Il y a plusieurs semaines, j’ai demandé une enquête parlementaire visant à établir quels avertissements l’administration Bush avait reçus avant les attaques terroristes du 11 septembre 2001. La Maison-Blanche et des porte-parole du complexe militaro-industriel se sont moqués de moi en me qualifiant de partisan de la théorie du complot.

On a même mis en cause mon patriotisme parce que j’avais osé suggérer que le Congrès doive conduire une enquête exhaustive à propos de l’échec le plus désastreux en matière de renseignement de toute l’histoire des Etats-Unis. Zell Miller, sénateur de Géorgie est allé jusqu’à qualifier ma demande d’investigations de « dangereuse, cinglée et irresponsable ».

Les révélations actuelles selon lesquelles l’administration et le président Bush avaient reçu depuis plusieurs mois des avertissements selon lesquels une attaque terroriste était clairement vraisemblable montrent la nécessité d’une enquête approfondie du Congrès.

Les raisons de l’opposition vigoureuse de l’administration Bush aux audiences parlementaires deviennent évidentes. L’administration Bush s’est engagée dans une conspiration du silence. Si les patriotes engagés n’avaient pas poussé à la transparence, les révélations actuelles auraient été cachées par la Maison Blanche.

Parce que j’aime mon pays, parce que je suis patriote et parce que le peuple américain mérite de savoir la vérité, je crois qu’il serait dangereux, cinglé et irresponsable de ne pas conduire une enquête exhaustive du Congrès au sujet de tous les avertissements qui sont parvenus à l’administration Bush avant le 11 septembre 2001.

Depuis que je suis entrée au Congrès en 1992, il y a ceux qui ont essayé de me faire taire. On m’a dit « assieds-toi et tais-toi » encore et encore. Eh bien ! Je ne m’assiérai pas et je ne me tairais pas jusqu’à ce que la vérité sans fard soit étalée devant le peuple américain. [1]

[1] Cette tribune libre est parue dans la presse américaine. Sa reproduction sur ce site n’engage pas Cynthia Mc Kinney vis à vis du Réseau Voltaire.