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Action secrète

Alors que le droit international a consacré le principe de souveraineté des États, les grandes puissances n’hésitent pas à corrompre des gouvernements, à déstabiliser des sociétés, à éliminer des dirigeants, voire à renverser des régimes par l’action secrète. Cette forme d’ingérence s’avère relativement peu coûteuse par rapport aux gains que l’on peut en attendre, mais elle mine la confiance entre les États.
À ce jeu, les Anglo-Saxons sont passés maîtres. Unis au sein d’un pacte militaire secret conclu en 1948 (UK-USA + Canada, Australie, Nouvelle-Zélande), ils ont développé des outils d’espionnage et d’action clandestine au service d’un projet commun, celui de la Guerre froide. Ils rivalisaient alors avec l’Union soviétique face à laquelle ils avaient atteint une supériorité indéniable en la matière. La Chine maoïste et la France post-coloniale ambitionnèrent également de tenir par ce biais des zones d’influence, principalement en Afrique.
Après la dissolution de l’URSS, ce paysage fut entièrement renouvelé. La Chine a renoncé au financement tous azimuts de groupes armés révolutionnaires et s’est focalisée sur le renseignement utile au développement de la coopération économique. La France se retire de son pré carré africain au profit de l’Union européenne. Les services russes, qui auraient dû être engloutis dans le néant eltsinien, se sont attachés à restructurer le pays et sa zone historique d’influence (États nouvellement indépendants ex-soviétiques) en luttant contre les ingérences extérieures et non en s’ingérant dans le reste du monde.
À partir de 1995, les Anglo-Saxons ont investi massivement dans leurs services secrets, dont ils ont triplé le budget en une quinzaine d’années. En outre, ils ont intégré les services israéliens dans leur dispositif, parfois comme un membre à part entière de leur communauté, parfois comme un simple sous-traitant. En 2009, les services anglo-saxons (Israël non compris) emploient au total plus de 250 000 hommes et disposent de plus de 100 milliards de dollars US (soit 15 fois plus que ceux de la Russie leur principal compétiteur virtuel). De facto, l’espionnage et l’action clandestine sont devenus les outils essentiels de la globalisation forcée.




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Action secrète

Édition spéciale
Opération Sarkozy : comment la CIA a placé un de ses agents à la présidence de la République française

 Par Thierry Meyssan | Almaty (Kazakhstan)  | 19 juillet 2008 | Voltaire, édition internationale | Nicolas Sarkozy doit être jugé à son action et non pas d’après sa personnalité. Mais lorsque son action surprend jusqu’à ses propres électeurs, il est légitime de se pencher en détail sur sa biographie et de s’interroger sur les alliances qui l’ont conduit au pouvoir. Thierry Meyssan a décidé d’écrire la vérité sur les origines du président de la République française. Toutes les informations contenues dans cet article sont vérifiables, à l’exception de deux imputations, signalées par l’auteur qui en assume seul la responsabilité.

Les armées secrètes de l’OTAN (I)
Quand le juge Felice Casson a dévoilé le Gladio…

 Par Daniele Ganser | Bâle (Suisse) | 17 octobre 2009 | Voltaire, édition internationale | Le Réseau Voltaire débute la publication en épisodes de l’ouvrage de référence sur l’activité des services secrets de l’OTAN depuis la création de l’Alliance atlantique jusqu’aux années 90. Bien qu’il s’agisse du travail d’un historien, cette enquête sur le Gladio ne ressort pas de l’Histoire, mais bien de notre vie quotidienne. Cette structure secrète est toujours active et les États européens sont toujours sous tutelle anglo-saxonne, comme l’ont montré les enquêtes parlementaires sur les enlèvements perpétrés par la CIA depuis 2001. Il est impossible de comprendre la politique en Europe sans avoir une connaissance précise des réseaux « Stay-Behind ». Ce premier article retrace la découverte du Gladio par les magistrats italiens à la fin des années 80.

Washington et Paris renversent Aristide
Coup d’État en Haïti

 Par Thierry Meyssan | 1er mars 2004 | Voltaire, édition internationale | Washington et Paris se sont réconciliés pour défendre leurs intérêts impériaux dans les Caraïbes. Ils ont savamment organisé un coup d’État en Haïti pour renverser le président élu. Après avoir fabriqué une opposition de convenance autour du financier de la dictature des Duvalier, André Apaid, Washington a créé des groupes armés autour de l’ancien officier putschiste Guy Philippe. Tandis que Régis Debray et Véronique de Villepin-Albanel tentaient de contraindre Jean-Bertrand Aristide à la démission. En définitive, la rue restant fidèle à Aristide, les « rebelles » ne sont pas entrés dans Port-au-Prince. Ce sont les Forces spéciales états-uniennes qui ont dû enlever le président, dans son palais, au petit matin.

Les armées secrètes de l’OTAN (III)
Gladio : Pourquoi l’OTAN, la CIA et le MI6 continuent de nier

 Par Daniele Ganser | 3 novembre 2009 | Voltaire, édition internationale | Alors que l’existence du gouvernement de l’ombre institué par les États-Unis et le Royaume-Uni dans l’ensemble des États alliés est attestée par des enquêtes judiciaires et parlementaires dans les années 80-90, l’OTAN, la CIA et le MI6 continuent à nier. C’est que Washington et Londres n’y voient pas un épisode historique, mais un dispositif actuel (comme l’a montré l’affaire des enlèvements en Europe et des vols secrets durant l’ère Bush). Les armées secrètes de l’OTAN sont toujours couvertes par le secret-Défense, parce qu’elles sont toujours actives.

Les armées secrètes de l’OTAN (II)
Quand le Gladio fut découvert dans les États européens…

 Par Daniele Ganser | 26 octobre 2009 | Voltaire, édition internationale | Nous poursuivons la publication par épisodes de l’ouvrage de référence sur les réseaux stay-behind de l’OTAN. Dans ce second chapitre, l’historien suisse Danièle Ganser retrace les découvertes en cascades qui révélèrent l’existence de cette organisation clandestine dans toute l’Europe de l’Ouest et au-delà et le silence qui recouvrit immédiatement ce scandale. La question posée alors par le Parlement européen était de savoir si les institutions démocratiques n’étaient qu’une façade derrière laquelle les Anglo-Saxons manipulaient les peuples d’Europe occidentale depuis un demi-siècle. Cette question reste toujours ouverte.

Délits d’initié et coups d’État
George Soros, spéculateur et philanthrope

  | 15 janvier 2004 | Voltaire, édition internationale | Archétype du spéculateur et prophète du « post-capitalisme », le financier et philosophe George Soros est à la fois craint et adulé. Responsable de krachs boursiers et mécène dans une cinquantaine de pays, il détient aujourd’hui une fortune évaluée à sept milliards de dollars et se propose de financer les campagnes contre George W. Bush alors même qu’il sauva Junior de la faillite en 1990 et continue à travailler avec son père au sein du Carlyle Group. Simultanémment actif dans de nombreux changements de régime, il est accusé d’être un paravent de la CIA.

La responsabilité anglo-saxonne à Beslan

 Par Marivilia Carrasco et la rédaction | Paris (France) | 27 septembre 2004 | Voltaire, édition internationale | Chacun tire ses conclusions du massacre de Beslan. Pour les néo-conservateurs, la Russie ne peut échapper au choc des civilisations. Pour la presse occidentale, Poutine, après avoir écrasé la Tchétchénie, tue ses propres enfants. Mais pour les Russes, cette prise d’otages est le dernier coup fourré des Anglo-saxons pour faire éclater la Fédération de Russie, une provocation de trop qui relance les conflits périphériques de la Guerre froide.

Le coup d’État du 13 mai 1958
Quand le stay-behind portait De Gaulle au pouvoir

 Par Thierry Meyssan | Paris (France) | 27 août 2001 | Voltaire, édition internationale | 1958, la France de la IVe République s’enlise dans la guerre d’Algérie. La menace d’un nouveau Front populaire, unissant les radicaux, les socialistes et les communistes en métropole, et la possible prise du pouvoir par le FLN en Algérie, poussent les américains à intervenir. Suivant le plan d’une agence américaine, des réseaux d’influence largement constitués d’anciens collaborateurs et de militants d’extrême-droite organisent un putch militaire à Alger, la chute de la République, et l’avènement du pouvoir personnel du général De Gaulle.

Alain Bauer, de la SAIC au GOdF

  | 1er octobre 2000 | Bibliothèque |


La technique des coups d’État par en bas
La « révolution colorée » échoue en Iran

 Par Thierry Meyssan | Beyrouth (Liban) | 24 juin 2009 | Voltaire, édition internationale | La « révolution verte » de Téhéran est le dernier avatar des « révolutions colorées » qui ont permis aux États-unis d’imposer des gouvernements à leur solde dans plusieurs pays sans avoir à recourir à la force. Thierry Meyssan, qui a conseillé deux gouvernements face à ces crises, analyse cette méthode et les raisons de son échec en Iran.

