L’article d’Henry Kissinger (" La fin de l’OTAN telle que nous la connaissons ? " publié le 15 août (cf. JgE #47, ) a suscité de nombreuses réponses.

" NATO : Not Behind the Times " par Robert E. Hunter, ancien ambassadeur des Etats-Unis auprès de l’OTAN (1993-98) et par Peter Mandelson, député travailliste anglais.

1) Henry Kissinger semble considérer que la recherche d’une Identité européenne de défense (IED) est une conséquence de l’évolution du rôle de l’OTAN et qu’elle menace sa cohésion. C’est méconnaître que le projet d’IED est antérieur à la transformation de l’OTAN en coalition active et qu’il a été approuvé par tous les Alliés - Etats-Unis inclus - lors du sommet de Washington.

2) Henry Kissinger dénonce le renouveau de l’anti-américanisme en Europe sans apporter la preuve que ce phénomène existe. Au contraire les déclarations de Blair, Schröder et Jospin montrent que les Européens comptent sur les Américains et sur l’OTAN. L’IED ne vise pas à éloigner l’Europe des Etats-Unis, mais à permettre à l’Europe d’agir sans imposer un fardeau militaire extérieur aux contribuables américains.