Le Directeur général de l’UNESCO, Koïchiro Matsuura, se réjouissant de la volonté réaffirmée par les Membres du Conseil exécutif de l’UNESCO de voir l’Organisation tenir pleinement son rôle en Iraq a déclaré, le 9 avril 2003 devant le Conseil réuni pour sa 166e session : « Nous savons d’expérience le rôle clé que jouent l’éducation et la culture dans la consolidation des processus de paix, de restauration de l’unité nationale grâce à l’expérience que nous avons acquise dans des situations analogues au cours de ces dernières années ». « Il est de notre devoir, a-t-il ajouté, de nous préparer sans attendre, si nous voulons aider le peuple iraquien à retrouver l’espoir dans l’avenir »  C’est dans cet esprit que le Directeur général a convoqué, pour le 17 avril 2003, une réunion des plus grands spécialistes internationaux du patrimoine culturel iraquien. Cette réunion, qui se déroulera au Siège de l’Organisation, doit permettre à plus de 20 experts ayant tous par le passé travaillé en Iraq, d’échanger leurs informations et de dresser un premier inventaire du patrimoine iraquien, afin d’élaborer un plan d’action d’urgence.

Cette réunion à laquelle participeront également des représentants de l’ICCROM, l’ICOM et de l’ICOMOS, a pour mission de préparer les actions d’urgence que l’UNESCO sera appelée à conduire dans le cadre de la réhabilitation du patrimoine iraquien et de préparer la mission d’évaluation intersectorielle que le Directeur général a décidé d’envoyer en Iraq, dès que possible. Cette mission aura pour objectif de dresser un inventaire des besoins de l’Iraq dans les domaines de compétence de l’UNESCO, notamment en éducation, culture, communication et sciences, afin de permettre à l’Organisation, de participer, en étroite coopération avec le système des Nations Unies, et dans le cadre du mandat qui lui sera donné, aux actions humanitaires d’urgence.

Forte de son expérience de chef de file en éducation dans le cadre du Programme Pétrole contre nourriture, l’UNESCO est un membre actif de l’Equipe interagence établie à Amman (Jordanie). En attendant l’établissement d’un bureau de l’UNESCO à Bagdad, Koïchiro Matsuura, a fait part de sa décision de renforcer les moyens de celui d’Amman. Par ailleurs, une mission a d’ores et déjà été dépêchée à Larnaca (Chypre) afin d’assurer la liaison avec les autres agences du système des Nations Unies qui opéreront à nouveau en Iraq dès que la situation le permettra.

Source : Unesco