Réseau Voltaire
Enquêtes, analyses de fond, synthèses originales.
Interprétations divergentes au sein du camp anti-impérialiste Damas (Syrie) | 15 août 2017
Lorsque son pays a été attaqué par les jihadistes, en 2011, le président Bachar el-Assad a réagi à contre-courant : au lieu de renforcer les pouvoirs des services de sécurité, il les a diminués. Six ans plus tard, son pays est en train de sortir vainqueur de la plus importante guerre depuis celle du Vietnam. Le même type d’agression est en train de se produire en Amérique latine où il suscite une réponse bien plus classique. Thierry Meyssan expose ici la différence d’analyse et de stratégie des présidents Assad d’un côté, Maduro et Morales de l’autre. Il ne s’agit pas de placer ces leaders en concurrence, mais d’appeler chacun à s’extraire des catéchismes politiques et à prendre en compte l’expérience des dernières guerres.
 
 
 
 
Un réseau de trafic d’armes impliquant au moins 17 États
Des milliards de dollars d’armes contre la Syrie
par Thierry Meyssan
Des milliards de dollars d'armes contre la Syrie Damas (Syrie) | 18 juillet 2017
Depuis sept ans, plusieurs milliards de dollars d’armement sont parvenus illégalement en Syrie ; un fait qui suffit à démentir la narration selon laquelle cette guerre serait une révolution démocratique. De nombreux documents attestent que ce trafic a été organisé par le général David Petraeus, d’abord à titre public depuis la CIA dont il était directeur, puis à titre privé depuis la société financière KKR avec l’aide de hauts fonctionnaires états-uniens et internationaux, dont le secrétaire général adjoint de l’Onu, Jeffrey Feltman. Ainsi, le conflit, qui était initialement une opération impérialiste des États-Unis et du Royaume-Uni, s’est transformé en une opération capitaliste privée, tandis qu’à Washington l’autorité de la Maison-Blanche était contestée par l’État profond. De nouveaux éléments mettent en lumière le rôle secret de l’Azerbaïdjan dans l’évolution de cette (...)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Énormité et sidération
« Pas ça ! »
par Jean-Claude Paye
« Pas ça ! » Bruxelles (Belgique) | 5 mai 2017
La campagne électorale présidentielle française s’est transformée en un exercice de propagande. Les électeurs sont bombardés de messages abscons qu’ils n’ont pas le temps d’analyser, mais qui les imprègnent.
À titre d’exemple, lors de son meeting d’Amiens, Emmanuel Macron a accusé Marine Le Pen de s’être réfugiée auprès des Prussiens lors du siège de Paris… en 1870, puis d’avoir partagé l’idéologie destructrice de l’Allemagne… en 1914. Sur ce, il s’est exclamé avec exaltation : « Pas ça !, Pas ça !, Pas ça ! ». Bien sûr, vous n’avez pas écouté ce message, mais vous l’avez entendu : Marine Le Pen ne serait pas l’incarnation de la Nation qu’elle prétend être, mais de la Trahison. Vous devriez lui faire barrage et donc voter Macron.
Le sociologue Jean-Claude Paye nous explique pourquoi personne n’a réagit à ce délire soigneusement préparé et retransmis sans broncher par toutes les chaînes de (...)