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Le rapport de la « commission d’enquête » présidentielle passé au crible
115 mensonges sur les attentats du 11 septembre

 Par David Ray Griffin | 3 octobre 2006 | Voltaire, édition internationale | Il n’existe toujours pas de version officielle des attentats du 11 septembre 2001. Aucune enquête judiciaire n’a été ouverte sur les attentats eux-mêmes, ni d’enquête parlementaire d’ailleurs. Tout au plus dispose-t-on d’une version gouvernementale explicitée par un rapport rendu par une commission présidentielle. Le professeur David Ray Griffin, qui a consacré un ouvrage de référence à l’étude de ce rapport, y a relevé 115 mensonges dont il dresse ici la liste.

Cauchemar américain
Skull and Bones, l’élite de l’Empire

  | Paris (France) | 13 janvier 2006 | Voltaire, édition internationale | Au sein de la très élitiste et puritaine université de Yale sont co-optés chaque année quinze fils de très bonne famille. Ils forment une société secrète aux rituels morbides : les Skull and Bones (Crâne et os). Tout au long de leur vie, ils se soutiennent et s’entraident face aux velléités démocratiques d’une plèbe qu’ils abhorrent. Les deux candidats à la dernière élection présidentielle, George W. Bush et John Kerry, loin d’être des adversaires, s’y côtoyaient en secret depuis trente-six ans. Alexandra Robbins a consacré aux Booners une enquête qui fait référence. Son livre est maintenant disponible en français.

Les USA, Empire de la barbarie
Le secret de Guantánamo

 Par Thierry Meyssan | Moscou (Russie) | 28 octobre 2009 | Voltaire, édition internationale | Vous pensez être informé sur ce qui s’est passé à Guantánamo et vous vous étonnez que le président Obama n’arrive pas à fermer ce centre de torture. Vous avez tort. Vous ignorez la véritable finalité de ce dispositif et ce qui le rend indispensable à l’administration actuelle. Attention : si vous souhaitez continuer à penser que nous avons des valeurs communes avec les États-Unis et que nous devons être alliés avec eux, abstenez-vous de lire cet article.

Washington et Paris renversent Aristide
Coup d’État en Haïti

 Par Thierry Meyssan | 1er mars 2004 | Voltaire, édition internationale | Washington et Paris se sont réconciliés pour défendre leurs intérêts impériaux dans les Caraïbes. Ils ont savamment organisé un coup d’État en Haïti pour renverser le président élu. Après avoir fabriqué une opposition de convenance autour du financier de la dictature des Duvalier, André Apaid, Washington a créé des groupes armés autour de l’ancien officier putschiste Guy Philippe. Tandis que Régis Debray et Véronique de Villepin-Albanel tentaient de contraindre Jean-Bertrand Aristide à la démission. En définitive, la rue restant fidèle à Aristide, les « rebelles » ne sont pas entrés dans Port-au-Prince. Ce sont les Forces spéciales états-uniennes qui ont dû enlever le président, dans son palais, au petit matin.

Les États-uniens, prisonniers de leurs mensonges
11-Septembre : George Bush vous a-t-il dit la vérité ?

 Par Thierry Meyssan | Beyrouth (Liban) | 20 septembre 2009 | Voltaire, édition internationale | Huit ans après les attentats du 11-Septembre, Thierry Meyssan —qui avait initié la contestation mondiale sur la validité de la version bushienne des événements— récapitule l’état du débat pour le nouveau magazine russe Odnako. Le dissident français dénonce le « rideau de fer » hermétique qui sépare les peuples de l’OTAN du reste du monde. Soumis à un matraquage médiatique, ils ignorent tout des débats qui se développent hors de l’Occident et continuent de croire que la contestation du 11-Septembre est limitée à quelques associations activistes. Thierry Meyssan s’interroge aussi sur la naïveté des Occidentaux qui croient à un scénario infantile de comics américain selon lequel une vingtaine de fanatiques aurait pu blesser au cœur le plus grand empire militaire du (...)

Aristocratie du dollar
Comment le Conseil des relations étrangères détermine la diplomatie US

  | Paris (France) | 25 juin 2004 | Voltaire, édition internationale | Depuis 60 ans, le Council on Foreign Relations (CFR) conseille le département d’État. Pour chaque conflit, il détermine les buts de guerre dans l’intérêt de ses membres et hors de tout contrôle démocratique. Il participe aussi à l’écriture d’une histoire officielle chaque fois qu’il est nécessaire de condamner les errements du passé et de se refaire une image. Financé par 200 multinationales, il comprend 4 200 membres co-optés parmi lesquels sont choisis la plupart des dirigeants gouvernementaux. L’élite du business élabore la politique étrangère des États-Unis par consensus à huis clos.

À qui profite le crime ?
Les liens financiers occultes des Bush et des Ben Laden

 Par Thierry Meyssan | 16 octobre 2001 | Bibliothèque | Les auteurs des attentats du 11 septembre 2001 et les personnes informées de leurs intentions pouvaient anticiper certaines retombées économiques de cette attaque. Dès lors, ils pouvaient engager des manœuvres spéculatives sur les compagnies aériennes propriétaires des avions détournés, sur les sociétés ayant leur siège social dans les tours jumelles du World Trade Center, et sur les assurances concernées. Ils pouvaient aussi anticiper une probable baisse générale de l’ensemble des valeurs cotées en Bourse. Pour ce faire, ils devaient spéculer à la baisse en achetant non pas des actions, mais des "puts", c’est-à-dire des "options de vente". L’identification des initiés ne représente pas seulement un enjeu en matière de fraude boursière, mais surtout un moyen d’établir, directement ou indirectement, l’identité des auteurs des attentats et de leurs (...)

Corruption
Le dessous du prix Nobel de la paix 2009

 Par Thierry Meyssan | Beyrouth (Liban) | 13 octobre 2009 | Voltaire, édition internationale | Si l’attribution du prix Nobel de la paix a donné lieu à un concert de louanges parmi les dirigeants de l’alliance atlantique, elle a aussi suscité le scepticisme dans le monde. Plutôt que de débattre des bonnes raisons qui pourraient a posteriori justifier ce choix étonnant, Thierry Meyssan expose la corruption du Comité Nobel et les liens unissant son président, Thorbjørn Jagland, aux collaborateurs d’Obama.

41 anciens responsables états-uniens de l’anti-terrorisme et du renseignement mettent en cause la version officielle du 11-Septembre

 Par Alan Miller | 9 juin 2009 | Voltaire, édition internationale | Plus de 40 citoyens états-uniens ayant travaillé pour différents services de Renseignement et de Contre-terrorisme ont sévèrement critiqué le compte-rendu officiel du 11-Septembre ; la plupart d’entre eux demandent une nouvelle enquête. Il est scandaleux que la majorité des États-uniens [et des populations des pays de l’OTAN] soient maintenus dans l’ignorance totale de leurs déclarations publiques, conséquence immédiate du refus des organismes de la presse comme des médias de masse de traiter cette question d’une extrême importance. La crédibilité de ces personnes et leur loyauté envers leur pays ne peuvent être mises en doute, ce que démontre les années de service passées à collecter et analyser l’information, à planifier, et à effectuer des opérations cruciales pour la sécurité nationale des États-Unis. Ces 41 personnes ont travaillé pour le Département d’État, l’Agence de la sécurité nationale (NSA), l’Agence centrale de Renseignement (CIA), le Bureau fédéral d’investigation (FBI), l’Administration fédérale (...)

L’heure des bilans
Condoleezza Rice, toujours « deux fois meilleure que les autres »

 Par Thierry Meyssan | Beyrouth (Liban) | 16 octobre 2008 | Voltaire, édition internationale | Le moment est venu de dresser le bilan de l’Administration Bush qui arrive au terme de son second et dernier mandat. Nous revenons aujourd’hui sur la dérive de Condoleezza Rice. Première femme noire à la tête du Conseil national de sécurité, puis du département d’État, elle suscitait les espoirs des féministes et des militants des droits civiques. Elle sera devenue en définitive, l’égérie du bellicisme WASP et du recours à la torture.

Colonisation
L’occupation US de l’Irak tue-t-elle 10 000 civils par mois ou beaucoup plus encore ?

 Par Michael Schwartz | New York (États-Unis) | 9 juillet 2007 | Voltaire, édition internationale | Alors que la presse atlantiste rend compte des 3 000 GI’s morts en Irak et des nombreuses victimes civiles des attentats inter-confessionnels, elle passe sous silence le massacre quotidien des civils, victimes des patrouilles US et de leurs opérations de recherche de suspects. Le professeur Michael Schwartz estime leur nombre à plus de 10000 par mois au cours des 3 premières années. Et bien plus encore, depuis le renforcement des opérations ordonné par le président Bush.

Complexe militaro-industriel états-unien
Le Carlyle Group, une affaire d’initiés

 Par Réseau Voltaire | Paris (France) | 9 février 2004 | Voltaire, édition internationale | Premier gestionnaire mondial de portefeuilles, le Carlyle Group rassemble le gratin de la politique mondiale. Piloté par l’ancien secrétaire à la Défense Frank Carlucci, il comprend aussi bien George Bush père que les Ben Laden, George Soros, Mikhail Khodorkovsky ou John Major. Il s’est spécialisé dans la prise de contrôle de sociétés d’armement et de médias. Profitant de la présidence d’un de ses anciens cadres, Bush fils, il influe selon ses intérêts sur la politique étrangère des États-Unis. Usant et abusant de ses relations, le groupe réalise 30% de retour sur investissement au risque de se voir régulièrement mis en cause dans des affaires d’initiés et de corruption.

Interview exclusive de Kurt Sonnenfeld
Un vidéaste de la FEMA, présent à Ground Zero rend public son témoignage

  | Buenos Aires (Argentine) | 9 juillet 2009 | Voltaire, édition internationale | Vidéaste officiel du gouvernement des États-Unis, Kurt Sonnenfeld a été dépêché à Ground Zero le 11 septembre 2001 où il a enregistré 29 films durant un mois : « Ce que j’ai vu à certains moments et à certains endroits... est très troublant ! ». Il ne les a jamais transmis aux autorités, et a été persécuté depuis lors. Kurt Sonnenfeld s’est exilé en Argentine où il vient de publier El Perseguido (Le persécuté). L’ouvrage relate son interminable cauchemar et porte un nouveau coup au Rapport de la Commission présidentielle sur les événements du 11/9. Une interview exclusive réalisée par le Réseau Voltaire.

Nouvelle vidéo officielle
L’avion magique du Pentagone : épisode 2

 Par Pierre-Henri Bunel | Paris (France) | 17 mai 2006 | Voltaire, édition internationale | À la requête de l’association néo-conservatrice Judicial Watch, le département de la Défense des États-Unis a rendu publique la vidéo complète de l’attentat survenu le 11 septembre 2001 au Pentagone. La presse néo-conservatrice se réjouit de cette publication qui contredirait définitivement nos analyses. En réalité, la vidéo ne contient pas d’élément supplémentaire par rapport aux images déjà rendues publiques en 2002, et il reste absolument impossible d’y observer un Boeing 757-200. Cette séquence confirme au contraire l’analyse du commandant Pierre-Henri Bunel publiée par Thierry Meyssan dans son livre Le Pentagate et que nous reproduisons ici.

La Fondation états-unienne pour la démocratie
La NED, nébuleuse de l’ingérence « démocratique »

 Par Thierry Meyssan | Paris (France) | 22 janvier 2004 | Voltaire, édition internationale | Dans son discours sur l’état de l’Union, le président Bush a annoncé le doublement du budget de la National Endowment for Democracy (NED, Fondation nationale pour la démocratie). Cet organisme a été créé par Ronald Reagan pour poursuivre les actions secrètes de la CIA en soutenant financièrement et en encadrant des syndicats, des associations et de partis politiques. Il se flatte d’avoir encadré et manipulé Solidarnosc, la Charte des 77 et bien d’autres encore. Géré par le département d’État en association avec les partis républicains et démocrates, le patronat et les syndicats, il a trouvé de nombreux relais institutionnels et individuels partout dans le monde, y compris en France...

La fin des souverainetés et des libertés en Europe
Jean-Claude Paye : « Les lois anti-terroristes. Un Acte constitutif de l’Empire »

 Par Silvia Cattori | Bruxelles (Belgique) | 12 septembre 2007 | Voltaire, édition internationale | Les lois « antiterroristes » imposées par les États-Unis ont servi à jeter les bases sur lesquelles se construit un nouvel ordre de droit, observe le sociologue belge Jean-Claude Paye. Elles s’appliquent désormais dans tous les États européens. Tout citoyen européen ordinaire peut, aujourd’hui, être surveillé dans son propre pays par des services secrets étrangers, être désigné comme un « ennemi combattant », être remis aux tortionnaires de la CIA et être jugé par des commissions militaires états-uniennes.

Russie : le dogme du 11-Septembre en question
Vidéo : ce débat est interdit en France

  | Moscou (Russie) | 15 juin 2009 | Voltaire, édition internationale | Le 12 septembre 2008, la 1ère chaîne de télé russe ORT diffusait en prime time le film Zéro - Enquête sur le 11 Septembre de l’euro-député Giulietto Chiesa suivi d’un débat contradictoire sur les attentats du 11-Septembre regardé par plus de 34 millions de téléspectateurs. Le débat réunissait de nombreux experts de haut niveau dont Leonid Ivashov (chef d’état major des armées russes en poste en 2001), l’euro-député Giulietto Chiesa et Thierry Meyssan, par qui le scandale est arrivé.

Nouvel ordre mondial
Daniel Pipes, expert de la haine

  | Paris (France) | 5 mai 2004 | Voltaire, édition internationale | Expert incontournable aux États-Unis des plateaux de télévision et des pages opinions des grands quotidiens, Daniel Pipes est devenu le théoricien mondial de l’islamophobie. Fils de Richard Pipes, le soviétologue qui relança la course aux armements sous la présidence Ford, et fils spirituel de Robert Strausz-Hupé, le visionnaire du nouvel ordre mondial, il anime une kyrielle d’instituts stratégiques. On lui doit les concepts à la mode de « nouvel antisémitisme », de « militants de l’islam » et de « conspirationisme ». Partisan de l’écrasement des Palestiniens, il a été nommé par George W. Bush administrateur de l’Institut des États-Unis pour la paix.

