor Ivanov. Les militaires russes se positionnent sur l’aéroport de Pristina qui devait être le centre opérationnel du déploiement de l’OTAN. Peu après, Boris Eltsine tranche le litige qui oppose ses militaires et son gouvernement en accordant une promotion au général Zavarzine.

Samedi 12 juin 1999

- Début de l’opération " Gardien conjoint " : deux détachements de la KFOR, britannique et français, entrent simultanément au Kosovo.

Dimanche 13 juin 1999

- Un premier convoi de l’UNHCR, conduit par Denis McNamara, entre au Kosovo depuis l’Albanie et se positionne à Pristina. Un second convoi, conduit par Sergio Vieira de Mello, entre depuis la Macédoine.

- En fin de journée, 14 000 hommes de l’OTAN ont déjà pénétré au Kosovo. Dans le secteur 1, les forces serbes se sont entièrement retirées tandis que la 12e brigade de panzer allemande s’est installée à Prizren et commence à se déployer dans le sud. Dans le secteur 2, aucune force n’est encore entrée, les Français continuant leur progression à travers le secteur 4. Dans le secteur 3, les Italiens ont atteint Pec et se déploient vers l’ouest. Dans le secteur 4, les Américains attendent que les Français aient ouvert la voie et se contentent de contrôler le col de Kacanik, leur 5e brigade aéroportée a été remplacée par la force spéciale Falcon.

- Dans le même temps, 24 000 hommes de l’OTAN ont été acheminés en renforts en Macédoine.

Lundi 14 juin 1999

- Le Financial Times révèle que l’accord de paix a été préparé par une mission du banquier suédois Peter Castenfelt. Cet ancien conseiller économique de Viktor Tchenomyrdine aurait, avec le soutien du gouvernement allemand, ajusté le positionnement russe vis-à-vis de la Yougoslavie.

- Le Parti radical de Vojislav Seselj se retire de la coalition gouvernementale, laissant seul le clan Milosevic.

- Dans le secteur 1, la 12e brigade de panzer allemande contrôle Prizren et ses alentours. Aucune force n’a encore pénétré dans le secteur 2. Dans le secteur 3, les Italiens de la brigade Garibaldi ont installé leur quartiers à Pec et contrôlent la ligne Morina. Dans le secteur 4, les Français ont ouvert la voie jusqu’à Gnjilane, où ils ont été relevés par les forces spéciales américaines Falcon. Dans le secteur 5, la 5e brigade britannique aéroportée occupe Lipljan, tandis que la 4e brigade cuirassée s’est établie à Pristina. Elle y a installé un Comité de liaison militaire et civil tandis que la KFOR installait son quartier général.

- Environ 8 900 Serbes ethniques, fuyant les forces de l’UÇK, ont trouvé refuge au Monténégro.

- L’UNHCR " découvre " à Pristina environ 20 000 Albanais ethniques qui avaient été déplacés à l’intérieur de la province.

Mardi 15 juin 1999

- La Reppublica révèle que les principaux dirigeants de l’opposition serbe de l’Alliance pour le changement, et des officiels monténégrins, ont tenu une réunion secrète au Monténégro le 12 juin, en présence du président Milo Djukanovic. L’ambassadeur américain Robert Gelbard, accompagné de l’ancien Premier ministre yougoslave Milan Panic, aurait promis 9 millions de dollars à qui renverserait Milosevic.

- Le Saint-Synode de l’Église orthodoxe serbe demande la démission de Slobodan Milosevic.

- Dans le secteur 1, la 12e brigade de panzer allemande continue à nettoyer Prizren et commence à se déployer vers le nord, où elle a déjà établi un poste de contrôle. Les forces serbes ont presque terminé l’évacuation du secteur 2. Dans le secteur 3, les Italiens de la brigade Garibaldi ont pris le contrôle de la frontière. Dans le secteur 4, les Américains ont prit la relève des Français à Gnjilane, et ceux-ci continuent leur progression. Dans le secteur 5, la 5e brigade aéroportée britannique reste à Lipljan, tandis que des éléments de la 4e brigade cuirassée ont évolué au Nord vers Podujevo pour contrôler la " Porte 3 " à la frontière, comme prévu dans l’accord technique militaire.

- Un bataillon grec se joint au dispositif.

Mercredi 16 juin 1999

- A Helsinki, les ministres de la Défense russe et américain, Igor Sergueïev et William Cohen, ne parviennent pas à s’accorder sur le rôle de la Russie au sein de la KFOR.

- Après l’Albanie, c’est au tour de la Macédoine de reconnaître de facto le gouvernement provisoire kosovar d’Hashim Thaqi.

- Le général Jackson a maintenant 27 000 hommes sous son commandement, dont 16 000 sont déjà au Kosovo. Les forces française font leur entrée en secteur 2, simultanément, les Italiens et les Allemands pénètrent dans le secteur pour empêcher l’UÇK de s’introduire entre les forces serbes et celles de l’OTAN.

Jeudi 17 juin 1999

- A Paris, les présidents américain et français, Bill Clinton et Jacques Chirac, préparent le sommet du G8.

- L’International Rescue Committee continue et amplifie ses parachutages de vivres dans les zones rurales du Kosovo.

Vendredi 18 juin 1999

- Le patriarche Pavle se rend au monastère de Pec et exhorte les Serbes ethniques à ne pas fuir le Kosovo.

- Ouverture du sommet du G8 à Cologne.

- A Helsinki, les ministres de la Défense russe et américain élaborent une série d’accords sur le rôle des forces russes au sein de la KFOR. Elles se déploieront dans un " espace " situé à cheval sur trois secteurs, où elles seront majoritaires sans être exclusivement décisionnelles.

Samedi 19 juin 1999

- Suite du sommet de du G8 à Cologne. Débats sur le rôle de la Russie au sein de la KFOR et sur la démilitarisation de l’UÇK.

- L’Italie propose que notre camarade Emma Bonino soit nommée représentante de l’ONU au Kosovo.

Dimanche 20 juin 1999

- Fin de l’évacuation du Kosovo par les forces serbes.