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Nouvelles spéculations sur un possible bombardement de l’Iran

En dépit de l’ambiance positive véhiculée par certains médias sur les résultats des concertations en cours autour de l’élection présidentielle libanaise, les voix qui se sont élevées dimanche au sein de la coalition au pouvoir réclamant une intervention internationale dans cette échéance et haussant le ton contre la Syrie ne présagent rien de bon. Rien ne permet de dire que les démarches en cours mettront le Liban à l’abri de graves troubles.

| Beyrouth (Liban)
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Tendances et événements au Proche-Orient

Une nouvelle enquête du journaliste vedette américain Seymour Hersh, publiée dans le New Yorker, fait état d’une modification du plan d’attaque préparé par le Pentagone contre l’Iran. Les États-Unis projetteraient de lancer des raids massifs contre les Gardiens de la révolution et non pas contre les présumés sites nucléaires iraniens.
Les informations de Seymour Hersh viennent après le raid hollywoodien mené par l’aviation israélienne en Syrie qui s’est avéré n’être qu’une affabulation que la censure et la désinformation israélienne n’ont pas pu cacher. Certains analystes ne partagent pas la lecture des événements qui assure qu’une frappe militaire contre Téhéran est inévitable. Selon eux, les plans d’attaque rapportés par le journaliste états-unien, ainsi que les informations sur la mobilisation de troupes et l’acheminement d’armes et de munitions dans la région, s’inscrivent dans le cadre d’une guerre psychologique destinée à accroître les pressions sur l’Iran. Ces analystes développent de nombreux arguments montrant que la guerre contre l’Iran est plus facile à dire qu’à faire.
Washington se trouve dans l’embarras malgré les signaux qu’il émet pour faire croire qu’il est déterminé et qu’il calcule tous ses pas au Moyen-Orient. Il est autant difficile pour les États-Unis de se résigner à cohabiter avec l’Iran, cette puissance montante dans une région riche en pétrole, que de lui asséner un coup militaire fatal et décisif. Une comparaison des nœuds chinois et iranien dans la pensée états-unienne s’impose : depuis l’époque de Nixon jusqu’à nos jours, les États-Unis n’arrivent pas à accepter la réalité que la Chine est devenue un géant et une puissance internationale. Malgré cela, ils se sont résignés à traiter avec elle. Washington n’a d’autre choix que d’adopter le même schéma avec l’Iran.

Presse et agences internationales

• Un centre d’études des régions désertiques en Syrie, rattaché à la Ligue arabe, a démenti dimanche avoir été visé par un récent raid israélien contre le territoire syrien comme des médias l’ont rapporté.
« Le Centre arabe pour les études des régions désertiques et des terrains arides (ACSAD), rattachée à la Ligue arabe, a été surpris par les informations diffusées par des médias sur une opération militaire menée par l’aviation israélienne contre une station de l’ACSAD à Deir Ezzor » dans le centre est de la Syrie, indique le texte.
« Les fuites des médias sionistes concernant cette station de l’ACSAD sont de pures inventions et des mensonges », a poursuivi ACSAD qui se dit prêt à « organiser une tournée » pour les journalistes dans la station de Deir Ezzor.
L’ACSAD, basé à Damas, est l’une des 22 organisations spécialisées de la Ligue arabe.
Dans des déclarations publiées dimanche par la presse officielle syrienne, le vice-président syrien Farouk al-Chareh a dénoncé « toutes ces fuites pleines d’affabulations et de calomnies fournies » par des médias étrangers sur le raid israélien du 6 septembre.
« Les médias européens et aétats-uniens et des médias arabes ont diffusé une information selon laquelle le raid a été mené contre un centre de recherches à Deir Ezzor, mais quand j’ai regardé la photo publiée (par ces médias) j’ai constaté qu’il s’agissait du Centre pour les études des régions désertiques et des terrains arides, rattaché à la Ligue arabe », a affirmé samedi M. Chareh.

