1. La dixième session de la Conférence islamique au Sommet (Session du savoir et de la moralité pour le progrès de la Oummah) s’est tenue à Putrajaya, en Malaisie, les 20 et 21 Chaabane 1424H (16 - 17 octobre 2003). La conférence a été suivie avec un grand intérêt par la communauté internationale. Des délégations représentant la totalité des Etats membres et des Etats observateurs, des organisations internationales et régionales, des organes subsidiaires et des institutions affiliées et spécialisées de l’OCI, ainsi que plusieurs associations, institutions et communautés musulmanes y ont assisté. De nombreux invités et des personnalités éminentes intéressés par les activités de l’OCI ont également suivi les travaux de la conférence.

2. La séance d’ouverture a débuté par la récitation de versets du Saint Coran. Son Altesse, Sheikh Hamad Bin Khalifa Al-Thani, Emir de l’Etat du Qatar, Président de la 9ème session de la Conférence islamique au Sommet, a prononcé une allocution exhaustive dans laquelle il a dressé le bilan du travail accompli par son pays tout au long de son mandat de trois ans à la tête du Sommet islamique. L’allocution de Son Altesse, l’Emir du Qatar, a été adoptée comme document officiel de la Conférence (document n°……).

3. Son Excellence, le Dr. Mahathir Mohamad, Premier Ministre de Malaisie, a pris la parole pour souhaiter la bienvenue aux dirigeants et représentants du monde musulman ainsi qu’aux invités de marque de la Conférence. Dans le discours qu’il a prononcé à cette occasion, le Dr. Mahathir Mohamad a passé en revue, de façon approfondie, les défis auxquels le monde islamique se trouve confronté. Le discours de S. E. le Dr. Mahathir Mohamad a été adopté comme document officiel de la Conférence.

Les représentants des trois groupes de l’OCI ont répondu, à tour de rôle, au discours du Premier Ministre de la Malaisie.

S. E. Maître Abdoulaye Wade, Président de la République du Sénégal, a d’abord pris la parole au nom du groupe africain, suivi de S. E. Cheikh Khalifa Bin Salman Al Khalifa, Premier Ministre du Royaume de Bahreïn, qui a parlé au nom du groupe arabe, et de S. E. Megawati Soekarnoputri pour le groupe asiatique. Ils ont adressé leurs remerciements au gouvernement et au peuple malaisiens pour l’accueil chaleureux et l’hospitalité réservés aux délégations participantes et ont souligné l’importance de la coopération et de la solidarité entre les Etats membres pour parer aux dangers qui les guettent dans cette phase cruciale de leur histoire.

4. En raison de la grande importance que l’OCI accorde à la cause de la Palestine et d’Al-Qods Al-Charif, Sa Majesté Mohamed VI, Roi du Maroc et Président du Comité d’Al-Qods, s’est adressé à la réunion en prononçant un discours exhaustif dans lequel il a rendu compte à Leurs Majestés, Altesses et Excellences, Souverains, Emirs et Chefs d’Etat, des efforts déployés par ce Comité pour déjouer les complots sionistes visant à judaïser la ville sainte et à effacer son identité islamique.

5. S. E. le Docteur Abdelouahed Belkeziz, Secrétaire général de l’OCI, s’est, à son tour, adressé au Sommet en souhaitant la bienvenue à Leurs Majestés, Altesses et Excellences, Souverains et Chefs d’Etat, avant de dresser un tableau de la situation internationale et d’évoquer son impact sur le monde islamique et les Etats membres.

Le Secrétaire général a souligné le rôle joué par le Secrétariat général de l’OCI pour renforcer les liens de solidarité islamique et mobiliser les énergies de la Oummah afin qu’elle puisse relever les défis auxquels elle est confrontée.

6. S. E. Dato Seri Abdullah Ahmed Badawi, Vice-Premier Ministre de Malaisie et Président du Mouvement des Non Alignés, S. E. M. Amr Moussa, Secrétaire général de la Ligue des Etats arabes et S. E. M. Lakhdar Ibrahimi, représentant spécial de S. E. M. Kofi Annan, Secrétaire général des Nations Unies se sont adressés à la réunion.

7. La Conférence a élu à l’unanimité le Docteur Mahathir Mohamad, Premier Ministre de Malaisie, Président de la 10ème Session. Elle a approuvé le rapport soumis par la conférence ministérielle préparatoire et a adopté son ordre du jour et son programme de travail. Le Bureau de la 10ème session de la Conférence islamique au Sommet a été ensuite constitué comme suit :
- Malaisie : Président
- République du Mali : Vice Président
- République du Yémen : Vice-Président
- Etat de Palestine : Vice-Président
- Etat du Qatar : Rapporteur

8. La Conférence a pris note des rapports présentés par les présidents des Comités permanents, à savoir Sa Majesté le Roi Mohamed VI, Roi du Maroc, Président du Comité d’Al-Qods, Son Excellence Maître Abdoulaye Wade, Président de la République du Sénégal, Président du Comité permanent pour l’Information et les Affaires culturelles (COMIAC), Son Excellence Monsieur Ahmet Necdet Sezer, Président de la République de Turquie, Président du Comité permanent pour la Coopération économique et commerciale (COMCEC) et Son Excellence Pervez Musharraf, Président de la République islamique du Pakistan, Président du Comité permanent pour la Coopération scientifique et technologique (COMSTECH). Elle a salué les efforts déployés par ces Comités pour s’acquitter des tâches qui leur étaient assignées. Elle a approuvé les propositions formulées dans les rapports émanant de ces Comités, en vue d’en accroître l’efficience et d’en parfaire les méthodes de travail. Elle a, en outre, demandé au Président de la dixième session du sommet et au Secrétaire général de l’OCI de veiller à la mise en œuvre de toutes ces recommandations.

9. La Conférence a pris connaissance des rapports présentés par le Secrétaire général sur les questions inscrites à l’ordre du jour et des recommandations soumises par la conférence des Ministres des Affaires étrangères préparatoire au Sommet, ainsi que de l’ensemble desdites questions, et a adopté une série de résolutions portant sur les Affaires politiques, juridiques, de l’information, des minorités musulmanes, les Affaires économiques, les Affaires culturelles et sociales , les questions organiques et statutaires et les questions financières et administratives.

10. La Conférence a réaffirmé la nécessité d’établir un Etat palestinien indépendant, avec Al-Qods Al-Charif pour capitale, et de mettre en œuvre toutes les résolutions internationales relatives à la cause palestinienne, en particulier, les résolutions Nos. 242 (1967) et 338 (1973) du Conseil de sécurité, la résolution No.194 de l’Assemblée générale des Nations Unies relative au retour des réfugiés palestiniens dans leur patrie et les résolutions du Conseil de sécurité relatives à la cause d’Al-Qods Al-Charif, en particulier les résolutions Nos. 252 (1968), 267 (1969), 465 (1980), 476 (1980), 478 (1980), 1073 (1996) et 1397 (2002). Elle a également réaffirmé la nécessité de mettre en œuvre la feuille de route telle qu’elle a été rendue publique.

11. La Conférence a pris note du rapport présenté par le Président du Comité d’Al-Qods et a rendu hommage aux efforts inlassables déployés par Sa Majesté le Roi Mohamed VI pour préserver l’identité arabe et islamique d’Al- Qods, afin qu’elle demeure un symbole de coexistence et de tolérance.

