Coopération pour la protection des antiquités et de la propriété culturelle de l’Irak

Le peuple des Etats-Unis est conscient de la valeur de l’héritage archéologique et culturel de l’Irak, qui retrace plus de 10.000 années du développement de la civilisation. Ces derniers jours, les musées nationaux de Bagdad et de Mossoul ont été pillés. D’autres institutions culturelles et des sites archéologiques ont connu le même sort. De tels pillages entraînent des pertes irréparables au niveau de la compréhension de l’histoire et des travaux des chercheurs irakiens et étrangers sans cesse à la recherche de nouveaux éclairages sur notre passé.

Au regard du droit irakien et international, les objets dérobés dans les musées et sur les sites sont la propriété de la nation irakienne. En conséquence, ce sont des biens volés, qu’ils soient retrouvés en Irak ou ailleurs. Toute personne possédant de tels objets ou se livrant en toute connaissance de cause à leur trafic commet un crime. De tels individus sont passibles de poursuites en vertu de la loi irakienne et de la Loi des Etats-Unis sur le vol de biens nationaux. Nous demandons aux Irakiens, ainsi qu’aux membres des forces coalisées et à d’autres, de ne pas manipuler ces objets. Nous demandons en particulier aux Américains de ne pas acheter de tels objets et de ne pas en faire commerce parce qu’ils appartiennent à la nation irakienne et sont des biens volés.

En plus de ses efforts notoires de protection des sites culturels, religieux et historiques de l’Irak, le CENTCOM a ordonné à toutes les troupes se trouvant en Irak de protéger les musées et les antiquités dans l’ensemble du pays. Dans des messages radiodiffusés dans l’ensemble de l’Irak, les Etats-Unis appellent la population à rendre tout objet volé et lui donne des instructions sur la façon de procéder. Le Bureau de la reconstruction et des affaires humanitaires aidera les Irakiens et les experts internationaux à restaurer les objets et à reconstituer les catalogues endommagés par les pilleurs. Un haut responsable du Bureau de la reconstruction et des affaires humanitaires, M. John Limbert, dirigera ces efforts.

Nous coopérons avec INTERPOL afin de faire respecter la loi et d’aider à retrouver ces articles pour les rendre à l’Irak avant qu’ils ne se retrouvent dans les réseaux criminels internationaux.

Nous avons également contacté l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) afin de discuter du rôle constructif qu’elle peut jouer sur le plan de la protection des antiquités irakiennes.

Traduction officielle du département d’État