Les États-Unis restent profondément marqués par le puritanisme des Pères fondateurs. La sexualité est diabolisée par les chrétiens fondamentalistes, et exhibée par les autres. L’homosexualité y est particulièrement mal vécue. Dans neuf États, la sodomie entre adultes consentants de même sexe est interdite, et dans treize autres États elle est interdite même aux hétérosexuels. L’homosexualité est un motif légitime de licenciement dans quarante-quatre États sur cinquante, et dans les forces armées. Les ratonnades anti-pédés sont monnaie courante et ont augmentées de 31 % en un an. New York et San Francisco sont devenues des refuges pour tous ceux qui fuient la bêtise et la violence de l’Amérique profonde. Ces villes se sont muées en ghettos, où le sida a eu tout loisir de se répandre, bien avant de se déclarer. Plus de 90.000 homosexuels en sont déjà morts, des centaines de milliers d’autres sont séropositifs. Face à la crise économique Georges Bush a sacrifié les écoles et le système de santé. Seuls ceux qui ont des revenus confortables peuvent encore se soigner. Bill Clinton leur a promis une Amérique solidaire, où tous les exclus auraient leur place. La plupart des associations gaies et lesbiennes lui ont fait confiance. Ont-elles eu raison ?

Clinton, aussi indifférent aux gais que Bush

En réalité Georges Bush n’avait rien d’un homophobe agressif. Interrogé sur ce que serait sa réaction s’il découvrait l’un de ses petits-enfants homosexuel, il avait répondu qu’il l’aimerait autant, bien que ce ne soit pas "un mode de vie normal". Son attitude était plutôt de laisser faire. Face à l’incohérence des législations des divers états, il avait été sollicité en vain pour proposer une loi fédérale anti-discriminatoire. En tant que chef des armées, il avait maintenu l’interdiction professionnelle. C’était un conservateur, à tous les sens du terme. Par contre, il a cru beaucoup faire contre le sida en consacrant l’essentiel du budget de santé publique pour lutter contre cette maladie. Mais comme, au nom du "désengagement de l’État", il avait considérablement diminué les crédits fédéraux de santé, cela ne faisait pas grand chose en définitive. Pour montrer qu’il n’avait aucune animosité, il avait invité très officiellement des responsables gays et lesbiens à la Maison Blanche à assister à la cérémonie de signature de deux lois les concernant : une relative aux crimes passionnels, l’autre relative à la protection des sidéens.

Bill Clinton ne s’est pas gêné pour caricaturer un bilan aussi fade. Pourtant le gouverneur de l’Arkansas aurait pu être logé à la même enseigne. On ne lui connaît aucune décision concernant les homosexuels. Et il ne s’est jamais préoccupé de faire abroger la loi anti-sodomie en vigueur dans son État. Son intérêt subit pour les gays n’a trouvé à se manifester que lors des premières primaires du Parti démocrate en mai 92. Il était au coude-à-coude avec Paul Tsongas dans la course à l’investiture. Or celui-ci était connu pour son engagement sans faille pour les Droits civiques, et au côté des gays. C’est uniquement pour gagner ces primaires que Clinton commença à courtiser les homosexuels.

Surenchère puritaine

Simultanément Georges Bush s’est affronté au révérend Patrick Buchanan lors de la convention du Parti républicain en juillet. Le pasteur fondamentaliste s’est livré à une série d’attaques en règle contre "le vice" et "son châtiment divin, le sida". L’implacable logique des primaires a fonctionné. Pour ne pas indisposer les supporters de son rival, Georges Bush est resté lâchement silencieux devant ces imprécations. Pire il a adopté un discours moraliste sur "la famille, fondement de ce pays béni par Dieu". Souhaitant radicaliser sa campagne, George Bush a remercié son directeur de campagne, Robert Mosbacher, au profit de son secrétaire d’État et homme de confiance, James Baker. Ce faisant, il s’est séparé d’un élément modérateur, dont la fille Dee Mosbacher est une militante lesbienne. Aux abois, Bush est allé cherché tous les soutiens possibles et imaginables. Ainsi son équipe a t-elle distribué aux médias un document interne de l’Église catholique américaine justifiant l’interdiction des gays dans les armées, et condamnant à l’avance une législation sur des "droits spéciaux" des homosexuels. Quant au vice-président Dan Quayle, il n’a pas manqué une occasion de déclarer lors de ses prestations télévisées que "l’homosexualité, c’est le mauvais choix". De quoi désespérer définitivement le "Log Cabin Club", l’association des gais républicains.

