L’Alliance s’expose à de graves divergences si elle ne se donne pas tout de suite les moyens de pacifier le Kosovo. Deux semaines après le retrait des forces serbes, le Kosovo est en proie à toutes sortes de violences ethniques pendant que les responsables politiques occidentaux s’en sont retournés à leurs affaires intérieures. Seulement 23 000 des 55 000 soldats prévus pour la Kfor sont effectivement sur place, et 40 des 3 000 policiers de l’ONU sont arrivés. La nomination rapide du représentant permanent de l’ONU, enjeu de rivalité franco-britannique, devrait permettre de débloquer cette situation dangereuse qui laisse le champ libre à l’UÇK.