12. La Conférence a demandé au Quartet (Etats Unis, Fédération de Russie, Union Européenne et Nations Unies) de redoubler d’efforts en vue d’instaurer une paix juste et globale au Moyen-Orient, en application des résolutions pertinentes de la légalité internationale, des principes de Madrid et de l’initiative arabe de paix et de mettre en œuvre la feuille de route telle qu’elle a été rendue publique. Par ailleurs, la Conférence a invité le Conseil de sécurité à adopter la feuille de route et à mettre en place un mécanisme chargé de veiller à son exécution suivant un calendrier précis. Elle a également souligné la nécessité de déployer des forces multinationales d’interposition entre les parties palestinienne et israélienne en vue de garantir la stabilité et le calme dans la région et de superviser le respect des engagements réciproques, tels qu’énumérés dans la feuille de route.

13. La Conférence a fermement condamné les mesures prises par le gouvernement israélien à l’encontre du Président démocratiquement élu, Yasser Arafat. Elle a demandé à la communauté internationale de contraindre Israël à se conformer à la résolution ES 10/12 de l’Assemblée générale des Nations Unies, adoptée le 19 septembre 2003, et appelant Israël à cesser de menacer la sécurité du Président palestinien et à s’abstenir de toute expulsion de citoyens palestiniens hors de leur patrie.

14. La Conférence a demandé à la communauté internationale de contraindre Israël à arrêter la construction et à procéder au démantèlement du mur de l’apartheid qui dévore les territoires palestiniens, transforme ces territoires en bantoustans, impose des faits accomplis politiques totalement injustes et contribue à détériorer encore davantage la situation dans la région.

15. La Conférence a fermement condamné les crimes perpétrés par Israël, à savoir, les assassinats, les arrestations et les détentions, la démolition de maisons, la destruction des infrastructures, les punitions collectives infligées aux Palestiniens, la profanation des lieux saints islamiques et chrétiens et, de façon toute particulière, l’autorisation récemment donnée aux Juifs de pénétrer dans l’enceinte de la mosquée Al-Aqsa et d’y accomplir leurs prières.

16. La Conférence a demandé à la communauté internationale d’œuvrer pour le retrait des forces d’occupation israéliennes des territoires palestiniens et arabes occupés, la levée du bouclage imposé au peuple palestinien et à ses dirigeants, le démantèlement de tous les barrages établis sur les voies d’accès et autour des points de passage, des villes, des villages et des camps de réfugiés palestiniens, ainsi que la remise en liberté de tous les prisonniers palestiniens et arabes incarcérés dans les geôles israéliennes.

17. La Conférence a réitéré sa condamnation de la politique expansionniste et colonialiste israélienne et souligné la nécessité de cesser toute implantation de colonies de peuplement ainsi que les mesures et agissements israéliens qui sont contraires aux résolutions internationales et aux accords pertinents conclus entre les deux parties palestinienne et israélienne. Elle a demandé au Conseil de sécurité de mettre un terme à ces agissements et d’exiger le démantèlement des colonies de peuplement israéliennes, conformément à la résolution 465 (1980) du Conseil de sécurité. Elle a également demandé au Conseil de sécurité de réactiver le Comité international chargé, en vertu de la résolution 446 (1979) du Conseil de sécurité, de suivre la situation des colonies dans les territoires arabes occupés depuis 1967, y compris la ville d’Al-Qods.

18. La Conférence a énergiquement condamné le refus d’Israël de se conformer aux dispositions de la résolution 497 (1981) du Conseil de sécurité, relative au Golan syrien occupé ainsi que pour sa politique d’annexion, d’implantation de colonies, de confiscation des terres, de détournement des eaux et d’imposition de la nationalité israélienne aux citoyens syriens. Elle a exigé le retrait complet d’Israël de tout le Golan syrien occupé jusqu’aux lignes du 4 juin 1967, conformément aux résolutions 242 (1967) et 338 (1972) du Conseil de sécurité ainsi qu’au principe de la terre en échange de la paix, aux principes de la Conférence de Madrid et à l’Initiative arabe de paix adoptée par le Sommet arabe de Beyrouth.

19. La Conférence a rendu hommage à la vaillance du gouvernement, du peuple et de la résistance du Liban, ainsi qu’au combat qui les a conduits à libérer des territoires libanais et à repousser les forces d’occupation israéliennes hors de ces territoires. Elle a salué la résistance du gouvernement et du peuple Libanais et les efforts qu’ils ont déployés pour libérer les territoires libanais et repousser les forces d’occupation israéliennes. Elle a exprimé son appui aux efforts que déploie le Liban pour parachever la libération de tous ses territoires jusqu’aux frontières internationalement reconnues. Elle a exhorté les Nations Unies à contraindre Israël à verser des compensations pour tous les préjudices causés par ses agressions répétées contre le Liban. Elle a apporté tout son appui aux revendications du Liban concernant l’enlèvement des mines disséminées sur son territoire par Israël qui doit en assumer l’entière responsabilité et qui, par conséquent, doit procéder à leur enlèvement. Elle a, en outre, exprimé son soutien au droit inaliénable du Liban à disposer de ses eaux conformément au Droit international et a condamné les plans israéliens visant à s’approprier ces ressources. Elle a tenu Israël pour responsable de tout acte qui serait de nature à porter atteinte à la souveraineté, à l’indépendance politique, à la sécurité du peuple libanais ou à l’intégrité territoriale du Liban. Elle a condamné les récents actes d’agression israéliens et les violations provocatrices de l’espace aérien du Liban et, à travers lui, celui de la Syrie.

20. La Conférence a souligné l’engagement des Etats membres à appliquer les principes et règlements du boycott islamique d’Israël, et la nécessité d’en réactiver les moyens et les instruments et d’intégrer les législations, procédures et règlements qui en organisent l’action à leurs législations nationales en vigueur dans leurs pays respectifs. La Conférence a demandé à ce que la coopération et la coordination soient renforcées entre les Bureaux islamique et arabe de Boycott d’Israël émanant des deux secrétariats généraux de l’OCI et de la Ligue des Etats arabes, aux fins de parvenir au plus haut degré d’efficacité dans l’application des règles de boycott d’Israël dans les pays arabes et islamiques.

21. La Conférence a réaffirmé la nécessité, pour toutes les parties, de respecter la souveraineté, l’indépendance politique, l’unité nationale et l’intégrité territoriale de l’Irak. Elle a également réaffirmé le droit du peuple irakien à déterminer librement son avenir politique et à disposer pleinement de ses ressources naturelles de même que son droit de se doter d’un gouvernement pleinement représentatif reposant sur une large base nationale, ainsi que la nécessité d’accélérer le processus de rétablissement de la souveraineté pleine et entière de l’Irak. A cet égard, elle s’est félicitée de la mise en place, le 13 juin 2003, d’un Conseil de gouvernement de transition et de la formation d’un Conseil des ministres, ce qui représente un pas dans la bonne direction. Elle a insisté sur le rôle central que les Nations Unies se doivent de jouer dans la période de l’après-guerre en Irak, et a réitéré sa volonté de demander aux représentants permanents des Etats membres de l’OCI accréditées auprès des Nations unies à New York, de suivre les développements de la situation en Irak, de coordonner leurs positions au sein des Nations Unies et d’en faire rapport à l’OCI.

22. La Conférence a réaffirmé le principe de non-ingérence dans les affaires intérieures de l’Irak ainsi que la nécessité pour l’Irak d’entretenir de bonnes relations avec tous ses voisins et de respecter les traités et accords existants, notamment ceux relatifs aux frontières internationalement reconnues.

