Le président Clinton s’est donné comme mission d’étendre la démocratie dans le monde. Au Kosovo, il a montré qu’en cas de conflit entre les Droits de l’homme et la souveraineté d’un Etat, les premiers devaient l’emporter sur le second. Au Timor oriental, un tel dilemme ne se pose pas. Les Droits de l’homme y sont bafoués par une force d’occupation étrangère. Pourtant, l’administration Clinton fait preuve de timidité. Il conviendrait de transformer une alliance régionale, comme le Forum de coopération économique de l’Asie et du Pacifique, en une force d’intervention déterminante.