Nous, chefs des Églises de Jérusalem, affirmons que nous sommes déterminés à faire tout ce que nous pouvons pour lutter pour la paix en terre sainte ; une paix qui concerne le bonheur de tout habitant de ce pays, Israélien ou Palestinien, pour leur assurer la sécurité, la justice, la liberté, l’indépendance et la dignité personnelle.

Que personne ne doute de l’horreur que nous éprouvons pour la violence, de qui qu’elle vienne. La paix ne sera établie que si toute violence est extirpée des deux côtés. Si la présente " feuille de route " doit apporter des résultats positifs, nous estimons que le mur de séparation constitue un grave obstacle. Pour les deux nations, le mur procurera un sentiment d’isolement. En plus, pour beaucoup de Palestiniens il entraîne la privation de terre (environ 10% de plus que celle de l’occupation de 1967), de moyens d’existence, de vie collective et de vie de famille. L’occupation est la cause fondamentale du conflit et des souffrances continuelle en terre sainte.

Prenons l’exemple de l’effet sur les chrétiens du mur de séparation devant encercler Bethléem, lieu de naissance de Jésus-Christ, prince de la paix. Les effets seront dévastateurs pour la communauté chrétienne ; l’effet psychologique sur la vie quotidienne ne sera pas le moindre. La communauté sera isolée par privation d’accès à la terre et de la liberté de mouvement. La visite de pèlerins sera encore plus découragée. Nous en appelons aux deux autorités, israélienne et palestinienne, et à tous les hommes aimant la paix sur toute la terre (nous allons prendre un contact urgent avec leurs chefs, à la fois politiques et religieux), pour un effort de supprimer cet obstacle à une paix compréhensive et durable.

Sur le même sujet :
- « Les théologiens palestiniens de la libération », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 23 septembre 2003.
- « Déclaration de Jérusalem sur le sionisme chrétien », Réseau Voltaire, 22 août 2006.
- « Le document Kairos de Palestine », Réseau Voltaire, 14 décembre 2009.