Il y a eu trois guerre du Kosovo. La première était diplomatique et nous l’avons perdue. Nous avons accordé de la confiance à la signature kosovare de l’accord de Rambouillet, alors que les Albanais n’entendaient pas la respecter mais seulement provoquer l’OTAN à bombarder les Serbes. La seconde guerre, c’était la campagne aérienne. Si elle a réussi, ce n’est pas en détruisant le potentiel militaire yougoslave, mais son économie. La troisième guerre, c’est la création d’un Kosovo démocratique et multiethnique. Nous l’avons déjà perdue. Il ne nous reste que deux options : soit la partition garantie par la présence de l’OTAN sur la ligne de démarcation, soit un protectorat sous une main de fer, comme la tutelle syrienne au Liban. A défaut de choisir rapidement, nous devrons envisager une quatrième guerre du Kosovo.