Fanatisme
Le Falun Gong, arme de la CIA contre le « Grand dragon rouge »

 Par Thierry Meyssan | Beyrouth (Liban) | 20 août 2008 | Voltaire, édition internationale | L’une des principales personnalités soutenues par le département d’État pour le Prix Nobel de la Paix est un maître d’art respiratoire chinois, Li Hongzhi, qui a coordonné les manifestations anti-communistes sur le passage de la flamme olympique. Peu connu du grand public, l’homme a fondé une puissante secte qui étend l’influence états-unienne sur la diaspora chinoise, le Falun Gong. Avec l’aide de Washington, il dispose désormais d’une vaste infrastructure médiatique et mène une croisade contre le Parti communiste chinois.

Au bon goût américain
La Fondation Ford, paravent philanthropique de la CIA

  | Paris (France) | 5 avril 2004 | Voltaire, édition internationale | La Fondation Ford a joué, de 1947 à 1966, un rôle clé dans les réseaux d’ingérence états-uniens en Europe en subventionnant des revues, des programmes scientifiques et des organisations de la gauche non-communiste. La plus grande fondation philanthropique du monde offrait en réalité une façade respectable aux opérations de financement et de contact de la CIA. Ce rôle était d’autant facilité que les mêmes personnalités ont façonné et dirigé les deux organisations. Premier volet de notre enquête sur la branche culturelle de l’interventionisme atlantique.

La manipulation des démocraties européennes
L’OTAN : du Gladio aux vols secrets de la CIA

 Par Ossama Lotfy | Paris (France) | 24 avril 2007 | Voltaire, édition internationale | Commettre des attentats contre des civils de manière à créer un climat de peur, puis les imputer à ses adversaires politiques pour les discréditer est une vieille recette des services secrets anglo-saxons. Ce procédé de déstabilisation, adapté à la globalisation, est toujours d’actualité. À l’initiative du Réseau Voltaire, cinquante experts issus d’une douzaine de pays se sont réunis à Paris pour étudier les similitudes entre la « stratégie de la tension », initiée durant la Guerre froide, et la « guerre contre le terrorisme », déclenchée dans la foulée des attentats du 11 septembre.

Globalisation
Vers une communauté nord-américaine

 Par Pierre Hillard | Paris (France) | 30 novembre 2005 | Voltaire, édition internationale | La véritable nature de l’actuelle Union européenne est révélée par la construction simultanée d’une communauté nord-américaine, destinée à fusionner avec elle. Pierre Hillard analyse ce projet, tel qu’il est décrit dans les documents internes des cercles dirigeants canadiens, états-uniens et mexicains.

Le régime Bush
Les trois versions officielles des détournements d’avion du 11 Septembre

 Par David Ray Griffin | 12 septembre 2005 | Voltaire, édition internationale | Quatre ans après les attentats qui endeuillèrent les États-Unis, la polémique ouverte dans nos colonnes est plus que jamais d’actualité. Le rapport définitif enfin rédigé et rendu public par la Commission présidentielle Kean-Zelikow, loin de répondre aux questions que se posait le public, n’a fait qu’ajouter à la confusion. Il n’y a plus une version officielle des événements, mais un grand nombre de documents officiels contradictoires et incompatibles. Dans le monde entier, l’opinion publique exprime ses doutes, y compris aux États-Unis, où selon un sondage Zogby, plus de la moitié des New-yorkais ne croient plus ce que les autorités leur disent à propos de ces attentats. Dans un ouvrage magistral, le professeur David Ray Griffin passe au crible le travail de cette commission. Nous en reproduisons un extrait consacré aux prétendues tentatives d’interception des prétendus avions (...)

Corruption
Un relais des États-Unis en France : la French American Foundation

 Par Pierre Hillard | Paris (France) | 19 avril 2007 | Voltaire, édition internationale | L’opposition politique fondamentale réside aujourd’hui entre ceux qui soutiennent une gouvernance unipolaire du monde sous l’autorité des États-Unis et ceux qui prônent un équilibre des puissances régi par le droit international. À ce niveau, la grille de lecture traditionnelle française opposant une gauche à une droite n’a plus de pertinence – car on retrouve des deux côtés des partisans de la Pax Americana. Une organisation non-lucrative, mais richement dotée, la French American Foundation, a depuis trente ans pour fonction de recruter les jeunes leaders appelés à occuper des postes de dirigeants pour les former au soutien de la politique atlantiste. On y trouve des membres de l’UMP, du PS aussi bien que de l’équipe de campagne de José Bové.

L’« Axe du Mal » de l’administration Obama
Iran/Nicaragua : nouveau mensonge d’Hillary Clinton

 Par Thierry Meyssan | Beyrouth (Liban) | 16 juillet 2009 | Voltaire, édition internationale | La secrétaire d’État Hillary Clinton s’est publiquement inquiétée de la construction d’une méga-ambassade iranienne au Nicaragua. Sur les plateaux de télévision US, des « experts » ont disserté sur les opérations militaires secrètes que les Gardiens de la Révolution iranienne prépareraient en Amérique latine contre les intérêts états-uniens et israéliens. Mais quelle est la base factuelle de ce tintamarre médiatique ?

11-Septembre
Éric Raynaud : « aux États-Unis, plus aucun expert ne prend le risque de défendre un point précis de la version gouvernementale »

 Par Thierry Meyssan | Beyrouth (Liban) | 10 septembre 2009 | Voltaire, édition internationale | Huit ans après les attentats du 11-Septembre, le journaliste Éric Raynaud publie un livre sur l’état de la contestation de la version gouvernementale aux États-Unis. Si les autorités s’accrochent à leur version des événements, plus aucun expert ne se risque à la soutenir dans ses détails. Les médias francophones, qui se sont bouchés les yeux et les oreilles durant tout ce temps, lui font bon accueil. Son approche dépolitisée permet en effet de rétablir un consensus dans la société et de combler le gouffre qui s’est creusé entre la presse et le public.

L’US Army échoue à élaborer une simulation crédible de l’attentat du Pentagone
Scientifiquement impossible

  | Paris (France) | 6 décembre 2002 | Voltaire, édition internationale | L’US Army et la National Science Foundation ont financé une simulation en trois dimensions de l’attentat survenu au Pentagone le 11 septembre 2001. Des chercheurs d’une équipe pluridisciplinaire de l’université d’État de Purdue (Indiana) ont produit une séquence 3D dont l’apparent réalisme pallie à l’absence d’images vidéos authentiques de l’événement. Ce résultat a été largement médiatisé, à l’occasion du 1er anniversaire de l’attaque, et interprété par des médias complaisants comme prouvant l’inanité de la polémique que nous avons soulevé sur les modalités de l’attentat. Malheurement, après six mois de recherches et malgré l’importance des moyens techniques et humains mobilisés, les scientifiques de Purdue n’ont pas été en mesure d’établir un scénario à la fois conforme à la version officielle et compatible avec les éléments matériels. Incapables d’expliquer comment le prétendu avion avait pu ne frapper que le rez-de-chaussée et le premier étage, ils ont postulé qu’il volait au raz du sol bien que n’ayant pas (...)

Remodelage de l’opinion publique
Les bonnes raisons d’intervenir en Iran

 Par Thierry Meyssan | Paris (France) | 12 février 2004 | Voltaire, édition internationale | Après l’invasion de l’Irak, les faucons renforcent la pression sur l’Iran et la Syrie. Le Bureau des plans spéciaux du Pentagone structure des groupes d’opposition iraniens en exil autour du fils du shah déchu et orchestre une campagne internationale de propagande. Anticipant une éventuelle opposition de Paris, il met l’accent sur le modelage de l’opinion publique française. Enfin, il réhabilite les Moudjahidin du peuple et négocie leur réarmement bien que le département d’État les qualifie de terroristes.

Info, divertissement ou propagande ?
Perverse « Syriana »

 Par Mireille Beaulieu | Paris (France) | 22 février 2006 | Voltaire, édition internationale | Les films grand public véhiculent des représentations de la politique internationale qui peuvent influencer les conceptions de millions de spectateurs de par le monde. Le Réseau Voltaire débute aujourd’hui la publication d’une série d’articles mettant en lumière cette dimension de la production cinématographique. Mireille Beaulieu analyse le discours sous-tendu par le thriller politique Syriana, de Stephen Gaghan et produit par George Clooney, œuvre non dépourvue d’ambiguïté malgré un emballage contestataire. Ainsi, la dénonciation de la dépendance US au pétrole s’accompagne d’une validation implicite des principes de la « guerre au terrorisme ».

L’administration Bush 2
Alberto Gonzales, le juriste de la torture

  | Paris (France) | 22 novembre 2004 | Voltaire, édition internationale | Le président George W. Bush a nommé son fidèle conseiller, Alberto Gonzales, secrétaire à la Justice de la nouvelle administration. Après avoir été l’avocat d’Enron, il avait rendu des décisions à la Cour suprême du Texas outrageusement favorables au lobby de l’Énergie, puis, à la Maison-Blanche, il avait protégé le secret du Groupe Cheney sur l’Énergie. Le nouveau ministre s’était surtout illustré en affirmant que le Texas n’était pas tenu d’appliquer la Convention de Vienne, puis en affirmant que les États-Unis ne sont pas tenus par la Convention de Genève. Membre d’une association d’extrême droite, la Federalist Society, M. Gonzales a déjà mis en place des juridictions d’exception et généralisé l’usage de la torture. Il se propose maintenant d’épurer le département de la (...)

Le « cerveau » du président
Karl Rove, sa vie, ses basses œuvres

 Par Edgar González Ruiz | Mexico (Mexique) | 22 septembre 2004 | Voltaire, édition internationale | Stratège en communication attitré de Bush, Karl Rove l’a aidé à se hisser jusqu’au poste de président, principalement en limitant ses gaffes verbales et en l’incitant à séduire l’électorat fondamentaliste chrétien. Grand admirateur et disciple de Richard Nixon, il en a fait son métier en ouvrant un cabinet de consultant spécialisé dans les magouilles politiques. Son parcours jalonné de « suicides » douteux, de connivences avec des mouvements d’extrême droite variés et ses liens avec Enron démontrent que derrière le discours vertueux de Bush se cache un personnage fourbe et sans scrupules, prêt à tout pour assouvir ses ambitions politiques.

Coups d’État soft
L’Albert Einstein Institution : la non-violence version CIA

 Par Thierry Meyssan | Paris (France) | 4 juin 2007 | Voltaire, édition internationale | La non-violence, en tant que technique d’action politique, peut être employée à n’importe quelle fin. Dans les années 1980, l’OTAN s’est intéressée à son utilisation pour organiser la résistance en Europe après une invasion de l’Armée rouge. Depuis quinze ans, la CIA en fait usage pour renverser des gouvernements récalcitrants, sans soulever d’indignation internationale. Elle dispose pour cela d’une agréable vitrine idéologique, l’Albert-Einstein Institution du philosophe Gene Sharp, qui a joué un rôle, de l’Irak à la Lituanie, en passant par le Venezuela et l’Ukraine. Pour les gratifier de leur efficacité, les membres de l’Albert Einstein Institution ont reçu deux promotions exceptionnelles : Thomas Schelling s’est vu attribuer le prix Nobel d’économie 2005 et Peter Ackerman a pris la succession de James Woolsey à la tête de la Freedom (...)

Comment Reuters a participé à une campagne de propagande contre l’Iran

  | 14 novembre 2005 | Voltaire, édition internationale |


Guerre sans fin
À Herzliya, Israël dévoile sa stratégie contre l’Iran

 Par Thierry Meyssan | Paris (France) | 2 février 2007 | Voltaire, édition internationale | Parlementaires et ministres, principalement israéliens et états-uniens, se sont bousculés à la 7e conférence d’Herzliya pour entendre dévoiler la stratégie israélienne contre l’Iran : instrumenter la pseudo-menace nucléaire pour renverser la république islamique qui a le tort de soutenir les Résistances en Palestine, en Irak et au Liban. Le résumé de ces quatres jours de débats comme si vous y étiez…

Scandale
Thomas Schelling et Robert Aumann, les Nobel pour qui la guerre est un jeu

 Par Thierry Meyssan | Paris (France) | 20 octobre 2005 | Voltaire, édition internationale | Les deux lauréats 2005 du prix Nobel d’économie, Thomas C. Schelling et Robert J. Aumann, ont été primés pour leur contribution à la « théorie des jeux ». Le premier fut en fait le théoricien de l’escalade militaire lors de la guerre du Vietnam et justifie aujourd’hui la non-ratification du protocole de Kyoto et l’abandon des objectifs de l’ONU pour le millénaire. Le second est un ésotériste talmudique qui a théorisé l’usage de la punition collective pour opprimer les Palestiniens.

Ce n’était pas un film
Ronald Reagan contre l’Empire du Mal

  | Paris (France) | 7 juin 2004 | Voltaire, édition internationale | La mort de l’ancien président des États-Unis, Ronald Reagan, samedi 5 juin 2004, à l’âge de 93 ans, a suscité une déferlante hagiographique dans la presse de son pays, mais aussi, de façon plus surprenante, dans l’ensemble des médias occidentaux. Les huit années qu’il passa au pouvoir ont pourtant représenté une période de conflit sanglants : de 1980 à 1988, pour redonner confiance à son pays, il a conduit une politique étrangère messianique visant à détruire l’URSS, qualifiée d’Empire du Mal. Une doctrine qui l’a poussé à multiplier les actions militaires et les opérations secrètes.