23. La Conférence a souligné les obligations des puissances occupantes découlant du droit international, et en particulier de la Convention de Genève de 1949, et réaffirmé, à ce sujet, la responsabilité des puissances occupantes concernant la protection des libertés civiques et religieuses du peuple irakien et la sauvegarde du patrimoine religieux, historique, archéologique et culturel de l’Irak. Elle a mis l’accent sur la nécessité pour ces puissances occupantes d’agir de manière à garantir le respect de la souveraineté et de l’intégrité des Etats voisins de l’Irak.

24. La Conférence a pris note des dispositions pertinentes de la résolution 1483 (2003) du Conseil de sécurité et a exhorté les Etats membres à apporter à l’Irak toute aide et assistance pouvant lui permettre de pourvoir aux besoins de son peuple, et de faciliter les efforts visant à réhabiliter les services, les institutions économiques et les infrastructures de ce pays. L’Organisation de la Conférence islamique a accueilli favorablement la nouvelle résolution du Conseil de sécurité 1511.

25. La Conférence a vigoureusement condamné les attentats terroristes et criminels contre l’Ambassade de Jordanie, l’Ambassade de Turquie et le siège de la Mission des Nations Unies à Bagdad ainsi que les lieux saints de Nadjaf et l’assassinat du Dr. Aqila Al-Hashimi, membre du Conseil de gouvernement. Elle a exprimé sa profonde tristesse et sa vive affliction face aux massacres, révélés par la découverte récente de charniers dont l’ancien régime irakien a été le responsable et où ont été ensevelis des citoyens irakiens innocents, ainsi que des ressortissants d’autres nationalités, comme à Halabja, Anfal et Marshes, et ainsi que la liquidation de prisonniers de guerre koweïtiens. Ces massacres constituent un crime contre l’humanité et une grave violation des dispositions du droit humanitaire international. Elle a appelé à traduire en justice les responsables de l’ancien régime irakien pour répondre de ces crimes.

26. La Conférence a réaffirmé sa solidarité avec la République Arabe Syrienne face aux menaces et pressions extérieures auxquelles elle est exposée, et condamné l’agression israélienne contre ce pays, en tant que violation de la légalité internationale et de la Charte des Nations Unies. Elle a demandé au Conseil de sécurité de prendre les mesures à même d’empêcher qu’une telle agression se reproduise, saluant la politique de sagesse et de pondération dont a fait preuve la Syrie en recourant aux Nations Unies au sujet de cette agression. La Conférence a demandé l’exécution des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité stipulant le retrait d’Israël du Golan syrien et des autres territoires arabes occupés jusqu’aux lignes du 4 juin 1967.

27. La Conférence s’est félicitée des efforts déployés par le gouvernement afghan de transition en vue d’asseoir l’autorité de l’Etat et de réhabiliter les institutions de ce pays. Elle a invité les Etats membres à prêter leur assistance technique dans ce domaine au gouvernement afghan, de sorte que la nouvelle constitution soit le reflet de la culture et de l’identité islamiques du peuple afghan et que la pratique politique soit démocratisée et puisse garantir le droit à la participation de tous les citoyens afghans.

28. La Conférence a exprimé sa satisfaction de la création du Fonds d’assistance au peuple afghan et a rendu hommage aux Etats qui ont déjà fourni des contributions et permis ainsi à ce Fonds d’assistance de l’OCI d’entamer sa mission. Elle a invité tous les Etats membres soit à contribuer directement au Fonds soit à mettre en œuvre, à travers le Fonds, des projets bilatéraux au profit de l’Afghanistan, de sorte que l’assistance islamique ait un impact plus visible et plus significatif sur le terrain. Elle a exhorté tous les pays donateurs à honorer leurs engagements et à s’acquitter des contributions financières annoncées lors de la Conférence des donateurs tenue à Tokyo, surtout que le gouvernement et le peuple afghans ont besoin de disposer de toute urgence de ce genre de contributions.

29. La Conférence a exprimé sa préoccupation devant le climat d’insécurité qui règne à l’intérieur de la capitale Kaboul. Elle a demandé aux Nations unies et aux forces multinationales d’étendre leurs activités à toutes les régions de l’Afghanistan, d’accélérer l’entraînement de l’armée et des forces de police afghanes et de les doter des équipements adéquats, afin de leur permettre de s’acquitter de leur mission de maintien de l’ordre et de la sécurité sur l’ensemble du territoire afghan.

30. La Conférence a exprimé son soutien à la Conférence du Kenya pour la réconciliation somalienne et a exhorté le gouvernement de transition ainsi que toutes les factions somaliennes à participer à la Conférence et à œuvrer à son succès et à mettre en œuvre les résolutions qui en sont issues. Elle a préconisé la formation d’un gouvernement somalien ayant une base élargie, garantissant la représentation de toutes les parties, et a mis en garde contre l’émergence de multiples gouvernements en Somalie. Elle a demandé au Secrétaire général et à son émissaire spécial pour la Somalie d’intensifier les contacts avec toutes les parties et tous les acteurs concernés par la question somalienne, à l’intérieur et à l’extérieur du pays, en vue d’accélérer le processus d’instauration d’une paix globale, qui garantisse la sécurité, la stabilité et l’intégrité territoriale de la Somalie, à l’intérieur de ses frontières internationalement reconnues.

31. La Conférence a réitéré son soutien au peuple du Jammu et Cachemire pour la reconnaissance de son droit à l’autodétermination, conformément aux résolutions des Nations Unies, appelant au respect des droits humains du peuple cachemiri et à la cessation des violations incessantes de ces droits. Elle a également exhorté l’Inde à permettre que les organisations internationales des droits de l’homme soient autorisées à se rendre au Cachemire sous occupation indienne pour y enquêter sur la situation des droits de l’homme.

32. La Conférence a soutenu les efforts actuellement déployés par le gouvernement du Pakistan en vue de rechercher une solution pacifique au conflit du Jammu et Cachemire par tous les moyens possibles, notamment des pourparlers bilatéraux positifs avec l’Inde. Dans ce contexte, elle a recommandé la tenue de sérieuses négociations en vue d’un règlement pacifique du conflit du Jammu et Cachemire conformément à la volonté du peuple du Jammu et Cachemire. La Conférence a noté avec appréciation la proposition faite par le Pakistan d’un cessez-le-feu le long de la ligne de contrôle et celle qui consiste à encourager un arrêt général de la violence au Cachemire ce qui implique des obligations et contraintes de part et d’autre pour les forces indiennes et le mouvement de libération du Cachemire. La Conférence a exprimé sa préoccupation concernant le rejet par l’Inde du plan d’action de paix dans la région et a demandé à l’Inde d’examiner la proposition du Pakistan.

33. La Conférence a réitéré sa condamnation des agressions incessantes perpétrées par la République d’Arménie contre la République d’Azerbaïdjan qui constituent une violation flagrante de la Charte des Nations Unies et du droit international. Elle a appelé au retrait total, inconditionnel et immédiat des forces arméniennes d’occupation de tous les territoires occupés de l’Azerbaïdjan. La Conférence a demandé à l’Arménie d’exécuter en totalité les autres dispositions des résolutions No. 822, No. 853, No. 874 et No. 884 du Conseil de sécurité. La Conférence a réaffirmé la nécessité de mettre fin à toutes les activités arméniennes d’implantation coloniale et à toutes les autres mesures et pratiques destinées à altérer la situation géographique, culturelle et démographique des territoires azerbaïdjanais occupés, et en particulier le projet de transformation d’une mosquée de la ville de Shusha en une bibliothèque arménienne. Elle a exhorté les Etats membres à renforcer toujours davantage leur solidarité avec le peuple de l’Azerbaïdjan, à soutenir sa juste cause et à user de tous les moyens dont dispose la Oummah islamique pour que soient rétablies dans les plus bref délais la souveraineté et l’intégrité territoriales entières et totales de l’Azerbaïdjan. La Conférence appelle les Etats membres à apporter leur soutien sans faille aux efforts de l’Azerbaïdjan qui œuvre à user de toutes les capacités des Nations Unies à cette fin, et cela notamment à travers la coopération entre nos Etats et les organisations régionales et internationales concernées.

