Une répartition des rôles au Proche-Orient semble se dessiner au terme du sommet du G8. Israël, qui ne fait pas confiance à l’Union européenne, laisserait les États-Unis s’occuper du conflit israélo-palestinien, tandis que l’Europe se verrait confier la préparation de la paix entre Israël, la Syrie et le Liban. Cette marque de bonne volonté de la part des États-Unis se retrouve dans la déclaration finale du sommet : « Nos discussions ont montré combien est souhaitable un règlement de paix global incluant la Syrie et le Liban ». Cette phrase, incluse dans la déclaration finale du G8 portant sur le conflit israélo-palestinien montre que le dossier syro-libanais a bien fait l’objet d’un échange à Évian, en particulier entre les présidents états-unien George W. Bush et français Jacques Chirac.
Selon L’Orient Le Jour, Jacques Chirac reste très prudent sur ce sujet : la question d’une éventuelle « feuille de route » sur le volet syro-libanais « se discutera d’abord au sein de l’Europe, ensuite au sein du Quartet (États-Unis, Union européenne, Russie, ONU) », a-t-il déclaré, tout en estimant qu’une telle « initiative aboutira ».

Source
L&8217;Orient Le Jour (Liban)

« L’idée d’une "feuille de route" bis pour Damas et Beyrouth fait son chemin », L’Orient Le Jour, 4 juin 2003.