L’inculpation de Milosevic était lourde de signification politique, mais dépourvue d’effet judiciaire. Chacun savait qu’il ne serait pas arrêté tant qu’il détiendrait le pouvoir. Il est possible qu’il ne le soit pas non plus après sa chute. L’exemple de la justice internationale après le génocide rwandais le prouve : malgré des moyens financiers importants, le tribunal n’a à ce jour rendu que cinq jugements. En d’autres termes, les crimes de guerre peuvent payer.