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29 septembre 2007

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 Coups d’État de velours
 Globalisation économique, privatisation des services publics.

Qui se cache derrière la très opaque Transparency International ?



La presse internationale commente le dernier rapport de Transparency International sur la corruption dans le monde. Elle accepte les conclusions de ce documents sans se poser de questions sur ses auteurs, leur méthodologie et leur finalité.

Transparency International se présente comme « une organisation de la société civile globale conduisant la lutte contre la corruption ». En d’autres termes, sa fonction est d’ouvrir de nouveaux marchés aux entreprises multinationales en accusant de corruption les gouvernements qui leur résistent et, en définitive, de favoriser la globalisation économique.

Bien qu’elle s’affirme organisation non-gouvernementale, Transparency International est un pseudopode de la National Endowment for Democracy (NED), la principale agence d’intervention légale des gouvernement états-unien et britannique. Rien d’étonnant donc à ce que ses principaux dirigeants soient liés à la CIA états-unienne et au MI6 britannique.

Transparency International a été créée par Peter Eigen, un juriste allemand qui travailla pendant 25 ans à la Banque mondiale avant de devenir consultant à la Fondation Ford, paravent philanthropique de la CIA. Aujourd’hui, M. Eigen a rejoint la Carnegie Endowment for International Peace, autre paravent de la CIA. Surtout, il est devenu l’un des administrateurs de Crown Agents (littéralement les Agents de la Couronne), un ancien service de la Couronne britannique, privatisé en 1997, chargé de l’assistance des gouvernements étrangers dans les processus de privatisation. C’est à ce titre que Peter Eigen a joué un rôle essentiel dans le processus de privatisation de l’économie irakienne sous occupation anglo-saxonne, Crown Agents étant alors sous-traitant de l’USAID.
M. Eigen est l’époux de Gesine Schwan, l’universitaire allemande spécialisée dans la dénonciation de l’anti-américanisme et candidate malheureuse du SPD à la présidence de la République.

La canadienne Huguerre Labelle a succédé à M. Eigen à la présidence de l’organisation. Mme Labelle est elle-même l’ex-président de l’Agence canadienne pour le développement international, c’est-à-dire l’homologue canadienne de l’USAID.

M. Eigen a composé un Conseil Consultatif qui sert de caution à l’organisation. On y trouve côte-côte ses amis de Crown Agents et de la Fondation Carnegie, les anciens présidents d’Allemagne et des États-Unis Richard von Weizsäcker et Jimmy Carter, le directeur général de l’Organisation mondiale du commerce Pascal Lamy, etc…

Transparency International dispose de branches dans une centaine de pays. La plus importante étant bien sûr la branche états-unienne. Elle a été co-fondée par deux personnalités au profil remarquable :
- Frank Vogt, un autre ancien de la Banque mondiale, est un chantre de la globalisation. Il est aujourd’hui employé par l’American Entreprise Institute aux côtés de son ami Paul Wolfowitz, ancien directeur de la Banque mondiale.
- Michael J. Hershman, un ancien officier des services de renseignement militaire, a été le n°2 de l’USAID et dirige aujourd’hui l’unité anti-terroriste de la Chambre de commerce des États-Unis.

La branche française est présidée par Daniel Lebègue, ancien vice-président de la BNP. Au conseil d’administration, on trouve l’ancien secrétaire général de l’OCDE, Jean-Claude Paye ; tandis qu’au haut-conseil, on trouve l’ancien président du Fonds monétaire international, Jacques de Larosière, aux côtés de Pierre Rosanvallon, ancien secrétaire général de la Fondation Saint-Simon.

Transparency International est le plus discret possible sur ses financements. C’est bien normal, car sesprincipaux bailleurs ne sont autre que la National Endowment for Democracy (NED) et l’USAID, suivis par la Fondation Soros et la Fondation Ford, et une kyrielle de multinationales (BP-Amoco, Exxon, Rio Tinto, Shell...) dont l’intégrité sont légendaires.


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