34. La Conférence a réitéré son soutien à la cause de la communauté musulmane turque de Chypre dans ses efforts pour aboutir à un règlement négocié et équitable, qui soit fondé sur le principe de l’égalité et de la parité entre les deux communautés, turque et grecque, de Chypre. Elle a salué les efforts déployés par le Secrétaire général des Nations Unies pour résoudre la question chypriote, et s’est félicitée des mesures prises par la partie chypriote turque qui ont permis de créer un climat propice de nature à ouvrir la voie à un règlement global.

35. La Conférence a exprimé son appréciation quant aux positions de la Grande Jamahiriya, aux efforts constructifs déployés par ce pays pour parvenir à une solution pacifique de la crise de Lockerbie, et à la mise en œuvre des dispositions des résolutions Numéros 748 (1992) et 883 (1993) du Conseil de sécurité levant les sanctions injustes qui étaient imposées à la Grande Jamahiriya. La Conférence a réitéré son appel à ce que toutes les sanctions unilatérales frappant la Grande Jamahiriya soient levées.

36. La Conférence s’est félicitée de la fin de la guerre civile en Sierra Léone et a réitéré son appui aux efforts de reconstruction engagés par le gouvernement sierra léonais. Elle a exprimé à cet égard son appréciation de la création d’un Fonds pour la reconstruction de la Sierra Léone et exhorté les Etats membres à y contribuer de façon directe ou par la mise en œuvre des programmes bilatéraux, dans un esprit de solidarité et d’entraide islamiques.

37. La Conférence a salué les initiatives sincères prises par le gouvernement soudanais en vue de rétablir la paix dans le sud Soudan, ainsi que la signature d’un accord sur les mesures de sécurité entre le gouvernement soudanais et le Mouvement Populaire, conclu à Nairobi le 25 septembre 2003 et qui constitue un jalon essentiel sur la voie qui mène à la signature d’un accord de paix global. La Conférence a exprimé de nouveau sa solidarité avec le gouvernement soudanais face aux complots ourdis contre lui, tout en insistant sur le respect de l’intégrité territoriale, de l’unité nationale et de la souveraineté du Soudan.

38. La Conférence a décidé de créer un Fonds islamique pour le développement des régions sinistrées du fait de la guerre au Soudan, afin que le processus de paix ne soit pas entravé ; le développement et la réinsertion des anciens combattants constituant un élément-clé pour consolider et assurer la pérennité de la paix de sorte qu’une fois la phase transitoire achevée, l’unité nationale devienne une alternative attrayante pour les populations de ces régions.

39. La Conférence a réaffirmé que les Etats membres de l’OCI ont un intérêt direct dans la réforme du système des Nations Unies, y compris l’élargissement de la composition du Conseil de sécurité, soulignant la volonté de ces Etats de contribuer activement à ce processus, conformément aux déclarations et communiqués pertinents émanant de l’OCI.

40. La Conférence a, encore une fois, mis l’accent sur la nécessité de promouvoir la diplomatie multilatérale pour traiter les questions de désarmement et de non prolifération des armes nucléaires. Elle a souligné à cet égard que les institutions multilatérales créées sous les auspices des Nations Unies sont les seules instances légales habilitées à mener des investigations et à garantir le respect des conventions internationales pertinentes. Elle a fermement condamné la politique israélienne de développement d’armes nucléaires et le refus d’Israël de placer ses installations sous le régime des garanties de l’Agence internationale de l’Energie atomique en violation de tous les traités internationaux. Elle a également réitéré son rejet du principe des frappes militaires préventives contre des Etats, quel qu’en soit le prétexte.

41. La Conférence a réitéré son rejet des campagnes et allégations tendancieuses dirigées contre le Royaume d’Arabie saoudite et qui portent préjudice à l’Islam et aux musulmans. Elle a appelé à œuvrer pour mettre fin à ces campagnes et a exprimé sa solidarité et son soutien au Royaume dans les efforts qu’il déploie pour combattre le terrorisme. Elle a invité tous les Etats à s’opposer aux diverses formes du terrorisme et a préconisé le dialogue et la compréhension mutuelle pour combattre le terrorisme et éliminer toutes ses sources.

42. La Conférence a réaffirmé le droit inaliénable de tout Etat de développer l’énergie nucléaire à des fins pacifiques. Elle s’est félicitée de la coopération accrue entre la République islamique d’Iran et l’Agence internationale de l’Energie atomique (AIEA) et a encouragé l’Iran à aller de l’avant dans cette coopération. La Conférence a regretté que, lors de la récente réunion du Conseil de l’AIEA, les vues divergentes sur cette question n’aient pu déboucher sur un consensus concrétisé par l’adoption d’une résolution. La Conférence a pris note des différentes interprétations portant sur les différents paragraphes de ladite résolution, et notamment le paragraphe (4) du dispositif. Elle a exprimé la conviction que l’octroi d’un délai allant jusqu’à fin octobre est de nature à limiter la marge de manœuvre de l’Agence. La Conférence a souligné que la décision du Conseil ne devrait pas bloquer ou gêner le bon déroulement du processus, ni avant ni après le mois de novembre 2003. Elle a appelé tous les Etats à prêter leur concours au Directeur général de l’AIEA en vue de définir un cadre de coopération qui permettra de régler toutes les questions pendantes, en consultation avec l’Iran.

43. La Conférence a exprimé sa ferme volonté de continuer à œuvrer assidûment à la promotion et à la défense des droits de l’homme et des libertés fondamentales, et appelé à une plus grande transparence, coopération et tolérance, au respect des valeurs religieuses et de la diversité culturelle, ainsi qu’à la promotion et à la protection des droits de l’homme, à travers le monde. Elle a également insisté sur la nécessité de veiller au suivi de la Déclaration du Caire sur les droits de l’homme en Islam et exhorté les Etats membres à poursuivre leur coopération et la coordination de leurs positions en matière de droits de l’homme, au sein des forums internationaux compétents, et ce dans le but de renforcer la solidarité islamique et de contrer les tentatives visant à instrumentaliser les droits de l’homme comme moyen de pression politique contre un Etat membre de l’OCI.

44. La Conférence a appelé les Etats ayant imposé des mesures arbitraires, qu’elles soient de caractère politique ou juridique, ou sous forme de sanctions économiques multilatérales, ou toutes autres mesures de coercition à l’encontre d’un des Etats membres de l’OCI, à lever ces mesures parce qu’elles sont contraires aux objectifs et principes des chartes des Nations Unies et de l’OCI et aux termes du droit international.

45. La Conférence a également exprimé sa volonté de contribuer activement, dans le respect de la Charte des Nations unies, au maintien et à la sauvegarde de la paix et de la sécurité à tous les échelons régionaux et internationaux, dans l’intérêt de tous les Etats membres de l’OCI, de façon à contrer les campagnes de diffamation médiatique et les menaces brandies contre les pays musulmans, à affirmer son entière solidarité et son soutien sans faille aux pays musulmans qui font face à des pressions extérieures, à des menaces et à des tentatives d’ingérence. La Conférence a préconisé de régler tous les différends entre Etats par la voie du dialogue et conformément au droit international et au respect des principes de souveraineté et de non-ingérence.

