Selon un témoin, ce mouvement compterait 5 000 membres en Belgique et 10 millions d’adhérents au niveau mondial, répartis en 250 églises et missions.

FAITS IMPUTES AU MOUVEMENT

==== Recours à des sociétés-écrans pour le recrutement

Selon plusieurs témoins, il existe un lien évident entre l’Eglise de Scientologie et les sociétés U-Man et Management Efficiency (qui serait aujourd’hui liquidée), qui sont d’ailleurs situées rue de Livourne à Bruxelles dans les bâtiments anciennement occupés par l’Eglise. Certaines firmes multinationales auraient payé des dédommagements importants pour se libérer des contrats conclus avec ces sociétés.

Ces deux sociétés placent des offres d’emploi et les personnes qui y répondent se voient adresser un questionnaire Hubbard. On leur fait miroiter des gains importants (+ 100 000 francs par mois). Les cours sont gratuits au départ mais deviennent progressivement payants.

U-Man propose également des stages de formation pour les entreprises. Ces stages, d’une durée de sept jours, sont assez onéreux. Certains cours ressem-blent étrangement à de l’hypnose. Curieusement, il est également conseillé aux personnes de quitter la société qui les emploie en cas de désaccord avec celle-ci. Un des formateurs ne cache en rien son appartenance à l’Eglise de Scientologie ; il relance les candi-dats qui abandonnent en cours de formation, vantant les mérites de la Scientologie pour parvenir à créer un monde idéal.

Un témoignage fait également état de l’existence de liens entre la Scientologie et la revue " Intermédiaire ", voire avec la Croix Rouge internationale.

A noter que le centre financier de la Scientologie, du moins pour la Belgique, est situé au Grand-Duché de Luxembourg (7, rue Federspiel à Luxembourg). Il s’agit de la société " Aristote ", société anonyme à responsabilité limitée de droit luxembourgeois, fondée en 1989. Cette société assure la gestion de plu-sieurs sociétés liées à la Scientologie (U-Man, Exec-Tech, Management Efficiency), qui ont également des branches en Belgique. Les administrateurs de ces sociétés sont belges : MM. Jan Bommerez et Patrick Valtin et Mme Marleen Grossemans.

==== Les cours à suivre et leurs conséquences financières

Des témoins indiquent qu’ils sont entrés en Scientologie, après avoir participé à un test de personnalité de 200 questions ou après avoir lu un ouvrage de Ron Hubbard.

Après une première prise de contact, les " élèves " sont invités à suivre successivement plusieurs cours, d’un montant toujours plus important. Si le cours relatif à la dianétique coûte au départ 8 000 francs, d’autres peuvent coûter de 70 000 à 80 000 francs, celui du " Pont de la Liberté " valant 219 000 francs (" offre exceptionnelle de fin d’année "). Le cours d’organisation pour cadres s’élève à 715 000 francs. En effet, progressivement, le formateur s’efforce de découvrir les " faiblesses " de l’adepte et il lui propose des cours pour y remédier.

Pour financer ces formations, on incite les membres à contracter des emprunts personnels ou à signer des reconnaissances de dettes. Il a également été fait état des procurations accordées à l’Eglise de Scientologie ou de demandes importantes d’argent comptant auprès de membres de la famille de l’adepte. Enfin, certains sont même amenés à vendre des biens immobiliers. Des témoignages ont été recueillis, notamment en France, de gens qui ont été complètement ruinés par la Scientologie.

Un témoin indique même avoir fait l’objet de très sérieuses menaces, après avoir essayé de s’opposer à ce qu’un membre de sa famille suive encore des cours. Il semble aussi que lors de ces cours, des conseils soient donnés aux adeptes pour tenter de convaincre leur famille du bien-fondé de leur démarche.

On a rapporté également l’existence de séances de purification, c’est-à-dire des séances de sauna avec prise de vitamines pour éliminer les traces de médications antérieures, qui empêchent de raisonner et de fonctionner de façon optimale. Coût de l’opération : 50 000 fancs, à combiner avec des auditions d’un montant de 100 000 francs. Certains cours nécessiteraient une présence de plus de dix heures par semaine.

Les personnes qui interrompent les cours sont relancées par l’envoi de brochures ou par des demandes d’aides financières, souvent minimes. Celles qui doutent sont remises sur les rails par un officier d’éthique.

