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L’Institut français des relations internationales (IFRI) publie une étude de Tatiana Katouéva-Jean sur les tentatives de Moscou d’améliorer l’image et l’attractivité de la Russie.

Le Kremlin a pris conscience des conséquences politiques de sa mauvaise image lors de la prise de pouvoir orange en Ukraine. A l’époque, un département de coopération internationale et culturelle avait été créé par Modest Kolerov, tandis que Gleb Pavlovski avait été envoyé à Kiev réparer ce qui pouvait l’être.

Par la suite, de nombreuses initiatives ont été prises. D’abord dans le domaine des médias avec notamment la création de Russia Today en anglais et en arabe. Puis, dans le domaine des instituts culturels avec la Fondation Russkij Mir dans une trentaine de pays. Enfin avec la réforme des universités qui attirent à nouveau de nombreux étudiants étrangers après une période de faiblesse prolongée.

A cela s’ajoutent des initiatives de toutes sortes, comme celles entreprises par le patriarche orthodoxe Cyrille ou la députée Natalia Narotchnitskaya.

A noter que cette étude de l’IFRI se distingue des habituelles productions occidentales en ce qu’elle ne cherche pas à dénigrer, mais à comprendre (hormis la conclusion qui sacrifie au genre en reprenant divers stéréotypes).

Reste que la Russie ne parvient pas à développer de Soft Power parce qu’elle n’a tout simplement pas résolu ses problèmes d’identité. Elle peut améliore son image, susciter la sympathie, mais reste partiellement imprévisible.

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« Soft Power » russe : discours, outils, impact, par Tatiana Katouéva-Jean, Institut français des relations internationales, 31 p., 600 Ko.