Entretien avec le président constitutionnel d’Haïti
Jean-Bertrand Aristide, un an après

 Par Claude Ribbe | Paris (France) | 22 février 2005 | Voltaire, édition internationale | Alors que des manifestations envahissent les rues de Port-au-prince pour réclamer son retour, le président élu Jean-Bertrand Aristide a accordé un entretien exceptionnel à l’écrivain Claude Ribbe, dont nous publions le script intégral et la vidéo. M. Aristide a été enlevé, le 29 février 2004, par les forces spéciales états-uniennes après avoir été menacé par des émissaires français. D’abord détenu en RCA, il est aujourd’hui en exil en Afrique du Sud. 67 États d’Afrique et des Caraïbes le reconaissent actuellement comme le seul dirigeant légitime d’Haïti et dénoncent le gouvernement fantoche de Gérard Latortue.

Contrôle des démocraties
Stay-behind : les réseaux d’ingérence américains

 Par Thierry Meyssan | Paris (France) | 20 août 2001 | Voltaire, édition internationale | Suite aux enquêtes de deux juges vénitiens, le président du Conseil italien confirme en 1990 l’existence du réseau Gladio. Ce réseau émane d’une structure beaucoup plus vaste, le « stay-behind », mis en place par les américains après la seconde guerre mondiale pour lutter contre l’influence communiste. Les citoyens des démocraties occidentales sont-ils réellement libres de leurs choix ?

La Fondation états-unienne pour la démocratie
La NED, nébuleuse de l’ingérence « démocratique »

 Par Thierry Meyssan | Paris (France) | 22 janvier 2004 | Voltaire, édition internationale | Dans son discours sur l’état de l’Union, le président Bush a annoncé le doublement du budget de la National Endowment for Democracy (NED, Fondation nationale pour la démocratie). Cet organisme a été créé par Ronald Reagan pour poursuivre les actions secrètes de la CIA en soutenant financièrement et en encadrant des syndicats, des associations et de partis politiques. Il se flatte d’avoir encadré et manipulé Solidarnosc, la Charte des 77 et bien d’autres encore. Géré par le département d’État en association avec les partis républicains et démocrates, le patronat et les syndicats, il a trouvé de nombreux relais institutionnels et individuels partout dans le monde, y compris en France...

Armement, business & CIA
L’honorable Frank Carlucci

 Par Thierry Meyssan | Paris (France) | 11 février 2004 | Voltaire, édition internationale | Le patron du Carlyle Group, Frank Carlucci, est devenu « l’homme qu’il faut rencontrer » à Washington. Il siège, en effet, au conseil d’administration de nombreuses sociétés et influe notablement sur la politique étrangère et de défense des États-Unis. De Kinshasa à la Tanzanie, en passant par le Brésil et le Portugal, il fut impliqué dans plusieurs coups d’État. Il est, aujourd’hui encore, l’alter ego de Donald Rumsfeld avec qui il partagea sa chambre d’étudiant et conduisit toute sa carrière à la CIA, au Conseil National de Sécurité, au Pentagone et dans les affaires.

Terrorisme
La Ligue anti-communiste mondiale, une internationale du crime

 Par Thierry Meyssan | Paris (France) | 12 mai 2004 | Voltaire, édition internationale | Fondée à Taiwan par Tchang Kaï-Chek, le révérend Moon et des criminels de guerre nazis et nippons, la Ligue anti-communiste mondiale (WACL) a d’abord été utilisée sous Nixon pour étendre les méthodes de contre-insurrection en Asie du Sud-Est et en Amérique latine. Sept chefs d’État participaient alors à ses travaux. Elle a connu une nouvelle vitalité sous Reagan devenant un instrument conjoint du complexe militaro-industriel états-unien et de la CIA dans la Guerre froide. Elle fut alors en charge des assassinats politiques et de la formation des contre-guérillas dans toutes les zones de conflits, y compris en Afghanistan où elle était représentée par Oussama Ben Laden.

Transit en Jamaïque
Paris relâche le président haïtien

 Par Thierry Meyssan | Paris (France) | 16 mars 2004 | Voltaire, édition internationale | Enlevé par les Forces spéciales états-uniennes et séquestré par des commandos français en République centrafricaine, Jean-Bertrand Aristide a été libéré grâce à la pression internationale. Soutenu par l’Afrique du Sud, la Communauté des Caraïbes et l’Union Africaine, il a rejoint la Jamaïque d’où il entend rétablir le processus constitutionnel en Haïti. Trois semaines après son renversement, de nouveaux éléments permettent de mieux comprendre l’organisation du complot. Ils permettent aussi d’analyser la campagne d’intoxication médiatique qui a réussit à présenter un président élu comme un tyran génocidaire et une poignée de mercenaires comme une armée de rebelles.

Les réseaux d’ingérence états-uniens (suite)
Freedom House : quand la liberté n’est qu’un slogan

  | Paris (France) | 7 septembre 2004 | Voltaire, édition internationale | Officine de propagande créée par Roosevelt pour préparer son opinion publique à la guerre, la Freedom House (Maison de la liberté) a rempilé pour stigmatiser le camp soviétique pendant la Guerre froide. Elle employait à l’époque des intellectuels occidentaux, dont deux Français. Aujourd’hui encore, c’est elle qui organise les campagnes médias internationales pour la liberté religieuse en Chine ou pour la paix en Tchétchénie. Freedom House est désormais présidée par James Woolsey, l’ancien patron de la CIA.

Première guerre du Golfe
Le double jeu de François Mitterrand

 Par Thierry Meyssan | Paris (France) | 3 novembre 2003 | Voltaire, édition internationale | En 1990, après avoir incité le Koweït à ruiner l’Irak, les États-Unis laissèrent entendre à Bagdad qu’ils ne s’opposeraient pas à une réunification par la force de l’Irak et du Koweït. Mais lorsqu’en août Saddam Hussein passa à l’acte, l’administration Bush senior organisa une riposte militaire, l’opération « Tempête du désert ». Conscients du piège dans lequel était tombé l’Irak, des dirigeants arabes sollicitèrent la médiation française pour sauver la paix en permettant à Saddam Hussein de faire marche arrière sans perdre la face. Dans un livre récent, le négociateur français, Marc Boureau d’Argonne, révèle le détail de ces discussions secrètes et du protocole d’accord français qui avait été accepté par Bagdad. Pourtant, au dernier moment, le président François Mitterrand refusa de signer ce document, laissant le piège états-unien se refermer sur l’Irak. Loin d’avoir voulu empêcher la guerre du Golfe, la France a-t-elle participé à sa fabrication (...)

Cheney exige le départ d’Aristide
La CIA déstabilise Haïti

  | 14 janvier 2004 | Voltaire, édition internationale | Les États-Unis tentent de renverser le président Jean-Bertrand Aristide à Haïti en employant leur nouvelle méthode dite de la « révolution de velours ». La CIA finance l’opposition par le biais de l’Institut républicain et l’organise autour du patronat. Elle bloque le système institutionnel et provoque des violences dont elle rend Aristide responsable. Elle conditionne l’opinion publique internationale pour rendre plausible l’apparence d’un soulèvement populaire. Pourtant, Aristide continue à être soutenu par son peuple bien que la présence militaire états-unienne l’empêche de poursuivre la politique sociale qu’il avait initiée. Il y a longtemps qu’Aristide n’est plus dangereux, mais il n’est pas assez docile.

Ingérence syndicale
AFL-CIO ou AFL-CIA ?

 Par Paul Labarique | Paris (France) | 2 juin 2004 | Voltaire, édition internationale | Dès le début de la Guerre froide, les États-Unis se sont appliqués à neutraliser l’influence soviétique dans le mouvement syndical européen. S’appuyant sur l’AFL-CIO, une organisation qui tient plus de la corporation de branche que du syndicat de classe, la CIA a fait exploser la CGT française et a financé la dissidence de Force ouvrière. Puis, l’Agence a regroupé les centrales atlantistes européennes au sein d’une Confédération des syndicats libres. Le système a été ultérieurement étendu à l’Afrique et à l’Asie. L’opération a été dirigée par Irving Brown, responsable du réseau stay-behind en Europe.

Au bon goût américain
La Fondation Ford, paravent philanthropique de la CIA

  | Paris (France) | 5 avril 2004 | Voltaire, édition internationale | La Fondation Ford a joué, de 1947 à 1966, un rôle clé dans les réseaux d’ingérence états-uniens en Europe en subventionnant des revues, des programmes scientifiques et des organisations de la gauche non-communiste. La plus grande fondation philanthropique du monde offrait en réalité une façade respectable aux opérations de financement et de contact de la CIA. Ce rôle était d’autant facilité que les mêmes personnalités ont façonné et dirigé les deux organisations. Premier volet de notre enquête sur la branche culturelle de l’interventionisme atlantique.

Coups d’État soft
L’Albert Einstein Institution : la non-violence version CIA

 Par Thierry Meyssan | Paris (France) | 4 juin 2007 | Voltaire, édition internationale | La non-violence, en tant que technique d’action politique, peut être employée à n’importe quelle fin. Dans les années 1980, l’OTAN s’est intéressée à son utilisation pour organiser la résistance en Europe après une invasion de l’Armée rouge. Depuis quinze ans, la CIA en fait usage pour renverser des gouvernements récalcitrants, sans soulever d’indignation internationale. Elle dispose pour cela d’une agréable vitrine idéologique, l’Albert-Einstein Institution du philosophe Gene Sharp, qui a joué un rôle, de l’Irak à la Lituanie, en passant par le Venezuela et l’Ukraine. Pour les gratifier de leur efficacité, les membres de l’Albert Einstein Institution ont reçu deux promotions exceptionnelles : Thomas Schelling s’est vu attribuer le prix Nobel d’économie 2005 et Peter Ackerman a pris la succession de James Woolsey à la tête de la Freedom (...)