De New York à Mexico
Histoire criminelle de Rudy Giuliani

 Par Edgar González Ruiz | Mexico (Mexique) | 6 septembre 2004 | Voltaire, édition internationale | L’ancien maire de New York, Rudolph Giuliani, s’est forgé une réputation d’efficacité dans la lutte contre la criminalité urbaine, au point de conseiller aujourd’hui des municipalités comme celle de Mexico. Mais en réalité, Giuliani n’a jamais combattu le crime. D’une certaine manière, il l’a même incarné en couvrant les bavures policières et en s’enrichissant sans cause. Son action visait en définitive à lutter contre les marginaux en recourrant à des subterfuges juridiques et à une violence quotidienne. Ainsi a-t-il arrêté et incarcéré les laveurs de pare-brise, non pas pour avoir importuné des automobilistes, mais pour récidive dans la traversée de la chaussée hors des clous ; ou encore a-t-il criminalisé les sans-abri en leur interdisant de dormir dans la rue.

L’art de l’incohérence
Honduras : la politique à « deux voies » des États-Unis et du Canada

 Par Arnold August | Montréal (Canada) | 13 juillet 2009 | Voltaire, édition internationale | Pour mater les Honduriens, l’Empire anglo-saxon a recours à la méthode classique « du bon et du mauvais flic ». D’un côté, l’action secrète et le coup d’État militaire, de l’autre la diplomatie et les écrans de fumée. Les deux voies sont poursuivies simultanément et au besoin, les rôles sont répartis entre États-uniens et Canadiens. Cependant, observe Arnold August, la diplomatie ne vise pas ici à faire respecter le droit international, mais au contraire à le violer en douceur. Ainsi, Washington et Ottawa réclament le rétablissement du président Zelaya dans ses fonctions, mais l’invitent à ne pas rentrer dans son pays pour ne pas provoquer d’affrontement avec les militaires.

Résistance démocratique aux États-Unis
La répression politique s’étend aux États-Unis

 Par Naomi Wolf | New York (États-Unis) | 18 octobre 2007 | Voltaire, édition internationale | Depuis cinq ans, nous alertons l’opinion publique mondiale sur la volonté de l’administration Bush de transformer les États-Unis en État autoritaire. Notre analyse, qui s’appuyait sur l’étude de projets de loi, n’a pas été alors prise en considération par certains en raison du choc psychologique du 11-Septembre. Ce qui était une intention est désormais une réalité, les textes sont mis en pratique : le nouveau régime intimide, harcèle et en définitive muselle ses opposants. Naomi Wolf recueille des témoignages de cette répression et tente de mobiliser ses concitoyens pour défendre leurs libertés.

Une mise en garde du FMI aux États-Unis
La guerre, seule alternative à la crise économique

  | Paris (France) | 8 janvier 2004 | Voltaire, édition internationale | Les déclarations d’autosatisfaction de l’administration Bush annonçant une croissance économique record sont démenties par les faits. En réalité, le chômage progresse, la production intérieure s’effondre et l’économie se tourne toute entière vers la guerre. La dette extérieure atteint un niveau critique, sans précédent pour un pays industrialisé et, selon le Fonds monétaire international, menace l’économie mondiale. La spécialisation des industries d’armement rend impossible un retour à une économie de paix. Les États-Unis sont entrés dans un cycle infernal où leur survie économique dépend de la poursuite de la guerre.

Documents déclassifiés
« Remember Pearl Harbor ! »

 Par Paul Labarique | Paris (France) | 17 mars 2004 | Voltaire, édition internationale | Le 11 septembre 2001, au moment où deux avions s’encastraient dans les tours du World Trade Center, les médias occidentaux évoquaient un nouveau « Pearl Harbor ». La référence à cet événement tragique de l’histoire des États-Unis est particulièrement ironique depuis que les archives déclassifiées du Pentagone ont permis d’établir que, non seulement l’attaque du 7 décembre 1941 n’était pas une surprise pour le président Franklin D. Roosevelt, mais qu’elle était même anticipée et préparée depuis plus d’un an. Le tout dans le but de convaincre l’opinion publique résolument isolationniste d’entrer en guerre contre les forces de l’Axe composées du Japon, de l’Allemagne nazie et de l’Italie fasciste.

L’UE, l’OTAN et les États-Unis : l’Alliance du XXIe siècle pour une domination mondiale

 Par Rick Rozoff | Chicago (États-Unis) | 21 avril 2009 | Voltaire, édition internationale | L’OTAN évolue. D’une alliance face à l’URSS, elle est devenue un élément du bloc occidental, au même titre que l’Union européenne et les États-Unis (bien que ceux-ci en soient eux-mêmes le principal membre). Au-delà de la rhétorique lénifiante, le fait est que ce bloc est constitué par les anciennes puissances coloniales et qu’il déploie aujourd’hui ses troupes dans ses anciennes colonies. Rick Rozoff décrit ici la mise en œuvre progressive de cette domination globale inavouée.

Les États-Unis se préparent à des troubles intérieurs majeurs

  | Washington DC (États-Unis) | 29 octobre 2008 | Voltaire, édition internationale |


Fabrication de la guerre contre l’Irak
Le dispositif Cheney

 Par Thierry Meyssan | Paris (France) | 6 février 2004 | Voltaire, édition internationale | 1998-2003, un petit groupe piloté par Dick Cheney met en place un dispositif secret pour organiser l’intoxication sur les « armes de destruction massive » irakiennes. Il infiltre et verrouille les centres d’expertises du département d’État, du Conseil de sécurité nationale et du Pentagone. Ce groupe fabrique des informations fictives et recrute de faux témoins qu’il livre aux médias. Le Réseau Voltaire révèle les détails de cette manipulation de l’appareil d’État et dévoile les noms des responsables.

« La révolution des roses »
Les dessous du coup d’État en Géorgie

 Par Paul Labarique | Paris (France) | 7 janvier 2004 | Voltaire, édition internationale | Présenté comme un mouvement spontané et non violent, le soulèvement qui a forcé Edouard Chevardnadze à renoncer à la présidence de la Géorgie est en réalité le fruit d’une patiente manipulation. Enjeu stratégique et pétrolier entre la Fédération de Russie et les États-Unis, la Géorgie est devenue un champ clos d’affrontement des grandes puissances. La colère populaire, habilement déclenchée par l’Institut démocratique de Madeleine Albright et structurée par des associations de jeunesse financées par George Soros, a permis à la CIA de placer ses hommes au pouvoir à Tbilissi.

Obscurantisme
AIPAC : Les fondamentalistes pour la guerre

  | Washington DC (États-Unis) | 3 avril 2003 | Voltaire, édition internationale | Le gratin des dirigeants politiques israéliens et états-uniens s’est réuni à Washington pour le congrès de l’AIPAC. Les fondamentalistes juifs et chrétiens y ont célébré ensemble la destruction de Babylone par les bombes de la Coalition.

Propagande états-unienne
Rumsfeld cible la France et l’Allemagne

 Par Thierry Meyssan | Paris (France) | 2 janvier 2003 | Voltaire, édition internationale | Pour balayer les objections de leurs alliés, les États-Unis ont décidé d’entreprendre de vastes campagnes de propagande en Europe en corrompant journalistes et écrivains. Ces opérations ne visent pas seulement à conquérir le consentement des opinions publiques à la politique impériale de Washington, elles ont aussi pour but d’éliminer les dirigeants politiques, les entreprises et les intellectuels qui s’opposent à elle. À la mi-décembre, Donald Rumsfeld a désigné la France et l’Allemagne comme cibles prioritaires.

Élections US
Un bon show ne fait pas une démocratie

 Par Thierry Meyssan | Moscou (Russie) | 29 octobre 2008 | Voltaire, édition internationale | Les médias des États membres de l’OTAN accordent une très large couverture de l’élection présidentielle US. Ce faisant, ils transmettent un double message : l’avenir des peuples alliés se joue à Washington, et les États-Unis sont un modèle démocratique. Or, il est admis que l’élection présidentielle US est faussée par l’argent. L’édition 2008 a déjà coûté plus 1,5 milliards de dollars. Cependant cette critique est superficielle en ce qu’elle laisse croire que les moyens financiers font le vainqueur, alors que c’est peut-être l’inverse : l’argent va au vainqueur préalablement désigné. En réalité, remarque Thierry Meyssan, la classe dirigeante US manipule chaque étape du processus électoral, des primaires aux conventions, des listes électorales aux machines à voter. Aux États-Unis, la démocratie est une pure (...)

Le changement dans la continuité
Les artisans de la débâcle économique continuent leur besogne au sein du gouvernement Obama

 Par Michel Chossudovsky | Ottawa (Canada) | 8 décembre 2008 | Horizons et débats | Alors que Barack Obama, entouré de ses mentors de Wall Street et de la City, est en train de choisir les membres de sa future équipe gouvernementale, le professeur Michel Chossudovsky rappelle que les personnalités sélectionnées forment une bande de coquins responsables de la financiarisation de l’économie mondiale. En fait de « changement », on prend les mêmes et on continue.

Affaires
Halliburton ou le pillage de l’État

 Par Arthur Lepic | Paris (France) | 16 septembre 2004 | Voltaire, édition internationale | Halliburton, numéro 1 mondial des équipementiers pétroliers, est devenue sous l’administration Bush fils l’un des symboles des guerres de prédation. La multinationale, anciennement dirigée par Dick Cheney, a bénéficié de contrats mirifiques à l’occasion de la guerre contre l’Irak et de la reconstruction. Mais ce scandale n’est pas nouveau : depuis près d’un siècle, cette société se développe en mêlant business et politique sur le dos de citoyens états-uniens bien crédules. C’est le premier volet de notre enquête sur une multinationale trop méconnue.

Pouvoir et Culture
L’Institut Aspen élève les requins du business

  | Paris (France) | 2 septembre 2004 | Voltaire, édition internationale | Mêlant festival culturel, formation aux humanités et réflexion stratégique mondiale, l’Institut Aspen ne veut être ni un think tank, ni un Davos états-unien, mais un club pour une élite raffinée. Cette prétention intellectuelle et artistique permet aussi d’attirer des dirigeants d’Europe et d’Asie que la vulgarité des nouveaux riches texans rebute. L’institut est aussi propriétaire du domaine de Wye River où les présidents des États-Unis aiment à recevoir les grands de ce monde à l’abri des regards.

Impérialisme de marché
L’Institut américain de l’entreprise à la Maison-Blanche

  | Paris (France) | 21 juin 2004 | Voltaire, édition internationale | L’Institut américain de l’entreprise (AEI) est devenu le propagandiste du patronat républicain en faveur de l’impérialisme du libre-marché. Comme des poupées russes, il héberge la Nouvelle initiative atlantique (NAI) qui pilote l’intégration euro-atlantique, et le projet pour un nouveau siècle américain (PNAC) qui a rédigé le programme de la présidence Bush. L’Institut est dirigé en sous-main par l’ancien président Gerald Ford et l’actuel vice-président Dick Cheney. Comme chaque année, ils avaient convié ce week-end, dans une station de sport d’hiver du Colorado, une centaine de personnalités pour débattre à huis clos. Cette fois, il s’agissait de rectifier la stratégie électorale de George W. Bush.

Changement de régime aux États-Unis
Requiem pour la Constitution

 Par Al Gore | 27 novembre 2003 | Voltaire, édition internationale | Albert Gore, vice-président sous William Clinton, a prononcé, le 9 novembre 2003, un virulent discours contre le démantèlement méthodique des libertés individuelles aux États-Unis depuis le 11 septembre 2001. Il reproche à l’administration Bush de s’éloigner dangereusement des principes de la Constitution. Dans leur histoire, les États-Unis ont connu en temps de guerre la suspension temporaire des libertés civiles, mais celles-ci étaient rétablies à l’issue du conflit. Le problème, constate-t-il, est que la guerre va durer, selon le gouvernement, « pour le restant de nos vies ». L’ancien candidat à la présidence des États-Unis s’interroge : « Quand verrons-nous cette atteinte à nos libertés mourir d’une mort naturelle, si toutefois nous pouvons espérer en être un jour témoins ? » Cette tribune est révélatrice de la mobilisation qui, aux États-Unis, s’étend maintenant à l’establishment démocrate, face à la dérive totalitaire du (...)

Le Plan Colombie
Cocaïne, pétrole et mercenaires

 Par Paul Labarique | Paris (France) | 25 février 2004 | Voltaire, édition internationale | Le Plan Colombie, présenté en 1998 par le président Andres Pastrana comme un programme de développement économique sans drogues, est en réalité une couverture pour l’installation des forces états-uniennes dans le pays. Les opérations militaires, dirigées de Washington par le général McCaffrey, ont coûté la vie à des milliers de paysans et de guérilleros se réclamant du marxisme ou de la théologie de la libération. Après cinq ans de combats, la Colombie est toujours le premier producteur mondial de cocaïne et ses ressources pétrolières sont plus que jamais contrôlées par Washington.

L’administration Bush II
Karen Hughes prend la direction de la propagande

  | Paris (France) | 15 mars 2005 | Voltaire, édition internationale | Issue d’une famille d’officiers supérieurs d’extrême droite, Karen Hughes est devenue la confidente du gouverneur Bush, puis sa conseillère en communication à la Maison-Blanche. Elle a conçu les campagnes d’intoxication pour justifier les attaques de l’Afghanistan, puis de l’Irak. Aujourd’hui, elle prend en charge le secteur « Propagande » du département d’État.

Pleins pouvoirs
La Federalist Society investit la Cour suprême des États-Unis

  | Paris (France) | 2 février 2006 | Voltaire, édition internationale | Une association professionnelle d’avocats et de magistrats racistes, La Federalist Society, a fourni les principaux conseillers juridiques de l’administration Bush et a rédigé, avant les attentats du 11 septembre 2001, les lois d’exception anti-terroristes. Depuis la confirmation du juge Alito, elle détient 4 sièges sur 9 à la Cour suprême. Son théoricien, John Yoo, justifie les pleins pouvoirs perpétuels du président Bush.