46. La Conférence a souligné l’importance de la communication avec les communautés et minorités musulmanes à travers le monde et la nécessité d’accroître les efforts pour mettre en œuvre les résolutions islamiques pertinentes. Elle a réitéré son rejet catégorique de toutes les campagnes hostiles et haineuses orchestrées par certains médias contre l’Islam et les musulmans, rappelant que la religion musulmane est une religion qui prêche la compassion, la tolérance et la coexistence entre tous les peuples de la terre.

47. La Conférence a invité les Etats membres à accorder un intérêt particulier aux causes des minorités musulmanes dans les pays non membres, et notamment à celles parmi ces minorités qui continuent à souffrir de la répression, de la persécution et de la purification ethnique, exhortant à œuvrer au renforcement de la coopération et de la coordination entre l’OCI, les Etats concernés et les organisations internationales et régionales compétentes, pour permettre à ces minorités de jouir de leurs droits fondamentaux et pour garantir le respect de leurs intérêts, de leur culture et de leur identité islamiques, dans le respect de la souveraineté, des lois et des traditions des pays où elles vivent.

48. La Conférence a exhorté la République des Philippines à mettre d’urgence fin à ses opérations militaires dans le Sud des Philippines, de veiller à la mise en œuvre des clauses non encore exécutées de l’Accord de Paix conclu avec le Front National de Libération Moro en 1996, ainsi que le Plan de Développement intégré adopté pour la Région autonome des Musulmans du Sud des Philippines, afin de parachever le processus de rétablissement de la stabilité et de la paix dans la région.

49. La Conférence a exhorté les Etats membres qui n’ont pas encore ratifié les statuts de la Cour internationale islamique de Justice à compléter les procédures de ratification afin de permettre à la Cour d’entamer sa mission. Elle a également appelé ces Etats à poursuivre leur coopération et la coordination de leurs efforts dans le domaine des droits de l’homme, notamment lors des conférences et réunions internationales consacrées à ce sujet.

50. La Conférence a réaffirmé son engagement et sa détermination à combattre le terrorisme sous toutes ses formes et manifestations, y compris le terrorisme d’Etat, ainsi que sa volonté de participer aux efforts multilatéraux visant à éliminer cette menace. Elle a exprimé son refus de la sélectivité et de la politique de deux poids deux mesures dans la lutte contre le terrorisme, de même que son rejet de toutes les tentatives d’associer le terrorisme à une religion où à une culture donnée. Elle a clairement affirmé son appui à la convocation d’une conférence internationale, sous l’égide des Nations unies, en vue de définir la notion de terrorisme. Elle a souligné la nécessité de déployer des efforts en vue de parvenir à un accord sur le terrorisme international qui établisse la distinction entre le terrorisme proprement dit et la lutte légitime des peuples vivant sous l’occupation ou la domination étrangères, une distinction qui doit se conformer à la Charte des Nations Unies et aux principes du droit international. Elle a souligné que les situations d’occupation étrangère sont régies par le droit humanitaire international et non pas par les conventions relatives au terrorisme. Elle a appelé ceux des Etats membres qui ne l’auraient pas encore fait, à entreprendre les démarches appropriées en vue de la ratification de la Convention de l’OCI pour combattre le terrorisme international. Elle s’est félicitée de l’initiative de la Malaisie qui a organisé, du 1er au 3 avril 2002, une session extraordinaire de la Conférence islamique des Ministres des Affaires étrangères sur le terrorisme.

51. La Conférence a fait état de sa profonde préoccupation face à l’amalgame fait de manière répétitive et erronée entre l’Islam et la violation des droits de l’homme et à l’utilisation de la presse écrite et audiovisuelle pour propager ces contre vérités ; elle a appelé à mettre fin aux campagnes injustifiées lancées par certaines organisations non gouvernementales contre certains Etats membres pour leur demander d’abroger les peines et sanctions prévues par la Charia, sous prétexte de défense des droits de l’homme. Elle a réaffirmé le droit des Etats à préserver leur spécificité religieuse, sociale et culturelle qui constitue leur patrimoine autant qu’un enrichissement des concepts universels communs des droits de l’homme.

52. La Conférence a, de nouveau, exhorté les Etats membres à signer ou à ratifier, dans les meilleurs délais, les diverses conventions conclues sous l’égide de l’Organisation de la Conférence islamique.

53. La Conférence a souligné la nécessité d’identifier les voies et moyens permettant d’atténuer les effets négatifs de la mondialisation sur les économies des Etats membres de l’Organisation de la Conférence islamique et a appelé à un partage équitable entre tous les pays des avantages découlant de la mondialisation.

54. La Conférence s’est déclarée préoccupée par la tendance de certains pays développés à vouloir appliquer leurs législations locales hors de leur propre territoire affectant ainsi le flux des investissements extérieurs vers les autres pays. Elle a, à cet égard, rappelé les termes de la résolution 57/5 de l’Assemblée générale des Nations Unies.

55. La Conférence a appelé les pays développés à œuvrer à une plus grande libéralisation des échanges commerciaux, à travers une ouverture accrue de leurs marchés aux produits et services en provenance des pays en développement.

56. La Conférence a appelé à accélérer l’accès des pays en développement à l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC), soulignant qu’aucune considération politique ne doit faire obstacle à ce processus. Elle a rejeté toutes les tentatives visant à inclure les questions non commerciales, telles que les normes de travail ou d’environnement, au programme d’action de l’OMC, ou à lier ces questions aux transactions commerciales.

57. La Conférence a exprimé sa profonde déception devant l’absence de progrès enregistrée lors de la 5ème Conférence ministérielle de l’OMC, tenue à Cancun, Mexique, en septembre 2003, réitéré son appel à l’OMC à renforcer la dimension développement dans les différents accords multilatéraux sur le commerce, à travers l’adoption de dispositions incluant notamment un traitement spécial et préférentiel en faveur des pays en développement.

58. La Conférence a souligné la nécessité de promouvoir un système financier international cohérent et solide pour remédier aux faiblesses organiques du système actuel, de manière à parer aux effets adverses et aux répercussions possibles d’une éventuelle crise financière.

59. La Conférence a appelé les Etats membres à accroître leur part dans le commerce mondial en améliorant leur compétitivité au niveau international. Elle a également réaffirmé l’importance primordiale du développement des échanges commerciaux intra OCI.

60. La Conférence s’est félicitée du rôle clé joué par le Comité permanent pour la Coopération économique et commerciale (COMCEC) dans le renforcement de la coopération économique et commerciale entre les Etats membres. Elle a exprimé à cet égard son appréciation du rôle éminent joué par S. E. Monsieur Ahmed Necdet Sezer, Président de la République de Turquie, à la tête du COMCEC. La Conférence a également réaffirmé la nécessité impérieuse d’accélérer la mise en œuvre du Plan d’Action pour le renforcement de la coopération économique et commerciale entre les Etats membres.

61. La Conférence a exprimé sa conviction que l’accès à un niveau de coopération économique et commerciale plus élevé entre les Etats membres constitue une base essentielle pour parvenir graduellement à une plus grande intégration économique accrue pouvant déboucher à terme sur la réalisation de l’objectif ultime qui est la création d’un marché commun islamique.