La trahison des clercs
Raymond Aron, avocat de l’atlantisme

 Par Denis Boneau | Paris (France) | 21 octobre 2004 | Voltaire, édition internationale | Durant la Guerre froide, Raymond Aron fut l’un des principaux relais intellectuels de la diplomatie culturelle des États-Unis en France. Pendant plus de trente ans, il a participé activement à plusieurs opérations d’ingérence pilotées par les services secrets états-uniens. Il a ainsi contribué au succès idéologique du Congrès pour la liberté de la culture. Ami de Friedrich von Hayek, conseiller de Kissinger, il a su créer, dans le sillage de son action intellectuelle, une véritable école de pensée, libérale, anticommuniste et atlantiste dont la Fondation Saint-Simon constitue l’un des avatars.

L’alliance du Pentagone avec les nazis
« Operation Paperclip » : des V2 à la Lune

  | Paris (France) | 24 août 2004 | Voltaire, édition internationale | À la fin de la Seconde Guerre mondiale, l’état-major des États-Unis met en place l’opération Paperclip à l’insu du Président Roosevelt. En quelques années, près de 1500 scientifiques nazis sont exfiltrés et recrutés pour lutter contre l’URSS communiste. Ils poursuivent notamment des recherches sur les armes chimiques, sur l’usage des psychotropes dans la torture, et sur la conquête spatiale. Loin de les affecter à des postes subalternes, le Pentagone leur confie la direction de ces programmes qu’ils marquent de leur empreinte idéologique.

La préparation de la « révolution des cèdres »
Les plans de l’US Committee for a Free Lebanon

 Par Thierry Meyssan | Paris (France) | 8 mars 2005 | Voltaire, édition internationale | Pendant huit ans, l’U.S. Committee for a Free Lebanon a patiemment élaboré un dossier médiatique et juridique pour créer la situation actuelle. Cette association, liée aux phalangistes et proche des gouvernements israélien et états-unien, a préparé l’attaque de la Syrie et manipulé l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafik Hariri. Elle est parvenue à intoxiquer l’opinion publique internationale et à faire croire à la culpabilité des ba’asistes dans cet attentat. Jusqu’à ce que, hier, un million et demi de Libanais manifestent contre l’ingérence US et en soutien à la Syrie.

Document exclusif
Carlos : comment et pourquoi j’ai pris en otage les ministres de l’OPEP

  | 18 juillet 2006 | Voltaire, édition internationale | Alors qu’une procédure de libération pour vice de forme d’Ilich Ramirez Sanchez dit « Carlos », vient d’être ouverte, le Réseau Voltaire publie en exclusivité le témoignage de l’intéressé sur la prise en otages des ministres de l’OPEP, qu’il réalisa à Vienne il y a trente ans. Cet événement est largement connu, cependant ses objectifs et ses commanditaires ont fait l’objet de bien des spéculations auxquelles Carlos répond dans nos colonnes.

Le putsch des généraux du 21 avril 1961
Quand le stay-behind voulait remplacer De Gaulle

 Par Thierry Meyssan | Paris (France) | 10 septembre 2001 | Voltaire, édition internationale | L’opinion publique attend d’abord de De Gaulle qu’il rétablisse la paix en Algérie. « Le » général s’est implicitement engagé à la dissocier des autres colonies, à maintenir son statut de département français. Il doit rapidement déchanter. Malgré leur ampleur, les opérations militaires sont vouées à l’échec. D’autant plus que les appelés du contingent et leurs familles ne veulent pas se battre pour l’Algérie française.

Enquête sur les réseaux d’influence états-uniens
Quand la CIA finançait les intellectuels européens

 Par Denis Boneau | Paris (France) | 27 novembre 2003 | Voltaire, édition internationale | Pour contrer l’influence soviétique en Europe, les États-Unis ont constitué, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, un réseau d’élites proaméricaines. La CIA a ainsi financé le Congrès pour la liberté de la culture, par lequel sont passés de nombreux intellectuels européens, au premier rang desquels Raymond Aron et Michel Crozier. Chargés, pendant la Guerre froide, d’élaborer une idéologie anticommuniste acceptable en Europe à la fois par la droite conservatrice et par la gauche socialiste et réformiste, ces réseaux ont été réactivés par l’administration Bush. Ils constituent aujourd’hui les relais européens des néo-conservateurs états-uniens.

Apartheid et anti-communisme
Les gentlemen du Cercle Pinay

  | Paris (France) | 11 mars 2004 | Voltaire, édition internationale | Dans les années 70 et 80, un groupe informel de dirigeants des services secrets occidentaux se réunissait autour de l’ancien président du Conseil français, Antoine Pinay. Ce Cercle disposait de contacts avec les think tanks de l’époque et d’entrées dans la presse. Il organisa des campagnes de dénigrement de l’Union soviétique et de déstabilisation de dirigeants socialistes européens. Retraité de la politique, Antoine Pinay menait une seconde carrière pour la défense de l’apartheid en Afrique du Sud et de l’« Occident chrétien ».

Terrorisme d’État
1980 : carnage à Bologne, 85 morts

  | Paris (France) | 12 mars 2004 | Voltaire, édition internationale | L’émotion que suscitent des attentats meurtriers est mauvaise conseillère. Dans les précedents historiques qui ont endeuillé l’Europe, comme à Bologne (1980) ou Moscou (1999), les revendications étaient fausses et les coupables, trop rapidemment désignés, n’étaient pas les bons. Dans ce type d’enquête, toutes les hypothèses doivent être envisagées y compris la plus pénible : celle de la « stratégie de la tension ». Dans l’exemple italien, il s’agissait pour une partie de l’appareil d’État, soutenue par l’OTAN, de dresser la population contre les communistes. Aujourd’hui, on ne brandit plus « le péril rouge », mais le « danger islamique ». Rien ne permet pour autant de privilégier cette piste.

La longue route d’Israël vers la guerre de Juillet (seconde partie)
Les réseaux terroristes israéliens au Liban

 Par Jürgen Cain Külbel | Berlin (Allemagne) | 5 janvier 2007 | Voltaire, édition internationale | Présentée par la quasi-totalité des médias occidentaux comme une réaction à la capture de deux soldats, la guerre menée par Israël contre le Liban est le fruit d’une longue préparation qui trouve ses racines dans le coeur même du projet néoconservateur pour le Proche-Orient. Dans un long article dont nous publions aujourd’hui la seconde partie, Jürgen Cain Külbel, décrit la préparation sur le terrain de l’attaque israélienne et notamment les actions terroristes orchestrées par l’État sioniste.

Le président de la Commission européenne serait impliqué dans les vols secrets de la CIA

  | Lisbonne (Portugal) | 1er février 2008 | Voltaire, édition internationale |


Documents déclassifiés
« Remember Pearl Harbor ! »

 Par Paul Labarique | Paris (France) | 17 mars 2004 | Voltaire, édition internationale | Le 11 septembre 2001, au moment où deux avions s’encastraient dans les tours du World Trade Center, les médias occidentaux évoquaient un nouveau « Pearl Harbor ». La référence à cet événement tragique de l’histoire des États-Unis est particulièrement ironique depuis que les archives déclassifiées du Pentagone ont permis d’établir que, non seulement l’attaque du 7 décembre 1941 n’était pas une surprise pour le président Franklin D. Roosevelt, mais qu’elle était même anticipée et préparée depuis plus d’un an. Le tout dans le but de convaincre l’opinion publique résolument isolationniste d’entrer en guerre contre les forces de l’Axe composées du Japon, de l’Allemagne nazie et de l’Italie fasciste.

Subversion
Ukraine : la rue contre le peuple

  | Paris (France) | 29 novembre 2004 | Voltaire, édition internationale | Pour changer le régime en Ukraine, la CIA a commandé des sondages sortie des urnes qu’elle a présentés comme certains avant même le dépouillement. Elle a dépêché un millier d’observateurs, recrutés par l’entremise d’associations d’Europe centrale, pour crier à la falsification du scrutin. Enfin, elle a salarié des milliers de cadres de l’opposition et les a formés aux manifestations de rue. La révolution la plus riche du monde a été conçue comme un spectacle pour télévisions occidentales.

Guinée Équatoriale
La France fait échec à l’OTAN

 Par Arthur Lepic | Paris (France) | 31 août 2004 | Voltaire, édition internationale | La spectaculaire arrestation de Mark Thatcher en Afrique du Sud et les aveux de ses complices au Zimbabwe et en Guinée équatoriale ont permis de faire toute la lumière sur le coup d’État avorté guinéo-équatorien. L’opération n’était pas le fait d’aventuriers, ni même de mercenaires à la solde de financiers internationaux, mais de l’OTAN. Les États-Unis avaient mobilisé des moyens britanniques et espagnols pour renverser Teodoro Obiang et s’assurer le contrôle du pays avant d’y construire la plus grande centrale de liquéfaction de gaz au monde. Au passage, ils auraient expulsé Total du marché au profit de Repsol. Informée de l’opération, la France l’a fait échouer.