L’écologiste de George W. Bush
Gale Norton ou la pollution idéologique

 Par Paul Labarique | Paris (France) | 17 septembre 2004 | Voltaire, édition internationale | Gale Norton a deux visages : lorsqu’elle s’adresse aux électeurs, c’est une avocate écologiste et pacifiste qui milite pour la dépénalisation des drogues douces et la dissolution de la CIA. Mais lorsqu’elle est secrétaire à l’Environnement de l’administration Bush, elle ne fréquente plus que des associations d’extrême droite, plaide pour ce qu’elle appelle « le droit constitutionnel des industriels à polluer » et s’applique à saboter le Protocole de Kyoto. Elle incarne la capacité des multinationales états-uniennes à communiquer sur la « valeur-liberté » pour mieux garantir leur impunité.

Atlantisme
En 1992, les États-Unis tentèrent d’écraser militairement la Transnistrie

 Par Thierry Meyssan | Tiraspol (Transnistrie) | 17 juillet 2007 | Voltaire, édition internationale | Dans la confusion de l’explosion de l’URSS et des proclamations d’indépendance des États soviétiques, celle de la Transnistrie fut si peu médiatisée que les États-Unis, pressés d’asseoir leur influence, firent opposition à sa reconnaissance par l’ONU et tentèrent de l’écraser en soutenant une invasion Roumano-Moldave au-delà du Dniestr. Mais ils sous-estimèrent gravement les généraux de Moscou opposés à Boris Eltsine, qui par les moyens de la 14e armée stationnée sur place permirent la victoire de la résistance populaire emmenée par l’actuel président de la Transnistrie (Pridnestrovie), Igor Smirnov. Récit des événements méconnus qui aboutirent à un statu quo remis en débat par les discussions sur le statut du Kosovo et le retrait russe du CFE.

Libre-marché et anti-communisme
La Hoover Institution, archives réservées aux Républicains

  | Paris (France) | 26 octobre 2004 | Voltaire, édition internationale | Fondée à l’université de Stanford par l’ancien président Herbert Hoover, l’institution qui porte son nom a constitué une gigantesque bibliothèque sur les guerres du XXe siècle et les régimes communistes. Financée par de grandes entreprises, employant de nombreux pontes du Parti républicain, cet institut universitaire ambitionne de mettre la recherche scientifique au service de la défense du « système américain ». Après avoir organisé la formation des parlementaires républicains, les meilleurs professeurs de la Hoover et la doyenne de Stanford, Condoleezza Rice, ont constitué le groupe des « Vulcains » et formé George W. Bush.

Théoricien de la violence
Paul Wolfowitz, l’âme du Pentagone

 Par Paul Labarique | Paris (France) | 4 octobre 2004 | Voltaire, édition internationale | Depuis trente ans, Paul Wolfowitz participe à presque tous les cabinets civils du Pentagone. Intellectuel brillant, disciple de Léo Strauss, il justifie de la guerre par l’extension de la démocratie de marché. Il s’est fait une spécialité d’inventer des menaces imaginaires pour justifier de nouveaux crédits et de nouvelles aventures. Il a théorisé les interventions préventives et l’intimidation des « compétiteurs émergeants ». N’hésitant pas à s’ingérer dans la tactique militaire, il a imposé ses conceptions aux officiers de terrain.

Ordre nouveau
La doctrine stratégique des Bush

 Par Thierry Meyssan | Paris (France) | 9 juillet 2004 | Voltaire, édition internationale | Le 11 septembre 1990, George Bush père présentait au Congrès sa vision d’un « nouvel ordre mondial » dominé par les seuls États-Unis. Peu après, il confiait à Dick Cheney et Paul Wolfowitz le soin de théoriser cette doctrine et d’en décliner les conséquences diplomatiques et militaires. Interrompu par la parenthèse Clinton, ce processus idéologique a été relancé par les attentats du 11 septembre 2001 et achevé par la publication par George Bush fils de la Stratégie nationale de sécurité, le 11 septembre 2002.

Quand CNN affirmait qu’aucun avion ne s’était écrasé sur le Pentagone
 | Washington DC (États-Unis) | 27 février 2005 | Voltaire, édition internationale | Le journaliste de CNN spécialisé dans les questions militaires Jamie McIntyre, qui possède un bureau au Pentagone et se trouvait sur place le matin du 11 septembre 2001, rapporte face à la caméra ses premières impressions après une inspection visuelle méticuleuse du lieu de l’impact. Voici la séquence vidéo de son témoignage à chaud, sa transcription et la traduction française de cette transcription.

Démocratie de marché
Ces intérêts privés qui gouvernent les États-Unis

 Par Arthur Lepic | Paris (France) | 28 avril 2004 | Voltaire, édition internationale | Si le Congrès fédéral des États-Unis est un haut lieu de trafic d’influence, sa médiatisation permanente oblige les parlementaires à la retenue. Au contraire, l’indifférence qui entoure les Congrès des États fédérés y a facilité une généralisation de la corruption. Non seulement celle-ci n’y est pas réellement réprimée, mais elle a été légalisée au travers de « règles éthiques » qui obligent les élus locaux à se vendre de manière transparente au plus offrant en établissant entre eux une libre-concurrence. Une enquête du CPI montre que chaque parlementaire local reçoit légalement en moyenne 150 000 $ par an de pots-de-vins.

Une vraie-fausse vidéo du Pentagone
Jessica Lynch, héroïne de propagande

  | Paris (France) | 3 juin 2004 | Voltaire, édition internationale | La terrible histoire de la soldate Jessica Lynch a bouleversé l’Amérique : tombée dans une embuscade, elle se bat comme une lionne. Blessée, elle est capturée par les irakiens qui la torturent et la violent. Mais les Forces spéciales viennent la délivrer et la ramènent aux États-Unis où elle est acclamée en héroïne. Présentée, vraie-fausse vidéo à l’appui, lors d’une conférence de presse du Commandement central, cette histoire entièrement inventée par un cabinet de communication, The Rendon Group, a été développée dans des articles bidonnés du New York Times et du Washington Post. Une intox à laquelle tout le monde voulait croire pour imaginer une apparence glorieuse à une expédition néo-coloniale.

La guerre comme politique
Dick Cheney, le patron des Républicains

  | Paris (France) | 18 octobre 2004 | Voltaire, édition internationale | Entré en politique sur les pas de Donald Rumsfeld, Dick Cheney s’est rapidement imposé comme l’homme à tout faire du Parti républicain à la Maison-Blanche et au Congrès. Affirmant sans complexes ses choix résolument conservateurs, il a ouvert la voie aux ambitions impériales des néo-conservateurs. Cumulant ses mandats publics avec des responsabilités économiques, il est devenu Pdg d’Halliburton tandis que son épouse Lynne était administratrice de Lockheed-Martin. Il s’est imposé comme vice-président de George W. Bush.

Propagande
La Jamestown Foundation, une agence de presse sur mesure

  | Paris (France) | 23 mars 2005 | Voltaire, édition internationale | Créée par la CIA pour mettre en scène les transfuges communistes à l’époque Reagan, la Jamestown Foundation a repris du service sous l’administration Bush. Désormais, elle édite des bulletins spécialisés sur le monde post-communiste et sur le terrorisme qui servent de référence aux think tanks de Washington. Universitaires et journalistes s’emploient à décrire un monde fantasmé dont l’hostilité justifie à elle seule l’impérialisme états-unien.

Texas
Chevron-Texaco, premier mécène de la vie politique états-unienne

 Par Arthur Lepic | Paris (France) | 24 mars 2005 | Voltaire, édition internationale | Après avoir fait fortune en soutenant le général Franco pendant la guerre d’Espagne et la Seconde Guerre mondiale, puis en se taillant la part du lion des gisements saoudiens, ChevronTexaco est devenue l’un des quatre plus grandes compagnies pétrolières mondiales. C’est aussi le premier contributeur des partis politiques aux États-Unis. La firme veille à ce que la pensée stratégique de la Maison-Blanche corresponde toujours à ses intérêts, ainsi a-t-elle sponsorisé des études appelant à l’invasion de l’Irak, avant de prendre le contrôle de ses champs pétroliers.

Délocalisation des centres de torture
La CIA possède des prisons secrètes en Europe

  | 10 novembre 2005 | Voltaire, édition internationale | Au cours des quatre dernières années, les États-Unis ont procédé à des enlèvements dans le monde entier et ont interné et torturé leurs victimes dans des centres secrets, vient de révéler le Washington Post. Certaines de ces prisons sans droit ont été installées en Europe de l’Est, y compris dans l’Union européenne, indique avec plus de détail Zia, dans un article que nous reproduisons. Au moment où nous mettons en ligne, nous recevons confirmation de l’existence d’un tel centre en Pologne et de la présence d’un avion-prison de la CIA sur l’aéroport de Serihegy (Roumanie). Une table ronde réunira, lors de la conférence Axis for Peace 2005, Ray McGovern (ancien analyste de la CIA), Sufian Abu Zeida (ministre de l’Autorité palestinienne), l’ambassadeur Craig Murray (qui a démissionné de Whitehall pour protester contre le centre de torture britannique en Ouzbekistan), Mateusz Piskorski (député polonais qui vient de porter l’affaire à la Diète) et le général René Vargas Pazzos (ancien chef de l’état-major de (...)

USA : la crise des subprimes menace la moitié des États fédérés de faillite

  | Washington DC (États-Unis) | 30 janvier 2008 | Voltaire, édition internationale |


L’opposition républicaine s’est trouvée une mère autoritaire
Les certitudes de Sarah Palin

 Par Thierry Meyssan | Moscou (Russie) | 15 décembre 2008 | Voltaire, édition internationale | Alors que Barack Obama compose son administration, le Parti républicain a adoubé Sarah Palin dans le rôle de nouveau leader de l’opposition. Ce choix vise à l’évidence plus à stabiliser un électorat en attendant le moment de la revanche plutôt qu’à gêner la nouvelle majorité. Mais précisément, ce choix illustre le désarroi de la classe dirigeante US et de la société états-unienne toute entière face à la récession et aux catastrophes qui s’annoncent.

Non-alignés
MM. Chavez et Ahmadinejad créent un Fonds d’assistance anti-impérialiste

 Par Piotr Romanov | Moscou (Russie) | 21 janvier 2007 | Voltaire, édition internationale | Le Venezuela et l’Iran ont décidé de consacrer une part de leurs revenus pétroliers à subventionner les pays pauvres qui doivent affronter l’impérialisme états-unien. Cette décision, prise dans la continuité du sommet des non-alignés de La Havane, marque une étape de plus dans la construction d’un monde où les États du Sud s’affranchissent de la domination anglo-saxonne.

Le Pentagone paralysé
Les Forces spéciales, spectaculaires et inutiles

 Par Réseau Voltaire | 24 février 2004 | Voltaire, édition internationale | Pour contourner la lourdeur des forces militaires classiques héritées de la Guerre froide, Donald Rumsfeld a développé des unités mobiles capables d’interventions tous azimuts : les Forces spéciales. Mais loin d’assouplir le système, elles ont engendré de nouvelles rivalités entre armées, les forces classiques refusant de se voir dépouiller de leurs prérogatives et de leurs commandos d’élite. En outre, des actions spectaculaires en Afghanistan et en Irak ne peuvent aucunement se substituer aux missions traditionnelles, comme on le voit lorsqu’il s’agit d’occuper et de reconstruire un pays. Plus le Pentagone se développe, moins il accroît son efficacité.

Une alternative aux guerres impérialistes
Guerre ou paix / guerre et paix

 Par James Petras | Bruxelles (Belgique) | 28 novembre 2005 | Voltaire, édition internationale | Dans une contribution magistrale, présentée à la conférence Axis for Peace 2005, le professeur James Petras analyse les contradictions du système impérialiste états-unien. Il souligne la manipulation de l’ONU et du droit international par les grandes puissances. Il décrit la fuite en avant des militaristes civils, néoconservateurs et sionistes. Loin de sombrer dans le pessimisme, le célèbre intellectuel états-unien trace les perspectives d’une résistance populaire internationale.

Arbitraire états-unien
L’autopsie des pendus de Guantánamo Bay

 Par Jürgen Cain Külbel | Berlin (Allemagne) | 11 avril 2007 | Voltaire, édition internationale | Depuis l’ouverture en 2002 du centre de détention militaire de Guantánamo Bay, un millier de personnes au moins y ont été placées au secret par le Pentagone. Leurs identités sont inconnues. Les charges qui pèsent sur elles sont inconnues. Elles n’ont pas accès à des avocats ou à des médecins. Notre collaborateur et ancien enquêteur de police criminelle Jürgen Cain Külbel revient sur les conditions de détention dans ce centre au travers de l’autopsie de trois personnes qui s’y seraient suicidées, le 10 juin 2006.

Bureau des communications globales (Universal Propaganda Staffel)
Le Royaume-Uni et les États-Unis font propagande commune

 Par Thierry Meyssan | Paris (France) | 27 janvier 2003 | Voltaire, édition internationale | Depuis mardi 21 janvier 2003, une coordination de la propagande internationale, sobrement baptisée « Bureau des communications globales », se réunit tous les jours à la Maison-Blanche. Alastair Campbell, l’homme qui a créé l’image de Tony Blair, y participe par vidéo-conférence depuis le 10 Downing Street. Le Royaume-Uni s’associe donc aux État-Unis dans leurs opérations de corruption de journalistes et de désinformation, dont la France et l’Allemagne sont des cibles prioritaires.

Convergence des politiques énergétique et militaire
Les ombres du rapport Cheney

 Par Arthur Lepic | 30 mars 2004 | Voltaire, édition internationale | Dès son arrivée à la Maison-Blanche, le vice président Cheney a mis en place un groupe de travail sur la politique énergétique des Etats-Unis : comment approvisionner l’économie alors que ses besoins augmentent au moment où les réserves mondiales deviennent de plus en plus rares et difficiles à exploiter ? En déployant des troupes dans les zones pétrolières. Mais l’armée des Etats-Unis étant elle-même le plus grand consommateur mondial d’énergie, son déploiement fait naître de nouveaux besoins. Première cible choisie par le groupe Cheney, selon des documents nouvellement déclassifiés : le pétrole irakien.

