Le Monde continue la publication des magnifiques photos de Mani, toujours accompagnées de fantasmes sectaires. Ainsi, le photojournaliste explique que seuls les boulangers alaouites de Homs sont approvisionnés en farine, pas les sunnites. C’est évidemment faux. Les difficultés d’approvisionnement sont circonscrites aux deux quartiers de la ville où se déroulent les combats, et ces quartiers sont aux mains de groupes armés exclusivement composés de sunnites. Mais le reste de la ville, à majorité sunnite, est parfaitement approvisionné.

• Le Sunday Express attribue des propos peu flatteurs au beau-père du président syrien qui confirmerait ainsi qu’Asma el-Assad est prisonnière de Bachar.

• Dans The Independent, Robert Fisk rappelle que les « bons » que l’OTAN a mis au pouvoir au Kosovo et en Libye se sont avérés bien pires que les « méchants » qu’elle a renversés. Il semble qu’en Syrie les « bons » ne soient pas meilleurs. Le renversement d’el-Assad conduirait probablement à de vastes massacres sectaires.

• Daniel Byman du Saban Center s’interroge dans le Washington Post : peut-on intervenir en Syrie sans empirer la situation ? Selon lui, ce n’est pas possible car le conflit ne serait plus limité à la Syrie, mais impliquerait immédiatement l’Iran et la Russie.

• Dans le New York Post, Amir Taheri constate qu’en l’absence d’intervention militaire directe, il reste la possibilité de sanctuariser sous les auspices de l’ONU une ville comme Zabadani. L’article a en effet été écrit alors que l’Armée syrienne libre tenait cette bourgade. Cependant Taheri préconise surtout l’action diplomatique, c’est-à-dire dans ce cas particulier l’abandon des opérations militaires de basse intensité.

• Le Weekly Standard, organe des néoconservateurs, s’intéresse cette semaine à la Syrie. Lee Smith a analysé des e-mails du palais présidentiel qui ont été hackés par des pirates anonymes. D’autres documents hackés sont présentés par Barack Ravid dans Haaretz. Ils montrent que l’Iran et la Syrie ont imaginé différents mécanismes pour contourner les embargos dont ils font l’objet. En outre l’Iran a aidé la Syrie à se fournir en hydrocarbures raffinés pour une valeur d’un milliard de dollars.

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