



Thierry Meyssan interrompt sa série de chroniques sur le conflit titanesque qui oppose la Russie aux États-Unis. Il s’adresse à tous pour casser les mensonges de la propagande de guerre.
La continuité entre les guerres au terrorisme et contre la Covid plonge successivement les foules dans la perte de leurs libertés, puis dans celle de leurs droits. En définitive, nous nous retrouvons dans un monde où les relations sociales sont niées par le dispositif sanitaire ; un monde où nous sommes désespérément seuls.
Dans la confusion de l’explosion de l’URSS et des proclamations d’indépendance des États soviétiques, celle de la Transnistrie fut si peu médiatisée que les États-Unis, pressés d’asseoir leur influence, firent opposition à sa reconnaissance par l’ONU et tentèrent de l’écraser en soutenant une invasion Roumano-Moldave au-delà du Dniestr. Mais ils sous-estimèrent gravement les généraux de Moscou opposés à Boris Eltsine, qui par les moyens de la 14e armée stationnée sur place permirent la victoire de la résistance populaire emmenée par l’actuel président de la Transnistrie (Pridnestrovie), Igor Smirnov. Récit des événements méconnus qui aboutirent à un statu quo remis en débat par les discussions sur le statut du Kosovo et le retrait russe du CFE.
Alors que la presse occidentale annonce l’imminente inculpation de dirigeants du Hezbollah par le Tribunal spécial pour le Liban, la revue russe Odnako remet en cause l’ensemble de l’enquête réalisée par les Nations Unies. Selon Thierry Meyssan, l’ancien Premier ministre libanais Rafiq Hariri aurait été assassiné avec une arme fournie par l’Allemagne. L’ancien procureur allemand et premier responsable de l’enquête onusienne, Detlev Mehlis, aurait falsifié un indice pour masquer la responsabilité de son pays. Ces révélations embarrassent le Tribunal et renversent la donne au Liban.
Le monde vient de commémorer le centenaire du génocide des non-musulmans de Turquie. Cependant, contrairement aux idées reçues, ce crime a débuté avec les massacres hamidiens de 1894-95 ordonnés par le sultan Abdülhamid II, a continué à une très grande ampleur avec les massacres de 1915 à 1923 planifiés par les Jeunes Turcs, et se perpétue aujourd’hui avec les massacres de Deir ez-Zor et Kessab organisés par Recep Tayyip Erdoğan. Depuis 120 ans, des pouvoirs turcs successifs massacrent les non-musulmans dans l’indifférence générale afin de constituer une nation homogène.