« La révolution des roses »
Les dessous du coup d’État en Géorgie

 Par Paul Labarique | Paris (France) | 7 janvier 2004 | Voltaire, édition internationale | Présenté comme un mouvement spontané et non violent, le soulèvement qui a forcé Edouard Chevardnadze à renoncer à la présidence de la Géorgie est en réalité le fruit d’une patiente manipulation. Enjeu stratégique et pétrolier entre la Fédération de Russie et les États-Unis, la Géorgie est devenue un champ clos d’affrontement des grandes puissances. La colère populaire, habilement déclenchée par l’Institut démocratique de Madeleine Albright et structurée par des associations de jeunesse financées par George Soros, a permis à la CIA de placer ses hommes au pouvoir à Tbilissi.

Nouvelle Guerre froide
Washington et Moscou se livrent bataille en Ukraine

 Par Emilia Nazarenko et la rédaction | Paris (France) | 1er novembre 2004 | Voltaire, édition internationale | Le miracle économique ukrainien a suscité bien des tensions au sein d’une société divisée, ouvrant le pays aux influences étrangères. Partenaire stratégique pour la Russie, avec ses gazoducs et son ouverture en Mer Noire, l’Ukraine attise les appétits états-uniens qui la voient déjà dans l’OTAN et dans l’Union européenne. Moscou et Washington ont choisi leurs candidats à la prochaine élection présidentielle et ne ménagent pas leurs efforts pour les soutenir. En faisant miroiter des accords économiques pour le premier, en formant et finançant associations et partis politiques pour le second.

Stay-behind
Opération manquée au Venezuela

 Par Thierry Meyssan | Paris (France) | 18 mai 2002 | Voltaire, édition internationale | Les manifestations apparemment sauvagement réprimées par le pouvoir vénézuélien, la démission du président Chavez sous la pression de l’armée, puis la constitution d’un nouveau gouvernement civil auraient pu apparaître comme une succession chaotique d’événements tragiques. Pourtant, la fuite précipitée du nouveau pouvoir devant un soulèvement populaire a permis de mettre en lumière les dessous d’une opération en réalité planifiée par Washington. Une occasion rare d’analyser les méthodes d’ingérence du réseau « stay-behind ».

Un ami qui vous veut du bien
Pourquoi la Fondation Ford subventionne la contestation

 Par Paul Labarique | Paris (France) | 19 avril 2004 | Voltaire, édition internationale | Depuis sa création, la Fondation Ford n’a pas varié dans ses objectifs de défense des intérêts stratégiques des États-Unis. Mais alors que pendant la Guerre froide, elle n’était qu’une couverture de la CIA, elle a acquis une autonomie au cours des vingt dernières années et a développé une nouvelle méthode d’ingérence, le soft power : intervenir dans les débats internes de ses adversaires en subventionnant les uns pour faire échouer les autres, voire en favorisant des rivalités stérilisantes. Dernier exemple, le financement du Forum social mondial pour tenter de le neutraliser.

Ingérence états-unienne
1962-1979 : L’AFL-CIO et la « contre-insurrection » syndicale

  | Paris (France) | 11 juin 2004 | Voltaire, édition internationale | Pour défendre les intérêts de leurs grandes compagnies en Amérique latine face aux gouvernements socialistes, les États-Unis ne se contentent pas d’infiltrer les armées. Ils recrutent aussi des gros bras dans la société civile sous couvert de formation de syndicalistes. Un institut spécialisé de l’AFL-CIO, créé par le Pentagone et la CIA, administré par de grands patrons, participe directement à la déstabilisation du Guyana, du Brésil ou du Chili. C’est le deuxième volet de notre enquête sur l’ingérence syndicale.

Colombie, Espagne, Salvador et USA impliqués
Révélations sur les pays qui ont soutenu le putsch anti-Chavez

  | Paris (France) | 3 décembre 2004 | Voltaire, édition internationale | Jorge Castañeda, ancien ministre des Affaires étrangères du Mexique, et Miguel Angel Moratinos, actuel ministre des affaires étrangères d’Espagne, ont révélé que l’Espagne, la Colombie et le Salvador étaient impliqués aux côtés des États-Unis dans le coup d’État avorté qui renversa le président élu du Venezuela, Hugo Chavez, en avril 2002. Ce sont le Mexique et la France qui ont fait obstacle à la reconnaissance internationale des golpistes. Ces confirmations officielles ont fait l’effet d’une bombe en Espagne et dans toute l’Amérique latine.

ONG
Quand Reporters Sans Frontières couvre la CIA

 Par Thierry Meyssan | Paris (France) | 25 avril 2005 | Voltaire, édition internationale | Reporters sans frontières jouit, en France, d’une honorable réputation, tandis que des médias latino-américains l’accusent d’être à la solde de la NED/CIA. L’association collecte plus de 2 millions d’euros par an auprès du public français pour venir en aide aux journalistes opprimés dans le monde. En réalité, seulement 7 % du budget général de RSF est affecté à sa mission principale. La véritable activité de l’association, depuis qu’elle a conclu un contrat avec l’officine d’Otto Reich, c’est la lutte contre les régimes progressistes latino-américains (Cuba, Haïti, Venezuela).

Nomination
Porter Goss, le patron de la CIA, veut en découdre avec la France

  | Paris (France) | 28 septembre 2004 | Voltaire, édition internationale | Porter J. Goss est vétéran de l’action secrète. Il a appartenu pendant deux ans aux services secrets de l’Army et, au moins pendant onze ans, à la direction des opérations de la CIA. Il a notamment exercé ses talents en France à la fin des années 60. Après avoir joué un rôle étrange auprès des talibans à la veille des attentats de 2001, il a co-présidé une commission d’enquête pour disculper la CIA. Puis, il a beaucoup critiqué l’influence de la France sur la scène internationale. Il vient d’être nommé directeur central du renseignement. Non seulement il dirigera la CIA, mais il supervisera aussi 15 autres services secrets.

La CIA à visage humain
Les ONG, nouveau bras de la diplomatie US

  | Paris (France) | 6 janvier 2005 | Voltaire, édition internationale | C’est à tort que les récents évènements de Géorgie et d’Ukraine ont été qualifiés de « révolutions » : ils ne visaient pas à changer des sociétés, mais uniquement à provoquer des alternances au profit d’alliés des États-Unis. La contestation et les mouvements de rue ont été encadrés par des ONG, directement ou indirectement financées et pilotées par Washington, selon un plan explicité il y a plus d’un an dans un rapport officiel de l’USAID. En quelques années, des ONG se sont muées en chevaux de Troie du département action de la CIA.

La stratégie de la tension
Le terrorisme non revendiqué de l’OTAN

 Par Silvia Cattori | Zurich (Suisse) | 29 décembre 2006 | Voltaire, édition internationale | Daniele Ganser, professeur d’histoire contemporaine à l’université de Bâle et président de l’ASPO-Suisse, a publié un livre de référence sur « Les Armées secrètes de l’OTAN ». Selon lui, les États-Unis ont organisé en Europe de l’Ouest pendant 50 ans des attentats qu’ils ont faussement attribué à la gauche et à l’extrême gauche pour les discréditer aux yeux des électeurs. Cette stratégie perdure aujourd’hui pour susciter la peur de l’islam et justifier des guerres pour le pétrole.

La mort de la princesse de Galles, dix ans après
Francis Gillery : « J’ai étudié le mécanisme du mensonge d’État dans l’affaire Diana »

 Par Thierry Meyssan | Paris (France) | 23 août 2007 | Voltaire, édition internationale | Écrivain et réalisateur, Francis Gillery mène depuis plusieurs années une enquête sur l’affaire Diana, ou plutôt sur la manière dont la raison d’État a imposé une version officielle et étouffé toute contestation à propos de la mort de son compagnon, le marchand d’armes Dodi Al-Fayed. À l’occasion de la diffusion courageuse de son film « Diana et les fantômes de l’Alma » par France 3, il répond aux questions de Thierry Meyssan.

« Chiens de guerre »
Qui volera le pétrole de Guinée Équatoriale ?

 Par Arthur Lepic | Paris (France) | 6 avril 2004 | Voltaire, édition internationale | Eldorado du pétrole, la Guinée Équatoriale a accru son PIB de 60% en un an pour le seul bénéfice du dictateur local qui accumule résidences et comptes bancaires aux États-Unis. Mais cette soudaine richesse aiguise bien des appétits. Alors que le président Obiang a confié sa sécurité à des mercenaires commandés par l’ancien chef d’état-major de l’US Army, son rival réfugié en Espagne, Severo Moto, a recruté d’autres mercenaires, soldats perdus de l’apartheid sud-africain cette fois, pour le renverser. Mais Severo Moto, qui avait déjà échoué en 1997, a été trahi. Ses « chiens de guerre », rémunérés via un intermédiaire libanais déjà impliqué dans les affaires d’Elf au Nigéria, ont été interceptés lors d’une escale au Zimbabwe.

« Révolution safran »
Birmanie : la sollicitude intéressée des États-Unis

 Par Thierry Meyssan | 5 novembre 2007 | Horizons et débats | Les médias atlantistes manipulent la sympathie de leurs lecteurs pour les Birmans qui tentent de s’affranchir du régime le plus oppressif de notre époque. En jouant avec nos émotions, ils nous vendent comme une évidence l’idée selon laquelle des sanctions économiques sont légitimes et peuvent venir à bout d’une dictature. Et ils nous préparent à soutenir le régime qui suivra, quel qu’il soit. Attention, cet enthousiasme soudain masque d’autres formes d’intervention et des ambitions inavouables.