Au départ, les responsables scientologues signalent pourtant que si l’" élève " souhaite arrêter les cours, il est remboursé dans les 24 heures. La seule menace est alors d’être banni des activités, ce qui est présenté comme une damnation éternelle. Dans les faits, les remboursements s’obtiennent très difficilement. Lorsqu’ils s’obtiennent ...

==== Prosélytisme

Le prosélytisme est qualifié de " dissémination " par les scientologues. En s’inscrivant aux cours, le membre est invité à recruter d’autres personnes et à les convaincre de suivre une formation. Certains adeptes sont même incités à quitter leur emploi pour travailler dans une filiale de la Scientologie. Il arrive toutefois qu’ils soient licenciés peu après, sous le prétexte qu’ils ne conviennent pas pour la fonction proposée.

Il semblerait que soient visées, en priorité, les personnes disposant d’un certain confort matériel et d’une certaine ouverture d’esprit. Les personnes qui amènent de nouvelles recrues seraient rémunérées sous la forme d’un crédit à valoir sur leurs formations ultérieures.

==== Travail intensif

A Copenhague, certains adeptes seraient amenés à prester plus de 15 heures de travail par jour. A Amsterdam, il existerait également une structure d’accueil où les employés travaillent gratuitement pour la Scientologie, alors qu’ils bénéficient par ailleurs d’allocations de chômage.

En Belgique, il est fait état de la situation d’une personne qui a été engagée pour cinq années, avec un contrat de 7 000 francs par mois. Si elle quitte le mouvement avant terme, elle est censée payer un dédit très important. Tout laisse donc supposer qu’elle a été amenée à signer une reconnaissance de dettes.

Certains adeptes ont, après leur départ, été submergés de factures. On leur demande de rembourser " la pension " dont ils ont bénéficié durant leur séjour.

==== Recours à des faux et à des trucages

La Scientologie aurait publié un faux numéro de " Bulle ", bulletin de liaison pour l’étude des sectes, édité par l’UNADFI, où elle se serait livrée à une attaque en règle contre les activités des ADFI.

A l’occasion du 100 e anniversaire de la mort de Saint Ignace, les Jésuites de Bruxelles ont décidé de publier une bande dessinée décrivant sa vie. Ils ont été prévenus, pendant l’exécution du travail, que la dessinatrice était une scientologue. Un Jésuite historien a donc vérifié les dessins et les textes avant de délivrer le bon à tirer.

Pourtant, dans l’ouvrage publié est soudainement apparue une page de garde où figurent quatre scientologues parmi les personnes remerciées.

==== Narconon

L’A.S.B.L. de droit belge " Narconon ", association scientologue d’aide aux toxicomanes, a été dissoute en septembre 1985. Celle-ci semble avoir été remplacée par une nouvelle structure : " Oui à la vie, non à la drogue ", sous la direction de MM. Flavio Spirito et Ludo Vermeulen. Désormais, la Scientologie s’est lancée dans une campagne de lutte anti-drogue (" Drug Free Sheriffs ") dans les classes d’enseignement primaire dans les trois régions du pays. Des petites étoiles de shériff sont distribuées aux enfants qui s’engagent à ne pas consommer de drogue. Dans le cadre de cette campagne, des représentants de l’Eglise de Scientologie ont tenté, à plusieurs reprises, d’obtenir la collaboration des autorités communales et de la gendarmerie, se présentant comme des gens très " clean ". Ainsi, ils ont pris contact avec des représentants de l’arrondissement judiciaire d’Arlon, demandant à entrer en contact avec le bourgmestre et les échevins.

Le procureur du Roi a cependant été alerté en temps utile. Ils ont également tenté de donner des conférences à Saint-Léger, Couvin et Dison. Par contre, ils ont réussi à piéger une brigade de gendarme- rie de Louvain qui, ignorant à qui elle avait affaire, a participé à la campagne dans des écoles flamandes.

Pris au premier degré, le but de cette campagne est très positif mais sa vraie finalité serait de mener une campagne promotionnelle d’information sur la Scientologie afin de recruter de nouveaux membres.