Clinton navigue aux sondages

En 1988, 38% des électeurs gays avaient voté Bush. En 1992 leur déception aurait pu les conduire à s’abstenir. Bill Clinton, avec une extraordinaire habileté a su se les rallier. Ce politicien au large sourire, flanqué du non moins sémillant Al Gore, a su exprimer avec générosité sa sympathie aux homosexuels, sans toutefois prendre trop d’engagements. Il a suggéré ses intentions politiques sans promettre de s’y tenir, préférant jouer du saxophone que de répondre à des questions précises. Ses amis ne l’ont t-il pas décrit comme "un caméléon sur un plaid écossais" ? L’oeil rivé sur les sondages, Clinton a déclaré que l’homosexualité est "normale". Mais un autre jour qu’il ne souhaitait pas de loi sur le mariage gai. Il a annoncé son intention de lever l’interdiction des gays dans les forces armées, mais ne s’est pas fixé de calendrier.

Toutes ses positions sur le sujet sont calquées sur l’opinion publique. Selon une étude de Gallup pour Newsweek 78 % des américains pensent que l’homosexualité ne doit plus être un motif de licenciement. Encore qu’il ne sont plus que 59 % à penser que l’on peut être un bon soldat en étant gay. Par contre ils ne sont que 35% à admettre le mariage gai, et 32 % à envisager le droit d’adoption pour les homosexuels.

Bill Clinton est né en août 1946 à Hope, une petite ville d’Arkansas. Son père était mort dans un accident de voiture trois mois avant sa naissance. Sa mère se remaria avec un alcoolique violent. Le jeune Bill passa son enfance à "recoller les morceaux " entre sa mère et son beau-père. Il explique parfois ainsi son obsession du compromis et son art de la dissimulation. Au cours de la campagne électorale, il n’a cessé de ruser pour ménager la chèvre et le chou. Il a tenu des propos contradictoires sur le marché commun Canada-USA-Mexique, sur la fiscalité, sur l’engagement dans la "Tempête du désert". Il a joué avec l’opinion publique sur tous les problèmes de société. Ainsi il est à la fois pour la liberté de l’avortement et pour le maintien de la peine de mort. Sur la drogue, il a déclaré "avoir fumé de la marijuana" certes, mais "ne pas avoir avalé la fumée". Il ne s’est exprimé avec clarté que sur la réforme du système scolaire.

Le vote gay

Qu’importe ces contradictions, Clinton ratisse large. Son équipe met en scène un dîner de gala à Los Angeles où 600 leaders de la communauté gaie lui apportent leur soutien. La soirée rapporte 100.000 $ pour financer sa campagne électorale. A ce prix là Bill Clinton accepte de se faire photographier abondamment en compagnie de ses hôtes. Et ça marche. Clinton n’hésite plus, il va toujours plus loin et obtient le soutien de "The human rights campaign fund", une puissante organisation regroupant plus de 60.000 gays. A elle seule cette association contribue à sa campagne à hauteur de 1.000.000 $. La convention démocrate en juillet devient une manifestation pro-gay. 108 délégués sont des militants homosexuels. 13 orateurs interviennent sur ce thème. Bob Hattoy, le spécialiste de l’environnement du staff Clinton utilise le thème du sida, comme signal de ralliement pour les gays. Dans un discours poignant il déclare à la tribune du Madison Square : "Je suis homosexuel et j’ai le sida. J’appartiens à la communauté des gays et lesbiennes d’Amérique, une famille américaine dans le meilleur sens du terme. (...) Nous avons besoin d’un président qui ait le courage d’obliger les compagnies d’assurances à ne pas exclure les porteurs du virus ; d’un président qui ne soit pas terrorisé à l’idée de prononcer le mot préservatif. C’est pour cela qu’il nous faut sortit M. Bush de la Maison Blanche. (...) J’accepte le risque de mourir du sida, pas celui de mourir d’inaction politique."