62. La Conférence s’est félicitée de l’entrée en vigueur de la Convention cadre du système de préférences commerciales entre les Etats membres de l’OCI, qui a ouvert la voie à une série de négociations commerciales entre les Etats signataires. Elle a exprimé son appréciation de la proposition faite par la République de Turquie d’abriter le premier tour de ces négociations, prévu au début de l’année 2004. La Conférence a aussi invité les Etats membres qui n’ont pas encore signé et/ou ratifié les différents accords et/ou statuts conclus sous l’égide de l’OCI à le faire dans les plus brefs délais.

63. La Conférence a réitéré son appel à la communauté internationale pour garantir la mise en œuvre rapide et intégrale du Programme d’Action 2001-2010 adopté par la 3ème Conférence des Nations Unies sur les Pays les Moins Avancés (PMA), tenue à Bruxelles en mai 2001. A cet égard, elle a pris note avec satisfaction des résultats de la Conférence internationale sur le financement du développement, organisée en mars 2002 à Monterrey, au Mexique.

64. La Conférence a fait état de son inquiétude devant l’aggravation de la pauvreté dans les PMA qui a conduit à leur marginalisation au sein de l’économie mondiale. Elle a, en outre, réaffirmé l’objectif commun des Etats membres qui est d’éradiquer la pauvreté avant la fin de la prochaine décennie et a souligné la nécessité d’intégrer dans la stratégie de lutte contre la pauvreté les programmes de micro crédits.

65. La Conférence a réitéré son appel à la communauté internationale pour alléger substantiellement la dette des pays africains, réduire le service de la dette et assurer aux pays africains de nouveaux flux financiers importants et à des conditions avantageuses. Elle a aussi exhorté la communauté internationale à venir en aide aux Etats membres frappés par la sécheresse et les catastrophes naturelles et à apporter son assistance aux Etats membres de l’OCI qui font partie de l’Autorité intergouvernementale de Développement (IGAD) et du Comité Inter-Etats de Lutte contre la Sécheresse au Sahel (CILSS). Elle s’est félicitée, à cet égard, des résultats de la réunion du Comité, tenue en marge de ce Sommet, le 16 octobre 2003, sous la présidence de l’Etat de Qatar.

66. La Conférence a exprimé son appréciation de l’Initiative d’Allègement de la Dette des Pays Pauvres Lourdement Endettés (PPLE) et a appelé à l’accélération du processus de mise en œuvre de cette initiative, afin de permettre aux pays les plus éligibles d’en bénéficier.

67. La Conférence a souligné l’importance des avancées réalisées par le Sommet mondial sur l’Alimentation tenu à Rome du 8 au 13 juin 2002, dans le but de faire reculer la faim et de réaliser la sécurité alimentaire.

68. La Conférence a souligné le rôle du secteur privé dans le renforcement des relations économiques et commerciales entre les Etats membres. Elle a, en outre, insisté sur la nécessité de promouvoir le rôle des petites et moyennes entreprises dans le développement industriel des Etats membres.

69. La Conférence a salué le rôle du Groupe de la Banque islamique de Développement dans le soutien aux programmes de développement des Etats membres et invité ces Etats à profiter pleinement des multiples services offerts par le Groupe.

70. La Conférence a fait l’éloge du rôle joué par les organes subsidiaires et institutions affiliées de l’OCI dans le domaine de la coopération économique et commerciale, à savoir le Centre de Recherches statistiques, économiques et sociales et de Formation pour les Pays islamiques (SESRTCIC), le Centre islamique pour le Développement du Commerce (CIDC), la Chambre islamique de Commerce et d’Industrie (CICI) et l’Association islamique des Armateurs (AIA). Elle a appelé les Etats membres à apporter leur plein soutien aux activités de ces organes et institutions.

71. La Conférence a approuvé le Programme d’Action de Kuala Lumpur pour le Développement et la Promotion du Tourisme dans les Etats membres de l’OCI, adopté par la Seconde Conférence islamique des Ministres du Tourisme tenue à Kuala Lumpur, en octobre 2001, et entérinée par la Troisième session de cette même conférence ministérielle organisée à Riyad en octobre 2002 ; elle a également appelé à la mise en œuvre de ce Programme.

72. La Conférence a condamné les actes de destruction et de saccage visant les maisons, les institutions et les terres des Palestiniens qui ont causé de lourdes pertes à l’économie palestinienne. Elle a exprimé sa profonde préoccupation face aux conséquences économiques désastreuses des politiques et agissements hostiles auquel se livre le gouvernement israélien, et a appelé à ce qu’il y soit mis immédiatement fin. Elle a également appelé à prêter assistance au peuple palestinien pour lui permettre de reconstruire son économie nationale, de renforcer ses institutions et de se doter d’un Etat indépendant avec Al-Qods Al-Charif pour capitale. A cet égard, elle a réitéré son hommage à l’initiative du Royaume d’Arabie Saoudite concernant la création de deux fonds en faveur de la Palestine dotés d’un capital de 250 millions de dollars américains ; la Conférence a invité les Etats membres à apporter leur soutien financier à ces fonds.

73. La Conférence a approuvé les différentes orientations présentées et analysées dans le remarquable rapport qui lui a été soumis par S. E. le Président Abdoulaye WADE, Président du Comité permanent pour l’Information et les Affaires culturelles (COMIAC), et portant sur les conclusions des 6ème et 7ème sessions du COMIAC et celles de la 6ème session de la Conférence islamique des Ministres de l’Information. A cet égard, la Conférence a fait état de satisfaction des activités menées par le Secrétariat général de l’OCI et les institutions islamiques spécialisées et compétentes.

74. La Conférence a également approuvé les approches et les mesures proposées par le Secrétariat général pour dynamiser le secteur de l’information et de la communication, de manière à lui permettre de jouer pleinement son rôle dans la promotion des justes causes de l’Islam, de faire mieux connaître les multiples réalisations de la Oummah et les aspirations des communautés musulmanes dans les pays non membres, et de contribuer activement à réactiver le dialogue des civilisations pour favoriser la convergence des musulmans autour des valeurs éternelles de l’humanité et des notions de solidarité.

75. La Conférence a mis l’accent sur le rôle important que le secteur de l’information et de la communication doit assumer au moment où les campagnes de diffamation préméditées contre l’Islam et les musulmans redoublent de virulence dans certaines régions du globe. Ce rôle consiste à diffuser le message sublime de l’Islam qui prêche la paix et la tolérance et s’appuie sur le dialogue et la synergie avec les autres civilisations. Il consiste aussi à promouvoir les causes de la Oummah et à expliquer ses aspirations en mettant à contribution les grands médias internationaux. La Conférence a appelé à cet égard à mobiliser tous les moyens nécessaires et notamment les contributions volontaires, afin de résoudre le problème du financement des programmes d’information et de communication et du Plan d’information développé à partir des mécanismes de mise en œuvre de la Stratégie d’Information des Etats islamiques.

76. La Conférence a demandé aux Etats membres de coordonner leur participation au Sommet mondial de la Société de l’Information qui se déroulera en deux phases, à Genève et à Tunis, et à œuvrer à contribuer activement à la conception et à la mise en place de la future Société de l’Information en prenant en compte les principes sur lesquels reposent les sociétés musulmanes, ainsi que les aspirations de la Oummah au progrès, au développement et à la prospérité.

77. La Conférence a favorablement accueilli la proposition faite par S. E. Maître Abdoulaye WADE, Président de la République du Sénégal, concernant la création d’un Fonds international pour la solidarité numérique, dans le but de combler le fossé qui existe entre les pays développés et ceux en voie de développement.

