Les 16 000 hommes de l’OTAN qui sont entrés au Kosovo, la semaine dernière, étaient suivis par 2 700 journalistes. Leurs reportages donnent une nouvelle image de la guerre et transforment les téléspectateurs du monde entier en " voyeurs de violence ".Pour la première fois, les nouvelles technologies permettent à la presse de faire travailler ensemble des pools de journalistes éclatés sur les divers théâtres d’opération. Il en ressort une vision instantanée et globale du conflit. Mais, les commentaires et débats fleuves n’ont été que des bavardages émotionnels et ont manqué toutes les analyses de fonds sur la stratégie de l’OTAN. Ainsi, rares sont les médias qui ont été capables de recul et ont, par exemple, souligné que l’on ne pouvait gagner une guerre par une simple campagne aérienne.