C’est la première fois qu’une campagne présidentielle accorde un tel poids à la question gaie. Ce rôle avait été tenu pendant une décennie par le féminisme. Le sida n’est pas étranger à ce changement : soudain les gays ont partagé les souffrances des plus défavorisés. Le mouvement homosexuel s’était développé dans les classes aisées. Il respirait une atmosphère de business, et disposait même de ses syndicats patronaux et de ses banques. Le sida l’a rendu plus humain, moins arrogant, sans pour autant lui retirer son efficacité. Le génie politique de Clinton aura été de transformer le vieux Parti démocrate, qui n’était plus qu’une coalition de minorités hétéroclites, et de lui donner un souffle en restaurant des valeurs de solidarité.

Hillary, la brillante avocate qui lui tient lieu à la fois de compagne et de conseillère, est certainement l’inspiratrice de cette stratégie. Elle est connue pour son engagement pour les droits civiques, et c’est probablement elle, plus que le conseiller David Mixner, qui influera en fait sur l’avenir des gays et lesbiennes aux États-Unis.

La contre-offensive religieuse

Ce formidable mouvement a placé côte à côte les gays et les lesbiennes, les femmes luttant pour le droit à l’avortement, les noirs traumatisés par les émeutes de Los Angeles, et d’autres exclus encore, autour d’une valeur collective, et non plus dans la défense juxtaposée de leurs intérêts respectifs. Bien entendu la réaction ne s’est pas fait attendre, et s’est exprimée aussi sur la question gaie, puisqu’elle était apparue comme le point de ralliement symbolique des mécontents. Les Églises fondamentalistes ont développé une gigantesque contre-offensive. Premièrement dénoncer les excès des homosexuels. Pour ce faire une cassette réalisée à partir de vidéo de la Gay Pride de San Francisco montre les blasphèmes des Soeurs de la perpétuelle indulgence, et quelques hystériques dénudés s’agitant sur des chars. Voyez bonnes gens, nous ne voulons pas de mal aux homosexuels, mais trop c’est trop. Deuxièmement déposer des propositions de lois anti-gay là où c’est possible (Oregon, Colorado). Troisièmement harceler les candidats pro-gays ou pro-lesbiens aux sénatoriales et à la présidentielle. Ainsi le Révérend Pat Robertson s’est acharné contre Liz Patterson, candidate démocrate favorable aux droits des gays.

Cette contre-offensive est orchestrée par la puissante Christian Coalition du révérend Pat Robertson. Cette fédération d’Églises fondamentaliste revendique 2.200.000 membres. Elle a organisé à Virginia Beach un séminaire pour une centaine de ses cadres, sur le thème : "Comment faire échouer le calendrier pour les droits des homosexuels".

Le vendredi précédent les élections une pleine page de publicité s’étalait dans USA Today, le grand quotidien populaire. On pouvait y lire : "Chrétiens, Attention !" "Le programme de Clinton est contre la Bible" suivait trois points assortis de citations des Écritures : l’avortement, les droits des homosexuels, et la distribution de préservatifs aux lycéens. "Cet homme prône le péché, comment pourrions nous voter pour lui ?"

Les Américains ont choisi le péché

Les électeurs Américains ont néanmoins choisi le péché. Mais le même jour les électeurs du Colorado ont avalisé par référendum un texte affirmant que "l’homosexualité est anormale, déviante, contre-nature, et perverse".

