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Opération Serval : point de situation du ministère français de la Défense (11 au 20 janvier)

| Paris (France)
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Opération Serval
©Mecanopolis.org

Bulletin du Dimanche 20 janvier 2013

Depuis le samedi 19 janvier (18 heures) jusqu’au 20 janvier à 18 heures.
Déploiement d’un deuxième sous groupement en couverture de Bamako et poursuite des frappes ciblées.

Les avions de chasse et les hélicoptères français ont poursuivi les opérations aériennes consistant à détruire des objectifs militaires. Ces dernières 24 heures ont notamment été marquées par une dizaine de sorties, dont la moitié pour réaliser des frappes sur des véhicules terroristes.

A terre, en coordination avec les forces maliennes, les soldats français ont étendu leur dispositif de couverture, empêchant les groupes terroristes de reprendre leur progression en direction de Bamako. Dans la nuit du 19 au 20 janvier, un sous groupement a été mis en place aux alentours des villes de Mopti et de Sévaré. A l’ouest, le sous groupement stationné depuis le 16 janvier à Markala s’est étendu jusque dans les environs de Nionno, toujours en appui des forces armées maliennes (FAMA).

Parallèlement, la montée en puissance de la force se poursuit, avec un appui toujours important de nos partenaires européens et canadiens.

Enfin, la force africaine poursuit son déploiement, avec l’arrivée régulière de nouveaux contingents. Aujourd’hui, ce sont plus de 250 nigérians, une centaine de togolais et une cinquantaine de béninois qui ont rejoint Bamako pour former les contingents de la mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine (MISMA). D’autres contingents doivent encore arriver les prochains jours.

Bulletin du Samedi 19 janvier 2013

Du 18 janvier 18h, jusqu’au 19 janvier à 18h
Aujourd’hui, les avions de l’opération Serval ont poursuivi leurs missions avec une dizaine de sorties dont la moitié pour la chasse. Ils continuent de surveiller les mouvements des groupes terroristes tout en maintenant leurs frappes sur des cibles identifiées au sol dans la région de Diabali.

Un détachement déployé à Markala assure la couverture de la capitale malienne. Son dispositif en surveillance de part et d’autre du fleuve Niger permet d’interdire toute infiltration des groupes terroristes dans la zone. En parallèle, la montée en puissance du dispositif et la mise sur pied de la Force sur Bamako se poursuit.

Ainsi, le groupement aéromobile a pu entamer ses premiers vols alors que les capacités logistiques se renforcent.

La mobilisation de nos alliés est forte avec l’engagement vers le théâtre de moyens aériens britanniques canadiens, belges et danois.

A ce jour, l’opération Serval mobilise 2 800 militaires français, dont près de 2000 présents sur le sol malien.

Enfin, 260 militaires du Nigéria, du Togo et du Bénin sont arrivés à Bamako dans la nuit de vendredi à samedi. Ils complètent ainsi les contingents africains de la MISMA.

L’intervention française au Mali a débuté le 11 janvier. Initiée à la demande du gouvernement malien, et dans le cadre de la résolution 2085, l’opération Serval est destinée à aider les forces maliennes (FAM) à stopper l’offensive des groupes rebelles et terroristes en direction de Bamako, à aider les forces armées maliennes (FAM) et l’Etat malien à retrouver l’intégralité de son territoire et de sa souveraineté, en coordination avec la MISMA et EUTM.

Bulletin du Vendredi 18 janvier 2013

Point de situation du 18 janvier 2013, du 17 janvier 18h au 18 janvier 18h.

Pendant que les avions de chasse de l’opération Serval poursuivent leurs frappes sur des positions terroristes, le sous groupement déployé à Markala assure la couverture de la capitale malienne. Pour cela, il a déployé, depuis le 16 janvier, un dispositif en surveillance de part et d’autre du fleuve Niger, permettant d’interdire la progression des groupes terroristes vers la capitale malienne.

Le déploiement s’amplifie avec l’arrivée sur le théâtre de moyens de soutien logistiques et sanitaires complémentaires. En plus des C130 belge et des C17 britannique, un C17 canadien et un C130 danois sont désormais engagés dans les opérations logistiques vers le théâtre.

A ce jour, l’opération Serval mobilise 2 700 militaires français, dont 1 800 présents sur le sol malien.

