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L’Institut français des Relations internationales (IFRI) publie une brève étude sur l’influence de la population russophone israélienne sur la politique étrangère de Tel-Aviv.

On pourrait croire qu’avec 16 % du corps électoral, une vingtaine de députés et le ministère des Affaires étrangères, les russophones exercent une influence déterminante dans ce domaine. Il n’en est rien. Ainsi que l’a montré le discours d’Avigdor Lieberman à l’Assemblée générale de l’ONU, immédiatement contredit par le Premier ministre Benjamin Netanyahu, le ministre des Affaires étrangères ne détermine pas la politique extérieure d’Israël, pour autant que Tel-Aviv en ait une. C’est ailleurs que les décisions sont prises : au sein du mouvement sioniste.

Les Israéliens russophones sont porteurs d’une idéologie de récents immigrants : ils défendent des positions coloniales laïques, somme toute très minoritaires dans le pays et en totale opposition avec la ligne de Moscou. Il s’ensuit que leur relations privilégiées avec la Russie ne sont pas fécondes.

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Les partis politiques russophones en Israël : quelle capacité de lobbying ?, par Olena Bagno et Zvi Magen, Institut français des Relations internationales (décembre 2010, 26 p., 614 Ko).

Version anglophone sous le titre : Israel’s Immigrant Parties : An Inefficient Russia Lobby.