THE NEW YORKER (HEBDOMADAIRE ÉTATS-UNIEN)
Selon le journaliste vedette Seymour Hersh, citant des responsables US parlant sous couvert de l’anonymat, l’administration Bush a opté pour un changement de stratégie dans ses plans d’attaques éventuels contre l’Iran et viserait plutôt à procéder à des frappes aériennes ciblées contre les Gardiens de la Révolution, ou Pasdarans.
Ce changement de stratégie intervient alors que le président George Bush et ses conseillers commencent à décrire la guerre en Irak de plus en plus comme une bataille stratégique entre les États-Unis et l’Iran.
Lors d’une vidéoconférence cet été avec son ambassadeur à Bagdad Ryan Crocker, M. Bush aurait indiqué qu’il envisageait de frapper des cibles iraniennes de l’autre côté de la frontière et que les Britanniques « étaient avec lui ».
Bien qu’aucun ordre officiel d’exécution n’ait été donné pour une opération militaire en Iran, le rythme des préparatifs militaires se serait accéléré et la CIA aurait renforcé son unité travaillant sur l’Iran.
Les dirigeants israéliens sont consternés par la décision de Washington de ne pas frapper les installations nucléaires iraniennes et par les déclarations des responsables français exprimant des doutes sur les possibles raids aériens ciblés.
Le plan envisagerait notamment la destruction des camps d’entraînement les plus importants des Gardiens de la Révolution, ainsi que de leurs dépôts de munitions et leurs installations de commandement et de contrôle.

THE SUNDAY TELEPGRAPH (QUOTIDIEN BRITANNIQUE)
Les néo-conservateurs s’efforcent de préparer un dossier sur les « violations iraniennes du droit international » qui pourrait servir de prétexte à une guerre contre l’Iran. Des membres du secrétariat états-unien aux Nations unies ont été chargés, en septembre, de répertorier les erreurs commises par la République islamique. Les néo-conservateurs veulent multiplier et amplifier les appels à une action militaire contre l’Iran, comme l’ont fait pour l’Irak le vice-président Dick Cheney et l’ancien secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld. Les néo-conservateurs sont soutenus dans leur projet par des milieux de l’intérieur et de l’extérieur de l’administration. Selon une source diplomatique, la préparation de ce projet a été confiée à Steven Clemonz, de l’Institution New American Foundation, un centre de recherches basé à Washington.
Par ailleurs, les forces aériennes US sont engagées dans un programme d’entraînement de pilotes de certains pays arabes du Golfe en prévision d’une éventuelle guerre contre l’Iran. .

• Les médias régionaux et internationaux ont rapporté qu’Israël ne s’oppose pas à la participation de n’importe quel État arabe à la conférence de paix convoquée par George Bush en novembre, à condition que ces pays reconnaissent l’État hébreu. Une source responsable israélienne citée par les agences précise que ces pays doivent s’engager à accepter les exigences du quartette international, notamment le rejet du « terrorisme ». La même source souligne l’importance de la participation de la Syrie à cette conférence à condition que Damas cesse de soutenir le « terrorisme ». Lors d’un entretien avec la secrétaire d’État Condoleezza Rice, vendredi à New York, le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, à plaider en faveur de la participation de la Syrie à cette réunion prévue à Washington.

• Le ministère de la Défense israélien s’est de nouveau efforcé d’apaiser les tensions avec la Syrie en écartant tout « danger de guerre », après des informations sur un récent raid aérien de l’État hébreu en territoire syrien.
« Il n’y a pas de danger de guerre », a affirmé sur la radio publique le général de réserve Amos Gila, conseiller politique au ministère israélien de la Défense. « Sur le Golan (occupé par Israël depuis 1967, ndlr), Tsahal a décidé, ce n’est pas un secret, de revenir à une pleine capacité opérationnelle pour parer à toute éventualité dans le futur », a-t-il poursuivi.
« Israël demeure sur le qui-vive mais il n’y a pas de danger de confrontation directe entre Israël et la Syrie car les deux pays n’y sont pas intéressés », a-t-il souligné.
Il s’est refusé à tout commentaire sur le récent raid israélien en territoire syrien. Évoquant, par ailleurs, les récentes fausses alertes aériennes successives sur le front syrien, le général de réserve Amos Gila a déclaré : « Il y a eu des incidents isolés qui n’ont pas de conséquences vu que les deux pays ne veulent pas la guerre ».
Des appareils de chasse israéliens ont décollé jeudi pour la troisième fois en une semaine, à la suite d’une fausse alerte à la frontière syrienne.
L’alerte avait été donnée après un survol du territoire syrien par des hélicoptères d’assaut syriens, qui ont ensuite atterri, selon des sources militaires.
Le 22 septembre, des appareils avaient décollé suite à la disparition sur les écrans radar d’un appareil volant au-dessus du territoire syrien, apparemment pour cause accidentelle.
Auparavant, un survol d’oiseaux migrateurs à la frontière syrienne avait déjà mis en émoi l’armée de l’air israélienne, qui avait envoyé des chasseurs à leur rencontre.

