Le journaliste vedette d’Al-Jazeera, Tayseer Alouni, a été libéré jeudi 23 octobre 2003, après quarante-cinq jours de détention dans une prison espagnole. Le juge de l’Audience nationale, Guillermo Ruiz Polanco, lui a accordé une mise en liberté sous caution au vu de son état de santé. Baltazar Garzón l’avait accusé d’être membre d’Al Qaïda, sur la foi d’informations transmises par des services de renseignement israélien et états-unien.

Le correspondant de guerre d’Al-Jazeera avait précédemment été inquiété par les États-Unis. Lors de la campagne d’Afghanistan, son bureau à Kaboul fut « accidentellement » bombardé par l’US Air Force. Pendant la campagne d’Irak, son bureau de Bagdad fut à son tour bombardé, tuant un de ses collaborateurs. Tayseer Alouni avait alors cherché refuge dans le bureau d’Abou Dhabi TV, qui fut lui aussi bombardé. Il rejoignit finalement ses collègues espagnols à l’hôtel Palestine, qui fut lui aussi l’objet d’un tir états-unien, tuant un cadreur espagnol.

La Fédération internationale des journalistes et le Réseau Voltaire pour la liberté d’expression s’étaient émus de son incarcération et s’étaient inquiétés des attaques portées contre la liberté de la presse arabe.

Merci à tous ceux qui ont manifesté leur soutien à Tayseer Alouni et au développement de la liberté d’expression au Proche-Orient !

- Lire notre article : « Incarcération d’un journaliste d’Al-Jazeera : La presse arabe dans la ligne de tir »

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Le président du Réseau Voltaire pour la liberté d’expression, Thierry Meyssan, apporte son soutien à Fayçal Al-Kacem et à Al-Jazeera, le 10 septembre 2003, à Doha (Qatar).