78. La Conférence a exprimé son soutien aux efforts déployés par la République Tunisienne pour assurer le succès de la seconde phase du Sommet Mondial de la Société de l’Information, prévue à Tunis en novembre 2005. Elle a exhorté les Etats membres à contribuer activement à la réussite de ce sommet.

79. La Conférence a souligné l’importance de l’unité de la Oummah islamique, de l’harmonie entre les diverses tendances culturelles qui s’y rencontrent et de la coordination des efforts déployés par ses membres dans les divers domaines d’intérêt général, sans préjudice des spécificités nationales et locales des peuples musulmans ainsi que l’importance du soutien aux institutions de recherche scientifique, soutien qui leur permet de mener à bien leurs programmes en matière de culture et de civilisations islamiques. La Conférence a appelé les Etats membres et les organisations et institutions arabes et islamiques à contribuer au financement des projets culturels de l’ISESCO adoptés par le Conseil consultatif pour la mise en œuvre de la Stratégie culturelle du monde islamique. La Conférence a également souligné la nécessité de renforcer le rôle du Conseil supérieur de l’Education et de la Culture en Occident qui opère dans le cadre de la Stratégie d’Action Culturelle Islamique en Occident ; elle a invité les Etats membres de l’OCI à apporter leur soutien matériel et moral à ce Conseil à travers l’ISESCO.

80. La Conférence a invité les Etats membres à octroyer des bourses d’études aux étudiants palestiniens blessés pendant l’Intifada d’Al-Qods Al-Charif ainsi qu’aux autres étudiants issus de familles des martyrs de l’Intifada. Elle a également invité les universités des Etats membres à accorder des bourses d’études portant les noms d’enfants martyrs de l’Intifada.

81. La Conférence a souligné la nécessité de créer un Waqf dont le capital serait constitué de donations, de subventions et de contributions volontaires et qui pourrait générer des ressources suffisantes pour financer les universités islamiques. La Conférence a exhorté les donateurs à redoubler d’efforts pour réaliser cet objectif. Elle a également demandé au Secrétaire général et au Conseil des Universités islamiques d’œuvrer à mobiliser les ressources nécessaires pour constituer le Waqf. Elle a en outre demandé au Conseil permanent du Fonds de Solidarité islamique de prendre les dispositions nécessaires en vue du remboursement des dettes accumulées par l’Université islamique d’Ouganda, afin de lui permettre de poursuivre sa noble mission et d’éviter que sa réputation ne soit ternie par des poursuites judiciaires.

82. La Conférence a appelé à la convocation d’une conférence ministérielle sur la femme où un Plan d’Action serait proposé pour promouvoir le rôle de la femme dans le développement social et lui ouvrir de nouvelles perspectives dans les divers domaines de la vie publique ; elle a également appelé à la préparation d’une conférence ministérielle sur la protection de l’enfance dans les pays musulmans.

83. La Conférence a fait l’éloge des réalisations exceptionnelles accomplies par l’ISESCO dans les domaines de l’éducation, des sciences, de la culture, de l’information et de la communication, en matière de diffusion de la langue arabe et de la culture islamique, de sauvegarde du patrimoine et de la culture islamique, de promotion du dialogue des civilisations et des religions, de prise en charge des enfants des communautés musulmanes à l’étranger, et de soutien aux institutions culturelles et éducatives. A cet égard, la Conférence s’est félicitée de la supervision par l’ISESCO des aspects pédagogiques et culturels du projet de restructuration administrative et académique de l’Université islamique d’Ouganda et de la mise en place de cursus et de programmes adaptés à ses besoins.

84. La Conférence a exprimé son appréciation des multiples activités menées par le Centre de Recherche sur l’Histoire, les Arts et la Culture islamiques (IRCICA) en vue de sensibiliser davantage l’opinion publique internationale sur la richesse du patrimoine culturel islamique et a salué les efforts déployés par le Centre pour sauvegarder et conserver ce patrimoine.

85. La Conférence a invité les Etats membres à contribuer généreusement au financement des divers projets de l’Académie islamique et notamment du projet de glossaire des Règles du Fiqh et d’Encyclopédie du Fiqh économique, considérées comme les outils essentiels pour appliquer les principes de jurisprudence islamique aux secteurs économique, financier et social et comme le véritable fondement du Droit Islamique.

86. Dans le cadre des efforts visant à promouvoir l’efficacité et les missions de l’OCI, il a été décidé de charger l’Académie islamique du Fiqh et son secrétariat général de restructurer ses statuts de manière à permettre à cet organe de réaliser les objectifs escomptés et d’élargir, à cette fin, ses compétences et ses missions de telle sorte qu’elles s’étendent aux divers débats d’idées et questions, en tenant compte des exigences de l’étape actuelle que traverse la Oummah islamique, en ce 21ème siècle.

87. La Conférence a exprimé sa reconnaissance à tous les Etats membres qui ont accordé de généreux subsides au Fonds de Solidarité islamique et à son Waqf, notamment le Royaume d’Arabie Saoudite, l’Etat du Koweït et l’Etat du Qatar, et leur a demandé de faire davantage de contributions généreuses au budget du Fonds et de souscrire au capital de son Waqf. La Conférence a également remercié Son Altesse le Cheikh Zayed In Sultan Al Nahyan pour sa généreuse donation de 3 millions de dollars US au Fonds islamique de Solidarité.

88. La Conférence a exhorté les Etats membres à persévérer dans leurs efforts pour ancrer davantage les valeurs islamiques parmi les jeunes et à organiser davantage d’activités culturelles à leur intention. Elle a souligné d’autre part la nécessité de tenir la Conférence islamique des Ministres de la Jeunesse à Riyad dans les plus brefs délais possibles, et s’est félicitée à cet égard de la collaboration établie entre la Présidence générale de la Protection de la Jeunesse du Royaume d’Arabie Saoudite, le Secrétariat général de l’OCI et la Fédération sportive de la Solidarité islamique pour préparer convenablement cette conférence.

89. La Conférence a exprimé sa satisfaction des résultats positifs auxquels a abouti le Comité de coordination de l’action islamique commune en matière de Dawa, en vue de créer une plateforme commune des institutions et organisations islamiques au service de l’Islam et des musulmans, demande aux membres du Comité d’experts chargés d’examiner les défis auxquels la Oummah islamique se trouve confrontée au 21e siècle de poursuivre leurs efforts afin d’élaborer une méthodologie à même de faire face à ces dangers ; appelle à intégrer la stratégie de l’action islamique commune dans les politiques nationales adoptées par les Etats membres en tant qu’outil de réforme en matière d’action islamique commune.

90. La Conférence a exprimé sa satisfaction quant aux activités menées par le Comité islamique du Croissant international dans les domaines humanitaires et social. Elle s’est félicitée de la ratification des statuts de ce Comité par le Royaume Hachémite de Jordanie et l’Etat du Qatar, tout en exprimant l’espoir que les autres Etats membres, qui ne l’ont pas encore fait, s’empresseront de ratifier ces statuts.

91. La Conférence a fermement condamné les pratiques d’Israël ainsi que leur impact sur l’environnement dans les territoires palestiniens et syriens occupés et les territoires libanais anciennement occupés.

92. La Conférence a souligné la nécessité de la coopération et de l’adoption de mesures efficaces visant à protéger l’environnement, élément essentiel au développement durable des Etats membres. En ce qui concerne la santé, la lutte contre les maladies épidémiques et l’abus de stupéfiants, la Conférence a recommandé le renforcement de la coopération entre les Etats membres en vue de lutter contre la propagation de tels fléaux.

