Déclaration du Conseil de l’Atlantique Nord sur l’emploi d’un agent neurotoxique à Salisbury
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Déclaration du Conseil de l’Atlantique Nord sur l’emploi d’un agent neurotoxique à Salisbury

| Bruxelles (Belgique)
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Aujourd’hui, le Conseil de l’Atlantique Nord a reçu du Royaume-Uni des informations concernant l’utilisation d’un agent neurotoxique à Salisbury le 4 mars.

Le Royaume-Uni a confirmé l’utilisation d’une substance innervante de qualité militaire mise au point par la Russie, et il a informé les Alliés qu’il était très probable que la Russie en soit responsable. Il a déclaré que cet acte constituait une attaque inconsidérée et irresponsable contre le Royaume-Uni, qui avait mis en péril la vie d’innocents.

Les Alliés se sont dits vivement préoccupés face à cette première utilisation offensive d’un agent neurotoxique sur le territoire de l’Alliance depuis la création de l’OTAN. Ils ont exprimé leur solidarité avec le Royaume-Uni, ont proposé de l’aider dans son enquête, et ont engagé la Russie à répondre aux questions du Royaume-Uni et notamment à fournir à l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques des informations exhaustives concernant le programme Novitchok. Les Alliés sont convenus que l’attaque constituait une violation flagrante des normes et des accords internationaux.

Depuis son entrée en vigueur, en 1997, la Convention sur les armes chimiques est l’un des piliers du régime mondial de non-prolifération. Elle interdit la mise au point, le transfert et l’emploi de telles armes. Les États parties à la Convention s’engagent à promouvoir et à faire respecter ses principes fondamentaux. Ils s’engagent aussi à ne pas mettre au point, fabriquer ou acquérir d’une autre manière, stocker ou conserver d’armes chimiques, ni à en transférer, directement ou indirectement, à qui que ce soit. Ils s’engagent également à ne pas entreprendre de préparatifs militaires quels qu’ils soient en vue de l’emploi d’armes chimiques, et à ne pas aider, encourager ou inciter quiconque à entreprendre des activités interdites.

L’OTAN a condamné à maintes reprises l’utilisation d’armes chimiques en Syrie, et elle a demandé que les responsables répondent de leurs actes. L’OTAN considère que l’emploi d’armes chimiques constitue une menace pour la paix et la sécurité internationales.

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