AL-BAYAN (QUOTIDIEN EMIRATI)
Les voix irakiennes qui se sont félicitées du projet de partition du pays sont plus graves que le texte de loi voté par le sénat états-unien et prévoyant de diviser l’Irak en trois entités. Certes, ce projet n’est pas contraignant et l’administration Bush l’a rejeté, assurant qu’il n’aurait pas d’impact sur sa politique en Irak, de toute façon catastrophique. Il s’inscrit dans le cadre des luttes intestines à Washington autour de la guerre d’Irak et dans la perspective de la bataille de la présidentielle US.

• Les enquêtes se multiplient côté états-unien et irakien pour faire la lumière sur les circonstances de la fusillade meurtrière à Bagdad impliquant la société privée de sécurité Blackwater, sous-traitante du département d’État et du Pentagone.
Le département d’État a annoncé vendredi l’envoi d’une équipe en Irak, afin d’évaluer les mesures de sécurité pour ses diplomates dans le pays. Un rapport intérimaire est attendu le 5 octobre.
« Mes instructions sont simples : leur rapport doit être sérieux, pénétrant et clair », a déclaré Condoleezza Rice, citée dans un communiqué. Je suis impatiente d’écouter leurs recommandations sur la manière de protéger notre personnel tout en poursuivant nos objectifs de politique étrangère ».
Le secrétaire à la Défense, Robert Gates, a également envoyé une équipe de cinq personnes en Irak, pour enquêter sur les rapports entre l’armée et ses sous-traitants.
Parallèlement, une commission conjointe irako-états-unienne sur les entreprises de sécurité en Irak « se prépare » à se réunir, selon un communiqué de l’ambassade US en Irak.
Cette série d’enquêtes intervient après la mort d’au moins dix Irakiens, le 16 septembre, dans une fusillade à Bagdad sur le passage d’un convoi diplomatique états-unien escorté par des employés de Blackwater.
Près de deux semaines plus tard, le flou persiste sur les circonstances de cet épisode sanglant, qui a provoqué colère et indignation côté irakien, et poussé le Premier ministre Nouri al-Maliki à réclamer le départ de la société mise en cause.
Blackwater assure que ses gardes ont ouvert le feu en réponse à des tirs et à la menace d’un véhicule suspect.
Selon les témoignages de ses employés rapportés par la chaîne de télévision américaine ABC, le convoi, qui quittait une zone où venait d’exploser une voiture piégée, aurait été attaqué par une voiture blanche lui fonçant dessus.
Des témoins de la fusillade s’accordent de leur côté pour affirmer que les hommes de Blackwater ont tiré sur des civils sans avoir été agressés.
Selon le Washington Post de samedi, cinq témoins de la fusillade ont affirmé que les gardes avaient tiré sans avoir subi de provocations, obligeant les civils et la police irakienne à se mettre à l’abri, et que les forces de l’ordre irakiennes n’avaient pas répliqué.
En outre, d’après le New York Times vendredi, les employés de Blackwater auraient été sommés d’« arrêter de tirer » par un de leurs collègues. Or, selon un responsable états-unien proche de l’enquête et cité par le quotidien, au moins un garde de Blackwater aurait continué de tirer après cet appel à cesser le feu.
L’image de Blackwater a souffert un peu plus cette semaine avec la parution aux États-Unis d’un rapport parlementaire sur l’assassinat de quatre de ses gardes à Falloujah en 2004, et dont les conclusions sont accablantes.