Pour certains collaborateurs du nouveau président, le sida ne pourra pas être vaincu par les États-Unis seuls. Une coopération internationale est nécessaire. Un sommet des chefs d’États et de Gouvernements pourrait être initié par Bill Clinton, et favoriser au passage les intérêts de la recherche et de l’industrie pharmaceutique américaine. Lors de la conférence mondiale d’Amsterdam sur le sida, les hommes du président ont dressé une liste des associations qui pourraient dans chaque pays étranger faire pression sur leur gouvernement pour qu’il participe au sommet. Robert Rygor, responsable des Droits des gays au Parti démocrate, a proposé à divers groupes Act-up dans le monde, de bénéficier d’un soutien financier des États-Unis s’ils se montraient compréhensifs. Décidément même lorsqu’ils sont pro-gays les Américains sont impérialistes.

Quoi qu’il en soit, Clinton va devoir bientôt se prononcer là où ses électeurs l’attendent. En premier lieu il devra répondre à la question : un homosexuel est -il moins apte qu’un autre citoyen à servir sous la bannière étoilée ?

Les GI’s gays au placard

La réglementation des armées américaines, comme d’ailleurs celle des armées britanniques, exclut les homosexuels. Chaque année plus d’un millier de soldats américains sont ainsi dégradés et cassés des forces armées. A la perte d’emploi et de traitement s’ajoute la perte des pensions et retraites. Dans le cas où la police militaire a constaté un acte sexuel, même avec un civil, et lors d’une permission hors de la caserne, la cour martiale peut infliger plusieurs mois d’emprisonnement. Cette situation révoltante est justifiée selon les autorités par un souci de sécurité : les homosexuels seraient potentiellement des victimes de chantage face aux espions des ennemis de l’Amérique. Cet argument n’ayant aucune valeur dès lors que l’homosexualité du soldat est publique, les autorités invoquent également la discipline de formations exclusivement masculines. Cette question se trouve donc liée à celle de la présence des femmes aux armées. Elles sont de plus en plus nombreuses, mais ne peuvent participer aux combats. De toute manière la prétendue rectitude morale des armées en a pris un coup avec l’affaire Tailhook : vingt-six collaboratrices de la Navy avaient été violées par des officiers lors d’un séminaire. Quoi qu’il en soit ce problème devient de plus en plus important avec le renforcement du rôle mondial du gendarme américain.

Récemment l’officier Keith Meinhold a révélé son homosexualité lors d’une émission nationale de télévision, après douze années de services. La provocation a fait grand bruit, et il fut mis à pied. Le juge Terry Halter a ordonné sa réintégration au motif que la réglementation des armées semble contredire la Constitution. Mais il est peu probable que la Cour suprême lui donne raison et ne reconnaisse pas un privilège particulier aux forces armées pour assurer la sécurité de l’État. Vu l’échec probable du recours judiciaire, seul le président nouvellement élu peut changer cette situation. Craignant que Bill Clinton ne lève cette interdiction professionnelle, de nombreux officiers supérieurs ont publié des tribunes libres dans les journaux pour dénoncer les dégâts irréparables d’une éventuelle décision "laxiste". Les activistes gays ont répondu en révélant l’homosexualité du porte-parole du Pentagone et de trois généraux ayant participé à la guerre du Golfe.

Bill Clinton prendra ses fonctions en janvier. Mais certaines de ses décisions préliminaires ont déjà valeur de symbole. Il avait pressenti le sénateur Sam Nunn comme ministre des armées. Or selon l’hebdomadaire gai Washington Blade, Nunn aurait licencié, il y a plusieurs années, deux de ses assistants pour homosexualité. Explications embarrassées : le sénateur était membre de la commission de contrôle des armées, et la CIA refusait d’habiliter ses assistants au "secret défense" en raison de leur homosexualité. Lui même n’était pas choqué, mais avait préféré éviter un affrontement avec la CIA. En définitive Bill Clinton s’est montré fidèle à ses nouveaux alliés, il a écarté Nunn et choisi Les Aspin. Celui-ci est très compétent. Il ne gêne personne. Il n’a jamais renvoyé de collaborateur gay, mais son opinion sur l’interdiction dans les armées est inconnue.