Enfin, les forces armées malienne ont repoussé les groupes terroristes hors de la ville de Konna et contrôle la localité.

L’intervention française au Mali a débuté le 11 janvier. Initiée à la demande du gouvernement malien, et dans le cadre de la résolution 2085, l’opération Serval est destinée à aider les forces maliennes (FAM) à stopper l’offensive des groupes rebelles et terroristes en direction de Bamako, à aider les forces armées maliennes (FAM) et l’Etat malien à retrouver l’intégralité de son territoire et de sa souveraineté, en coordination avec la MISMA et EUTM.

Bulletin du Jeudi 17 janvier 2013

Du 16.01 18h au 17.01 18h.
Arrivée des premiers contingents de la MISMA, poursuite des frappes et montée en puissance du dispositif aéro-terrestre à Bamako.

Le sous-groupement tactique interarmes motorisé ayant quitté Bamako le 15 janvier s’est installé à Markala afin d’y déployer un dispositif permettant d’interdire la progression des groupes terroristes vers la capitale malienne. Les deux autres sous-groupements tactiques, toujours stationnés à Bamako, sont maintenant en mesure d’être déployé.

A Bamako, ce 17 janvier 2013, les premières unités de la MISMA sont arrivées. Il s’agit d’une compagnie de l’armée nigériane et d’un élément de l’armée togolaise, soit environ 250 militaires. Du côté français, cette journée a été principalement marquée par l’arrivée de France d’hélicoptères du Groupement aéro-mobile. Ils ont été transportés par un avion de transport stratégique C17 Canadien, marquant le début du soutien du Canada à l’opération Serval.

Les avions de combat de l’opération Serval ont effectué une dizaine de sorties dont la moitié en mission de ciblage d’objectifs. Trois Mirage 2000D en provenance de N’Djamena ont été mis en place avec un échelon de soutien sur l’aéroport de Bamako.

A ce jour, l’opération Serval mobilise 2 300 militaires, dont 1 400 sont présents sur le théâtre.

L’intervention française au Mali a débuté le 11 janvier. Initiée à la demande du gouvernement malien, et dans le cadre de la résolution 2085, l’opération Serval est destinée à aider les forces maliennes (FAM) à stopper l’offensive des groupes rebelles et terroristes en direction de Bamako, à aider les forces armées maliennes (FAM) et l’Etat malien à retrouver l’intégralité de son territoire et de sa souveraineté, en coordination avec la MISMA et EUTM.

Bulletin du Mercredi 16 janvier 2013

Poursuite des frappes ciblées et de la montée en puissance du dispositif terrestre à Bamako.
Dans la nuit du 15 au 16 janvier, un sous-groupement tactique interarmes (S/GTIA) motorisé (chars Sagaie, VAB, VBL) s’est déployé au nord de Bamako.

Aujourd’hui, au cours d’une douzaine de sorties, les avions de combat et les hélicoptères d’attaque français ont poursuivi leurs frappes dans la région de Diabali, détruisant une dizaine d’objectifs ciblés.

A Bamako, le détachement stationné sur l’aéroport a reçu la visite du président malien Dioncouda Traoré. Il était accompagné par le général Sheha Abdulkadir, chef d’état-major opérationnel de la mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine (MISMA).

Par ailleurs, une antenne chirurgicale avancée (ACA) est désormais opérationnelle. Elle peut, en cas de besoin, procéder à une dizaine d’interventions chirurgicales par jour.

Le déploiement des forces françaises à Bamako s’est accéléré grâce à l’engagement et le soutien des armées alliées. C’est en particulier le cas du Danemark, du Royaume Uni ou de la Belgique qui ont mis des avions C-17 et des Hercule C 130 à disposition de la France. Ces derniers ont d’ailleurs effectué des liaisons entre les bases aériennes françaises et Bamako, en passant par N’Djamena et Abidjan pour acheminer du matériel, des munitions, des vivres.

L’intervention française au Mali a débuté le 11 janvier. Initiée à la demande du gouvernement malien, et dans le cadre de la résolution 2085, l’opération Serval est destinée à aider les forces maliennes à repousser les groupes terroristes et recouvrer son intégralité territoriale.

Bulletin du Mardi 15 janvier 2013

Le 15 janvier 2013, les avions français ont poursuivi leurs frappes pendant que le dispositif terrestre continuait à s’étoffer à Bamako.

