Le Kosovo montre que la " guerre zéro mort " ne débouche pas sur une " paix zéro mort ". En fait, l’OTAN se trouve impliquée pour longtemps dans les Balkans et y court des risques humains. L’immixtion des Russes modifie les perspectives d’élargissement de l’Alliance à l’Est et retarde les projets américains pour la stabilité de l’Europe. En outre, les Européens semblent peu pressés d’adopter la " doctrine Clinton " et d’accepter de s’engager, n’importe où dans le monde, là où les Droits de l’homme sont violés en masse.