De Mossadegh à Ahmadinejad
La CIA et le laboratoire iranien

 Par Thierry Meyssan | Beyrouth (Liban) | 17 juin 2009 | Voltaire, édition internationale | La nouvelle d’une possible fraude électorale s’est répandue à Téhéran comme une traînée de poudre et a poussé dans la rue les partisans de l’ayatollah Rafsanjani contre ceux de l’ayatollah Khamenei. Ce chaos est provoqué en sous-main par la CIA qui sème la confusion en inondant les Iraniens de messages SMS contradictoires. Thierry Meyssan relate cette expérience de guerre psychologique.

Enquête sur les réseaux d’influence états-uniens
Quand la CIA finançait les intellectuels italiens

 Par Federico Roberti | Rome (Italie) | 5 septembre 2008 | Voltaire, édition internationale | Faisant suite à un article que nous avions publié en 2003 à propos du financement des intellectuels européens durant la Guerre froide, Federico Roberti revient sur le cas précis de l’intelligentsia italienne. Loin d’être superflu, ce bref rappel historique nous montre que les choses n’ont guère changé et que les auteurs à la mode ne sont souvent que des mercenaires de la plume.

Guerre froide culturelle
EHESS : les sciences sociales françaises sous perfusion de la CIA

 Par Bertrand Chavaux | Paris (France) | 7 juillet 2004 | Voltaire, édition internationale | Dès le début de la Guerre froide, la CIA s’est préoccupée de prendre le contrôle de l’enseignement des sciences sociales en France pour le soustraire à l’influence des communistes. S’appuyant sur le physicien Pierre Auger, alors directeur de l’enseignement supérieur, l’Agence pilota la création d’une nouvelle section à l’École pratique des hautes études, en marge du CNRS. Puis, elle finança de nouveaux locaux, la Maison des sciences de l’homme, et parvint, en 1975, à en faire l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS), présidée par l’historien anti-communiste François Furet.

De Washington à Bagdad
Ahmed Chalabi,
parcours d’un aventurier


  | Paris (France) | 31 mai 2004 | Voltaire, édition internationale | Ahmed Chalabi commença sa carrière en montant une vaste escroquerie bancaire internationale pour le compte de services secrets occidentaux. Puis il joua successivement les utilités pour la CIA, le Mossad et le Pentagone. Son créneau : fournir les alibis irakiens nécessaires pour présenter une guerre coloniale comme la libération d’un peuple. Mais après avoir beaucoup menti, pour tout le monde, sur les armes de destruction massive et les liens entre Saddam Hussein et Ben Laden, il est usé et encombrant. La CIA a réussi à l’écarter, temporairement, au profit de son rival Iyad Allaoui.

Reporters sans frontières et ses contradictions

 Par Salim Lamrani | Paris (France) | 27 septembre 2006 | Voltaire, édition internationale | Loin de faire cesser la polémique, la Lettre ouverte par laquelle Reporters sans frontières entendait répondre à nos collaborateurs a au contraire suscité de nombreux commentaires ironiques sur le web francophone et hispanophone. Salim Lamrani récuse les arguments de RSF et recentre le débat sur le financement de l’organisation par les États-Unis et son rôle au service de la polique de Washington.

Terrorisme et manipulation de la société civile
Les États-Unis en guerre de basse intensité contre Cuba

 Par Philip Agee | La Havane (Cuba) | 10 septembre 2003 | Voltaire, édition internationale | Philip Agee, ancien agent de la CIA, explique en détail les méthodes employées par les États-Unis dans leur guerre contre Cuba. La CIA finance et manipule associations, ONG, syndicats, mais aussi cellules terroristes. Celles-ci trouvent sur le sol américain un sanctuaire pour leurs activités. L’étude de Philip Agee permet de mieux comprendre le fonctionnement de ces réseaux de déstabilisation, qui se sont illustrés en avril 2002 au Venezuela, mais agissent aussi hors d’Amérique latine.

Les paramilitaires colombiens au Venezuela
De la guerre médiatique à la lutte armée

 Par Aram Aharonian | Caracas (Venezuela) | 27 mai 2004 | Voltaire, édition internationale | La capture d’une centaine de paramilitaires colombiens dans une ferme, à moins de 20 kilomètres de Caracas, met en évidence le fait que divers facteurs comme l’exil cubain, le narcotrafic, l’oligarchie colombienne, certains faucons états-uniens et les magnats des médias commerciaux redoublent d’efforts pour déstabiliser et occuper militairement le Venezuela, qui possède l’une des réserves d’hydrocarbures les plus importantes en Occident.

Stay-behind
Londres renoue avec la stratégie de la tension

 Par Thierry Meyssan | Londres (Royaume-Uni) | 13 juillet 2005 | Voltaire, édition internationale | Les dirigeants de la Coalition ont saisi l’occasion des attentats de Londres pour, une fois de plus, dénoncer un complot islamique mondial et appeler à la guerre au terrorisme. Pourtant les faits parlent d’eux-mêmes : l’opération a été organisée sous couvert d’un exercice anti-terroriste auquel participaient les forces de l’ordre britanniques. Comme dans les années 80 au cours desquelles les services secrets anglo-saxons organisaient des attentats meurtriers en Europe pour inspirer la crainte du communisme, un groupe militaire anglo-saxon active aujourd’hui la stratégie de la tension pour provoquer le « clash des civilisations ».

L’échec de la première « révolution colorée »
Tienanmen, 20 ans après

 Par Domenico Losurdo | Urbin (Italie) | 9 juin 2009 | Voltaire, édition internationale | Il y a 20 ans, Zhao Ziyang tentait de prendre le pouvoir en Chine avec l’appui de la CIA. Ce qui devait être la première « révolution colorée » de l’Histoire échoua. Dans une présentation totalement tronquée, la propagande atlantiste a imposé l’image d’un soulèvement populaire écrasé dans le sang par la cruelle dictature communiste. La presse occidentale en célèbre aujourd’hui l’anniversaire en grande pompe pour mieux dénigrer la Chine populaire, devenue seconde puissance économique du monde. Domenico Losurdo revient sur cette grande manipulation.

La réalité de classe et la propagande impériale
Iran : le bobard de l’« élection volée »

 Par James Petras | New York (États-Unis) | 19 juin 2009 | Voltaire, édition internationale | L’analyse des résultats de l’élection présidentielle iranienne, au vu des votes précédents et des sondages commandés sur place par les États-Unis, ne laisse pas de doute : Mahmoud Ahmadinejad est largement réélu. Ceci n’est guère surprenant, observe le professeur James Petras : le peuple a voté pour un national-populiste, tandis que seules les élites occidentalisées ont voté pour le candidat libéral, chouchou des médias occidentaux. Le même phénomène a déjà été observé dans d’autres pays.

Le premier coup d’État militaire de l’administration Obama
Le SouthCom prend le pouvoir dans un État membre de l’ALBA

 Par Thierry Meyssan | Beyrouth (Liban) | 29 juin 2009 | Voltaire, édition internationale | En remettant en question la présence militaire US à Soto Cano et en adhérant à l’ALBA, le Honduras a suscité la colère de Washington. Des militaires formés à l’École des Amériques et encadrés par des conseillers US ont renversé le président constitutionnel Manuel Zelaya et ont installé à sa place son rival de toujours au sein du parti libéral, Roberto Micheletti. Thierry Meyssan revient sur les enjeux de cette confrontation qui marque la volonté de l’administration Obama de reprendre en main l’Amérique latine.

Entretien avec Philip Agee, ancien agent de la CIA
La nature de l’intervention de la CIA au Venezuela

 Par Philip Agee | Caracas (Venezuela) | 7 juin 2005 | Voltaire, édition internationale | Ancien agent de la CIA devenu éditeur de Covert Action Quaterly, Philip Agee analyse pour l’agence Alia2 les méthodes mises aujourd’hui en œuvre par les services états-uniens pour déstabiliser le Venezuela. Elles sont identiques à celles utilisées durant la Guerre froide en Amérique latine, mais utilisent de nouveaux canaux d’intervention adaptés à la situation actuelle. La connaissance de l’Histoire peut-elle empêcher sa répétition ?

Mercenariat
Beslan : un an après, le mystère s’éclaircit

 Par Thierry Meyssan | Paris (France) | 31 août 2005 | Voltaire, édition internationale | Il n’est pas prudent de considérer l’actualité internationale en faisant abstraction des réalités stratégiques. Lors de la prise d’otages du 3 septembre 2004 à Beslan, en Russie, qui causa la mort de 186 enfants, les relais médiatiques dominants s’étaient démarqués de l’horreur en affirmant leur soutien aux « Tchéchènes modérés » d’Aslan Maskhadov, appuyés par Londres et Washington. Pourtant, un an plus tard, Chamil Bassaïev, organisateur de l’opération conçue pour occasionner un carnage, vient d’être proclamé vice-Premier ministre du gouvernement en exil. Avec du recul, on constate donc qu’une fois de plus l’émotion immédiate sert des intérêts plus complexes : le contrôle des ressources de la Caspienne.

Les conséquences du revirement de Washington
Jordanie : vraie alerte, faux attentat, quelle menace ?

  | Paris (France) | 30 avril 2004 | Voltaire, édition internationale | La Jordanie, qui avait misé sur ses bonnes relations avec Washington pour pacifier le conflit israélo-arabe et se tailler une part du gâteau irakien est déstabilisée par le changement de stratégie des États-Unis en Palestine et en Irak. Le rapport de force se durcit entre Amman et Washington, et favorise l’entrée de Paris dans le jeu. Dans ce contexte, l’annonce d’un attentat chimique déjoué qui aurait pu faire 80 000 morts à Amman relève de la guerre psychologique et non de la réalité.

