



Depuis le début de l’opération militaire russe en Ukraine, les relations internationales sont bloquées. Aucune position ne change. Le président Macron a cru pouvoir changer les règles du jeu en rebattant les cartes à l’occasion d’une réunion des frères ennemis européens, la Communauté politique européenne. Mais le président Poutine l’a pris de court en changeant les frontières et le jeu lui-même.
Alors que la presse internationale traite du sabotage des gazoducs Nord Stream sous l’angle du fait divers, nous l’analysons comme un acte de guerre contre la Russie, l’Allemagne, les Pays-Bas et la France. En effet, les trois voies d’approvisionnement en gaz des Européens de l’Ouest viennent d’être coupées simultanément, tandis que, toujours concomitamment, un nouveau gazoduc vient d’être inauguré à destination de la Pologne. De même que Mikhaïl Gorbatchev avait vu dans la catastrophe de Tchernobyl la dislocation inévitable de l’URSS, de même nous pensons que le sabotage des gazoducs Nord Stream marque le début de la chute économique de l’Union européenne.
Dans la confusion de l’explosion de l’URSS et des proclamations d’indépendance des États soviétiques, celle de la Transnistrie fut si peu médiatisée que les États-Unis, pressés d’asseoir leur influence, firent opposition à sa reconnaissance par l’ONU et tentèrent de l’écraser en soutenant une invasion Roumano-Moldave au-delà du Dniestr. Mais ils sous-estimèrent gravement les généraux de Moscou opposés à Boris Eltsine, qui par les moyens de la 14e armée stationnée sur place permirent la victoire de la résistance populaire emmenée par l’actuel président de la Transnistrie (Pridnestrovie), Igor Smirnov. Récit des événements méconnus qui aboutirent à un statu quo remis en débat par les discussions sur le statut du Kosovo et le retrait russe du CFE.
Le 13 juin 2021 ont eu lieu à la cathédrale de l’Église autocéphale d’Ukraine à Kiev, Saint-Michel-au-dôme-d’Or, les funérailles de l’ancien SS Orest Vaskoul.