Comment « L’État profond » survit aux alternances partisanes
La continuité du pouvoir US, derrière la Maison-Blanche

 Par Thierry Meyssan | Damas (Syrie) | 24 février 2008 | Voltaire, édition internationale | Soixante ans de propagande atlantiste nous ont convaincu que les États-Unis sont une grande démocratie. Pourtant, aucun observateur ne pense que Ronald Reagan ou George W. Bush ont exercé le pouvoir attaché à leur fonction, mais alors qui préside ? Ou encore, les observateurs s’accordent à considérer qu’une fois recomptés les bulletins de vote, Al Gore avait gagné l’élection de 2000, mais alors pourquoi Bush occupe-t-il la Maison-Blanche ? Autant de questions auxquelles aucun journaliste ne souhaite répondre. Thierry Meyssan brise le tabou.

Les bidonnages du New York Times
Judith Miller, journaliste d’intoxication massive

 Par Paul Labarique | Paris (France) | 5 mars 2004 | Voltaire, édition internationale | La découverte du rôle du vice-président Cheney dans l’intox des « armes de destruction massive » irakiennes a occulté la responsabilité de la presse. Journaliste et écrivain vedette, Judith Miller a largement alimenté le dossier contre Ben Laden. Non contente de lui attribuer divers attentats survenus aux États-Unis depuis 1993, elle a convaincu le monde qu’il était aussi responsable des attaques à l’anthrax. Recevant elle-même une des mystérieuses lettres, elle déclara : « Je suis l’évènement ». Certes, mais elle n’était pas la vérité. Exemple emblématique du « blanchiment de l’information », Judith Miller fonde les scoops du New-York Times sur des sources anonymes proches de Dick Cheney et les voit publiquement confirmées par les autorités... représentées par Dick (...)

L’effet CNN
La diplomatie dont vous êtes le héros

  | Paris (France) | 29 juin 2004 | Voltaire, édition internationale | De nombreux dirigeant états-uniens attribuent à CNN le pouvoir de mobiliser les opinions publiques et de faire infléchir la politique étrangère de Washington. Le secrétaire général de l’ONU, évoquant cet « effet CNN », à même décrit la chaîne comme le « seizième membre du conseil de Sécurité ». Pourtant, ce lieu-commun ne résiste pas à l’analyse. Les émotions éphémères des téléspectateurs n’influent pas sur les intérêts stratégiques à long terme de la première puissance du monde. Le spectacle CNN n’est pas conçu pour distraire, mais pour donner l’illusion d’un contrôle démocratique de l’action extérieure de l’Empire.

Gambit adjar
Coups de maîtres sur l’échiquier géorgien

  | 19 mars 2004 | Voltaire, édition internationale | Les États-Unis et la Russie s’affrontent par peuples interposés pour contrôler le pétrole de la mer Caspienne. Issue de l’éclatement de l’URSS, la Géorgie est tombée dans l’orbite de Washington à l’occasion de la prétendue « révolution des roses ». Mais Moscou conserve des bases militaires dans le pays et soutient en sous-main les mouvements sécessionistes. Après l’Abkhazie et l’Ossétie du sud, c’est au tour de l’Adjarie d’entrer en rébellion. Alors que le pays semble échapper à la guerre civile, la France tente de s’immiscer dans le jeu. Son ancienne représentante à l’OTAN vient de prendre la nationalité géorgienne et d’entrer au gouvernement.

Washington veut oublier les Moudjahidin du peuple

  | 6 août 2009 | Voltaire, édition internationale |


Nomination
Porter Goss, le patron de la CIA, veut en découdre avec la France

  | Paris (France) | 28 septembre 2004 | Voltaire, édition internationale | Porter J. Goss est vétéran de l’action secrète. Il a appartenu pendant deux ans aux services secrets de l’Army et, au moins pendant onze ans, à la direction des opérations de la CIA. Il a notamment exercé ses talents en France à la fin des années 60. Après avoir joué un rôle étrange auprès des talibans à la veille des attentats de 2001, il a co-présidé une commission d’enquête pour disculper la CIA. Puis, il a beaucoup critiqué l’influence de la France sur la scène internationale. Il vient d’être nommé directeur central du renseignement. Non seulement il dirigera la CIA, mais il supervisera aussi 15 autres services secrets.

Épidémie ou propagande ?
Intoxication à l’anthrax

 Par Paul Labarique | Paris (France) | 10 mars 2004 | Voltaire, édition internationale | Peu après les attentats du 11 septembre 2001, les États-Unis sombrèrent dans le terreur d’une attaque biologique. De mystèrieuses lettres à l’anthrax furent adressées à de célèbres journalistes puis au Congrès. Pour rassurer sa population, ou pour mieux l’affoler, le président Bush déclara ne pas avoir été contaminé. Cédant à la psychose, le pays suspendit une partie de ses activités. Mais ce désastre économique fut une aubaine pour quelques groupes pharmaceutiques liés au régime, qui détenaient le monopole des vaccins et des médicaments.

La polémique Chomsky / Blankfort
« Les mouvements anti-guerre ont totalement échoué »

  | 17 février 2006 | Voltaire, édition internationale | Tel-Aviv et Washington sont associés au Proche-Orient, c’est un fait. Mais l’importance de ce lien dans la politique coloniale de Washington fait débat au sein du mouvement anti-impérialiste. Pour le journaliste états-unien juif antisioniste Jeffrey Blankfort l’influence israélienne est centrale dans la politique états-unienne et les mouvements anti-guerre échouent en raison de leur incapacité à appréhender l’importance de ce lobby. Développant une approche radicale sur cette question, allant jusqu’à nier la dimension énergétique de la guerre d’Irak, M. Blankfort n’en ouvre pas moins des pistes intéressantes sur l’influence sioniste aux États-Unis. Nous reproduisons l’entretien qu’il a accordé à la journaliste Silvia Cattori.

Le programme énergétique des néo-conservateurs
L’IAGS prépare l’économie états-unienne à la guerre

 Par Arthur Lepic | Paris (France) | 30 septembre 2004 | Voltaire, édition internationale | Les principaux leaders néo-conservateurs se sont rassemblés au sein de l’IAGS pour rédiger un programme de réduction de la consommation de pétrole des États-Unis. Ce plan ne vise pas à réduire les besoins, mais à diversifier les carburants pendant une courte période. Sa mise en œuvre permettrait aux néo-conservateurs d’engager de nouvelles aventures militaires contre des États pétroliers sans risquer de perturber gravement l’économie états-unienne. Il manifeste le choix sans retour d’une politique internationale tournée vers la prédation des ressources énergétiques mondiales.

Les prophètes de l’Empire américain
Le FPRI et Robert Strausz-Hupé

 Par Thierry Meyssan | Paris (France) | 24 septembre 2004 | Voltaire, édition internationale | Robert Strausz-Hupé, fondateur de l’école états-unienne de géopolitique, a formé Henry Kissinger, James Schlessinger et Alexander Haig. Convaincu de la décadence de l’Europe et de la supériorité des États-Unis, il n’a cessé de plaider pendant un demi-siècle pour la création d’un Empire américain dont l’Europe occidentale serait une province soumise. Adulé par le Pentagone et les industriels de l’armement, écouté par Nixon et Reagan, il a façonné l’OTAN et pesé sur la politique au Moyen-Orient. Il s’est éteint à l’âge de 98 ans, non sans avoir vu ses idées triompher à l’occasion des attentats du 11 septembre 2001.

George Bush joue son va-tout
La démission de l’amiral Fallon relance les hostilités en Irak

 Par Thierry Meyssan | Beyrouth (Liban) | 13 mars 2008 | Voltaire, édition internationale | Contrairement à ce qui a été écrit dans la presse dominante, l’amiral William Fallon n’a pas été limogé par ce qu’il s’opposait au président Bush à propos d’une attaque contre l’Iran. Il a démissionné de sa propre initiative après que l’accord qu’il avait négocié et conclu avec Téhéran, Moscou et Pékin ait été saboté par la Maison-Blanche. Le choix de l’administration Bush relance la guerre en Irak et expose gravement les GI’s face à une Résistance désormais soutenue de l’extérieur sans retenue.

La bombe et le pétrole
Spencer Abraham, un homme de confiance

 Par Arthur Lepic | 15 avril 2004 | Voltaire, édition internationale | Devenu une annexe du Pentagone, le département de l’Énergie gère à la fois la bombe atomique et l’approvisionnement en pétrole, et dispose de son propre service de renseignement. À sa tête, l’ancien représentant de l’industrie automobile au Sénat, Spencer Abraham. Ce lobbyiste est aussi le fondateur d’un puissant réseau de juristes réactionnaires, la Federalist Society, qui joua un rôle central dans la désignation de George W. Bush à la Maison-Blanche par la Cour suprême. Il est aujourd’hui l’homme de confiance du président au cœur du système, à la croisée des intérêts militaires et civils.

L’administration Bush II
Robert B. Zoellick, maître d’œuvre de la globalisation

  | Paris (France) | 10 mars 2005 | Voltaire, édition internationale | Robert B. Zoellick, nouveau n°2 du secrétariat d’État, a été présenté à tort comme un partisan du multilatéralisme. Il est en réalité le théoricien et le stratège de l’usage des accords économiques multilatéraux partiels de manière à briser les consensus au sein des organisations internationales. Pour lui, le libre-échange n’est pas un idéal, mais une arme permettant de détruire les économies dirigées et de privatiser les services publics. Rien ne doit faire obstacle à l’édification d’un monde unipolaire, à l’expantionnisme économique états-unien, à la globalisation.

Croisade
Franklin Graham, aumônier du Pentagone

 Par Edgar González Ruiz | Mexico (Mexique) | 7 octobre 2004 | Voltaire, édition internationale | Les Graham sont les prédicateurs les plus connus du monde libre. Billy fut le conseiller spirituel de cinq présidents des États-Unis et convertit George W. Bush. Son fils, Franklin, dirige une association de missionnaires embarqués dans les forces déployées en Irak et prêche les retraites de carême au Pentagone. Derrière cette dynastie se cache une organisation militaro-religieuse conçue pendant la Guerre froide pour opposer le christianisme au communisme athée et utilisée aujourd’hui contre l’islam.

Impérialisme triste
La Brookings Institution, think tank des bons sentiments

  | Paris (France) | 30 juin 2004 | Voltaire, édition internationale | La Brookings Institution est souvent présentée comme le principal think tank des démocrates. Il s’agit plutôt d’un organisme représentatif des élites modérées, favorables à une régulation économique limitée, par opposition au patronat libertarien de l’American Enterprise Institute. Désormais active en politique étrangère, elle préconise - comme les néo-conservateurs et dans les mêmes circonstances - l’usage de la force, mais pour motifs humanitaires et non par évangélisme démocratique, par devoir et non par enthousiasme conquérant. La moitié de ses chercheurs a travaillé dans le passé pour le Conseil de sécurité national ou la Maison-Blanche.

Le régime Bush
USA : de l’état d’urgence à l’état d’exception permanent

 Par Jean-Claude Paye | Bruxelles (Belgique) | 29 mars 2008 | Voltaire, édition internationale | Le 11 Septembre n’aura été qu’un prétexte pour suspendre temporairement, puis définitivement, de nombreuses libertés publiques et individuelles aux États-Unis. Le sociologue Jean-Claude Paye analyse le renouvellement du Patriot Act, les dispositions maintenues et celles qui ont été amendées. Il montre que les procédures dérogatoires adoptées dans la panique des attentats de New York et Washington sont devenues permanentes sans soulever d’amples contestations. Cette évolution ne prendra pas fin avec le mandat de George W. Bush, elle n’est d’ailleurs pas fondamentalement remise en cause par les candidats à sa succession.

Objectifs militaires, intérêts financiers
Halliburton, profiteur de guerre

 Par Arthur Lepic | Paris (France) | 23 septembre 2004 | Voltaire, édition internationale | En absorbant, en 1962, une société aux multiples relations politiques, l’équipementier Halliburton est entré dans la cour des grands. Parrainée par le futur président Lyndon Johnson, la firme réalisa alors de gigantesques profits sur des marchés publics truqués. Une fois Johnson élu président des États-Unis, Halliburton devint le premier fournisseur de l’armée US au Vietnam. Le même processus se reproduisit dans les années 90, lorsque la firme fut dirigée par Dick Cheney. Et, celui-ci entré à la Maison-Blanche, Halliburton devint le principal fournisseur de la Coalition en Irak.

La cabale de la Maison-Blanche

 Par Lawrence B. Wilkerson | 8 novembre 2005 | Voltaire, édition internationale | Lawrence B. Wilkerson, ancien directeur de cabinet du secrétaire d’État Colin Powell, a suscité une vive polémique en révélant, lors d’une conférence publique, la manière dont le clan Bush gouverne. Il revient sur les faits dans cet article initialement écrit pour le Los Angeles Times.

Le totalitarisme de l’information aux USA
La propagande, ça marche

  | Paris (France) | 27 avril 2004 | Voltaire, édition internationale | Un sondage Pipa/KN permet d’évaluer l’impact de la propagande aux États-Unis. Pour se forger une conviction, les citoyens font d’abord confiance à l’administration Bush. Les experts de télévision se chargent d’écarter les avis dissidents ou tout au moins de les relativiser pour fabriquer du consentement. À partir de ce moment, les opinions des citoyens évoluent peu, quels que soient les événements. Leurs convictions sont si fortes qu’ils n’entendent même plus les démentis officiels. Ainsi, seuls 21% des États-uniens ont assimilé que l’Irak n’avait pas d’armes de destruction massive et seuls 11% ont admis qu’il n’y avait pas de lien entre Saddam Hussein et Oussama Ben Laden.

Fauconnerie
John Bolton et le désarmement par la guerre

  | Paris (France) | 30 novembre 2004 | Voltaire, édition internationale | Militant d’extrême droite évoluant dans l’ombre de Dick Cheney, John Bolton fut un obscur sous-secrétaire d’État de l’administration Bush I. Il attend une promotion dans le gouvernement Bush II. Partisan de la dissolution de l’ONU et du démantèlement des traités de désarmement, il souhaite pousser les États-Unis à livrer des guerres préventives pour désarmer les États islamistes ou communistes, à commencer par l’Iran, la Syrie et la Corée du Nord.