Selon un témoin, les véritables associations anti-drogues se déclarent opposées à cette approche et veulent que cette matière soit confiée à de vrais spécialistes en la matière et non à des organisations telles que l’Eglise de Scientologie.

Si le programme de sevrage développé par R. Hubbard peut donner des résultats pour certains toxicomanes, elle fait de ces désintoxiqués des proies faciles, plus fragiles à la manipulation mentale.

==== Obtention du statut d’Eglise aux USA

A Clearwater, la Scientologie était redevable, depuis dix ans d’une somme équivalente à 250 millions de francs belges rien qu’en amendes et intérêts à l’égard du fisc. Elle a lancé un appel aux personnes qui avaient connu des problèmes avec le fisc local (malversations, pots de vin, ...), afin qu’elles se fassent connaître.

Chaque semaine, elle a porté à la connaissance du public un cas significatif en ce sens et ce, jusqu’au moment où le fisc a proposé de reconnaître la Scientologie en tant qu’église pour le prix de son silence.

==== Infiltrations politiques, méthodes d’intimidation, vision de la société

Plusieurs témoins considèrent l’Eglise de Scientologie comme un mouvement subversif et très dangereux (voire, pour l’un d’eux, même le plus dangereux en Belgique), notamment parce qu’il essayerait d’infiltrer les rouages de l’autorité publique.

Quatre gendarmes, dont trois ayant fait partie de l’escadron spécial d’intervention au cours des années 1980, ont (ou, en tout cas, ont eu) des liens avec la Scientologie. Actuellement, ils ne font plus partie de la gendarmerie. L’un d’eux a également travaillé à la police judiciaire, avant de cesser toute activité pour entrer dans l’organisation.

Un témoin n’exclut pas que la Scientologie recrute aujourd’hui encore (certes de manière très limitée) au sein de la gendarmerie. Un témoin affirme, d’autre part, que des représentants de l’Eglise de Scientologie se seraient livrés à un certain nombre de pressions sur des journalistes.

Il s’agirait, aux dires d’un autre témoin, de l’organisation sectaire à la fois la mieux organisée et la plus agressive, qui pratique l’intimidation systématique. Il existe des prescrits de Ron Hubbard, qui conseillent aux adeptes d’attaquer les ennemis du mouvement et de recourir à l’intimidation morale (cf. audition des représentants de l’Eglise de Scientologie, résumée ci-dessus).

La Scientologie dispose d’un réseau de renseignements (" Office of Special Affairs "), chargé, entre autres, de réunir des informations sur les personnes qui s’attaquent au mouvement, d’éventuellement les transformer et de répandre les bruits les plus divers à leur sujet via les médias. Il s’agit de la " propagande noire ". Ce fut notamment le cas pour le docteur Abgrall en France et, aux Etats-Unis, une journaliste en a fait une dépression nerveuse et a failli démissionner.

En Belgique, l’OSA, sous la direction de M. Martin Weightman, est également chargé de faire du lobbying auprès des autorités européennes. L’Eglise de Scientologie a tenté récemment d’organiser une conférence dans les locaux du Parlement européen sous le couvert de son association " Citizens Commission of Human Rights ", profitant du fait que les parlementaires européens ne connaissent pas toujours la Scientologie, et certainement pas toutes les associations qui en dépendent. Pour se donner une certaine image de marque, cette commission est présentée comme défendant les droits de l’homme.

Un témoin cite des passages d’un ouvrage paru en Allemagne et préfacé par le ministre des Affaires intérieures du Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie : " Scientologie, eine Gefahr für die Demokratie ". La question est posée de savoir si " la conception qu’a la Scientologie de la société et si les moyens à l’aide desquels elle cherche à s’attacher les décideurs au niveau de la société, de l’économie et de l’Etat, n’entrent pas en conflit (et si oui, dans quelle mesure) avec l’autonomie de l’individu et la souveraineté po-pulaire, qui constituent les bases de notre ordre constitutionnel, libre et démocratique ". La conclusion du Prof. Dr. Hans-Gerd Jaschke, politologue à l’université de Frankfurt, chargé de rédiger ce rapport, est que " l’Eglise de Scientologie est une organisation " totalitaire " qui agit contrairement à la Constitution ". Selon ce rapport, l’Eglise de Scientologie est une organisation politique, avec des caractéristiques militantes. Elle a des idées inquiétantes sur l’homme (Übermensch). Elle mène une politique agressive et use d’intimidation et de violence envers tous ceux qui la critiquent.

