Au regard des objectifs assignés par George Robertson au premier jour des bombardements, cette campagne aérienne est un échec complet. Elle devait stopper l’épuration ethnique, elle a créé les conditions de sa mise en œuvre à très grande échelle. Le choix même des objectifs (50 ponts, des stations de télévision, etc.) rend aujourd’hui encore plus difficile la réconciliation entre communautés. La maîtrise des airs n’a pas eu d’incidence ni sur l’armée yougoslave, ni sur l’épuration au sol. Les bombardements n’ont résolu aucun problème et en ont créé aussi bien dans les Balkans que dans les relations internationales. Seul point positif, les intérêts français et anglais pour une défense européenne commune se sont rapprochés.