Les contradictions de la politique moyen-orientale de Washington
Qui tire les ficelles du PKK ?

 Par Justin Raimondo | 31 octobre 2007 | Voltaire, édition internationale | Début août —c’est-à-dire bien avant que le sujet ne soit abordé par les médias dominants—, Thierry Meyssan révélait dans nos colonnes le projet d’intervention militaire conjointe états-uno-turque contre le PKK. Cependant, la main droite du Pentagone ignorant ce que fait sa main gauche, ce plan n’a pas tardé à se heurter à une autre réalité qu’analyse ici Justin Raimondo : le PKK est lui-même armé par le Pentagone !

Espionnage
Washington soucieux de compromettre ses amis

 Par Général Guennadi Evstafiev | Moscou (Russie) | 25 novembre 2005 | Voltaire, édition internationale | Les affaires d’espionnage qui secouent actuellement la classe dirigeante états-unienne doivent être replacées dans leur contexte. Elles n’ont rien de nouveau et illustrent à la fois une tendance récurrente du pouvoir militaire à surveiller le pouvoir civil, et une volonté collective de manipuler prioritairement les alliés avant même les adversaires, souligne pour le Réseau Voltaire le général Guennadi Evstafiev.

Sectarisme
La bataille pour l’identité états-unienne

 Par Cédric Housez | Paris (France) | 18 août 2004 | Voltaire, édition internationale | Chaque matin, les écoliers états-uniens récitent un serment d’allégeance au drapeau au cours duquel ils évoquent la consécration de leur pays à Dieu. la Cour suprême a rejeté en juin dernier une requête visant à déclarer cette référence anticonstitutionnelle. Cédric Housez, spécialiste de la communication politique, analyse cette polémique qui marque l’aboutissement d’un long processus de christianisation de l’identité nationale, d’abord face au « communisme athée », puis face à l’islam.

Rumeur d’antisémitisme
Iran : les gouvernements anglo-saxons fabriquent de fausses nouvelles

 Par Thierry Meyssan | Paris (France) | 24 mai 2006 | Voltaire, édition internationale | Jouissant d’une impunité confirmée depuis le 11 septembre et la guerre d’Irak, les néoconservateurs n’hésitent plus à utiliser les plus hautes fonctions des États pour répandre des rumeurs et des calomnies. Manipulant des médias qui privilégient la réactivité et l’émotion à la vérification et à l’analyse, ils ont accusé l’Iran d’imposer le port d’un signe vestimentaire discriminatoire aux juifs. C’est faux, mais ça fait mal. Les gouvernements états-unien, australien et canadien se sont prêtés au jeu.

Nouveau programme d’armement US
Le nucléaire tactique : fantasme ou réalité ?

  | Paris (France) | 18 juin 2004 | Voltaire, édition internationale | Par 55 voix contre 42, le Sénat des États-Unis a rejeté, le 16 juin 2004, une proposition d’Edward Kennedy et Diane Feinstein visant à interrompre les recherches sur les bombes nucléaires tactiques. L’administration Bush, prétend déjà disposer de telles armes et vouloir les perfectionner pour atteindre des bunkers sous-terrains. Pourtant, les experts s’interrogent sur l’utilité des mini-nukes sur le champ de bataille. En réalité, le saut du nucléaire stratégique au nucléaire tactique, s’il devait avoir lieu, serait le passage de l’équilibre de la terreur face à l’URSS au règne de la terreur sur les États non-nucléaires.

Derrière la visite d’Obama au Ghana

 Par Manlio Dinucci | Rome (Italie) | 12 juillet 2009 | Voltaire, édition internationale | Après avoir tendu la main aux musulmans (tout en tentant de déstabiliser l’Iran), avoir tendu la main aux Russes (tout en continuant à préparer l’installation en Europe de l’Est de missiles pointés sur eux), le président Obama tend la main aux Africains. Partout, il propose de refonder les relations avec les États-Unis sans solder les crimes du passé. Manlio Dinucci révèle ce qui se cache derrière cette soudaine sollicitude.

Au coeur de la réaction
Le Manhattan Institute, laboratoire du néo-conservatisme

 Par Paul Labarique | Paris (France) | 15 septembre 2004 | Voltaire, édition internationale | Pour répandre la pensée libertarienne, Sir Antony Fisher a créé 90 instituts dans le monde. Au centre de cette toile, le Manhattan Institute de New York joue le rôle de briseur de tabous. La « Révolution conservatrice » qu’il promeut veut éliminer la contre-culture des années 60 et en finir avec le féminisme. Surtout, elle vise à démanteler les services sociaux et à repousser les populations noires et pauvres hors de la mégalopole. C’est là qu’ont été élaborés les discours de l’intolérance moderne : l’inadaptabilité des Noirs, le « zéro tolérance » face aux incivilités et la « compassion basée sur la foi ». C’est là qu’ont été formés les politiciens républicains de la Côte Est comme Rudolf Giuliani.

L’administration Bush II
Stephen Hadley, conseiller de sécurité national

  | Paris (France) | 16 décembre 2004 | Voltaire, édition internationale | Inconnu du grand public, Stephen Hadley a mené une brillante carrière dans l’ombre de Brent Scowcroft et de Condoleezza Rice. Avocat d’affaire condamné pour escroquerie, il devient le conseil du premier fabriquant mondial d’armement, Lockheed Martin. Il forme le candidat George W. Bush, rédige la nouvelle doctrine nucléaire, prépare la création du département de Sécurité de la patrie, supervise les entrées dans l’OTAN et vend l’invasion de l’Irak. Fidèle : il protège Bush père du scandale de l’Irangate et Bush fils des mensonges de la guerre d’Irak. Il s’en trouve récompensé en devenant conseiller de sécurité nationale.

Amorce de dégel ou mise en scène ?
Le premier geste de Barack Obama à l’égard de Cuba

 Par Salim Lamrani | Paris (France) | 18 avril 2009 | Voltaire, édition internationale | Les médias internationaux ont salué avec emphase la levée par le président Obama des sanctions édictées par son prédécesseur à l’encontre de Cuba. Certains en ont conclu que la balle se trouve désormais dans le camp cubain. Cette présentation ressort de la pure propagande, observe Salim Lamrani, même si elle vise, peut-être, à préparer les États-Unis à un authentique changement. En réalité, les sanctions imposées par le président Bush ne sont que la partie immergée de l’iceberg. Le problème principal est l’embargo qui étouffe l’île depuis prés d’un demi-siècle auquel s’ajoutent trois contentieux supplémentaires. Certes Cuba doit se montrer réceptif à la nouvelle administration US, et il l’a fait, mais c’est à Washington qu’il revient de prendre des décisions. Beaucoup de (...)

Le duel Washington-Téhéran

 Par Thierry Meyssan | Paris (France) | 6 septembre 2005 | Voltaire, édition internationale | Depuis cinq ans, les néo-conservateurs préparent l’invasion de l’Iran. Les arguments qu’ils ont employé pour justifier de leur ambition ont été démentis, l’un après l’autre. Ils n’en réduisent pas leur menace. Soutenues par leurs électeurs, les forces politiques iraniennes ont évité l’affrontement direct et veillé à rendre toute opération militaire trop couteûse pour Washington, observe Thierry Meyssan.

Le ministre israélien qui inspire la politique étrangère des États-Unis
Natan Sharansky, idéologue de la démocratisation forcée

  | Paris (France) | 24 février 2005 | Voltaire, édition internationale | Le président Bush le reconnaît désormais publiquement, ses discours de politique étrangère sont inspirés des slogans du vice-Premier ministre israélien, Natan Sharansky. Ancien espion US en URSS, devenu le leader de l’extrême droite au sein du Likoud, cet homme aux multiples facettes à inventé la rhétorique du colonialisme moderne : de la Palestine et de l’Irak à la Russie, il faut démocratiser à la pointe du fusil. Il est aussi le maître d’œuvre des campagnes internationales accusant la France et la Belgique d’antisémitisme.

Droits-de-l’hommisme à géométrie variable
Quand Reporters sans frontières légitime la torture

 Par Salim Lamrani | Paris (France) | 4 septembre 2007 | Voltaire, édition internationale | S’il est un principe voltairien clair, c’est que la torture est absolument contraire aux Droits de l’homme et à l’idéal démocratique. Pourtant, il existe en France une association de défense des Droits de l’homme, Reporters sans frontières, qui légitime l’usage de la torture prétendument pour défendre la démocratie face au terrorisme. Cela n’est malheureusement pas surprenant : comme le souligne Salim Lamrani, le discours de cette organisation n’est qu’une rhétorique de façade qui masque mal son alignement sur son bailleur de fonds, la NED-CIA.

États policiers
William Bratton, VRP de la « tolérance zéro »

 Par Edgar González Ruiz | Mexico (Mexique) | 30 août 2004 | Voltaire, édition internationale | William Bratton, ancien chef de la police de New York et de Los Angeles, s’est reconverti depuis quelques années dans la propagande sécuritaire. Il vend depuis ses conseils à plusieurs maires de villes latino-américaines, afin de les convaincre d’adopter la « tolérance zéro », conception états-unienne d’une politique de la ville exclusivement tournée vers la répression. Cette politique, présentée abusivement comme une « théorie », est en réalité le produit de l’Institut Manhattan, un think tank néo-conservateur particulièrement réactionnaire. Les municipalités concernées s’achètent un arsenal idéologique pour légitimer leur traitement pénal de la misère.

Le manifeste de la nouvelle croisade
Lettre d’Amérique, les raisons d’un combat

  | 1er février 2002 | Voltaire, édition internationale | L’Institute for American Values a publié, en février 2002, une lettre ouverte cosignée par une soixantaine d’intellectuels pour justifier l’engagement de l’administration Bush dans la guerre au terrorisme. Ce document est rapidement apparu comme un manifeste des partisans du « Clash des civilisations ».

Le nouveau mouvement pro-israélien aux États-Unis
Le CUFI : 50 millions d’évangéliques pour soutenir Israël

 Par Thierry Meyssan | Paris (France) | 14 août 2006 | Voltaire, édition internationale | Dans un pays où les citoyens ont déserté les partis politiques pour rejoindre des Églises évangéliques, la formation de l’opinion publique commence par l’encadrement des fidèles. Alors qu’ils préparaient l’offensive contre le Liban, le Pentagone et Tsahal mettaient en place une fédération des chrétiens sionistes, le CUFI, avec pour mission de transformer 50 millions d’évangéliques en militants de la guerre.

Une passerelle israélo-états-unienne
Les trucages de la Foundation for the Defense of Democracies

  | Paris (France) | 2 février 2005 | Voltaire, édition internationale | Créée par des milliardaires états-uniens à la demande du général Ariel Sharon, la Foundation for the Defense of Democracies (FDD) a préparé la rhétorique de la démocratisation forcée dont se sert aujourd’hui George W. Bush. À grands renforts d’amalgames et de trucages, ce think tank s’est d’abord appuyé sur la peur du 11 septembre pour mobiliser contre les Palestiniens. Puis il s’en est pris à l’ONU, avant d’appeler à attaquer l’Irak, l’Arabie saoudite, la Syrie et le Liban.

Amérique latine
Otto Reich et la contre-révolution

 Par Paul Labarique, Arthur Lepic | Paris (France) | 14 mai 2004 | Voltaire, édition internationale | Pour imposer son ordre en Amérique latine, George W. Bush a fait appel à un spécialiste inflexible de la contre-révolution, Otto Reich. Malgré les protestations de tous les États latino-américains et du Sénat, il en a fait son émissaire spécial dans le continent. L’homme a un passé chargé : planificateur de déstabilisations, concepteur de propagande, protecteur de terroristes et organisateur de coups d’État. En outre, joignant l’utile à l’agréable, il promeut les intérêts de ses clients personnels comme Bacardi et Lockheed.

Agences, radios et télévisions
La stratégie médiatique états-unienne 1945-2005

 Par René Naba | Paris (France) | 14 décembre 2006 | Voltaire, édition internationale | Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis ont déployé un système sans précédent de propagande. À travers des structures comme le Congrès pour la liberté de la culture, ils ont corrompu les élites intellectuelles occidentales. Puis, instrumentalisant la liberté de l’information, ils ont noyé le monde sous leur point de vue unique, grâce à de puissantes agences de presse et à un gigantesque maillage de radios profanes et religieuses, ainsi que le révèle René Naba dans son dernier livre, Aux origines de la tragédie arabe, dont nous reproduisons un extrait.

Explication de texte
Washington face au Honduras : un numéro d’équilibriste

 Par Arnold August | Montréal (Canada) | 16 août 2009 | Voltaire, édition internationale | Que pense Washington de ce qui s’est passé au Honduras ? Au premier abord, au nom de la Charte démocratique inter-américaine, les États-Unis dénoncent vigoureusement le renversement du président Zelaya. À y regarder de plus près, ils condamnent le coup d’État, mais ils soutiennent leurs amis putschistes. Arnold August analyse un festival d’hypocrisie embarrassée : les déclarations officielles du département d’État et de la Maison-Blanche.

En avant-première
Irak : les nouvelles intoxs

  | Paris (France) | 18 décembre 2003 | Voltaire, édition internationale | Qui se souvient du réquisitoire contre l’Irak du secrétaire d’État Colin L. Powell, le 5 février 2003 ? Qui a encore à l’esprit les armes de destruction massive, les drones permettant à Saddam Hussein de frapper l’Amérique, les camps d’entraînement d’Al Qaïda en Irak ou encore la fable de l’uranium importé du Niger par le Raïs ? Si toutes ces imputations ont, par la suite, été démenties, elles ont permis de justifier l’invasion du pays. La presse « de référence », qui s’était alors transformée en caisse de résonance des allégations de Washington, accueille-t-elle désormais les révélations des néo-conservateurs avec plus de prudence ? Non, au vu des nouveaux « scoops » liant Al Qaeda et la résistance irakienne.

