Réseau Voltaire

« L’Otan, indispensable rempart de paix et de sécurité »

| Washington D. C. (États-Unis)
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Nous, signataires de cette Charte, sommes les héritiers reconnaissants de l’ère de sécurité transatlantique d’après-guerre, instaurée par des dirigeants visionnaires, américains et européens, inspirés par des valeurs partagées et unis contre des menaces communes. Nous nous élevons pour la défense de l’alliance précieuse des démocraties, de ses traités, institutions et normes ; cette alliance a assuré une paix durable et généré la prospérité que nous connaissons depuis la guerre froide jusqu’à nos jours. Nous ne connaissons que trop bien le terrible prix payé lorsque ces principes ne sont pas respectés et protégés.

Résolus à préserver notre alliance essentielle – et refusant de laisser les inévitables différences qui voient le jour entre nous, même avec nos plus proches partenaires, mettre en danger notre lien spécial –, nous saisissons ce moment, alors que certains principes fondamentaux sont remis en cause, parfois discrédités, pour nous réengager en faveur des idéaux sur lesquels nos nations se sont appuyées depuis la fin de la seconde guerre mondiale.

A cette fin, nous sommes unis aujourd’hui pour réaffirmer :

– Notre engagement pour un ordre international fondé sur des règles de droit, dans lequel les violations injustifiées des frontières sont punies, dans lequel les mécanismes légaux permettent à la fois de relever des défis globaux et de respecter les souverainetés nationales, et où des standards élevés sont maintenus et garantissent les droits de l’homme universels.

– Notre confiance dans l’OTAN (cet indispensable rempart de paix et de sécurité depuis presque soixante-dix ans) et notre reconnaissance en l’inestimable valeur stratégique de l’organisation pour les Etats- Unis et ses 28 alliés transatlantiques.

– Notre respect pour l’Union européenne, qui – depuis sa création en tant que Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA) jusqu’à sa composition actuelle de vingt-huit membres – a réussi à maintenir unie et libre une Europe historiquement fragmentée, et a prouvé qu’elle était le projet de paix le plus ambitieux et réussi de l’histoire moderne.

– Notre détermination à assurer l’intégrité des services de renseignements, agences de sécurité et organismes chargés de l’application de la loi dans nos démocraties  ; dont le professionnalisme, la coopération et la réactivité sont le gage de notre protection contre les dangers intérieurs et venus de l’extérieur, d’origine étatique et non étatique.

– Notre défense de la démocratie et notre soutien aux mesures appropriées pour contrer les appels de l’extrémisme, de la xénophobie et de toute forme de fanatisme  ; assurer une presse libre et indépendante  ; pour contrer et prévenir les cyberattaques  ; et empêcher les tentatives d’interférences électorales.

A ce moment-clé, nous demandons instamment aux autres leaders politiques et diplomatiques partageant nos inquiétudes et convictions de rejoindre cette initiative et de signer avec nous – acteurs des sociétés démocratiques, alliés face aux mêmes dangers et en quête d’opportunités communes dans un monde en constante évolution – cet engagement.

Premiers signataires sollicités par l’American Jewish Committee  :

Madeleine Albright, secrétaire d’Etat des Etats-Unis (1997-2001) ; John Baird, ministre des affaires étrangères du Canada (2011- 2015) ; Joe Biden, vice-président des Etats- Unis (2009-2017) ; Tony Blair, premier minis- tre du Royaume-Uni (1997-2007) ; Joschka Fischer, vice-chancelier et ministre des affai- res étrangères d’Allemagne (1998-2005) ; Franco Frattini, ministre des affaires étran- gères d’Italie (2002-2004 et 2008-2011) ; Paolo Gentiloni, premier ministre d’Italie (2016- 2018) ; Stephen Hadley, conseiller pour la sécurité nationale des Etats-Unis (2005-2009) ; Toomas Ilves, président de l’Estonie (2006- 2016) ; Ioannis Kasoulides, ministre des affaires étrangères de Chypre (1997-2003 et 2013-2018) ; Bronislaw Komorowski, prési- dent de la Pologne (2010-2015) ; Aleksander Kwaśniewski, président de la Pologne (1995-2005) ; Joe Lieberman, sénateur amé- ricain (1989-2013) ; Daniel Mitov, ministre des affaires étrangères de Bulgarie (2014- 2017) ; Miguel Angel Moratinos, ministre des affaires étrangères d’Espagne (2004- 2010) ; Ana de Palacio y del Valle-Lersundi, ministre des affaires étrangères d’Es- pagne (2002-2004) ; Leon Panetta, ministre de la défense des Etats-Unis (2011-2013), directeur de la CIA (2009-2011) ; Susan Rice, conseillère pour la sécurité nationale des Etats-Unis (2013-2017) ; Antonis Samaras, premier ministre de Grèce (2012-2015) ; Radoslaw Sikorski, ministre des affaires étrangères de Pologne (2007-2014) ; Giulio Terzi di Sant’Agata, ministre des affaires étrangères d’Italie (2011-2013) ; Manuel Valls, premier ministre de France (2014- 2016) ; Vaira Vīke-Freiberga, président de la Lettonie (1999-2007) ; Alexandr Vondra, ministre de la défense de République tchèque (2010-2012)

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