Depuis le 14 janvier, les avions de combat français (Rafale, Mirage F1 CR et Mirage 2000D) ont effectué 8 missions contre une douzaine d’objectifs ciblés autour de Diabali. Ils étaient soutenus par des avions ravitailleurs C135F.

Parallèlement, la montée en puissance et la motorisation des éléments terrestres s’est poursuivie à Bamako. En particulier avec l’arrivée de matériels en provenance de France ou des forces prépositionnées en Afrique.

L’intervention française au Mali a débuté le 11 janvier. Initiée à la demande du gouvernement malien, et dans le cadre de la résolution 2085, l’opération Serval est destinée à aider les forces maliennes à repousser les groupes terroristes et recouvrer son intégralité territoriale.

Bulletin du Lundi 14 janvier 2013

Depuis la nuit du 13 janvier 2013, le dispositif français au Mali a poursuivi ses opérations aériennes avec une vingtaine de sorties dont une dizaine réalisées par les Mirage 2000D et les Rafale stationnés à N’Djamena au Tchad. Ces opérations ont permis notamment de traiter une dizaine d’objectifs principalement sur les villes de Diabali et de Douenza.
Le 14 janvier, les opérations ont été conduites avec un effort appuyé sur un sur le secteur de Diabali afin de stopper la progression des groupes terroristes.

En parallèle des opérations aériennes, la France poursuit la montée en puissance de son dispositif. Ainsi, dans la journée du 14 janvier, deux Mirage F1 CR des éléments français au Tchad ont été repositionnés sur l’aéroport de Bamako. Ils complètent ainsi le dispositif d’alerte mis en place sur la capitale. Opération Serval : le sous groupement blindé en provenance d’Abidjan (VBL, VAB et ERC 90) stationné à Bamako

Dans la soirée, un sous-groupement interarmées (SGTIA) comprenant près de 200 militaires et une soixantaine de véhicules blindés est arrivé à Bamako. Ces soldats appartiennent principalement aux 1er RHP, 3ème RPIMa et 17ème RGP. Ils ont quitté le camp de Port-Bouët à Abidjan, en Côte d’Ivoire samedi pour rallier le Mali par voie terrestre.

Enfin, dans la nuit du 14 au 15 janvier 2013, plusieurs rotations de gros porteurs avec notamment le soutien de deux Boeing C-17 de la Royal Air Force (RAF) ont permis la livraison de véhicules blindés pour la compagnie du 2e RIMA, arrivée dernièrement et stationnée sur Bamako et du matériel embarqué sur la Base Aérienne 105 d’Evreux pour le soutien logistique de nos forces.

Le concours des C-17 de la RAF est une nouvelle illustration de la coopération opérationnelle franco-britannique.

Ce sont désormais près de 800 militaires français qui sont déployés sur le sol malien et près de 1700 au total qui participent à l’opération Serval au Mali à partir des bases françaises prépositionnées en Afrique.

De son côté la MISMA (Mission Internationale de Soutien au Mali sous conduite Africaine) accélère sa montée en puissance avec la mise en place d’un état-major à Bamako travaillant sur la projection à venir de plusieurs bataillons africains.

L’intervention française au Mali a débuté le 11 janvier. Initiée la demande du gouvernement malien, et dans le cadre de la résolution 2085, l’opération Serval est destinée à aider les forces maliennes à repousser les groupes terroristes et recouvrer son intégralité territoriale.

Bulletin du Dimanche 13 janvier 2013

L’opération Serval se poursuit avec des frappes aériennes et le déploiement quatre Rafale et d’une compagnie d’infanterie.

Le 12 janvier, au deuxième jour de l’opération Serval au Mali, les Mirage 2000D basés à N’Djamena ont poursuivi leurs frappes sur les groupements terroristes stationnés au nord de la ligne Kona-Léré. Ces frappes se sont poursuivies dans la nuit et pendant la journée du 13 janvier.

Tôt ce matin, quatre Rafale ont décollé de la base aérienne 113 de Saint Dizier avec pour objectif des camps d’entraînement, des infrastructures et des dépôts logistiques constituant les bases arrière des groupes terroristes. A l’issue de ces frappes, accompagnés par deux C135F, les quatre Rafale ont rejoint la base aérienne de N’Djamena pour renforcer les moyens engagés dans l’opération Serval.

