D’après le rapport, plus de 69 des enfants qui ont été tués pendant la durée d’investigation avaient moins de 16 ans.

Le rapport cite les détails concernant « plus de 45 aides humanitaires, 11 collaborateurs des médias et 4 parlementaires tamouls », qui ont été tués par les forces armées sri lan­kaises et leurs groupes paramilitaires . « L’armée lance des offensives contre la patrie tamoule et des centaines de milliers d’habitants sont forcés de fuir leurs maisons. En plus de la misère causée par ces mouvements de fuite forcée, on les empêche de pouvoir continuer leur formation, on cause la perte des terres et des biens et la perte des produits agricoles de leurs fermes qu’ils ont dû quitter d’un moment à l’autre. Les déplacés in­ternes végètent dans presque tous les cas dans des centres de bienfaisance sans installations ­appropriées. »

« Dans la partie orientale du pays, les déplacés ont été contraints par les forces armées sri lankaises de s’installer dans des régions qui leur ont été attribuées par l’Etat. On ne leur a pas permis de retourner dans leurs maisons. En réalité, ils ont été logés sous des tentes en plastique, sans eau potable et sans installations sanitaires. » Selon le rapport « on refuse aux réfugiés des régions de Mutur Est et Sanpur le retour dans leurs propres lieux de vie et ces régions ont été désignées par le gouvernement sri lankais comme des zones de haute sécurité ».

La porte-parole du LTTE pour les droits de l’homme et les Affaires humanitaires, N. Selvy, a déclaré qu’elle espérait que « Mme Louise Arbour, Haute commissaire des droits de l’homme de l’ONU, Manfred Novak, rapporteur spécial de l’ONU sur la torture et Walter Kälin, représentant du secrétaire général de l’ONU pour les droits de l’homme des déplacés internes, qui sont attendus en octobre, novembre et décembre au Sri Lanka, n’éviteront pas de visiter les régions tamoules sous notre administration [du LTTE]. »

Source
Horizons et débats (Suisse)

Source : TamilNet du 8/9/07