Le président argentin Néstor Kirchner a déclaré, le 7 janvier 2004, que son pays n’a rien à faire des remontrances du sous-secrétaire d’État états-unien, Roger Noriega. Celui-ci avait reproché au ministre des Affaires étrangères, Rafael Bielsa, de ne pas avoir apporté son soutien aux « dissidents » cubains lors de son voyage à La Havane. « Nous avons cessé d’être des paillassons. Nous pouvons accepter ou arranger des rencontres, mais personne ne peut nous donner des ordres, encore moins nous punir, parce que nous sommes un pays digne », a-t-il poursuivi. Quant à l’affrontement auquel George W. Bush entend se livrer au prochain sommet panaméricain de Monterrey, « nous [le] gagnerons par K. O. » a-t-il conclu.