Mes propos, reproduits par le Daily Telegraph du 1er août (cf. Le Journal de la guerre en Europe #45), ont été sortis de leur contexte et font l’objet d’une utilisation politique pour me faire un procès d’intention. Je n’ai jamais confirmé que la campagne aérienne avait été un échec grotesque. La vérité est plus complexe. L’acceptation de la paix par Belgrade est le fruit de quatre facteurs : les bombardements, la menace d’une offensive au sol, l’inculpation de Milosevic par le Tribunal pénal international, et la pression russe sur la base des propositions du G8. L’événement singulier qui a emporté la décision de Belgrade, et auquel je me suis référé, est l’insistance du président finlandais Ahtisaari et du négociateur russe Tchernomyrdine, appuyée par une force militaire.