Le commencement du conflit nous place devant une situation nouvelle. Notre espoir est que le conflit se termine avec le minimum de souffrances et de pertes en vies humaines.

Nos défis communs sont les suivants :

En ce qui concerne l’Iraq :

. L’Union européenne est attachée à l’intégrité territoriale, à la souveraineté, à la stabilité politique et au désarmement intégral et effectif de l’Irak sur l’ensemble de son territoire, ainsi qu’au respect des droits du peuple irakien, y compris de toutes les personnes appartenant aux minorités.

. Nous pensons que les Nations unies doivent continuer à jouer un rôle essentiel pendant et après la crise actuelle. Le système des Nations unies a une capacité de coordination de l’assistance aux Etats sortant d’un conflit et une expérience pratique en la matière qui sont sans égales. Le Conseil de sécurité devrait donner aux Nations unies un mandat ferme pour cette mission.

. Il nous faut de toute urgence répondre aux besoins humanitaires essentiels qu’entraînera ce conflit. L’Union européenne est déterminée à jouer un rôle actif dans ce domaine, conformément aux principes établis. Nous appuyons la proposition du Secrétaire général des Nations unies selon laquelle on peut continuer à répondre aux besoins humanitaires du peuple irakien grâce au programme Pétrole contre nourriture.

. Nous voulons contribuer effectivement à créer les conditions qui permettront à tous les Irakiens de vivre dans la liberté, la dignité et la prospérité sous l’autorité d’un gouvernement représentatif, qui sera en paix avec ses voisins et un membre actif de la communauté internationale. Le Conseil invite la Commission et le Haut représentant à étudier les moyens par lesquels l’Union européenne pourrait aider le peuple irakien à atteindre ces objectifs.

Sur le plan régional :

. Nous exprimons notre solidarité avec les pays confrontés à des problèmes et à des risques du fait du conflit, y compris l’afflux éventuel de réfugiés, et nous sommes prêts à leur venir en aide. L’Union européenne s’emploiera activement à soutenir la stabilité régionale.

. Nous invitons tous les pays de la région à s’abstenir d’actions susceptibles d’accroître l’instabilité.

. Les pays de la région ont également une responsabilité particulière pour ce qui est de prévenir les actes de terrorisme.

. Nous continuerons à œuvrer activement en faveur de la relance du processus de paix au Moyen-Orient grâce à la publication et à la mise en œuvre immédiates de la feuille de route approuvée par le Quartette.

. Nous approfondirons le dialogue et la coopération dans tous les domaines avec les mondes arabe et islamique. Nous espérons que les possibilités très importantes offertes par le processus de Barcelone pourront bientôt être utilisées à bon escient.

Sur le plan international :

. Nous réaffirmons notre attachement au rôle fondamental des Nations unies dans le système international et au principe selon lequel c’est au Conseil de sécurité qu’il incombe au premier chef d’assurer le maintien de la paix et de la stabilité internationales.

. Nous sommes résolus à renforcer la capacité de l’Union européenne dans le cadre de la PESC et de la PESD.

. Nous demeurons convaincus qu’il nous faut renforcer le partenariat transatlantique, qui reste une priorité stratégique fondamentale pour l’Union européenne. À cet effet, un dialogue suivi sur les nouveaux défis régionaux et mondiaux est nécessaire.

. Nous continuerons à contribuer à la consolidation de la coalition internationale contre le terrorisme.

. Nous intensifierons également nos efforts en faveur d’une politique multilatérale globale, cohérente et effective de la communauté internationale visant à empêcher la prolifération des armes de destruction massive.

Les objectifs ci-dessus sont liés entre eux et se complètent. Ils devraient être poursuivis en parallèle par une action coordonnée de l’ensemble des principaux acteurs internationaux. Dans cette optique, la restauration de l’unité de la communauté internationale constitue un impératif absolu.