Il y a quelques années, la nomination d’un travailliste comme secrétaire général de l’OTAN était inenvisageable. Mais les temps ont changé et désormais les travaillistes se sont ralliés à la dissuasion nucléaire. Georges Robertson a toutes les qualités de sang froid et de persuasion nécessaires à sa nouvelle tâche. Surtout, il est l’homme le mieux placé pour convaincre les Européens d’augmenter leurs forces, et pour articuler l’Identité européenne de défense à l’intérieur de l’OTAN. Il devra accompagner la transformation des armées de conscription en armées de métier, et la transformation de l’Alliance, d’un club politique en une véritable organisation militaire.