L’homosexualité, motif de licenciement

Pour ce qui est des autres emplois, le droit du travail américain reconnaît à l’employeur la capacité de licencier sans indemnités des employés homosexuels. Seuls six États interdisent cette pratique. Ainsi l’année dernière la chaîne de restaurant Cracker Barrel a mené des enquêtes sur la vie privée de son personnel et a licencié brutalement "tous ceux dont les préférences sexuelles ne manifestent pas les valeurs normales de l’hétérosexualité, qui sont les fondements de la famille dans notre société". Les employés n’ont eu aucune possibilité de recours en justice. A l’opposé, une filiale de la Shell a cru pouvoir licencier du jour au lendemain l’un de ses cadres, Jeffrey Collins, qui après dix-neuf ans de bons et loyaux services avait égaré à son bureau une invitation pour des Jack off parties. L’affaire se passant en Californie et ce cadre gagnant 115.000 $/an, l’employeur a été condamné à verser les indemnités record de 5.300.000 $.

Les injustices ne se cantonnent pas au droit du travail. Dans les mêmes États les bailleurs peuvent donner congé à un locataire homosexuel, et les banques peuvent refuser de lui ouvrir un compte. Cette situation ne prendra fin qu’avec une loi fédérale anti-discriminatoire. Compte tenu du système juridique local, beaucoup ont souhaité protéger les gays et les lesbiennes avec les lois concernant les minorités ethniques. Cela signifierait par exemple créer des quotas d’homosexuels dans les institutions. Pour jouir de leurs droits les gays devraient donc déclarer publiquement leur homosexualité. C’est ce système que les fondamentalistes appellent "les droits spéciaux". Mais aujourd’hui de nombreuses associations préféreraient une législation à la française plutôt basée sur l’égalité des droits que sur l’identité des ayants-droits. Bill Clinton a promis d’abolir ces discriminations, mais a soigneusement évité de révéler la méthode qu’il a choisi, et le calendrier qu’il s’est donné.

Nul doute que le nouveau président ne prendra pas de décisions irréfléchies aux conséquences douteuses. Intellectuel brillant, il a poursuivi des études de relations internationales à l’université de Georgetown (Washington), d’économie à Oxford (Royaume-Uni), et de droit à Yale. Il s’est entouré d’un groupe de technocrates anti-conformistes, la plupart rencontrés lors de son séjour de boursier à Oxford. C’est probablement cela la meilleure assurance pour les gais : les discriminations sont une insulte à l’intelligence, et à cause de cela Bill Clinton ne peut les tolérer. Bien que la situation soit plus paisible de ce côté-ci de l’Atlantique, on se plaît à rêver au jour où la non-discrimination des homosexuels sera un thème de campagne présidentielle en France.

Didier Marie


BARBARA STREISAND a dénoncé "le vote de la haine au Colorado". "La plupart d’entre nous, a déclaré la star, adorent les montagnes et les rivières de ce magnifique état. Mais nous devons dire aujourd’hui que le climat (moral) n’y est plus acceptable. Si l’on nous demandait d’y jouer, nous devrions refuser d’exercer notre métier dans un état où l’on discrimine les homosexuels". Le 3 novembre 92, par référendum le Colorado a condamné l’homosexualité. Les déclarations de Barbara Streisand ont été interprétées comme un appel au boycott du Colorado en général et de ses stations de villégiature, comme Aspen où le tout-Hollywood dispose de somptueuses villas.

Simultanément l’Oregon a rejeté de justesse une proposition visant à retirer de ses lois toutes les dispositions anti-discriminatoires fondées sur "l’orientation sexuelle", et à dispenser dans les écoles un enseignement assimilant l’homosexualité, aux abus sexuels contre les enfants, et à la violence sadique.