Audiovisuel international

AL JAZEERA (CHAINE QATARI)
Émission : Dialogue ouvert
- Invité : Ahmad Jibril, chef du FPLP-CG palestinien
Si Israël commet la moindre stupidité (une attaque contre la Syrie, ndlr) le peuple palestinien libre, le Hezbollah, la Syrie et l’Iran l’affronteront.
Pour briser la Syrie et l’Iran, le scénario en gestation prévoit d’attaquer la Syrie et d’entraîner l’Iran dans la guerre. Cette agression, si elle a lieu, bénéficiera d’une couverture arabe.
Des milliers de Palestiniens et d’arabes libres, qui ne sont pas au service des puissances étrangères et des ambassades occidentales, combattront aux côtés de la Syrie.

Tendances et événements au Liban

De nombreux analystes libanais estiment que la rencontre entre George Bush et Saad Hariri (chef du 14-mars), prévue jeudi à Washington, sera « décisive » pour l’élection présidentielle libanaise. À cet égard, une source dirigeante de l’opposition fait le commentaire suivant : « Il est étonnant que ceux qui se qualifient de souverainistes et d’indépendantistes tentent par tous les moyens de faire intervenir l’étranger dans les affaires internes libanaises et attendent le mot d’ordre états-unien avant de dire leur dernier mot : soit l’entente sur le nom du prochain président, soit le chaos. Si George Bush décide de faire sombrer le Liban dans le désordre, Saad Hariri fera preuve, à son retour de Washington, d’intransigeance, et insistera pour que le prochain président vienne des rangs du 14-mars. Si, au contraire, Bush se laisse convaincre par les mises en garde de pays européens sur les dangers d’une déstabilisation du Liban sur leurs intérêts directs —notamment sur la Finul—, et sur les rapports qui affirment que le Courant du futur risque de s’effondrer au profit de la mouvance salafiste, Saad Hariri se verra « conseiller » d’opter pour l’entente. Il rentrera alors de Washington pour plaider en faveur de l’élection d’un président consensuel. Walid Joumblatt, pour sa part, est déterminé à mener jusqu’au bout la bataille de l’internationalisation de l’échéance présidentielle et à ne pas participer à un éventuel compromis. Preuve en est les lettres qu’il a envoyées à de nombreux chefs d’État leur demandant d’intervenir dans cette échéance, une mesure qui rejoint la réponse qu’il a fourni à l’émissaire du président de la Chambre, Nabih Berri ».
Il ne reste donc plus aux Libanais qu’à attendre ce que Bush décidera. Une autre échéance doit se dérouler à Paris qui doit accueillir une réunion des ministres des Affaires étrangères de France, d’Espagne et d’Italie, les trois plus importants contributeurs à la Finul. Les trois chefs de la diplomatie vont évoquer la situation au Liban et exprimer leur franc soutien à l’initiative de Nabih Berri. Des informations font état d’une grande colère à Rome et à Madrid après les dernières critiques virulentes de Bernard Kouchner contre l’Iran et la Syrie. Pour atténuer l’impact de ses propos, Bernard Kouchner va dépêcher à Téhéran et à Damas son émissaire Jean-Claude Cousseran. Celui-ci sera suivi dans la capitale syrienne par le ministre espagnol des Affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos.
Les ficelles de toute cette activité sont tirées par Washington qui garde ouvertes les deux options, l’entente ou la confrontation, en attendant sa décision finale.

Presse libanaise

• Walid Joumblatt, le faucon du 14-mars au pouvoir au Liban, a demandé l’aide de la communauté internationale afin d’empêcher toute entrave syrienne à l’élection présidentielle.
Le chef druze a lancé cet appel dans une lettre adressée notamment aux dirigeants états-uniens, saoudiens, russes, chinois, français, allemands, britanniques ainsi qu’à ceux de l’Union européenne, des Nations unies, de la Ligue arabe et de différents partis socialistes.
« Le peuple libanais a plus que jamais besoin de la protection de la communauté internationale, des gouvernements et des partis » politiques, affirme-t-il dans cette lettre. Nous sommes certains que vous continuerez à soutenir nos efforts pour accéder à la liberté en garantissant l’élection d’un nouveau président, la seule manière d’assurer la souveraineté et la démocratie au Liban ».
M. Joumblatt a de nouveau accusé la Syrie d’avoir planifié l’attentat du 19 septembre dans lequel le député Antoine Ghanem a été tué, ce que dément Damas.
« Le Liban a été victime d’un nouveau crime avec l’assassinat du député Antoine Ghanem l’un des piliers du 14-mars qui avait pris part à la Révolution du cèdre, entraînant le départ de l’armée syrienne du Liban, souligne-t-il. C’est une nouvelle agression pour bloquer la route qui mènera le Liban à l’indépendance et à la souveraineté et une tentative ratée du régime syrien pour empêcher l’élection d’un nouveau président ».