A Bamako, l’état-major tactique et la compagnie d’infanterie qui appartenaient au groupement terre de l’opération Epervier ont été renforcés aujourd’hui par une compagnie d’infanterie en provenance de France où elle était bien placée en alerte. Deux cent militaires du 2e régiment d’infanterie de marine ont été projetés avec leur matériel à Bamako, par deux rotations d’avions Airbus A310 et A340 de l’escadron de transport Esterel. Embarquement de la compagnie du 2e RIMa

Enfin, le 13 janvier en fin d’après-midi, un avion de transport stratégique de la Royal Air Force, de type C17 s’est posé sur la BA 105 d’Evreux pour appuyer la montée en puissance des forces françaises au Mali. Il transportera du matériel et des véhicules.

L’intervention française a débuté dans l’après-midi du 11 janvier par des raids aériens (hélicoptères Gazelle et avions Mirage 2000 D) destinés à mettre un coup d’arrêt brutal à l’avancée des groupes terroristes vers le Sud du Mali. Un pilote d’hélicoptère Gazelle a été mortellement blessé lors de cette phase.

Bulletin du Samedi 12 janvier 2013

Le 11 janvier 2013, lors de la première phase de l’ opération Serval consistant, en appui des forces armées maliennes, à stopper l’avancée des groupes djihadistes vers le Sud du Mali, un pilote d’hélicoptère a été mortellement blessé.

L’intervention française a débuté dans l’après-midi du 11 janvier par un raid héliporté dans la région de Konna, non loin de Mopti au centre du pays. Au cours de cette mission conduite par des hélicoptères d’attaque Gazelle du 4e régiment d’hélicoptères des forces spéciales (4e RHFS), quatre véhicules ennemis ont été détruits.

Malgré des tirs précis et destructeurs entraînant le repli de la colonne, les patrouilles ont été prises à parti depuis le sol par des tirs d’armes légères. Lors d’un de ces accrochages, un pilote de Gazelle a été touché. Blessé, ce lieutenant a rejoint, aux commandes de son hélicoptère, l’antenne médicale militaire française la plus proche avant de succomber de ses blessures.

Bulletin du Vendredi 11 janvier 2013

Le 11 janvier 2013, à la demande des autorités maliennes et de l’ONU, la France a lancé une opération militaire en appui des forces armées maliennes baptisée Serval. Elle a pour but de mettre un coup d’arrêt brutal à l’avancée des groupes djihadistes vers le Sud du Mali et d’assurer la sécurité des 5000 ressortissants français dans le pays.

L’intervention française a débuté dans l’après-midi du 11 janvier par un raid d’hélicoptères d’attaque afin de stopper la progression d’une colonne d’éléments djihadistes faisant route vers Konna, non loin de la ville de Mopti.

Cette première action française conduite par des hélicoptères Gazelle HOT et Gazelle canon de calibre 20mm du 4e régiment d’hélicoptères Forces Spéciales (4e RHFS) a permis la destruction de quatre véhicules ennemis et a entraîné le repli de la colonne.

Dans la nuit du 11 au 12 janvier, quatre Mirage 2000D du groupement air du dispositif Epervier ont effectué des frappes dans le Nord du pays. Pour effectuer ces missions, les patrouilles de chasseurs étaient appuyés par 2 ravitailleurs C135. Profitant de la relève programmée des avions Mirage 2000D, il avait été décidé de retarder le retour des chasseurs vers la France et de les conserver à N’Djamena. Ce sont ainsi actuellement, en plus des deux Mirage F1 CR, six Mirage 2000D, 3 C135, 1 C130 et 1 Transall C160 qui arment le groupement air de la force Epervier.

Simultanément, au Tchad d’abord, un sous-groupement de près de 200 militaires appartenant au groupement terre de la force Epervier s’est préparé pour rejoindre Bamako. Il a été projeté par Hercule C 130 et Transall de N’Djamena vers la capitale malienne. Le sous-groupement est armé par des « marsouins » du 21e régiment d’infanterie marine de Fréjus (21e RIMa) et un peloton de légionnaires du 1er Régiment Étranger de Cavalerie d’Orange (1er REC). En France, c’est une compagnie du 2e régiment d’infanterie de marine (2e RIMa) stationné à Auvours qui a été désignée pour rejoindre Bamako dans la journée du 12 janvier. Cette compagnie a pour mission de renforcer le dispositif en place.

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