Plus de 30 000 morts au Darfour
Fodel Tijani : « Les initiatives de paix se sont heurtées aux manœuvres des USA »

  | Paris (France) | 14 septembre 2004 | Voltaire, édition internationale | Le Dr Fodel Tijani, ministre d’État aux Affaires étrangères de la République du Soudan, rejette les accusations de génocide portées contre son gouvernement par les États-Unis et le Royaume-Uni. Il assure que Khartoum tente de désarmer les milices qu’il contrôle et de négocier avec les autres. Il accuse Washington de chercher un prétexte pour s’ingérer dans son pays et de verser de l’huile sur le feu pour faire main basse sur son pétrole. Enfin, il souligne que plusieurs organisations intergouvernementales partagent l’analyse de son gouvernement.

Stratégie de la tension
Intrigues américano-islamistes en Indonésie

 Par S. A. | 10 décembre 2002 | Voltaire, édition internationale | L’attentat survenu à Bali le 12 octobre 2002 a été imputé par les autorités à Al Qaïda et à son relais indonésien, la Jaamah Islamiya, sans que cette accusation ait pu être étayée par des éléments publics. Mais elle satisfait tous les protagonistes : les États-Uniens et les Australiens, qui trouvent là une justification à leur interventionnisme ; les militaires indonésiens, qui se défaussent à bon compte du terrorisme qu’ils pratiquent depuis des années ; et les fondamentalistes musulmans eux-mêmes, tel le prêcheur Aboubakar Bachir, qui peuvent ainsi se prévaloir d’organisations qu’ils n’ont jamais été capables de constituer. Que la Jaamah Islamiya n’ait jamais existé importe peu, le mythe du terrorisme islamiste est aussi utile au jeu politique en Indonésie qu’ailleurs.

SSB, le service secret personnel de Donald Rumsfeld

  | Paris (France) | 24 janvier 2005 | Voltaire, édition internationale | Donald Rumsfeld dirige depuis deux ans un service secret dont il a caché l’existence aux parlementaires, a révélé le Washington Post. Il s’agit d’une branche du renseignement militaire organisée sur le modèle du service action de l’après-guerre, le « stay-behind ». Des personnalités politiques de premier plan ont été recrutées comme espions dans une dizaine de pays et sont appuyées par des unités des Forces spéciales. Ce service doit à la fois collecter du renseignement et favoriser les « changements de régime » qui seront la priorité du second mandat Bush.

La justice argentine a écarté la piste islamique
Washington veut réécrire les attentats de Buenos-Aires

 Par Thierry Meyssan | Madrid (Espagne) | 13 juillet 2006 | Voltaire, édition internationale | Les États-Unis voudraient utiliser le souvenir des attentats de Buenos Aires de 1992 et 1994 pour étoffer leur dossier contre les musulmans chiites. La plupart des encyclopédies continuent en effet à attribuer ces massacres au Hezbollah ou à l’Iran. Mais ces accusations ont fait long feu, la Justice argentine s’est orientée entre temps vers une piste israélienne. Du coup, Washington fait pression pour geler une enquête qui devient gênante.

Coup d’État et intervention militaire
Le nouveau plan de Bush pour renverser les institutions cubaines

 Par Salim Lamrani | La Havane (Cuba) | 2 août 2006 | Voltaire, édition internationale | Juste avant l’hospitalisation de Fidel Castro, le président Bush a approuvé un nouveau plan pour renverser les institutions cubaines. À la différence du précédent, il désigne unilatéralement les prochains dirigeants « démocratiques » de l’Île et fixe un délai pour réaliser le coup d’État : 18 mois. Le plan s’accompagne d’une annexe secrète relative aux moyens paramilitaires ou militaires mis en œuvre.

Atlantisme
L’Institut d’histoire sociale, une officine anti-sociale

 Par Annie Lacroix-Riz | Paris (France) | 2 novembre 2005 | Voltaire, édition internationale | Officine patronale française chargée de lutter contre l’influence communiste au sein du mouvement ouvrier, l’Institut d’histoire sociale fut animé au lendemain de la Seconde Guerre mondiale par d’ex-communistes corrompus et par des Collaborateurs fraîchement sortis de prison. Rapidement intégré dans les réseaux atlantistes, il fut abondamment financé par la CIA et joua un rôle actif dans la division du syndicalisme français. Documents d’archives à l’appui, le professeur Annie Lacroix-Riz retrace le détail de cette manipulation alors que la nouvelle politique états-unienne redonne vigueur à l’Institut d’histoire sociale.

Terrorisme
Ces exercices de simulations qui facilitent les attentats

  | Paris (France) | 13 septembre 2005 | Voltaire, édition internationale | Tout comme les militaires organisent régulièrement des manœuvres pour tester leur matériel et leur organisation en vue de combats réels, les puissances publiques civiles ont mis en place des exercices de simulation d’attentats. Partant d’un scénario catastrophe tel qu’un avion suicide ou une bombe placée dans le métro, des cabinets de gestion de crise sont formés qui coordonnent les secours et les premières réactions. Mais l’étude de plusieurs cas récents montre que ce qui devait permettre de sauver des vies a, en fait, été utilisé pour faciliter des attentats. Des exercices de simulation se déroulaient ainsi à Londres le 7 juillet 2005 ou à New York le 11 septembre 2001…

Gambit adjar
Coups de maîtres sur l’échiquier géorgien

  | 19 mars 2004 | Voltaire, édition internationale | Les États-Unis et la Russie s’affrontent par peuples interposés pour contrôler le pétrole de la mer Caspienne. Issue de l’éclatement de l’URSS, la Géorgie est tombée dans l’orbite de Washington à l’occasion de la prétendue « révolution des roses ». Mais Moscou conserve des bases militaires dans le pays et soutient en sous-main les mouvements sécessionistes. Après l’Abkhazie et l’Ossétie du sud, c’est au tour de l’Adjarie d’entrer en rébellion. Alors que le pays semble échapper à la guerre civile, la France tente de s’immiscer dans le jeu. Son ancienne représentante à l’OTAN vient de prendre la nationalité géorgienne et d’entrer au gouvernement.

Le rôle de l’ONU en Irak occupé
Qui a tué Sergio Vieira de Mello ?

 Par Sandro Cruz | Genève (Suisse) | 20 novembre 2003 | Voltaire, édition internationale | Le spectaculaire assassinat en août 2003 à Bagdad du représentant spécial du secrétaire général de l’Onu, Sergio Vieira de Mello, devant les toupes impuissantes de la Coalition, reste inexpliqué. Plusieurs hypothèses concernant les commanditaires de l’attaque ont été avancées, mais aucune n’a été prouvée. L’émotion provoquée par cet attentat a masqué le rôle exact de la victime et ses relations ambiguës avec la Coalition.

Manipulation de la liberté de la presse
Le financement de Reporters sans frontières par la NED/CIA

 Par Diana Barahona, Jeb Sprague | Washington DC (États-Unis) | 7 août 2006 | Voltaire, édition internationale | Nous avions déjà montré que Reporters sans frontières (RSF) est sous-contrat d’une association paravent du département d’État états-unien ; Diana Barahona et Jeb Sprague montrent désormais que RSF est financé par des « prêts » non-remboursés de la NED/CIA. Dès lors, on comprend mieux que l’association consacre l’essentiel de son activité à des campagnes de diffamation contre les adversaires de Washington à Cuba, en Haïti ou au Venezuela.

Manipulations
La mort de Litvinenko : fuites, versions, élucubrations...

 Par Vladimir Simonov | Moscou (Russie) | 8 décembre 2006 | Voltaire, édition internationale | La mort à Londres d’Alexandre Litvinenko, contaminé au polonium 210, est l’occasion d’une nouvelle campagne de dénonciation de la Russie dans la presse atlantiste : puisque c’était un opposant au Kremlin, Vladimir Poutine a forcément commandité le crime. Cependant, en quelques jours, d’anciens agents de renseignement, quittant soudainement l’ombre pour la lumière des plateaux de télévision, ont livré leurs versions des faits, toutes plus romanesques les unes que les autres. Vladimir Simonov fait le point des accusations et de leur crédibilité.

L’Union européenne a autorisé par écrit les prisons secrètes de la CIA dès janvier 2003

 Par Thierry Meyssan | 13 décembre 2005 | Voltaire, édition internationale |


Nouvelle Guerre froide
La guerre de désinformation de Reporters sans frontières contre le Venezuela

 Par Salim Lamrani | Paris (France) | 6 février 2007 | Voltaire, édition internationale | Les États-Unis reconstituent progressivement un réseau d’organisations destiné à dénigrer les États qui leur résistent et à y organiser des troubles politiques. Reporters sans frontières s’inscrit désormais dans cette perspective de nouvelle Guerre froide. Ainsi, l’association reprend-elle à son compte la propagande du département d’État contre le Venezuela.