Au point 8 (" Demokratie - Kritik und Utopie bei der Scientologie "), Ron Hubbard est cité : " Ich sehe nicht dass populäre Massnahmen Selbstverleugnung und Demokratie dem Menschen irgend etwas ge-bracht haben, ausser ihn weiter in den Schlamm zu stossen ".

Aux dires du témoin, la Scientologie n’est pas une structure démocratique. Elle exploite les gens et prétend que les droits de l’homme sont réservés aux seuls honnêtes hommes que sont les scientologues.

Selon lui, la Scientologie est dangereuse car elle crée une dualité dans la société : les scientologues et les autres, qualifiés de " suppressifs ".

Les scientologues ont aussi un langage et un vocabulaires propres, qui permet de manipuler encore davantage les gens ( dans ce contexte, le témoin se dit persuadé que les méthodes d’" auditing " et de drills très poussés sont de véritables méthodes de manipulation mentale ).

Le but ultime de la Scientologie est que tout le monde devienne " clear ", c’est-à-dire scientologue. A cet effet, les scientologues tentent d’infiltrer tous les rouages de notre société, et en particulier le monde économique. Selon le témoin, il existerait une vingtaine, voire même une trentaine de sociétés comparables à U-Man (voir ci-dessus) visant à infiltrer le monde des entreprises par le biais du " management " et du " consulting ". Beaucoup d’entre elles sont membres de WISE (World Institute for Scientology Entreprises). Un témoin se demande si " U-Soft Security Engineering S.A. " n’est pas également l’une d’entre elles.

En Allemagne, il semblerait que ce mouvement ait également tenté de s’infiltrer dans le secteur des agences immobilières. A un moment donné, l’Eglise de scientologie est arrivée à contrôler une grande part de ce marché.

==== Action sur Internet

Plusieurs dissidents scientologues comme MM. Fishman (qui a signé sa déclaration devant un notaire), Wollersheim, Dennis Erlich et Arnie Lerma ont commencé un combat contre la Scientologie sur Internet, en dénonçant les méthodes de cette organisation. Pour devenir " clear ", certains adeptes ont payé jusquà 5, 6, voire 7 millions de francs belges.

La Scientologie est présentée comme une " maffia ", une organisation qui brasse plus d’une centaine de milliards de dollars.

Cette action sur Internet porte le nom de " Fact Net ". L’Eglise de Scientologie a tenté d’empêcher par tous les moyens que le contenu de ses cours ne soit dévoilé sur Internet, sous le prétexte du respect des droits d’auteurs.

Selon un témoin, cette réaction s’explique par deux raisons :

* si le grand public prend connaissance de ces documents, il sera en mesure d’en juger le contenu et de décider, avec le recul nécessaire, si cela vaut vraiment la peine de verser des centaines de milliers de francs pour suivre ces cours. En effet, le processus de manipulation est généralement très lent et progressif. La formation se dérou-le en de nombreuses phases successives (état de " clear ", OT1, OT2, OT3, ... 0T8). Vu globalement ces cours pourraient, par contre, apparaître comme une vaste escroquerie ;

* si le contenu des cours peut s’obtenir sur Internet, il devient inutile de verser des sommes énormes à l’Eglise de Scientologie pour se les approprier.

A cet égard, le témoin constate que si la Scientologie était effectivement une religion, son but serait, au contraire de transmettre son message par tous les moyens. Le but véritable de cette association est donc bien, selon l’intervenant, de " faire de l’argent ".

La Scientologie a fait passer 60 000 pages sur Internet pour contredire les informations diffusées par les dissidents. Fishman aurait notamment fait état de l’existence de réserves d’or appartenant à la Scientologie.

Les scientologues auraient également tenté, avec l’aide du FBI et d’un juge, de saisir les documents et le matériel informatique de ces personnes. Finalement, un jugement, confirmé en appel, a donné raison aux dissidents en arguant que leur action était parfaitement correcte, dans la mesure où leur but était d’informer la population.

==== Le statut d’A.S.B.L.