Le complexe industriel pénal aux États-Unis
Délocaliser dans son propre pays : faire travailler les détenus

 Par Vittorio Sergi, Matteo Dean | Paris (France) | 26 mai 2005 | Voltaire, édition internationale | Les prisons sont une affaire juteuse, surtout aux États-Unis : on y trouve de la main d’œuvre pas cher, sans droits et - cela va de soi - captive. De nombreuses grandes entreprises, parmi lesquelles Microsoft, Starbucks et Colgate Palmolive profitent de ce système. Mais au delà de ces bénéfices substantiels, le complexe industriel pénal aux États-Unis fonctionne comme un immense système de répression, de contrôle et d’exploitation.

Entretien avec Thierry Meyssan sur le processus électoral aux États-unis
Maison-Blanche 2008 : un show anti-démocratique

 Par Sandro Cruz | Genève (Suisse) | 23 mai 2008 | Voltaire, édition internationale | L’élection du président aux États-Unis, tous les quatre ans, est l’occasion d’un grand spectacle médiatique qui tient le monde en haleine. Ce système électoral fort complexe est contrôlé par l’oligarchie et donne l’illusion d’une souveraineté populaire contre laquelle il a été conçu. Thierry Meyssan répond à nos questions sur le fonctionnement méconnu de la « démocratie » made in USA.

Santé et environnement
Bush écarte les scientifiques

 Par Paul Labarique | Paris (France) | 27 février 2004 | Voltaire, édition internationale | Le président Bush, qui cite souvent la science à l’appui de ses décisions, prend quelques libertés avec elle. Il a écarté des conseils scientifiques les meilleurs spécialistes pour laisser la place aux lobbyistes des grandes multinationales et aux évangéliques. Ainsi, il a confié la sécurité alimentaire aux éleveurs industriels, la santé des enfants aux industriels du plomb et la lutte contre le sida aux inquisiteurs de la « peste homosexuelle ». Enfin, après avoir lu La Bible, il n’est plus très sûr que les évolutionnistes aient raison contre les créationnistes.

« Coup de palais » à Washington
Pourquoi McConnell a-t-il publié le rapport sur l’Iran ?

  | Zurich (Suisse) | 17 décembre 2007 | Horizons et débats | La publication du rapport NIE (National Intelligence Estimate) relatif à l’Iran est une partie du combat larvé qui sévit au sein de l’établissement politique des États-Unis. Par cette publication des seize services de renseignement US, qui a surpris nombre de personnes, la fraction non belliqueuse des forces armées et des services de renseignement a prévenu une attaque prochaine contre l’Iran. Le rapport constate que l’Iran n’a plus réalisé de programme nucléaire militaire depuis 2003 au plus tard. Selon un diplomate de haut rang accrédité auprès de l’UE, ces déclarations « incroyables » des services de renseignement états-uniens ne sont pas encore digérées, mais sont perçues en partie, alors que les contours du reste sont visibles. Ce qui suit est une appréciation (...)

Coup d’État et intervention militaire
Le nouveau plan de Bush pour renverser les institutions cubaines

 Par Salim Lamrani | La Havane (Cuba) | 2 août 2006 | Voltaire, édition internationale | Juste avant l’hospitalisation de Fidel Castro, le président Bush a approuvé un nouveau plan pour renverser les institutions cubaines. À la différence du précédent, il désigne unilatéralement les prochains dirigeants « démocratiques » de l’Île et fixe un délai pour réaliser le coup d’État : 18 mois. Le plan s’accompagne d’une annexe secrète relative aux moyens paramilitaires ou militaires mis en œuvre.

L’administration Bush II
Gordon England, un marchand de canons au Pentagone

  | Paris (France) | 7 avril 2005 | Voltaire, édition internationale | Le nouveau numéro 2 du Pentagone, Gordon R. England, n’est pas un idéologue comme son prédécesseur Paul Wolfowitz, mais un homme d’affaires. Il a restructuré et redressé General Dynamics, victime du désarmement du début des années 90, et en a fait le 4e fournisseur des armées états-uniennes. Il devrait pousser les intérêts de la firme, à l’occasion de la prochaine guerre, au détriment de Raytheon et de Northrop Grumman. Plus que jamais, le complexe militaro-industriel impose sa politique à Washington.

Contamination des champs de bataille à l’uranium appauvri
Retour à l’envoyeur

 Par Doug Rokke | Washington DC (États-Unis) | 11 août 2008 | Horizons et débats | La question des conséquences sanitaires de l’usage des munitions à uranium appauvri est souvent abordée par les porte-parole des populations victimes ou d’anciens combattants. L’approche du docteur Doug Rokke est différente : il a commandé une unité de médecine préventive de l’US Army durant la Guerre du Golfe. Il s’indigne non seulement des erreurs commises durant les hostilités, mais de leur continuation aujourd’hui. En effet, Washington décontamine le désert koweïtien en transportant sans protection dans l’Idaho des matières radioactives.

« Ma mission en Irak »
Les confessions du général Garner

 Par Greg Palast | 25 mars 2004 | Voltaire, édition internationale | Un an après avoir été limogé de son poste de gouverneur civil de l’Irak, le général Jay Garner s’est confié à Greg Palast. Abandonnant la langue de bois, il livre quelques confessions désabusées. Les États-Unis ne voulaient pas libérer l’Irak, ni le désarmer, simplement y installer des bases militaires permanentes et s’emparer des réserves pétrolières. La feuille de route qui lui fut remise par Donald Rumsfeld à sa nomination avait été rédigée en ce sens dès l’arrivée de George W. Bush à la Maison-Blanche. Obnubilée par ces objectifs, la coalition ne s’est guère préoccupée des secours d’urgence ni de la démocratisation. Nous reproduisons ici ce document insolite dont la version vidéo vient d’être diffusée par la BBC.

Machines à voter
Le système électoral US en question

  | Paris (France) | 23 janvier 2004 | Voltaire, édition internationale | Beaucoup espèrent que l’élection présidentielle de 2004 permettra un changement à la Maison-Blanche. C’est accorder beaucoup de crédit au nouveau système électoral. La privatisation du dépouillement du scrutin et le recours au vote électronique rendent impossible le contrôle populaire des résultats. Une fraude massive est possible alors que George W. Bush n’avait obtenu le suffrage que du quart des citoyens en 2000 et avait été désigné président sans que soit connu le résultat des urnes.

4 000 hauts fonctionnaires s’apprêtent à quitter Washington pour rejoindre le gouvernement militaire secret

  | Paris (France) | 7 juin 2006 | Voltaire, édition internationale |


Réformes
Le modèle bushien d’assurance sociale

 Par Paul Labarique | Paris (France) | 23 mai 2004 | Voltaire, édition internationale | Le système de sécurité sociale états-unien classique prévoyait la souscription d’assurances privées par les travailleurs et le recours à l’aide sociale pour les autres. Le système devait être favorable aux consommateurs, mais George W. Bush l’a fait exploser. En trois ans, les primes d’assurance maladie ont augmenté de 48%. Incapables de faire face, 15% des États-uniens ont renoncé à s’assurer. Déjà 20 millions de salariés à plein temps sont privés de toute couverture sociale. Grassement financée par les grands laboratoires pharmaceutiques, l’équipe Bush œuvre à l’extension de son modèle au reste du monde.

Les Forces spéciales US rentrent dans le rang

  | 22 mai 2008 | Voltaire, édition internationale |


Miami et la corruption de la profession journalistique

 Par Salim Lamrani | Paris (France) | 17 novembre 2006 | Voltaire, édition internationale | Rarement évoquée dans les médias dominants, la corruption de journalistes est pourtant au cœur de la plupart des campagnes de propagande. Les campagnes de dénigrement contre Cuba ne font pas exception. En septembre 2006, un scandale impliquant 50 journalistes stipendiés pour diaboliser le régime castriste a éclaté. D’abord licenciés par leurs employeurs, certains ont déjà été réintégrés sous la pression de l’extrême droite cubaine. Salim Lamrani revient sur cet épisode caractéristique du traitement de l’information contre « les ennemis de l’Amérique ».

L’alter-ego de Colin Powell
Richard Armitage, le baroudeur qui rêvait d’être diplomate

  | Paris (France) | 8 octobre 2004 | Voltaire, édition internationale | Militaire professionnel, le sous-Secrétaire d’État Richard Armitage a commencé sa carrière en participant aux opérations les plus secrètes et les plus dangereuses de la guerre du Vietnam. Grâce à son expérience du combat, il représente un point d’équilibre entre les ambitions impériales des néo-conservateurs, définies dans la « doctrine Wolfowitz », et le souci de ne pas exposer inutilement les GI’s que préconise la « doctrine Powell ».

Marche-arrière
Cuba et les contradictions de Barack Obama

 Par Salim Lamrani | Paris (France) | 18 mai 2009 | Voltaire, édition internationale | Le président Obama, qui avait soulevé bien des espoirs en Amérique latine, n’a pas tardé à décevoir. Après avoir annoncé de manière spectaculaire une révision de la politique de Washington à l’égard de Cuba, il s’est dédit. Sur ce point, comme sur bien d’autres, Barack Obama a annulé les excès trop voyants de George W. Bush pour mieux renouer avec la politique impériale classique de ses prédécesseurs.

Le discours de Washington (1ère partie)
Albert Gore dénonce le totalitarisme qui s’abat sur les États-Unis

 Par Al Gore | 18 janvier 2006 | Voltaire, édition internationale | Nous reproduisons ici la première partie du discours prononcé par Albert Gore, le 16 janvier 2006 à l’invitation de l’American Constitution Society et de la Liberty Coalition. Avec rigueur, l’ancien vice-président des États-Unis met en garde ses concitoyens face à l’érection par l’administration Bush d’un pouvoir absolu sans précédent historique, d’une forme de dictature sans frontières. Il dénonce tout autant les atteintes aux principes constitutionnels états-uniens que l’absence de réaction à ces violations.

Les États-unis, État terroriste
Les confessions de Luis Posada Carriles

  | Caracas (Venezuela) | 14 juin 2005 | Voltaire, édition internationale | L’Amérique latine se mobilise pour soutenir la demande d’extradition de Luis Posada Carriles, aujourd’hui réfugié à Miami et protégé par l’administration Bush. Le terroriste cubain est devenu le symbole des méthodes de domination états-uniennes dans l’hémisphère et du double langage de Washington : d’un côté déclarant la guerre globale au terrorisme et de l’autre commanditant le terrorisme. D’autant qu’il y a sept ans, Posada Carriles, persuadé de son impunité, révélait toute la vérité au New York Times.

L’administration Bush II
Michael Chertoff et la raison d’État

  | Paris (France) | 20 janvier 2005 | Voltaire, édition internationale | Le nouveau secrétaire à la Sécurité de la patrie, Michael Chertoff, a poursuivi une brillante carrière de procureur contre le crime organisé et contre la corruption des élus. Mais, changeant de côté de la barre à la suite d’une alternance politique, il s’est fait l’avocat de personnalités républicaines corrompues. Aux côtés de John Ascroft, il participe, le 11 septembre 2001, au brouillage des pistes et à l’étouffement de l’enquête. Il rédige la version finale de l’USA Patriot Act et obtient la suspension des libertés fondamentales pour lutter contre le terrorisme islamique. Aujourd’hui, il veut inculquer à la population une éducation anti-terroriste.

Tartufferie
La repentance de la « presse de référence »

  | Paris (France) | 23 août 2004 | Voltaire, édition internationale | Le New York Times, The New Republic et le Washington Post ont présenté leurs excuses à leurs lecteurs pour les avoir trompés à propos des prétendues armes de destruction massive qui justifièrent l’attaque de l’Irak. Mais une lecture attentive de leurs confessions montre qu’ils n’éprouvent aucune gêne d’avoir relayé la propagande officielle, seulement de s’être faits prendre. Ils avouent leur faute pour mieux feindre la bonne foi et tenter de minimiser leur responsabilité et les conséquences de leurs mensonges. Naïvement, ils confirment la théorie de Noam Chomsky : le rôle qu’ils s’assignent n’est pas d’informer les citoyens, mais de fabriquer leur consentement.

Absence d’armes de destruction massive en Irak
Les États-Unis confortés dans leurs certitudes

  | Paris (France) | 12 janvier 2004 | Voltaire, édition internationale | Washington vient de rappeler 400 inspecteurs envoyés à la recherche des supposées « armes de destruction massive » irakiennes. L’équipe dirigée par David Kay a passé sept mois en quête des redoutables équipements militaires présenté par Colin Powell en février 2003 devant l’ONU pour, finalement, revenir bredouille le 8 janvier 2004. Pourtant, ce qui apparaît désormais comme une intoxication délibérée de l’opinion publique n’est perçue dans le débat politique états-unien que comme une simple erreur d’appréciation, ne remettant pas en cause le bien-fondé de l’invasion de l’Irak.

Industrie de la rhétorique politique
Le prêt-à-penser de la Fondation Heritage

  | Paris (France) | 8 juin 2004 | Voltaire, édition internationale | La Fondation Heritage n’est pas un think-tank, c’est à dire un laboratoire à idées, mais une organisation militante apte à intervenir instantanément dans le débat public. Elle ne cherche pas à élaborer et proposer des solutions à des problèmes politiques mais à penser à la place des parlementaires et à leur dicter leur travail législatif. Étroitement associée à l’administration Reagan et au gouvernement Thatcher, elle a su imposer dans les médias et dans les assemblées un discours unique conservateur, militariste et pseudo-libéral. Avec un budget de communication de 35 millions de dollars annuel, la Fondation Heritage rédige aujourd’hui les argumentaire de l’administration Bush.

Les hommes de main de Washington
Les activités terroristes de la Fondation nationale cubano-américaine

 Par Salim Lamrani | Paris (France) | 11 mars 2009 | Voltaire, édition internationale | Alors que le président Fidel Castro s’est provisoirement démis de ses pouvoirs, pour raison de santé, et que la Maison-Blanche a planifié une intervention paramilitaire pour prendre le contrôle de Cuba, les médias dominant donnent la parole aux dirigeants de la Fondation nationale cubano-américaine. Or, celle-ci, loin d’être représentative des exilés cubains, est une organisation d’extrême droite, richement dotée, dont l’activité principale est de fomenter des attentats terroristes sur l’île avec le soutien logistique de la CIA.

