Dénonciation de la mise en scène de la Ghouta, par Bachar Ja’afari
Réseau Voltaire

Dénonciation de la mise en scène de la Ghouta

| New York (États-Unis)
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Les groupes terroristes armés, y compris la prétendue Armée de l’islam, ainsi que le régime saoudien wahhabite, l’administration des États-Unis d’Amérique et les États colonialistes français et britannique qui soutiennent, financent et manipulent ces groupes ont une nouvelle fois fabriqué de toutes pièces des allégations selon lesquelles l’Armée arabe syrienne aurait employé des armes chimiques dans la ville de Douma (Ghouta orientale) au cours d’une tentative évidente et vaine de contrecarrer les victoires que celle-ci avait remportées ces dernières semaines dans la guerre menée contre le terrorisme. Les groupes terroristes armés et ceux qui les dirigent, déroutés par ces succès, ont cherché en vain le moindre prétexte pour dénigrer l’État syrien, son armée et les forces qui l’appuient. Le peuple syrien aspire à ce que les groupes terroristes armés soient expulsés de l’ensemble du territoire syrien. Cette tâche revient à l’Armée arabe syrienne, qui s’en acquitte avec détermination, courage et abnégation.

La République arabe syrienne avait signalé maintes fois que les terroristes risquaient d’employer des armes chimiques afin d’en imputer ensuite la responsabilité à l’État. Elle avait présenté ces derniers mois à l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC), au Conseil de sécurité et au Secrétariat de l’ONU des informations précises et détaillées concernant les tentatives des groupes terroristes d’introduire sur le sol syrien ces armes interdites au regard du droit international. La République arabe syrienne a recensé les lieux où ces groupes entreposaient des armes chimiques, en particulier du chlore toxique, dans des localités et villages des provinces d’Alep et d’Edleb, ainsi qu’à Douma, dans la Ghouta orientale, et dans d’autres secteurs où ces groupes sont présents. Elle a cité les représentants des médias internationaux qui s’étaient empressés, sur l’injonction de leurs maîtres, de se rendre au préalable sur certains lieux afin de porter un faux témoignage et d’accuser à tort le Gouvernement d’avoir employé des armes chimiques.

Les déclarations pétries de mensonges et d’allégations infondées et trompeuses de l’administration des États-Unis, du régime wahhabite saoudien et des autres parties qui soutiennent les terroristes reflètent la volonté de ces acteurs de sauver leurs agents, y compris l’Armée de l’islam et d’autres groupes terroristes vaincus, et de les inciter à continuer de faire couler le sang des Syriens. Ces parties veulent également que les États-Unis se livrent à de nouveaux actes d’agression illégaux contre la Syrie, telle l’attaque aérienne lancée par l’administration Trump contre la base de Chaaeïrat.

La République arabe syrienne souligne à nouveau qu’elle ne détient absolument aucun type d’arme chimique, notamment du gaz chloré toxique. Elle condamne de nouveau l’emploi d’armes chimiques, quels qu’en soient le lieu, le moment ou les circonstances. Elle fait valoir une fois de plus qu’elle coopère pleinement avec l’OIAC afin de s’acquitter des obligations que lui impose la Convention sur l’interdiction de la mise au point, de la fabrication, du stockage et de l’emploi des armes chimiques et sur leur destruction.

Les spectacles mis en scène par les milieux du renseignement occidentaux et leurs supplétifs dans la région, qui ont vendu leur âme et mis leurs richesses et celles de leur peuple au service des ennemis de la Syrie, n’ont plus cours. L’Armée arabe syrienne continue de combattre le terrorisme et les organisations terroristes qui ont utilisé des gaz toxiques pour tuer des civils, y compris des enfants dans la Ghouta, à Alep, à Khan Cheïkhoun et à Edleb, mus par d’ignobles objectifs. L’opinion nationale et mondiale ne sont plus dupes. Les terroristes recourent à des gaz toxiques contre des enfants innocents, qui sont sacrifiés pour justifier les attaques menées depuis l’extérieur contre la Syrie. La communauté internationale doit interdire et condamner ces viles attaques à peine voilées et faire front commun pour les repousser. Le Gouvernement syrien a à cœur les intérêts de son peuple. Il s’emploie à arracher les Syriens des griffes des terroristes, à leur garantir un abri, de la nourriture, de l’eau et des médicaments, ce dont les groupes terroristes et leurs alliés les ont privés. À ce jour, plus de 50 000 citoyens qui avaient récemment fui la Ghouta orientale ont pu retrouver leur ville ou village. Le Gouvernement syrien a assuré le retour à l’école de plus de 10 000 élèves que les groupes terroristes avaient privés de leur droit à l’éducation. Dans la Ghouta orientale, l’Armée arabe syrienne répond aux besoins des familles dans leurs foyers dans les villages de Irbin, Siqba, Aïn Terma et Kfar Batna. Par conséquent, toute accusation d’emploi d’armes chimiques ne visant pas les organisations terroristes et ceux qui sont à la manœuvre constitue un soutien direct aux terroristes et à leurs crimes et les encourage à continuer d’utiliser des gaz toxiques contre des Syriens innocents. La République arabe syrienne invite l’ONU, y compris les États Membres, le Conseil de sécurité et le Secrétariat, à lutter contre ces criminels, si elle ne veut pas que ces meurtriers restent impunis.

Je vous serais reconnaissant de bien vouloir faire distribuer le texte de la présente lettre comme document du Conseil de sécurité.

Référence : Onu S/2018/316

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