93. La Conférence a appelé à la convocation, dans un avenir proche, d’une réunion des Ministres de la Santé des Etats membres sur les maladies épidémiques qui affectent l’humanité par le biais du système respiratoire, des animaux, des plantes et de l’environnement. A cet égard, elle a favorablement accueilli la proposition généreuse de la République islamique d’Iran d’organiser ladite réunion à Téhéran. Elle a également décidé qu’il soit assigné à cette réunion la tâche de superviser l’établissement de la coopération entre les Etats islamiques dans le domaine de la santé en général, produits pharmaceutiques compris.

94. La Conférence a pris note des programmes et discussions de la Deuxième Réunion du Conseil consultatif pour la Mise en œuvre de la Stratégie de Développement de la Science et de la Technologie dans les pays islamiques.

95. La Conférence a réaffirmé la nécessité de procéder à des échanges entre les Etats membres dans le domaine de la science et de la technologie, et d’orienter ces échanges vers des buts pacifiques, pour le bien de l’humanité et le développement socio-économique des Etats membres de l’OCI.

96. La Conférence s’est félicitée de la création du Centre de l’ISESCO pour la promotion de la recherche scientifique et a exhorté les Etats membres à lui apporter aide et soutien.

97. La Conférence a félicité le COMSTECH et l’ISESCO pour leurs efforts au service de la cause de la Oummah islamique et a appelé à les soutenir.

98. La Conférence a également félicité l’Université islamique de Technologie de Dhaka pour les activités qu’elle mène et l’a exhortée à poursuivre ses efforts de mobilisation des ressources humaines dont les Etats membres peuvent avoir besoin dans les domaines de la Science et de la Technologie et a exhorté ses Etats membres à accorder une assistance financière à cette Université.

99. La Conférence discuté et adopté les résolutions de la Première conférence sur la Science et la Technologie pour le Développement industriel tenue à Kuala Lumpur du 7 au 10 octobre 2003 et a salué l’adoption de la Vision 1441 H.

100. La Conférence a discuté et adopté les résolutions de la Deuxième réunion ministérielle sur l’Enseignement supérieur et la Recherche scientifique, tenue en Libye en octobre 2003.

101. La Conférence a exhorté les Etats membres à s’acquitter régulièrement de leurs contributions statutaires, afin de permettre à l’OCI de s’acquitter des missions qui lui sont assignées par les Conférences islamiques des Ministres des Affaires étrangères et les Conférences islamiques au Sommet. La Conférence a invité le Secrétariat général à prendre contact avec les Chefs d’Etat et de Gouvernement ainsi qu’avec les Ministres des Affaires étrangères des Etats membres pour garantir le versement à l’échéance des contributions statutaires et le recouvrement des arriérés.

102. La Conférence a décidé d’accorder aux Etats membres une exonération de 50% de leurs arriérés à condition de régler leurs contributions statutaires pour deux années consécutives à compter de l’exercice 2003-2004. S’ils continuent à payer leurs contributions pour deux autres années, une autre exonération de 25% pourrait être envisagée en leur faveur. De même, les Etats concernés peuvent bénéficier d’un traitement préférentiel lors de l’octroi des prêts et subventions par les organes affiliés et spécialisés de l’OCI. Les Etats qui n’observeront pas ces dispositions pourraient ne pas bénéficier des prêts ou de l’aide des organes subsidiaires et des institutions affiliées et spécialisées de l’OCI et ce, jusqu’à ce qu’ils s’acquittent de leurs arriérés.

103. La Conférence s’est félicitée du rapport du Secrétaire général sur les démarches qui ont été entreprises pour l’élaboration de l’étude définitive de la restructuration du Secrétariat général pour lui permettre de faire face aux défis du nouveau millénaire. La Conférence a appelé au parachèvement de l’étude demandée pour améliorer le fonctionnement de l’Organisation. Elle a également préconisé de soumettre cette étude, une fois finalisée, à une réunion intergouvernementale d’experts, pour pouvoir la soumettre ultérieurement à l’appréciation de la 31ème session de la Conférence islamique des Ministres des Affaires étrangères, prévue en Turquie. La Conférence a également réitéré ses remerciements à la Malaisie, au Royaume d’Arabie Saoudite, à l’Etat du Qatar, et à la Banque islamique de Développement, pour leur suivi constant de l’état d’avancement de l’étude, de même que pour le Secrétariat général pour l’aide et les facilités qu’ils a accordées au cabinet de consulting malaisien chargé de réaliser cette tâche.

104. La Conférence a rendu un hommage spécial au Président du Pakistan, le Général Pervez Musharraf pour son initiative importante et opportune concernant " la Modération éclairée ". Elle a demandé au Président de la Conférence islamique au sommet de constituer une commission composée d’éminentes personnalités des Etats membres pour suivre la question et a demandé au Président de diriger cette commission. Le rapport et les recommandations de la commission seront examinés lors d’une session extraordinaire de la Conférence islamique au sommet qui se tiendra vers la fin de l’année 2004, un rapport intérimaire devant être examiné à la 31ème session de la Conférence islamique des Ministres des Affaires étrangères.

105. La Conférence a pris acte avec satisfaction de la participation du Président de la Fédération de Russie, M. Vladimir Poutine, à la cérémonie d’ouverture du 10ème Sommet islamique. Elle a également pris acte de la volonté de la Fédération de Russie d’établir des relations étroites avec l’Organisation de la Conférence islamique.

106. Au cours de la séance de contributions volontaires, les Etats membres ci-après ont annoncé les donations ci-après pour soutenir l’Organisation, ses activités et celles de ses organes :

1. Royaume d’Arabie Saoudite 10 millions de dollars

2. Malaise 3 millions de dollars

3. Emirat Arabes Unis 3 millions de dollars

4. Etat du Qatar 1 million de dollars

5. Etat du Koweït 1 million de dollars

6. République du Sénégal 200 mille dollars

7. République Islamique du Pakistan 100 mille dollars

Tous les Etats membres se sont félicités de ces donations.

107. La Conférence a favorablement accueilli l’offre de la République du Sénégal d’accueillir la 11ème session de la Conférence islamique au Sommet en 2006, à une date qui sera fixée en coordination avec le Secrétariat général.

108. A la séance de clôture, S. E. le Dr. Mahathir Mohamad a adressé ses remerciements aux différentes délégations pour leur participation efficace et fructueuse aux travaux de la 10ème session de la Conférence islamique au sommet. Il a indiqué que le prochain Premier Ministre de Malaisie S. E. M. Abdullah Badawi et le gouvernement de Malaisie ne ménageront aucun effort pour gérer les affaires de l’Organisation durant la présidence du 10ème sommet islamique. Dans leurs réponses, le Premier Ministre de la République Arabe d’Egypte, le Président de la République islamique du Pakistan et le Président de Sierra Leone, ont pris la parole respectivement, au nom des groupes arabe, asiatique et africain pour exprimer leur haute appréciation au gouvernement et au peuple de Malaisie pour l’hospitalité et l’accueil chaleureux qui ont été réservés aux participants.

109. La Conférence a décerné à l’Honorable Dr Mahathir Mohamad, Premier Ministre de la Malaisie, un certificat de mérite en gage de reconnaissance pour son appui indéfectible, ses idées et sa contribution exceptionnelle au profit de la cause de la Oummah.

Fait à Putraja, le 21 Chaabane 1424 H (17 octobre 2003)

Source : OCI