Document
L’administration Bush a intimidé les témoins lors des auditions de la Commission d’enquête sur le 11-Septembre

  | Beyrouth (Liban) | 4 mai 2009 | Voltaire, édition internationale | En remettant en cause le fonctionnement autoritaire de l’Administration Bush et en souhaitant plus de transparence dans l’exercice du pouvoir, l’Administration Obama a ouvert une boîte de Pandore. De nombreux documents jusqu’ici secrets sont déclassifiés. Parmi eux, des notes internes de la Commission d’enquête sur le 11-Septembre. Celle que nous publions aujourd’hui atteste que des pressions ont été exercées sur les fonctionnaires et militaires ayant comparu devant la commission afin qu’ils ne répondent pas aux questions relatives au rôle et à la réaction de l’Administration face aux attentats.

États-Unis, Royaume-Uni, Israël
Un réseau militaire d’intoxication

  | Londres (Royaume-Uni) | 8 décembre 2003 | Voltaire, édition internationale | Dès la préparation de l’invasion de l’Irak, de nombreux observateurs doutèrent du bien-fondé du danger irakien. A l’issue de l’invasion, le rôle joué par les services de renseignement états-uniens, britanniques et israélien dans la diffusion de fausses informations a été mis en évidence par l’absence d’arsenal irakien. Si les gouvernements en place à Washington, Londres et Tel-Aviv étaient favorables à l’attaque militaire, il apparait que leurs services de renseignement respectifs travaillaient depuis plusieurs années à les convaincre de la menace irakienne.

Corruption de la Coalition en Irak
Bush et Bremer détournent 5,7 milliards de dollars

  | 18 novembre 2003 | Voltaire, édition internationale | Les pires craintes de la communauté internationale sont aujourd’hui vérifiées en Irak. Malgré la résolution 1483 du Conseil de sécurité de l’ONU et l’installation d’une surveillance de la gestion du Trésor irakien par l’Autorité provisoire de la Coalition, l’administration Bush a illégalement confisqué 1,7 milliards de dollars, tandis que le clan Bush a carrément détourné à son seul profit 4 milliards de dollars. Le pillage de l’économie irakienne ne se poursuit donc pas seulement au profit des États-Unis, mais surtout dans l’intérêt privé du clan Bush.

Diplomatie publique
Vendre la démocratie de marché

  | 13 février 2004 | Voltaire, édition internationale | Washington interprète l’opposition à sa politique étrangère comme un symptôme de la jalousie et de la frustration des populations arabes devant l’American Way of Life. Constatant l’échec de ses campagnes de communication, il a décidé d’en accroître les moyens et de les confier à une protégée de James Baker, Margaret Tutwiler. Des radios et des télévisions en arabes et en persan feront aimer la culture états-unienne aux jeunes musulmans. Mais peut-on vendre l’image impériale des États-Unis comme une marque de soda ?

L’administration Bush II
Les deux visages de Bernard Kerik : « Bernie » ou « Baghdad terminator » ?

  | Paris (France) | 6 décembre 2004 | Voltaire, édition internationale | L’ancien patron de la police de New York qui organisa les secours le 11 septembre, Bernard B. Kerik, a été nommé secrétaire la Sécurité de la patrie de la seconde administration Bush Jr. « Bernie » se veut l’incarnation du « rêve américain » : issu d’un milieu criminel, il est devenu justicier et maintenant ministre. Alors que sa biographie officielle sera prochainement portée à l’écran, le Réseau Voltaire révèle les aspects secrets de celui que les GI’s surnomment le « Baghdad Terminator » : son rôle d’instructeur en guerre psychologique, ses compétences en matière d’infiltration et ses réalisations en matière de répression, des États-Unis jusqu’en Irak. L’ancien garde du corps de Rudolph Giuliani, devenu son associé en affaire, pourrait surtout être chargé de verrouiller l’élection de (...)

Le discours de Washington (2ème partie)
Al Gore dénonce l’effondrement des institutions démocratiques états-uniennes

 Par Al Gore | Washington DC (États-Unis) | 25 janvier 2006 | Voltaire, édition internationale | Après avoir décrit le pouvoir absolu que s’est arrogé George W. Bush aux États-Unis et à l’étranger, Al Gore stigmatise la philosophie constitutionnelle que les nouveaux juges à la Cour suprême s’apprêtent à imposer pour placer le président au-dessus des lois. Puis, il condamne le délitement du Congrès en proie à une corruption généralisée. La confusion des trois pouvoirs, c’est-à-dire la tyrannie, s’installe sous nos yeux. Elle appelle un sursaut du peuple. Nous reproduisons ici la dernière partie du discours prononcé par l’ancien vice-président des États-Unis, le 16 janvier 2006 à l’invitation de l’American Constitution Society et de la Liberty Coalition

La mondialisation économique par la guerre
Faleh Umara et Hashmeya Hussein : « Le retrait des GI’s d’Irak ne doit pas être conditionné à la loi sur le pétrole »

 Par David Bacon | 23 juillet 2007 | Voltaire, édition internationale | Récemment qualifiée de « vol à main armée » par cinq personnalités ayant reçu le prix Nobel de la paix, la loi irakienne sur les hydrocarbures se heurte à toutes les forces légitimes, militaires comme sociales, qui tentent d’exister sous l’occupation. En conséquence son adoption, qui constitue l’un des buts de guerre avoués de l’Empire, s’est vue repoussée plusieurs fois malgré la pression. Faleh Abood Umara, secrétaire général de la Fédération irakienne des syndicats de l’industrie pétrolière et Hashmeya Muhsin Hussein, présidente du Syndicat irakien des travailleurs de l’électricité, répondent aux questions de David Bacon.

Chine-USA
Le Dalaï Lama et Obama : rencontre entre deux Prix Nobel du mensonge

 Par Domenico Losurdo | Urbin (Italie) | 5 février 2010 | Voltaire, édition internationale | Il est loin de temps où Obama évoquait un G2 (USA-Chine) pour diriger le monde. En quelques jours, l’administration Obama a multiplié les provocations anti-chinoises : ventes d’armes à la région séparatiste de Taïwan, annonce d’une imminente cyber-guerre contre Pékin par le directeur national du Renseignement, puis anonce de la réception à la Maison-Blanche du chef des séparatistes tibétains. Le professeur Domenico Losurdo revient ici sur la volonté états-unienne de démantèlement de la Chine.

Washington prévoit un nouveau 11-Septembre d’ici six mois

 4 février 2010 | Voltaire, édition internationale |


La Corée du Nord appelle à la conclusion d’un traité de paix

 3 février 2010 | Voltaire, édition internationale |


Discours de Barack Obama sur l’état de l’Union 2010

 Par Barack Obama | Washington DC (États-Unis) | 27 janvier 2010 | Voltaire, édition internationale |


La Navy a installé une de ses prisons secrètes au large d’Haïti

 20 janvier 2010 | Voltaire, édition internationale |


Les drones US tuent 10 personnes au Pakistan

 16 janvier 2010 | Voltaire, édition internationale |


Le coûteux bénévolat de Michelle Obama

 13 janvier 2010 | Voltaire, édition internationale |


Le déclin de l’ « American Way of Life »

 12 janvier 2010 | Voltaire, édition internationale |


Discours d’Hillary Clinton sur la population et le développement

 Par Hillary Clinton | Washington DC (États-Unis) | 8 janvier 2010 | Voltaire, édition internationale |


Les armées secrètes de l’OTAN (V)
La guerre secrète, activité centrale de la politique étrangère de Washington

 Par Daniele Ganser | Bâle (Suisse) | 6 janvier 2010 | Voltaire, édition internationale | Le Gladio n’est pas un épiphénomène de la Guerre froide. Au contraire, la guerre secrète a commencé durant la Seconde Guerre mondiale et se poursuit aujourd’hui. Ce n’est pas un outil parmi d’autres dans la politique étrangère des États-Unis, mais son activité centrale, ainsi que le montrent à la fois les enquêtes parlementaires aux États-Unis et en Europe et les travaux des historiens. Pour comprendre la face cachée du plus puissant État voyou du monde, nous publions ce cinquième volet de l’étude du chercheur suisse Danièle Ganser.

L’agenda des États-Unis en matière de droits de l’homme

 Par Hillary Clinton | Washington DC (États-Unis) | 14 décembre 2009 | Voltaire, édition internationale |


Que pensent réellement les élites US à propos d’Israël ?

 Par Jeffrey Blankfort | San Francisco (États-Unis) | 12 décembre 2009 | Voltaire, édition internationale | Le sondage réalisé par le Pew Research Center auprès de membres du Council on Foreign Relations a mis en lumière le fossé séparant les perceptions de l’élite états-unienne et du grand public en matière de politique internationale. Les membres du CFR ne considèrent pas Israël comme un allié, ni l’Iran comme un ennemi, tandis que le grand public adhère aux théories du lobby sioniste véhiculées par les médias de masse. Faut-il en conclure que le CFR n’a plus de pouvoir ou que les pro-Israéliens sont en train de perdre la main ?

Discours de Barack Obama à l’académie militaire de West Point

 Par Barack Obama | New York (États-Unis) | 1er décembre 2009 | Voltaire, édition internationale |


La NSA a participé au développement de Windows 7

 24 novembre 2009 | Voltaire, édition internationale |


Le lobby israélien en appelle au Congrès US pour stopper le procès Ergenekon en Turquie

 20 novembre 2009 | Voltaire, édition internationale |


1,4 billions, c’est le montant du déficit budgétaire 2009 des États Unis

 Par Agence Cubaine de Nouvelles | La Havane (Cuba) | 19 novembre 2009 | Agencia Cubana de Noticias | La nouvelle n’a pas fait les gros titres lorsqu’elle a été connue, le 16 octobre dernier. Le déficit budgétaire nord-américain a atteint le montant record de 1,4 billions de dollars pour l’année fiscale 2009 qui vient de se terminer. Le gigantesque trou ouvert dans les caisses du trésor public se doit principalement à la récession et à l’énormité des sommes versées par la Maison Blanche aux responsables de la crise globale pour leur sauver la mise.

Emanuel contraint à la démission le conseiller juridique de la Maison-Blanche

 17 novembre 2009 | Voltaire, édition internationale |


Difficile préparation du voyage d’Obama au Japon

 3 novembre 2009 | Voltaire, édition internationale |


Obama nomme les co-présidents du Comité consultatif du Renseignement

 2 novembre 2009 | Voltaire, édition internationale |


Liz Cheney lance « Keep America Safe »

 14 octobre 2009 | Voltaire, édition internationale |


Déclaration de Barack Obama à l’annonce du prix Nobel de la paix 2009

 Par Barack Obama | Washington DC (États-Unis) | 9 octobre 2009 | Voltaire, édition internationale |


Brzezinski : si Israël attaque l’Iran, il faudra intercepter ses bombardiers

 21 septembre 2009 | Voltaire, édition internationale |


Les Anglo-Saxons ont développé 15 fois plus leurs services secrets que leur principal compétiteur

 20 septembre 2009 | Voltaire, édition internationale |


Une injustice multipliée par cinq pendant onze ans

 Par Agence Cubaine de Nouvelles | La Havane (Cuba) | 10 septembre 2009 | Agencia Cubana de Noticias | Le 12 septembre, cela fera 11 ans que se prolonge l´injustice multipliée par cinq d´un cas absolument inédit dans l´histoire judiciaire nord-américaine, d´autant plus que la vérité sur ce grand scandale de persécution politique a été soigneusement cachée au grand public de ce pays.

Obama face à son extrême droite

 Par Fidel Castro Ruz | La Havane (Cuba) | 27 août 2009 | Agencia Cubana de Noticias | Pour Fidel Castro, le président Obama ne parviendra probablement pas à mener à son terme sa tentative de refaçonner l’image des États-unis. En premier lieu parce qu’il a hérité du mensonge du 11-Septembre et des crimes de l’administration Bush. En second lieu parce qu’il rencontre une violente opposition intérieure de la part d’une extrême droite incapable de la moindre concession au risque de mettre l’Empire en danger. En définitive, cette tension pourrait n’avoir d’autre solution que l’éviction prématurée de Barack Obama.

Confirmation : le SouthCom a organisé le renversement du président Zelaya au Honduras

 Paris (France) | 16 août 2009 | Voltaire, édition internationale |


Confirmation : Hillary Clinton admet que les USA ont manipulé la « révolution verte » en Iran

 11 août 2009 | Voltaire, édition internationale |


Sami El Haj fonde le Guantánamo Justice Centre

 Par Silvia Cattori | Genève (Suisse) | 30 juillet 2009 | Voltaire, édition internationale | Nous avons eu le privilège de rencontrer, le 29 juillet 2009, Sami al-Haj, ce journaliste et cameraman d’Al Jazeera emprisonné durant plus de 6 ans à Guantánamo, qui était de passage à Genève. Il a annoncé, à cette occasion, la création de l’Organisation humanitaire « Centre Guantánamo pour la justice », (Guantánamo Justice Centre) qu’il préside, et dont le siège sera basé à Londres, comme il le dira dans la conférence de presse qu’il tiendra le 30 juillet dans cette capitale. Cette ONG sera dirigée par l’ancien détenu britannique Moazzam Begg en qualité de Secrétaire général et aura une représentation à Genève et à Paris.

L’administration Obama fait interdire le témoignage du FBI sur le 11-Septembre

 19 juillet 2009 | Voltaire, édition internationale |


Rafsandjani acclamé au cri de « Mort à la Russie ! Mort à la Chine ! »

 Beyrouth (Liban) | 19 juillet 2009 | Voltaire, édition internationale |


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« Cuba face à l'empire », par Salim Lamrani


« Guerre biologique et terrorisme », par Francis A. Boyle


 

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