Les États-unis, État terroriste
Les confessions de Luis Posada Carriles

  | Caracas (Venezuela) | 14 juin 2005 | Voltaire, édition internationale | L’Amérique latine se mobilise pour soutenir la demande d’extradition de Luis Posada Carriles, aujourd’hui réfugié à Miami et protégé par l’administration Bush. Le terroriste cubain est devenu le symbole des méthodes de domination états-uniennes dans l’hémisphère et du double langage de Washington : d’un côté déclarant la guerre globale au terrorisme et de l’autre commanditant le terrorisme. D’autant qu’il y a sept ans, Posada Carriles, persuadé de son impunité, révélait toute la vérité au New York Times.

Témoignage
L’analyste de la CIA-DISIP, chargée de Cuba et de Chávez, parle

 Par Rosa Miriam Elizalde, Luis Báez | Caracas (Venezuela) | 16 février 2005 | Voltaire, édition internationale | Nous publions le témoignage exceptionnel d’une analyste des services secrets vénézuéliens qui, dans les années 90, fut chargée de suivre Cuba, puis le commandant Chávez. Fonctionnaire civil rattachée à la DISIP, elle travaillait en lien avec la CIA états-unienne et divers services de renseignement occidentaux. Elle atteste à la fois des méthodes et des partenariats de ces services, ainsi que du phénomène Chávez.

Guerre froide psychologique
Les sciences de la domination mondiale

 Par Denis Boneau | Paris (France) | 8 décembre 2004 | Voltaire, édition internationale | Les sciences de la communication, dont le développement a été piloté par la CIA à partir des années 50, ont constitué un instrument essentiel de la « guerre psychologique » menée contre les gouvernements pro-soviétiques et les pays susceptibles de basculer dans le camp communiste. En collaboration avec l’armée et les services secrets, les spécialistes du comportement ont contribué à collecter des informations sur « l’ennemi », à élaborer la propagande atlantiste, à prévenir des mouvements de libération hostiles à Washington, allant même jusqu’à conseiller les experts de la torture. Cette « alliance entre le savant et le politique » est à l’origine d’un dispositif encore utilisé afin de diffuser la voix de l’Amérique dans le monde.

Les hommes de main de Washington
Les activités terroristes de la Fondation nationale cubano-américaine

 Par Salim Lamrani | Paris (France) | 11 mars 2009 | Voltaire, édition internationale | Alors que le président Fidel Castro s’est provisoirement démis de ses pouvoirs, pour raison de santé, et que la Maison-Blanche a planifié une intervention paramilitaire pour prendre le contrôle de Cuba, les médias dominant donnent la parole aux dirigeants de la Fondation nationale cubano-américaine. Or, celle-ci, loin d’être représentative des exilés cubains, est une organisation d’extrême droite, richement dotée, dont l’activité principale est de fomenter des attentats terroristes sur l’île avec le soutien logistique de la CIA.

Des moyens de surveillance militaire dirigés contre des pays alliés, membres de l’OTAN
Washington et Londres placent l’ONU sur écoutes

  | New York (États-Unis) | 4 mars 2003 | Voltaire, édition internationale | Les États-Unis auraient placé sur écoutes les délégations du Conseil de sécurité de l’ONU. Selon The Observer, qui publie une note interne de la NSA, la décision aurait été prise par Condoleezza Rice, au Conseil national de sécurité. Mais l’application de cette décision, qui nécessite la mise en œuvre du système Échelon, requière l’approbation des gouvernements membres de ce dispositif de renseignements. Si les interceptions de communications diplomatiques ne sont pas exceptionnelles, elles sont cependant formellement prohibées à l’encontre d’États alliés. En l’occurrence, l’odre de surveiller les délégations française et allemande est dirigé contre des pays membres de l’OTAN.

Services secrets
Les services de renseignement colombiens

 Par Jorge Serrano Torres | Paris (France) | 15 juin 2005 | Voltaire, édition internationale | Totalement méconnus des experts européens, les services secrets colombiens se sont considérablement développés pour faire face aux guérillas et au trafic de drogues. Financés et soutenus par les États-Unis, ils sont devenus des instruments du Plan Colombie plus qu’ils ne répondent à des objectifs nationaux. Hypertrophiés, ils étendent leurs activités dans les États voisins. Cependant, leurs succés sont ternis par des bavures multiples, trahissant un manque de coordination qui tourne à la guerre des polices.

Espionnage
Washington soucieux de compromettre ses amis

 Par Général Guennadi Evstafiev | Moscou (Russie) | 25 novembre 2005 | Voltaire, édition internationale | Les affaires d’espionnage qui secouent actuellement la classe dirigeante états-unienne doivent être replacées dans leur contexte. Elles n’ont rien de nouveau et illustrent à la fois une tendance récurrente du pouvoir militaire à surveiller le pouvoir civil, et une volonté collective de manipuler prioritairement les alliés avant même les adversaires, souligne pour le Réseau Voltaire le général Guennadi Evstafiev.

Les armées secrètes de l’OTAN (VI)
La guerre secrète en Italie

 Par Daniele Ganser | Bâle (Suisse) | 6 février 2010 | Voltaire, édition internationale | Alors que les Etats-Unis se présentent comme les défenseurs de la Démocratie, ils ont organisé le trucages des élections en Italie, deux coups d’Etat invisibles, et n’ont pas hésité à faire exécuter le Premier ministre Aldo Moro. Dans ce sixième volet de son étude sur le Gladio, l’historien suisse Danièle Ganser retrace la manière dont Washington a contrôlé en sous-main la vie politique italienne, à l’insu des Italiens, durant cinquante ans.

Washington prévoit un nouveau 11-Septembre d’ici six mois

 4 février 2010 | Voltaire, édition internationale |


Les armées secrètes de l’OTAN (V)
La guerre secrète, activité centrale de la politique étrangère de Washington

 Par Daniele Ganser | Bâle (Suisse) | 6 janvier 2010 | Voltaire, édition internationale | Le Gladio n’est pas un épiphénomène de la Guerre froide. Au contraire, la guerre secrète a commencé durant la Seconde Guerre mondiale et se poursuit aujourd’hui. Ce n’est pas un outil parmi d’autres dans la politique étrangère des États-Unis, mais son activité centrale, ainsi que le montrent à la fois les enquêtes parlementaires aux États-Unis et en Europe et les travaux des historiens. Pour comprendre la face cachée du plus puissant État voyou du monde, nous publions ce cinquième volet de l’étude du chercheur suisse Danièle Ganser.

La technique du coup d’État coloré

 Par John Laughland | Paris (France) | 4 janvier 2010 | Voltaire, édition internationale | La technique des coups d’État colorés trouve son origine dans une abondante littérature du début du XXe siècle. Elle a été mise en application avec succès par les néo-conservateurs états-uniens pour « changer les régimes » de plusieurs États post-soviétiques. Elle a par contre échoué dans des univers culturels différents (Venezuela, Liban, Iran). John Laughland, qui couvrit certaines de ces opérations pour le Guardian, revient sur ce phénomène.

La NSA a participé au développement de Windows 7

 24 novembre 2009 | Voltaire, édition internationale |


Les armées secrètes de l’OTAN (IV)
Les égouts de Sa Majesté

 Par Daniele Ganser | Bâle (Suisse) | 20 novembre 2009 | Voltaire, édition internationale | Les réseaux stay-behind, qui permettent à l’OTAN de contrôler la vie politique des États alliés, ont été construits à partir des réseaux de résistance au nazisme que les Britanniques avaient organisé et soutenu durant la Seconde Guerre mondiale. Cependant, la lutte contre le communisme a servi de justification à toutes sortes d’opérations au Royaume-Uni même (attentats terroristes sous faux drapeau et assassinats de républicains irlandais), en Europe continentale (principalement en France, au Bénélux, dans les pays nordiques, et jusqu’en Suisse neutre), et même en Afrique et en Asie (par exemple pour encadrer le massacre des populations francophones du Cambodge par les Khmers rouges). Dans ce quatrième volet de l’histoire du Gladio, Daniele Ganser nous dévoile les égouts de Sa (...)

Le lobby israélien en appelle au Congrès US pour stopper le procès Ergenekon en Turquie

 20 novembre 2009 | Voltaire, édition internationale |


Démonter la piste islamique
Des attentats sous fausse bannière en Argentine : 1992 et 1994

 Par James Fetzer, Adrian Salbuchi | Buenos Aires (Argentine) | 9 novembre 2009 | Voltaire, édition internationale | Rejoignant les conclusions établies par Thierry Meyssan et celles d’enquêteurs argentins, Adrian Salbuchi, économiste et expert de la mondialisation, retrace les événements qui ébranlèrent Buenos Aires en 1992 et 1994 : il en cerne les fausses accusations flagrantes et les met en parallèle avec les grandes lignes du dispositif mis en œuvre dans d’autres « attaques terroristes ». La peinture qu’en dresse Salbuchi, loin d’être hasardeuse, démontre la cohérence commune à tous ces événements.

Le meilleur hommage à la mère d’un héros

 Par Agence Cubaine de Nouvelles, Fidel Castro Ruz | La Havane (Cuba) | 4 novembre 2009 | Agencia Cubana de Noticias | Alors que vient de s’éteindre la mère d’un des agents anti-terroristes cubain emprisonné aux États-Unis, Fidel Castro note que les États-Unis n’ont pas renoncé au terrorisme et et à la guerre pour mettre l’Amérique latine au pas. le meilleur hommage qui puisse être rendu à la défunte, c’est de continuer le combat de son fils.

