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Nouvelle Guerre froide

Depuis le début du XXe siècle, les Anglo-Saxons considèrent l’URSS, puis la Russie, comme leur ennemi principal. Persuadés que Moscou tenterait d’envahir toute l’Europe après la défaite du IIIe Reich, ils firent durer la Seconde Guerre mondiale pour affaiblir les Soviétiques, bombardèrent les villes allemandes pour s’assurer que l’Armée rouge ne pourrait rien en retirer, et lancèrent deux bombes nucléaires sur la population japonaise pour dissuader Staline de profiter de son avantage militaire. En 1949, Ils fondèrent l’OTAN et transformèrent la division de l’Europe en deux zones d’occupation en une Guerre froide, qui ne prit réellement fin qu’avec la disparition de l’URSS.
Cependant, face au redressement inattendu de la Russie, les Anglo-Saxons reviennent à leur stratégie initiale. La continuité de leur politique anti-russe est incarnée par le professeur Zbignew Brzezinski, conseiller de sécurité nationale du président démocrate Carter, passé au parti républicain, puis revenu au parti démocrate pour faire élire son élève, Barack Obama. Artisan, dans les années 70 d’un soutien inconditionnel au shah d’Iran et de l’organisation de la guerre d’Afghanistan, il préconise aujourd’hui un rapprochement avec le régime islamique iranien et l’extension de la guerre au Pakistan.
Moscou, qui est parvenu à vaincre l’émirat islamique d’Itchkérie (Tchétchènie) et à stopper l’agression géorgienne en Ossétie du Sud, s’est fait piéger par l’Ukraine lors de la guerre du gaz.
La stratégie de la Nouvelle Guerre froide n’est guère différente de la précédente. Sans imagination, la presse atlantiste applique les mêmes clichés à la Russie d’aujourd’hui qu’à l’URSS d’hier bien que les situations soient fort différentes. Londres, qui hébergeait jadis des dissidents, est devenu le refuge des oligarques mafieux en fuite. Le Pentagone déploie un prétendu bouclier anti-missiles comme il le fit avec les Pershing II, l’OTAN s’élargit à l’Est et ouvre de nouvelles bases dans le Grand Nord pour encercler l’ennemi de toujours, etc.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
« Horizons et débats », n°8, 16 avril 2018
Raison et hystérie anti-russe
447. Raison et hystérie anti-russe Zurich (Suisse) | 16 avril 2018
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