En Belgique, l’Eglise de Scientologie est toujours constituée sous la forme juridique d’une A.S.B.L. et ce, contrairement à l’Allemagne où les autorités considèrent qu’il s’agit d’une société commerciale vu son chiffre d’affaires considérable (provenant de la vente de cassettes, d’ouvrages, d’électromètres, de cours, etc.). Le prix d’un électromètre peut atteindre, selon un témoin, 300 000 francs, alors que l’examen de l’appareil par des scientifiques a prouvé qu’il ne valait quasiment rien. L’Eglise de scientologie a également fait l’objet d’un redressement fiscal à Paris.

TEMOIGNAGES APPORTES EN FAVEUR DE L’EGLISE DE SCIENTOLOGIE

Des témoins font état du fait qu’ils n’ont pas été recrutés dans la rue mais qu’ils ont appris à connaître la Scientologie à travers des ouvrages de son fondateur. Ceux-ci leur ont fourni des outils pour mieux se connaître et se comprendre eux-mêmes. Quand ils se sont rendu compte que ces outils fonctionnaient, ils ont fait la démarche d’aller vers l’égli-se.

Un témoin indique notamment qu’après avoir suivi une série de cours, gratuits ou payants, il a choisi de travailler pendant plusieurs années pour le mouvement qui, à son sens, fait du bien pour autrui. Dans la mesure où tout était payé (logement, nourriture, entretien, ...), il recevait de l’argent de poche. Il est ensuite redevenu simple étudiant et suit, depuis lors, des cours quand bon lui semble.

Un autre témoin confirme l’existence d’enquêtes portant sur des membres scientologues. Elles sont cependant faites pour aider le membre, qui en est d’ailleurs informé. Avant qu’une telle enquête ne soit entamée, il existe plusieurs étapes dites d’éthique. C’est ainsi, qu’à la connaissance du témoin, il n’y aurait pas encore eu d’enquête en Belgique.

Quant aux dossiers personnels des adeptes, ils contiennent généralement des éléments confidentiels auxquels personne n’a accès et qui ne seront jamais utilisés à des fins de récupération. L’individu est censé en connaître le contenu, puisque le dossier contient ce qu’il a dit, notamment lors des séances d’" auditing ".

Selon un témoignage, l’objectif du mouvement est d’arriver à un monde sans criminalité et sans guerre, où tout le monde se sentirait bien. Cependant, les gens qui ne veulent pas participer à cette démarche ont le choix de ne pas le faire. Cela ne suppose donc pas que tout le monde devienne scientologue.

Sur le plan religieux, la Scientologie accepte l’idée d’un créateur mais cela s’arrête là. Des personnes de toutes les religions étudient d’ailleurs la pensée du fondateur, tout en gardant leurs propres croyances.

Quand à l’électromètre, un témoin fait valoir qu’il s’agit d’un outil de conseil, qui sert à déterminer dans quelle mesure et pourquoi la personne se sent moins bien dans sa peau. Il a donc une fonction de signal.

Il existe deux sociétés WISE (World Institute of Scientology Enterprises) en Belgique : U-Man et Business Efficiency. WISE s’occupe de formation, de communication et de gestion pour les entreprises et propose des cours en ce sens.

Les sociétés de formation belges qui utilisent ces cours sont tenues de verser 15 % de leur chiffre d’affaires en royalties à WISE. Son siège, situé aux USA, utilise cet argent pour traduire des livres, préparer des cours dans les langues nationales ou encore subventionner des études sur les différentes manières d’améliorer certains zones du monde.

Aux clients des sociétés, il n’est pas demandé de faire partie de l’Eglise de Scientologie. Souvent ceux-ci sont avant tout à la recherche d’un moyen d’augmenter leur chiffre d’affaires. La formation proposée constitue un moyen de ce faire qui a fait ses preuves. Elle est basée sur les connaisances adminstratives de la Scientologie, c’est-à-dire sur un modèle de management.

Il est également fait allusion à " Narconon ", une association qui s’occupe d’aide aux toxicomanes, en les aidant à se sevrer et à retrouver un statut normal. " Criminon " fait de même avec les prisonniers. Ces deux méthodes n’existent pas chez nous mais bien aux Pays-Bas.


Source : Chambre des Représentants de Belgique http://www.lachambre.be