Obama nomme les co-présidents du Comité consultatif du Renseignement

 2 novembre 2009 | Voltaire, édition internationale |


Les mercenaires cubains de la Maison-Blanche

 Par Salim Lamrani | Paris (France) | 27 septembre 2009 | Voltaire, édition internationale | Salim Lamrani vient de publier « Cuba, ce que les médias ne vous dirent jamais », un recueil d’articles écris au cours des cinq dernières années. Il y passe en revue, de manière systématique, tous les arguments utilisés par la propagande états-unienne pour justifier a posteriori l’embargo imposé unilatéralement par Washington en violation du droit international. Ce tour d’horizon permet de mesurer à quel point les critiques du gouvernement révolutionnaire sont irréelles. Une annexe historique souligne aussi la permanence de l’attitude des administrations états-uniennes successives, indépendamment de l’alternance de façade entre démocrates et républicains. On regrettera l’absence d’index qui aurait permis d’utiliser ce livre comme une encyclopédie ; quoi qu’il en soit, son caractère exhaustif et la précision de son argumentation en font un ouvrage de référence pour tous ceux qui souhaitent approfondir cette question. Nous reproduisons ici un extrait consacré aux plus célèbres « dissidents » mis en scène par la (...)

Les Anglo-Saxons ont développé 15 fois plus leurs services secrets que leur principal compétiteur

 20 septembre 2009 | Voltaire, édition internationale |


Netanyahu s’est bien rendu en secret quelques heures à Moscou

 Moscou (Russie) | 10 septembre 2009 | Voltaire, édition internationale |


Confirmation : le SouthCom a organisé le renversement du président Zelaya au Honduras

 Paris (France) | 16 août 2009 | Voltaire, édition internationale |


Confirmation : Hillary Clinton admet que les USA ont manipulé la « révolution verte » en Iran

 11 août 2009 | Voltaire, édition internationale |


L’organisation Ergenekon mise en cause pour ses relations privilégiées avec Hizb ut-Tahrir

 Par Mutlu Özay et Mustafa Turan | Istanbul (Turquie) | 3 août 2009 | Voltaire, édition internationale | Les enquêtes menées dans le cadre affaire Ergenekon font actuellement la Une des journaux turcs, avec l’arrestation de diverses personnalités de premier plan. De nouveaux éléments ont mis à jour les liens de ce réseau terroriste non seulement avec les structures secrètes de l’OTAN (Gladio), mais également avec une autre organisation bien connue en Asie centrale notamment, et servant les mêmes objectifs stratégiques sous couvert cette fois de « lutte pour l’instauration d’un califat islamique » : le groupe Hizb ut-Tahrir. Dans un éditorial du quotidien turc Zaman, Mutlu Özay et Mustafa Turan replacent les éléments d’information disponibles dans leur contexte.

Gladio
Ergenekon : une légende urbaine ?

 Par Orhan Kemal Cengiz | Istanbul (Turquie) | 9 juillet 2009 | Voltaire, édition internationale | Alors que les enquêtes judiciaires se poursuivent en Turquie pour faire toute la vérité sur l’Ergenekon, la presse atlantiste minimise le complot et tente de faire passer toute l’affaire pour une invention du parti islamique-démocrate au pouvoir. Pour Me Orhan Kemal Cengiz, il n’y a pourtant guerre de doute, Ergenekon est la version turque du Gladio, l’armée secrète de l’OTAN. Elle est toujours active et est responsable des attentats terroristes récents visant à déstabiliser le pays et à restaurer le pouvoir militaire.

Pakistan : Baitullah Mehsud travaillerait pour le Mossad et la CIA

 19 juin 2009 | Voltaire, édition internationale |


Le général Petraeus s’inquiète des crimes de la CIA en Afghanistan et au Pakistan

 14 juin 2009 | Voltaire, édition internationale |


Le Jundallah revendique des actions armées aux côtés des Moudjahidin du Peuple

 13 juin 2009 | Voltaire, édition internationale |


Les services secrets occidentaux préparent une « révolution colorée » en Russie

 Moscou (Russie) | 1er mai 2009 | Voltaire, édition internationale |


Révélations
Comment le Mossad a assassiné Tony Frangieh

 Par Nidal Hamade | Paris (France) | 7 avril 2009 | Voltaire, édition internationale | Un ouvrage à paraître en France livre de nouveaux éléments sur l’assassinat du leader chrétien libanais Tony Frangieh et le massacre de ses proches, en 1978. L’opération, conduite par le chef fasciste Samir Geagea, aurait en réalité été entièrement pilotée par le Mossad israélien. L’auteur de cette enquête, Richard Labévière, est un journaliste proche des milieux français de la Défense. Il avait déjà révélé, il y a deux ans, des informations confidentielles sur le traitement du Liban au Conseil de sécurité des Nations Unies. De fortes pressions sont exercées sur l’éditeur pour qu’il retire du manuscrit les noms des protagonistes ou tout au moins pour qu’il renonce à le diffuser avant les élections législatives libanaises.

Daniele Ganser : « Le président Sarkozy a accepté la domination des États-Unis »

 Par Sandro Cruz | 1er avril 2009 | Voltaire, édition internationale | Alors que l’Albanie et la Croatie ont adhéré à l’OTAN le 1er avril 2009 et que l’Alliance célèbrera son soixantenaire à Kehl, les 3 et 4 avril, le Réseau Voltaire a demandé au professeur Daniele Ganser son appréciation de cette organisation. Pour ce spécialiste mondialement reconnu de l’histoire de l’OTAN, l’Alliance n’a plus de vocation défensive depuis la fin de l’URSS et se résume désormais à la suzeraineté états-unienne sur l’Europe.

Un étrange enquêteur nommé au Tribunal spécial de l’ONU pour le Liban

 Beyrouth (Liban) | 22 décembre 2008 | Voltaire, édition internationale |


Une pétition d’intellectuels US contre Eva Golinger et Thierry Meyssan
Impérialistes de droite et impérialistes de gauche

 Par Thierry Meyssan | Beyrouth (Liban) | 25 août 2008 | Voltaire, édition internationale | Depuis la publication sur Voltairenet.org d’un article de Thierry Meyssan sur le rôle de l’Albert Einstein Institution dans les pseudos « révolutions » colorées organisées par la CIA, cet organisme et ses représentants ont été exclus des principaux forums anti-impérialistes. Niant en toute mauvaise foi les éléments à charge, des intellectuels de la gauche états-unienne tentent de réhabiliter cet institut si utile à la domination « soft » du reste du monde. À défaut d’être un débat, c’est un moment de vérité.

Justice-spectacle
Le Soudan dans le collimateur de l’alliance de guerre occidentale
11 août 2008 | Horizons et débats | Le procureur général de la Cour pénale internationale de La Haye, Luis Moreno-Ocampo, a inculpé le président soudanais, Omar Hassan al-Bashir., de crimes de guerre et de génocide. L’accusation, qui n’est pas étayée, reporte sur le Soudan la responsabilité des crimes commis au Darfour par les escadrons de la mort armés et financés par les USA et l’UE.

Iran
Préparatifs pour le champ de bataille
Zurich (Suisse) | 11 août 2008 | Horizons et débats | Une enquête de Seymour Hersch pour le New Yorker montre que le vice-président Cheney n’a pas abandonné son projet de guerre contre l’Iran. Forces spéciales et services secrets mènent des actions clandestines pour déstabiliser Téhéran. Des opérations « False Flag » sont envisagées pour provoquer les hostilités.

Interpol, les Farc et Chavez
L’ordinateur de Gauche et l’ordinateur de Droite

 Par Romain Migus | Caracas (Venezuela) | 17 mai 2008 | Voltaire, édition internationale | Les agences de presse anglo-saxonne ont donné un large écho au directeur général d’Interpol qui aurait confirmé les liens secrets entre le président Hugo Chavez et les FARC. Or, observe Romain Migus, le rapport d’Interpol dit le contraire de ce que les agences de presse ont relayé : l’agence internationale de coopération policière a constaté que l’ordinateur d’un chef rebelle, saisi par l’armée colombienne, a été manipulé par elle en profondeur de sorte qu’il est impossible d’authentifier les documents qu’elle prétend y avoir trouvé. Étrange : au même moment, le témoin clé dans une autre affaire était extradé hors de Colombie avec les documents, authentifiés ceux-là, d’un autre ordinateur. Ils mettaient très gravement en cause le président colombien Alvaro Uribe.

Un terroriste international célébré comme un héros aux USA

 8 mai 2008 | Voltaire, édition internationale |


Enlèvement politique à Paris ?
Kouchner a « perdu » le témoin-clé de l’enquête Hariri

 Par Jürgen Cain Külbel | Berlin (Allemagne) | 21 avril 2008 | Voltaire, édition internationale | La presse internationale se passionne pour l’affaire As-Siddik, ce témoin-clé de l’affaire Hariri qui a « disparu » sur le territoire français le 13 mars. Les témoins s’interrogent sur le rôle de la France de Nicolas Sarkozy qui, en application de la résolution 1636 du Conseil de sécurité des Nations unies, avait la responsabilité de le tenir à la disposition du Tribunal spécial de l’ONU. Pourtant, cette affaire, qui pourrait être le premier enlèvement politique par la CIA sur le sol français depuis la réactivation du « stay-behind » en 2001, reste largement ignorée des Français.

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« Les dessous du terrorisme », par Gerhard Wisnewski



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