• Plusieurs dizaines de journalistes ont été autorisés vendredi dernier à entrer dans le camp dévasté de Nahr al-Bared (nord du Liban), pour la première fois depuis la fin des affrontements entre l’armée et le groupe Fatah al-Islam, le 2 septembre.
Étroitement encadrés par des soldats armés depuis l’entrée nord du camp, journalistes et photographes des médias locaux et étrangers ont pu voir des immeubles incendiés et criblés de balles, des carcasses de voitures, des balcons effondrés, des stations-service complètement détruites, ainsi que quelques magasins aux façades éventrées.
Des immeubles aplatis étaient visibles au loin, les médias ayant été autorisés à pénétrer de 400 mètres seulement à l’intérieur du camp, le long de la route principale longeant la côte méditerranéenne, où des pelleteuses appartenant à l’Agence de l’Onu pour l’aide aux réfugiés palestiniens (UNRWA) déblayaient encore le chemin.
Des vêtements déchirés et des sandales étaient éparpillés d’un côté et de l’autre de la route, au bord de laquelle on pouvait remarquer un manège poussiéreux détruit. Des véhicules de l’armée étaient postés tout au long de la route.
Les 31 000 habitants palestiniens avaient fui pendant les premières semaines de combats, pour la plupart vers le camp voisin de Baddaoui.
Des employés du Croissant-Rouge palestinien et de l’UNRWA ont commencé à désinfecter quelques immeubles. « Nous désinfectons les immeubles qui ont été marqués comme habitables », a expliqué Mohammad al-Siyyad, un employé du Croissant-Rouge qui portait un masque, refusant d’en préciser le nombre.
L’UNRWA est en mesure d’assurer l’approvisionnement en électricité grâce à des générateurs et (d’eau) grâce à des réservoirs à ceux qui rentreront prochainement. L’agence envisage aussi d’installer des maisons provisoires en béton aux alentours, sur des terres louées par l’agence onusienne.

Audiovisuel libanais

NTV (SENSIBLE AUX THESES DE L’OPPOSITION)
Émission : La semaine en une heure
- Invité : Sleimane Frangié, leader maronite du Nord du Liban (opposition)
Le prochain président doit être consensuel et être un vrai représentant des chrétiens, et ne doit pas prendre des décisions dangereuses. Il devrait aussi s’engager à protéger les armes de la Résistance, car la résolution 1559 exige le retrait de ces armes par la force.
Le vide à la tête de l’État est préférable à l’élection d’un président à la majorité simple. Car le vide pourrait conduire à une entente dans quelques mois. Mais un président élu à la majorité simple va plonger le pays dans une crise qui va durer six ans. Personne ne sait où un tel scénario risque de conduire le pays. Toutes les options sont ouvertes.
Si un président est élu à la majorité simple, l’opposition pourrait former un deuxième gouvernement. Si le 14-mars élit un président quel que soit le nombre de députés présents, nous ferons de même.
Je ne suis pas candidat. Notre candidat c’est le général Michel Aoun.

Documents joints

 

L’action de Blackwater à Fallujah, rapport de la Chambre des représentants US (en anglais)


(PDF - 181.6 ko)
 

Tendances est un bulletin quotidien de veille politique sur le Proche-Orient, réalisé par l’agence New Orient News à Beyrouth. Retrouvez-le sur Voltairenet.org, en versions arabe, anglaise et française. Consultez également Indicators, le bulletin quotidien de veille économique sur le Proche-Orient, disponible en versions anglaise et arabe.

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