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29 décembre 2006

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Beyrouth (Liban)

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 Liban

Thèmes
 Groupes fascistes et paramilitaires
 Action secrète

L’Internationale socialiste apporte son soutien à des leaders fascistes



C’est assez difficile à croire, mais c’est malheureusement vrai : l’Internationale socialiste a organisé une réunion extraordinaire à Beyrouth le 16 décembre 2006 où elle a accueilli des représentants de partis fascistes et leur a apporté son soutien. Cette mascarade serait la récompense d’une cotisation tout aussi exceptionnelle versée par le Parti socialiste progressiste (PSP) de Walid Joumblatt. Le Parti socialiste français a refusé de participer à cette mise en scène, mais les partis espagnol (PSOE), grec (PASOK), italien (DS et Ulivo), norvégien (DNA), palestinien (Fatah), suédois (SAP), tunisien (RCD) et turc (CHP) s’y sont compromis.

L’Internationale socialiste a notamment reçu :
- Walid Joumblatt, président du parti socialiste progressiste (PSP), membre de l’Internationale socialiste, majoritaire dans la communauté druze. En 1984, avec ses miliciens, il chassait les 1500 habitants du village grec catholique d’Aabra et rasait leurs habitations et leur église au bulldozer [1].
- le milliardaire Saad Hariri, quinzième fortune mondiale, aimable donateur du PSP et véritable financier de cette opération de relations publiques.
- Dory Chamoun, ancien membre (avec son père Camille Chamoun) de la Ligue anticommuniste mondiale ; une organisation criminelle dont firent partie la plupart des dictateurs pro-US durant la Guerre froide [2]. La France y était représentée par François Duprat, alors président-fondateur du Front national.
- Amine Gemayel, « leader suprême de la Phalange » (sic) ; un parti créé par son père Pierre Gemayel, sur les conseils d’Adolf Hitler, et sur les modèles de Benito Mussolini et de José Antonio Primo de Rivera.
- Samir Geagea, tortionnaire et criminel de guerre, amnistié par une loi spéciale votée à l’initiative de Saad Hariri. Entre autres crimes, M. Geagea assassina Tony Frangié et sa famille (1978), puis Dany Chamoun (1990), frère cadet de Dory Chamoun. Jusqu’à son incarcération, Samir Geagea participait aux réunions du Front national. Il conserve comme avocat le député frontiste Wallerand de Saint-Just.



[1] Source : Le Monde du 24 et du 29 mai 1985.

[2] Inside the League par John Anderson et Jon Lee Anderson, Dodd, Mead & Company éd., 1986.


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C’est assez difficile à croire, mais c’est malheureusement vrai : l’Internationale socialiste a organisé une réunion extraordinaire à Beyrouth le 16 décembre 2006 où elle a accueilli des représentants de partis fascistes et leur a apporté son soutien. Cette mascarade serait la récompense d’une cotisation tout aussi exceptionnelle versée par le Parti socialiste progressiste (PSP) de Walid Joumblatt. Le Parti socialiste français a refusé de participer à cette mise en scène, mais les partis espagnol (PSOE), grec (PASOK), italien (DS et Ulivo), norvégien (DNA), palestinien (Fatah), suédois (SAP), tunisien (RCD) et turc (CHP) s’y sont compromis.

L’Internationale socialiste a notamment reçu :
- Walid Joumblatt, président du parti socialiste progressiste (PSP), membre de l’Internationale socialiste, majoritaire dans la communauté druze. En 1984, avec ses miliciens, il chassait les 1500 habitants du village grec catholique d’Aabra et rasait leurs habitations et leur église au bulldozer [1].
- le milliardaire Saad Hariri, quinzième fortune mondiale, aimable donateur du PSP et véritable financier de cette opération de relations publiques.
- Dory Chamoun, ancien membre (avec son père Camille Chamoun) de la Ligue anticommuniste mondiale ; une organisation criminelle dont firent partie la plupart des dictateurs pro-US durant la Guerre froide [2]. La France y était représentée par François Duprat, alors président-fondateur du Front national.
- Amine Gemayel, « leader suprême de la Phalange » (sic) ; un parti créé par son père Pierre Gemayel, sur les conseils d’Adolf Hitler, et sur les modèles de Benito Mussolini et de José Antonio Primo de Rivera.
- Samir Geagea, tortionnaire et criminel de guerre, amnistié par une loi spéciale votée à l’initiative de Saad Hariri. Entre autres crimes, M. Geagea assassina Tony Frangié et sa famille (1978), puis Dany Chamoun (1990), frère cadet de Dory Chamoun. Jusqu’à son incarcération, Samir Geagea participait aux réunions du Front national. Il conserve comme avocat le député frontiste Wallerand de Saint-Just.

Documents joints

 


A gauche, le « leader suprême de la Phalange », Aminel Gemayel. Au centre, le président de l’Internationale socialiste, George Papandreou. A droite, le milliardaire Saad Hariri. Beyrouth 16 décembre 2006.


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[1] Source : Le Monde du 24 et du 29 mai 1985.

[2] Inside the League par John Anderson et Jon Lee Anderson, Dodd, Mead & Company éd., 1986.





 

 



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